‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 68 sur 265 · partie libre tres-étroite, sétacée ; son calice est fermé à la gorge · texte numérisé non relu

partie libre tres-étroite, sétacée ; son calice est fermé à la gorge

par ? callosités en forme de lèvres. Cette plante devra être recher-

chée sur les pelouses sèches, surtout dans le val de la Loire. Introduite par les fourrages de l’armée en 1870, elle a persisté longtemps dans plusieurs localités et se retrouve encore à Cheverny (juin 1880).

251. Tr. rubens L. sp. 1081. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 75. (Tr. rougissant). — Plante glabrescente, d’un vert. foncé; souche dure produisant de nombreuses tiges hautes de 3 à 5 décim., ascendantes, dressées; partie libre des stipules moyennes lancéolée acuminée ; feuilles brièvement pédonculées, les supérieures opposées; folioles oblongues obtuses ou lancéolées aiguës, finement denticulées tout autour ; fleurs rouges assez grandes (12 à 15 mill.), formant une grappe cylindrique assez longuement

édonculée ; tube du calice sans callosités intérieures à la gorge, à 20 nervures et à divisions sétacées longuement ciliées. %.

— Juin, juillet. Lieux secs, clairières des bois dans les terrrains calcaires ou argilo-calcaires. AC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne, depuis la France jusque dans la Russie méridionale.

252. Tr. medium L. fi. suec. (ed. 2), p. 558. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 76. (Tr. intermédiaire). — Plante un peu velue ; souche épaisse produisant de nombreuses tiges, hautes 2 à 4 décim., ascendantes, flexueuses; partie libre des stipules moyennes linéaire acuminée ; feuilles longuement pétiolées, si ce n’est les supérieures qui sont subsessiles, opposées, souvent très-rapprochées des fleurs ; folioles lancéolées, un peu aiguës, à dents nulles ou peu apparentes; fleurs rouges, longues de 15 mill. environ, formant un capitule globuleux ou un peu ovoïde; calice sans callosités intérieures à la gorge, à 10 nervures et à divisions sétacées ciliées. %.

Juin, juillet. Clairières et bords des bois secs, dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires. AC.

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne, depuis l’Angleterre jusqn’en Russie , la Suède méridionale; Asie mineure dans la région Pontique et la Perse; Sibérie.

253. Tr. pratense L. sp. 1082. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 76. (Tr. des prés). Vulg. Trèfle. — Plante velue ou presque complétement glabre; racine dure produisant de nombreuses tiges ascendantes ; partie libre des stipules moyennes ovale, brusquement acuminée ; feuilles supérieures opposées souvent très-rapprochées des fleurs ; folioles ovales obtuses ou lancéolées aiguës, sans dents sur les bords ; fleurs rouges ou rarement blanchâtres, de 10 à 12 mill., formant un capitule globuleux ou ovoïde; tube du calice muni intérieurement de 2 Callosités à la gorge, à 10 nervures et à divisions sétacées ciliées. %.

— Mai, septembre. Prés, pelouses, bords des chemins. CC. — Cultivé partout.

Distrib. géogr.:— Toute l’Europe; dans la région austro-orientale la plante ne se trouve que dans la zône subalpine; Asie mineure, dans la région Pontique et le Caucase ; la Sibérie

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254. Tr. ochroleucum L. syst. 3. p. 23. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat 77. (7r. jaunätre.) — Plante plus ou moins velue hispide, souvent grisâtre ; souche dure produisant de nombreuses tiges couchées ou ascendantes; partie libre des stipules moyennes sétacée ; feuilles supérieures opposées, brièvement pétiolées, souvent très-rapprochées des fleurs ; folioles ovales ou oblongues, non dentées sur les bords; fleurs d’un jaune pâle, longues de 10 à 12 mill., formant un cCapitule arrondi ou ovale; calice muni intérieurement à la gorge de ? callosités, à 10 nervures et à divisions subulées, ciliées, très-inégales, l’inférieure égalant la corolle ou même la dépassant, toutes étalées, rigides à la maturité. %.

— Juin, juillet. Bords et clairières des bois, pâturages des terrains calcaires ou argileux. AC.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe australe, moyenne et occidentale jusqu’en Ecosse ; Caucase.

255. Er. maritimum Huds. fl. Angl. (ed. 1.) p. 284. Em Martin, cat. 77. (Tr. maritime). — Plante velue hispide; tiges dressées de 3 à 5 décim.; partie libre des stipules moyennes linéaire sétacée; feuilles supérieures opposées, ordinairement assez éloignées du capitule; folioles oblongues ou obovales, obtuses ou arrondies au sommet, non dentées sur les bords; fleurs roses ou d’un rouge très-pâle, assez petites (6 à 7 mill.), formant un capitule ovoïde; calice fermé intérieurement à la gorge par 2 callosités, à divisions raides, lancéolées, mucronées, ciliées, l’inférieure souvent sensiblement plus longue. ©.

— Mai, juillet. Prairies humides. Peu R. dans l'arrondissement de Romorantin : Lassay entre le château du Moulin et, la rivière de Lassay (Rimboux) ; Theillay, prairie entre la gare et le bourg (Em. Mart.) ; Maray, route de Mennetou! (id.); Villefranche-sur-Cher, prés de l’Escouriou! (id.); Lanthenay, pré aux Étangs! pré de la Nasse! pré à l'angle de la rue des Verdons(id.). RR. ailleurs : Prés humides des Nonains entre St-Sulpice et St-Lubin (Monin).

Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis l'Angleterre jusqu’en Espagne) et australe, dans toute la région méditerranéenne ; Asie mineure : Syrie dans la région maritime ; Tauride et Caucase; Afrique sept.

356. Tr. arvense L. Sp. 1083. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 78. (Tr. des champs). — Plante velue; tiges de 2 à 5 décim., souvent très-rameuses, à rameaux divariqués; partie libre des stipules moyennes lancéolée acuminée; feuilles toutes alternes, à folioles linéaires oblongues, tronquées au sommet avec 2 ou 3 dents, ou les supérieures aiguës sans dents ; fleurs rosées ou blanchâtres très-petites (3 à 4 mill.), formant une grappe serrée, d'abord ovoïde, puis cylindrique; calice sans callosités intérieures à la gorge, à 10 nervures et à divisions sétacées plus ou moins allongées et ciliées. ©.

Les nombreuses variations de cette espèce peuvent être ramenées aux 2 formes suivantes :

a. longicalix. — Divisions du calice 1-2 fois aussi longues que la corolle longuement ciliées plumeuses jusqu’au sommet, ce qui rend la grappe três-soyeuse.

b. brevicalix. — Divisions du calice égalant la corolle ou la dépassant peu, ciliées jusqu’au sommet où nues dans leur moitié supérieure.

— Juillet, octobre. Champs, surtout dans les terrains siliceux. CC.

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