CIN 7: VE
Distrib. géogr. — Toute l’Europe excepté dans le nord de la Suède et de la Russie; Asie mineure, dans la région montagneuse, jusque dans la Perse et dans le Caucase ; Oural; Afrique sept.; Abyssinie.
Observ. — Les nombreuses formes du 77. arvense ont été considérées comme autant d'espèces par plusieurs botanistes, notamment par M. Jordan. On les trouve décrites dans la 3me édition de la Flore du Centre, de M. Boreau. Ces espèces, dont j'ai vu des types authentiques, venant des auteurs eux-mêmes, reposent sur des caractères peu précis et rarement subordonnées dans le sens indiqué par leur description.
251. Tr. striatum L. sp. 1085. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 98. (Tr. strié). — Plante velue; tiges de 10 à 20 cent., très-rameuses dès la base, souvent étalées; stipules membraneuses, les moyennes à partie libre ovale acuminée ; feuilles supérieures opposées, subsessiles, contiguës au capitule; folioles obovales cunéiformes, finement denticulées dans leur partie supérieure; fleurs petites (3 à 4 mill.), rosées, caduques, formant des capitules ovoïdes ou globuleux, les uns terminaux, les autres strictement sessiles à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice sans callosités intérieures, à tube très-velu, muni de 10 nervures; dents lancéolées, mucronulées, dépassant la corolle, mais plus courtes que le tube, trésouvertes à la maturité. ©.
— Juin, juillet. Bords des chemins, lieux secs, pelouses. C. dans la Sologne, jusqu’à Cheverny et Cour-Cheverny ; AC. dans le val du Loir (Nouel) ; R. dans le Perche : Mondoubleau (Legué).
Distrib géogr. — Europe australe et moyenne, depuis l’Angleterre jusqu’en Hongrie ; se retrouve dans la région Pontique et dans le Caucase.
258. Tr. scabrum L. sp. 1084. Lefr. cat. 9; Em. Mart. cat. 78. (Tr. scabre). — Plante velue grisâtre; tiges de 1 à 2 décim., flexueuses, très-rameuses; partie libre des stipules moyennes ovale acuminée ; feuilles supérieures opposées sous les fleurs ; folioles obovales, ou oblongues cunéiformes, bordées de petites dents aiguës; fleurs petites (4 à 5 mill.), rosées, non caduques, formant des capitules obovales atténués à la base, sessiles à Yaisselle des feuilles dans presque toute la longueur des tiges et des rameaux ; tube du calice fermé à la gorge par 2 callosités et à 10 nervures épaisses; dents lancéolées, tres-raides, un peu plus longues que le tube, étalées et même recourbées à la maturité, devenant alors présque piquantes. ©.
— Mai, juin. Pelouses sèches des terrains calcaires ou argileux. Cà et là dans la Sologne : Pruniers (Rimboux); Veilleins, St-Loup, Marcilly-en-Gault (Em. Martin); Châtillon-sur-Cher ! Billy ! Soings! Cheverny! Cour-Cheverny! Cellettes ! Pontlevoy ! Vendôme, sur la Montagne (Lefrou). Peu fixe dans ses stations.
Distrib. géogr.— Toute l’Europe tempérée et australe; Asie mineure, jusque dans le Caucase; Afrique sept.; Canaries ; Açores.
259. Tr. subterraneum L. sp. 1080. Lefr. cat, 9; Em. Mart. cat. 79. (Tr. souterrain). — Plante un peu velue; tiges appliquées sur la terre, plus ou moins allongées, très-rameuses ; partie libre des stipules moyennes lancéolée aigué ; feuilles toutes alternes, à folioles obcordées, finement dentées dans leur partie supérieure; 3 à 5 fleurs blanchâtres, au sommet d’un pédoncule un peu velu ; tube du calice ouvert en cornet au sommet et sans callosités internes. à 10 nervures, plus court que les dents longuement subu-
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lées, ciliées et dépassées par la corolle; onglet des pétales étroit; après la floraison les pédoncules se courbent et viennent s’appli-
quer sur la terre, les fleurs se réfractent; plusieurs petits corps aigus, peu apparents durant l’anthèse, se développent au sommet du pédoncule, s’introduisent dans le sol par l’effet même de leur accroissement, entraînant avec eux les fleurs fertiles qu’ils enfouissent avec le fruit, mûrissant ainsi sous la terre. Ces petits corps, faisant office de tarières, sont les calices transformés de fleurs atrophiées; quelques-uns d’entre eux offrent plusieurs pointes au sommet. %
— Avril, mai. Pelouses un peu humides des terrains siliceux. C. dans la Sologne; R. ailleurs : Val du Loir (Nouel) ; environs de Mondoubleau (Legué) ; St-Léonard, ferme de la Poulerie (Goussard).
Distrib. géogr. — Europe tempérée (depuis l'Irlande jusque dans la Croatie), australe et orientale; Asie mineure, jusque dans la Perse et le Caucase; Afrique sept. ; Canaries et Madère.
Observ. — Ce Trèfle, si remarquable par son mode de végétation, àété découvert à Chambord par Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII. Morison en a donné une médiocre figure dans son Historia plantarum, sect. II, tab. 14, fig. 5; celle de Dodart, Histoire des plantes (ed. 3), pl. 34, est beaucoup meilleure; la description qu’on y trouve jointe, p. 623, indique qu’il avait parfaitement compris le mode de végétation de cette singulière plante, à laquelle il donne le nom de Zrifolium Blesense, en souvenir de l'auteur et du lieu de sa découverte.
b. BRACTEATA. Tous les pédicelles pourvus d’une bractéole à la base.
260. Tr. fragiferum L. sp. 1086; Lefr. cat. 9; Em. Mart. p.79. (Tr. porte-fraises). — Plante un peu velue ; tiges de 1-3 décim., très-rameuses dès la base, appliquées sur la terre; partie libre des stipules moyennes lancéolée acuminée ; feuilles toutes alternes, à folioles ovales finement denticulées; fleurs roses, assez petites (6 à 8 mill.), formant un capitule serré globuleux; pédicelles accompagnés de bractéoles membraneuses, multipartites, égalant presque le calice; pédoncules très-longs, tous axillaires; calice velu, plus court que la corolle, à tube d’abord cylindrique, puis promptement renflé vésiculeux, réfléchi, membraneux et couvert de nervures anastomosées ; lèvre supérieure à 2 dents sétacées, parallèles, dirigées en bas; à la maturité le capitule ressemble un peu à une fraise rose. %. ‘
— Juin, octobre. Pelouses herbeuses, bords des chemins, prairies. CC. Distrib. géogr. — Toute l'Europe, si ce n’est dans l'extrême nord ; Syrie; Caucase; Perse; Turkestan; Afrique boréale; Canaries; Abyssinie.
Observ. — Le 7r. resupinatum L. (Tr. à fleurs sm TS: trouve quelquefois dans les prairies artificielles (Cheverny, Blois), introduit avec des semences venant du midi; il ne persiste pas longtemps chez nous. Il croît spontanément dans l’ouest jusqu'aux environs de Tours, en suivant la vallée de la Loire. Le 77. resupinatum se distingue facilement du 7r. fragiferum par ses Capitules moitié plus petits, ses bractéoles florales très-courtes, entières; par ses corolles resupinées (l’étendard étant retourné et lacé en bas dans la fleur); par son calice fructifère, dont la èvre supérieure est à 2 dents divariquées.