‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 60 sur 265 · Rhamnus Frangula L. sp. 280. Lefr. cat. 8; Em. Martin · texte numérisé non relu

Rhamnus Frangula L. sp. 280. Lefr. cat. 8; Em. Martin

cat. 70. (N. Bourdaine). Vulg. Bourdaine. — Rameaux bruñs pubérulents; stipules petites linéaires très-caduques ; feuilles obovales, entières ou très-superficiellement sinuées, un peu velues, mais seulement sur les nervures et surtout en dessous ; nervures secondaires nombreuses; fleurs synoïques, en fascicules qui ne dépassent pas le pétiole; pédicelles 1 fois plus longs que les fleurs ; divisions -du calice triangulaires, dressées, se séparant nettement en anneau vers la moitié inférieure du tube; pétales onguiculés, à limbe largement ovale; style entier au sommet, àstigmate capité ; fruits sphériques, d’abord rouges, puis noirs à la maturité.

— Avril, juin. Bois et buissons des lieux humides. C. Distrib. géogr. — L'Europe, excepté dans le nord; la Sibérie; Afrique sept.

« CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles finement dentées en scie; lobes du calice lancéolés deltoïdes ; styles 3-4 fides . . . . IR. catharticus (219).

Feuilles entières ou à peine’sinuées ; lobes du calice triangulaires ; style entier au sommet. . . . . IR. Frangula (220).

Fam. XXI. AMPELIDEZÆE Endl.

AMPÉLIDÉES.

Fleurs régulières synoïques ou polygames. Périanthe: formé d'un calice et d’une corolle; calice à 5 dents, à préfloraison valvaire; corolle formée de 4 à 5 pétales libres à la base, souvent cohérents au sommet, insérés sur les bords du disque, celui-ci petit, en forme d’anneau et placé entre les étamines et l'ovaire. Androcée :. 4 ou 5 étamines insérées sur le disque et opposées aux pétales ; filets subulés ; anthères biloculaires, à déhiscence introrse. Gynécée : ovaire biloculaire (souvent imparfaitement), à loges renfermant chacune 2 ovules; style presque nul, terminé par un stigmate capité; fruit constitué par une baie ovoïde ou sphérique, à 1-2 loges contenant chacune 1-2 graines pourvues d’un albumen. — Arbrisseau sarmenteux, pouvant devenir grimpant, à feuilles alternes ; fleurs en grappes paniculées portées sur des pédoncules opposés au feuilles et ordinairement accompagnés d’une vrille.

G. 78. VITIS. (Vigne).

Caractères de la famille. ”

221. Vitis vinifera L. sp. 293. Lefr. cat. 8; Em. Mart. cat. 68. — Feuilles plus ou moins velues ou tomenteuses en dessous. palmatilobées, en cœur à la base, à lobes sinués-dentés; fleurs petites, verdâtres; baies blanches, ou rouges, ou violacées, ou presque noires.

— Juin. Cultivé dans tout le département.

Observ. — La vigne se retrouve cà et là, subsponstanée ou pro-

gif Pie

venant d'anciennes cultures; les tiges peuvent alors s'élever

très-haut avec l’appui des arbres; dans Ces conditions son fruit est d’une saveur acerbe et d’une forme plus ovoïde. C’est dans cet état qu’on la retrouve dans presque toute l'Asie tempérée et au Japon; mais son origine spontanée est inconnue. M. Regel a émis l'opinion que la vigne, telle que nous la possédons main-

tenant, était le résultat du croisement de 2 espèces, l’une Amé- .

ricaine, l’autre Asiatique, les Vitis vulpina et V. Labrusca. Cf. Regel Acta horti. Petrop. II. p. 397.

Fam. XXII. SAPINDACEZÆ Endl.

SAPINDACÉES.

Fleurs régulières, synoïques ou polygames. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; calice 5-partit, à préfloraison imbriquée ; 5 pétales libres insérés sur les bords d’un disque annulaire un peu épaissi, lobé. Androcée : 8 étamines (rarement 4-12), insérées sur le disque; filets grêles; anthères à déhiscence longitu-

dinale. Gynécée: ovaire libre, bilobé, à 2 loges renfermant chacune

2 ovules dressés; 2 styles filiformes insérés entre les lobes de l'ovaire; surface stigmatique allongée; fruit constitué par 2 samares indéhiscentes, ailées, se séparant en 2 carpelles qui renferment 1 (rarement 2) graine dépourvue d’albumen. — Arbres souvent élevés, à feuilles opposées, caduques, dépourvues de stipules; inflorescence axillaire ou terminale, en grappe ou en corymbe.

G. 79, ACER. (Erable)

Caractères de la famille.

222 Ac. campestre L. Sp. 1477. Lefr. cat. 8 et 45; Em. Mart. cat. 68. (Erable champétre). — Arbre peu élevé, à écorce grise, fendillée, souvent subéreuse, à rameaux opposés en croix; feuilles coriaces, opaques, vertes sur les 2 faces, pubescentes, en cœur à la base, divisées en 3 à 5 lobes obtus, entiers, ou obscurément crénelés au sommet; fleurs d’un jaune verdâtre, en grappe corymbiforme dressée; divisions du calice et pétales velus, ciliés; fruits à samares divariquées, étalées horizontalement et dont la loge est glabre (Ac. collinum hort.) ou pubescente tomenteuse (Ac. hebecarpum), 3 fois plus courte que l'aile.

— Avril, mai. Bois, haies, pâtureaux. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et septentrionale ; Caucase et Perse.

Observ. — On trouve fréquemment, plantés dans les parcs et sur les promenades sous le nom collectif de Sycomores, les Acer seudo-platanus L. et Acer platanoides, tous deux originaires de a région montagneuse de l’Europe centrale et australe. L’Acer Negundo, à feuilles trifoliolées, de l'Amérique du nord, est plus rarement cultivé, ainsi qu l’Acer Monspessulanum, de la région méditerranéenne.

Page 1