‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 67 sur 265 · Anth. Vulneraria L. sp. 1012, var. a vulgaris Koch · texte numérisé non relu

Anth. Vulneraria L. sp. 1012, var. a vulgaris Koch

Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 73. Ge vulnéraire). — Plante d’un vert pâle, couverte de petits poils apprimés; souche dure cespiteuse, produisant de nombreuses tiges hautes de 25 à 30 cent. ; feuilles formées de 3 à 6 paires de folioles entières sur les bords, oblongues (linéaires dans les folioles supérieures), l’impaire bien

lus grande, ou même existant quelquefois seule dans les feuilles inférieures ; fleurs jaunes en mélange avec des fleurs rougeûtres, assez grandes (12 à 15 mill. long.), disposées en capitule serré D PpDe à sa base par une feuille palmatipartite, à segments lancéolés ou linéaires, pédicelle très-court; calice velu, à dents inégales ; limbe de l’étendard beaucoup plus court que Vonglet ; fruit porté par un thécaphore très-grêle; 1 à 2 graines lisses. %.

— Mai, juin. Pelouses sèches, coteaux herbeux des terrains calcaires. AC Manque complétement dans les terrains siliceux.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Suède et dans le sud de la Russie; Asie mineure jusqu’au Caucase; Afrique sept.; Abyssinie.

C. TRIFOLIÉES. Etamines diadelphes (9 réunies en tube, 1 libre); feuilles formées de 3 folioles seulement, accompagnées quelquefois de stipules presqu'aussi grandes qu'elles; fleurs en tête ou en grappe allongée; corolle à carène obtuse (Ex. : le Trèfle).

G. 86. TRIGONELLA. (Trigonelle).

Calice brièvement tubuleux à 5 divisions; pétales n’adhérant pas au tube staminal par l'onglet; étamines diadelphes; style glabre; fruit dépassant beaucoup le calice et courbé en faux; tleurs disposées en ombelles sessiles.

%7. 'T. Monspeliaca L. sp. 1095 (77. de Montpellier). — Plante couverte de poils apprimés; racine grêle; tige de 1 à 3 décim., plus ou moins rameuse, dressée ou étalée; folioles obovales cunéiformes, arrondies au sommet, finement dentées dans leur partie RTE fleurs jaunes, très petites (4 à 5 mill.), au nombre de 5-10 sur un pédoncule commun axillaire extrêmement court, presque nul; calice à divisions sétacées, à peine plus courtes que la corolle, celle-ci à étendard non redressé; fruits velus, linéaires, courbés en faux, obliquement striés en travers, étalés en étoile à la maturité; graines tuberculeuses. ©.

— Mai. Pelouses séches des terrains calcaires. RR, Les rochers St-Victor

rétiodet : D dopé db de croi js) on «=

ASE à 1 près Blois ! (Morison) ; Avaray, garenne du moulin-à-vent, derrière les 3 Maillets (Roger). ;

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne depuis la Serbie et. la

Hongrie jusque dans le centre de la France; Asie mineure, jusque dans la Perse et le Caucase ; Afrique sept.

Observ. — Cette plante observée aux Rochers St-Victor par Morison, entre 1650 et 1660, a été retrouvée le 12 mai 1881, dans une herborisation faite avec M. l’abbé Séjourné et M. Contant. Elle y croît en société d’une autre plante, également méridionale, l’Helianthemum salicifolium Pers., signalée aussi par Morison dans la même localité, mais dont l'existence n’avait pas été constatée depuis. L’Helianthemum salicifolium sera décrit au supplément.

G. 87. MEDICAGO. (Luzerne).

Calice brièvement tubuleux, à 5 divisions; onglet des pétales n'’adhérant pas au tube staminal ; fruit dépassant plus ou moins le calice, tordu sur lui-même, courbé en demi-lune ou plus souvent contourné en spire. — Feuilles trifoliolées. Les fruits doivent être étudiés à la maturité complète.

238. Medicago Lupulina L.sp. 1097. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 73. (L. Lupuline). Vulg. Minette Où Mignonnette. — Plante couverte de poils apprimés; racine grêle; tiges de 3 à 4 déc., dressées, rameuses dès la base; stipules entières; folioles largement obovales ou presque arrondies, finement serrulées dans leur moitié supérieure ; fleurs jaunes, très petites (2 à 4 mill.), rapprochées en tête serrée; pédoncules dépassant les feuilles; Corolle un peu plus longue que le calice; fruits formant une grappe serrée, Cylindrique, pubescents ou glabres, veinés réticulés, un peu Courbés en spire au sommet, devenant noirs à la maturité. ©.

— Mai, sept. Champs incultes, bords des chemins. CC. — Cultivé partout.

Distrib. géogr. — Répandu aujourd’hui dans toutes les régions tempérées du globe, à la suite de l’homme ; paraît indigène dans l’Europe australe et moyenne, dans la Sibérie, le nord de la Chine et le Japon.

2399. M. sativa L. Sp. 1096. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 74. (L. cultivée). Vulg. Luzerne. — Plante un peu velue; souche épaisse, très-profonde; tiges assez molles; stipules entières; folioles oblongues ou obovales cunéiformes, serrulées dans leur tiers supérieur, Souvent un peu émarginées au sommet avec un petit mucron; fleurs violettes ou bleuâtres, assez grandes (10 à 15 mill.) formant une grappe qui s’allonge beaucoup à la maturité; pédicelle plus court que le tube du calice, celui-ci à divisions lancéolées subulées, un peu dépassées par la corolle; fruit pubescent, veiné réticulé sur les faces, à spire formant 2 ou 2 1/2 tours à la maturité. %.

— Juin, octobre. Cultivé partout et souvent subspontané.

Distrib. géogr. — Origine spontanée incertaine; Europe orientale et région caucasienne ?

240. M. media Pers. syn. 2. p.356. Em. Mart. cat. 73. M. falcato-sativa Rchpb. fl. excurs. (L. intermédiaire). — Diffère du M. sativa par ses feuilles à folioles plus étroites, par sa grappe qui reste

À an | . “5 TRE courte, même à la maturité, par ses fleurs qui, d’abord jaunes,

deviennent promptement bleuatres, d’un pourpre noir, ou verdä-

tres dans une même grappe; par son fruit mür, dont la spire

n’est formée que d’un seul tour.

— Juin, octobre. Pelouses sèches ; lieux herbeux. C. sur les levées de la Loire Çà et là, surtout dans les terrains calcaires.

Distrib. géogr. — Europe centrale et austro-occicentale.

Observ. — Cette plante est considérée par plusieurs auteurs comme un hybride entre le A. sativa et le M. falcata; elle offre en eflet les feuilles et la grappe courte de ce dernier; les fleurs ont en partie la coloration de celles du 47. sativa et la forme du fruit est exactement intermédiaire. Mais d'autre part les graines paraissent bien constituées et la plante végète souvent en dehors du voisinage des M. sativa et falcata. La question d’hybridité reste donc douteuse et j'ignore si des expériences par voie de semis ont été faites.

241. M. falcata L. sp. 1096. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat, 73.

(L. en faux). — Plante un peu poilue; tiges ligneuses à la base,

très-rameuses, souvent étalées ; stipules entières ; folioles plus ou moins étroitement oblongues cunéiformes, denticulées seulement au sommet, souvent tronquées et échancrées avec un mucron; fleurs jaunes, médiocres (8 à 10 mill. long.), en grappe lâche, courte; pédicelle égalant le calice; fruit un peu pubescent, finement réticulé sur les faces, courbé en arc et à spire peu sensible. %.

— Mai, sept. Lieux arides, coteaux secs. C. surtout dans les terrains calcaires. R. dans le val du Loir (Nouel); non signalé dans le Perche.

Distrib. géogr. — L'Europe, jusque dans le sud de la Suède; Asie mineure; Perse ; Caucase; Sibérie; Dahurie.

— Considéré par plusieurs auteurs, et notamment par M. Urban, comme une variété à fleurs toutes jaunes et longuement pédicellées du M. sativa.

242. M. crbicularis All. fl. ped. 1. p. 314., Lefr. cat. 9. M. marginata Willd. Enum. berol.; Boreau fi. centr. M. ambigua Jord. (L. à fruits orbiculaires). — Plante presque glabre; tiges de 30 à 50 cent., très-rameuses dès la base, étalées, couchées; stipules divisées en laciniures sétacées, folioles parsemées de poils dans leur jeunesse, obovales cunéiformes, serrulées dans leur partie supérieure, souvent tronquées ou émarginées au sommet avec un petit mucron; 2 à 4 fleurs jaunes assez petites (5 à 6 mill.), formant une grappe lâche et portées par un pédoncule aristé égalant à peu près la feuille; calice à divisions subulées un pe lus courtes que la corolle; fruit souvent solitaire au sommet du pédoncule, comprimé discoïde, lisse avec des nervures rayonnantes sur les faces, à spire formée de 4à 6 tours d’abord très-écartés, puis contigus à la maturité, très-amincis sur les bords. ©.

— Mai, juillet. Pelouses sèches des terrains calcaires. AR. Montrichard (Charlot); Chitenay, dans le parc du château et vers la ferme du Feu! Cheverny aux Riaux (Lefrou); Cour-Cheverny, à la Béchardière! Vineuil! Blois, descente de Montigny (Monin); les rochers de la Chaussée-St-Victor! RR. dans le Perche : Mazangé (Nouel). ,

Distrib. géogr.— Europe centrale et australe; Asie mineure jusque dans le Caucase et la Perse; Afrique sept. ; Canaries; Abyssinie, |

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243. M. hispida Gaert. fruct. II. p. 349. var. apiculata Urban. M. apiculata Willd.; Lefr. cat. 9; Em. Mart. %4. (L. hispide). — Plante glabre ou un peu pubescente dans sa jeunesse; tiges trèsrameuses dès la base, étalées diffuses; stipules à laciniures sétacées; folioles obovales cunéiformes, serrulées et émarginées au sommet avec un mucron; fleurs jaunes, assez petites (5 à 6 mill.), en grappe lâche au sommet d’un pédoncule non aristé et un peu plus long que la feuille ou l’égalant; corolle dépassant à peine le calice; fruits glabres à 2 ou 3 tours de spire contigus, présentant sur les faces des réticulations saillantes et sur le dos 3 nervures (1 dorsale, 2 latérales) très-rapprochées, sur lesquelles naissent de courtes épines droites, étalées et dont la longueur n'excède pas le diamètre transversal du tour de spire. ©.

— Mai, juillet. Champs, pelouses, lieux cultivés frais. AC. dans le val de la Loire ! plus R. ailleurs : Lanthenay (Em. Martin); Maray (id); Cheverny ! Cour- Cheverny! Chitenay! les Montils! R. dans le val du Loir (Nouel). — Plante peu fixe dans ses stations.

Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis l’Irlande jusque dans le nord de l'Espagne) et centrale, jusqu’en Croatie; Italie et Dalmatie; Asie mineure ; Perse et Mésopotamie.

Observ. — La variété apiculata du M. hispida paraît avoir une dispersion beaucoup moins étendue que 1à var. denticulata de la même espèce; cette dernière se retrouve dans toute la zône tempérée, jusque dans le Japon et au Chili, où elle a peut être été importée.

244. M. Arabica All. fl. ped. I. 315; M. maculata Willd, ; Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 74. (L. d'Arabie). — Plante parsemée de poils dans sa jeunesse, puis glabre; tiges de 4 à 6 décim., très-rameuses, étalées; stipules incisées, à dents acuminées; folioles cunéiformes obovales, présentant souvent une macule noire, serrulées dans leur partie supérieure, arrondies ou émarginées au sommet ; fleurs jaunes, assez petites (5 à 6 mill.), rapprochées au nombre de 4 à 6 sur un pédoncule brièvement aristé, plus court que la feuille; corolle 1 fois plus longue que le calice: fruits glabres, à 3 à5 tours de spire contigus, trés-faiblement veinés réticulés sur les faces ou presque lisses, présentant sur le dos 3 nervures (1 dorsale, 2 latérales) très-rapprochées et sur lesquelles naissent des épines subulées, grêles et recourbées, dont la longueur excède 1-3 fois le diamètre transversal du tour de spire. ©.

— Mai, juillet. Prairies, pelouses humides, lieux cultivés. AC. dans la Sologne et aux environs de Blois; R. dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe australe, orientale et occidentale, depuis PAngleterre et la Hollande, jusqu’en Portugal; la Tauride; le Caucase; la Perse.

245. M. minima Lamk. dict. III. 636 ; Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 74. (L. naine). — Plante couverte d’une villosité grisâtre ; tiges de 10 à 30 cent., dressées ou étalées ; stipules entières ou bordées de fines dents; folioles obovales, denticulées dans leur partie supérieure, arrondies au sommet ; fleurs jaunes, très-petites (3 à 4 mill.), réunies au nombre de 3 à 5en Capitule assez serré au sommet d’un pédoncule aristé qui dépasse ordinairement la feuille; corolle 1 fois aussi longue que le calice; fruits velus, à 45 tours de spire contigus, présentant 3 nervures (1 dorsale, 2 latérales) écartées, séparées par un sillon profond et portant des épines canaliculées, subulées. arquées, crochues au sommet, 3-4 fois plus longues que ie diamètre tranversal du tour de spire. ©.

Mars:

«4 LE Le

— Mai, juillet. Lieux secs, bords des chemins, pelouses des terrains calcaires

ou siliceux. C. dans le val de la Loire! AC. dans,la Sologne; RR. dans le Perche (Legué). À

Distrib. géogr. — Presque toute l’Europe, jusqu’en Suède et dans le nord de la Russie; toute l'Asie mineure jusqu’en Mésopotamie et en Perse; Afghanistan ; Afrique sept., Abyssinie; Canaries.

246. M. rigidula Desrouss. Lamk. dict. III. 634. M. Gerardi Kit.; Lefr. cat. 9. (L. raide). — Plante velue grisâtre; tiges de 2 à 3 décim., très-rameuses, étalées; stipules incisées dentées ; folioles obovales cunéiformes, serrulées dans leur partie supérieure, tron- Forte ou échancrées au sommet ; fleurs jaunes, assez petites (5 à

mill.), au nombre de 1-2 (rarement plus), au sommet d’un pédoncule aristé, un peu plus long que la feuille; corolle 1 fois plus longue que le calice; fruits couverts d’une pubescence courte, serrée, en partie glanduleuse; 5 à 7 tours de spire étroitement RE qués les uns sur les autres, un peu convexes sur le dos, à 3 nervures peu distinctes et formant des carènes obtuses, d'où naissent des épines distiques, épaisses, crochues au sommet, à peine plus longues que le diamètre transversal du tour de spire à la maturité. ©.

— Avril, juin. Lieux herbeux, pelouses sèches. AC. sur les levées de la Loire R. ailleurs : les Montils, talus de la route de Pontlevoy, sous la tour!, fossé à droite du chemin de Cellettes à Seur, au-dessus du bois du Moulin-Neuf! la Chaussée-St-Victor, aux Rochers! .

Distrib. géogr. — Europe australe, orientale, centrale et occidentale; toute l'Asie mineure jusque dans la Perse.

Observ. — 11 existe une forme de cette espèce dont les fruits sont glabrescents ; je ne la connaîs pas du département.

CONSPECTUS DES ESPÈCES:

Fruits pourvus d’épines ou de tubercules sur le dos des spires . 6. Fruits sans épines ni tubercules. . . : . . 5 . …. « ... * : 2 Stipules très-entières; fruits mûrs à tours de spire très-écartés

où à spire peu distincte . . . . . . . . . s 4 5 NURTUN AS 3. Stipules laciniées; fruits mûrs très-comprimés, discoïdes, à tours

de spire contigus, minces . . . M. orbicularis (242). Piante annuelle; fleurs très-petites (2 à 4 mill.), formant un capi-

EM 272 1 à: POSE qe ER RER M. Lupulina (238).

Plantes pérennantes; fleurs longues de 10 à 15 mill., en grappe plus où moins lâche. :. 4... . . …. Je Ue 8 2 0 OR 4.

tres dans une même grappe ; pédicelle plus court que le tube duicaliébs x fuit. Le MSI LOS ROC ESRO PANTIN DE ÿe

Fleurs toutes jaunes; pédicelle égalant au moins le calice. . . .

M. falcata (241).

Fleurs bleues ou violacées en grappe lâche; fruits formant 2 à

2 + tours de spire. . . . . . . . 4 .. M. sativa (239).

Fleurs d’abord jaunâtres, passant promptement au violet foncé au bleu livide ou au verdâtre; fruit formant seulement 1 tour

| Fleurs bleuâtres ou d’un pourpre foncé, ou quelques unes jaunâ- | déBphes/2 913 61074 VIE IUNE . : . M. media (240).

Le di:

NT pe Plantes glabrescentes ou glabres ; fruits glabres. . . , . 3 Dr Te Plantes velues grisâges ; fruits plus ou moins velus. . . . , .. 8.

Epines du fruit courtes, égalant environ le diamètre transversal du tour de spire e mill.); stipules laciniées. . ,,.,.., M. hispida, var. apiculata (243).

Epines du fruit subulées, 1-4 fois plus longues que le diam. transversal du tour de spire; stipules incisées dentées. . , . , . M. Arabica (2/44).

Stipules entières ou un peu dentées ; fruits un peu poilus, à longues épines subulées. , . . . . . . . M. minima (245).

Stipules profondément incisées ; pubescence du fruit fine et serrée, en partie glanduleuse; épines courtes. . . , . . . . . M. rigidnla (246).

G. 8. MELILOTUS. (Mélilot).

Calice brièvement tubuleux, à 5 dents inégales ; pétales non adhérents au tube staminal par leur onglet ; carène obtusé; fruit brièvement stipité, ovoïde, dépassant le calice et contenant 1-2 graines. — Fleurs petites, en grappes allongées et lâches, au moins après l’anthése; pédicelles fructifères défléchis.

247. M. altissima Thuill. fi. par. 378. M. officinalis Willd.; Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 7. (M. géant), — Tige de 10 à 15 décim., dressée, glabre,anguleuse, très-rameuse; stipules sétacées ; folioles étroitement oblongues, bordées tout autour de dents aiguës; fleurs jaunes; fruit ovale, suborbiculaire, un peu velu, veiné réticulé et comme creusé d’alvéoles, très aminci au bord supérieur qui forme une Carène aiguë et assez large; graines brunes couvertes, à la parfaite maturité, de petites aspérités. ©.

— Juillet, octobre. Lieux humides ou tourbeux, dans les buissons. AR. Pruniérs, la Cornuère (Em. Martin); Fontaine-en-Sologne, au Gué-de-la-Guette! (Lefrou); Cheverny, bois de l’Arche ! Mont, moulin de Pezay! Tréhet (Legué).

Distrib. géogr. — Presque toute l’Europe, jusqu’en Suède et en Norwége ; le Japon.

245. M. alba Desrouss. in Lamk. dict. IV. 63. (M. blanc). — Plante glabrescente; tige de 5 à 15 décim., un peu anguleuse, surtout vers le haut, dressée, très-rameuse; stipules sétacées courtes ; folioles oblongues ou obovales, arrondies au sommet, superficiellement dentées dans leur moitié supérieure; fleurs blanches en grappes très-allongées; fruit ovoïde, glabre, veiné réticulé, comme creusé d’alvéoles, à bords non amincis, trèsobtus, renfermant une graine dont la surface présente quelques aspérités. (2).

— Juillet, octobre. Çà et là dans les champs, où il provient souvent d’anciennes cultures : Cheverny ! Cour-Cheverny! St-Gervais, dans les oseraies avoisinant l'octroi! environs de Romorantin. >

Distrib. géogr.— Presque toute l’Europe; l’Asie mineure; la Perse; le Turkestan; toute la Sibérie, d’où il est peut-être originaire ; la Chine.

249. M. officinalis Desrouss. in Lamk. dict. IV. p. 63. Em. Martin cat. 7. M. arvensis Wall.; Lefr. @at. 9. (M. officinal). — Plante glabrescente; tige anguleuse, très-rameuse, souvent ascendante; stipules sétacées; folioles obovales ou oblongues, ou même

lancéolées, bordées de dents aiguës, si ce n’est à la base; fleurs d’un jaune pâle, en grappes assez allongées; fruit ovale, glabre, à bords obtus, offrant des plis transversaux et quelques réticulations; graines mûres très-lisses. @).

— Juin, septembre. Moissons, bords. CC.

Distrib. géogr. — L'Europe depuis le centre de l'Espagne et le nord de PItalie, jusque dans la Suède méridionale.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

: Fleurs blanches. . . . ... . . : . . .« « « « M. alba (24). MR ni et SRE “ae CRIE 2,

M. altissima (247).

| Bord supérieur du fruit aminci en carène aiguë et assez large. . Prat Aa borde bus: She 02 C7 à M. officinalis (249).

G. 89. TRIFOLIUM (Trèfie).

Calice à 5 dents ou à 5 divisions, l’inférieure souvent sensiblement plus longue; pétales adhérant au tube staminal par leur onglet; plus rarement le pétale supérieur (étendard) est tout à fait libre; fruit petit, souvent elliptique et renfermé dans le calice. — Fleurs réunies en capitule, ou en grappe dense, ovoïde ou cylindrique; stipules d'autant plus larges qu’elles accompagnent des feuilles plus voisines des fleurs.

a. EBRACTEATA. Pédicelles dépourvus de bractéoles à la base.

250. Fr.incarnatum L,.sp. 1083. var. Molinerii. — Tr. Molinerii Balb.; Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 75. (Tr. Qt — Plante velue; tige dressée ou ascendante, presque simple; stipules moyennes longuement adhérentes au -pétiole, à partie libre ovale, denticulée ; feuilles toutes alternes, même les supérieures; folioles largement obovales ou arrondies, finement denticulées dans leur partie supérieure; fleurs d’un rouge pâle ou rosées, assez grandes (10 à 12 mill.), formant un épi cylindrique terminal et

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éloigné de la feuille supérieure; calice ouvert à la gorge, velu, à

divisions subulées, un peu plus courtes que la corolle.

— Juin, juillet. Prés secs. C. dans le val du Cher, de la Sauldre, du Beuvron, de la Loire. |

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne, depuis l’Angleterre jusqu’en Macédoine ; le nord de l'Espagne; l'Italie.

Observ.— La forme à fleurs d’un beau rouge incarnat ou blanches est cultivée en prairies artificielles ; la variété à fleurs pâles (77. Molinerii auct.) n’est peut-être que le retour au type primitif. Il est peu probable que cette plante soit réellement spontanée chez nous, malgré son extrême abondance dans certrains prés; mais elle paraît bien indigène dans l'Italie centrale et australe.

— Le 77. angustifolium L. (Tr. à feuilles étroites), croît dans le Loiret, à Meung, non loin des limites de notre département; ses

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fleurs d’un rouge pâle forment une grappe oblongue conique. Il se distingue facilemeñt du 7r. Molineri, par ses feuilles dont les

folioles sont oblongues linéaires, par ses stipules moyennes à

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