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D. intermedia; Sagina subulata; Spergularia segetalis;
d’autres ne se rencontrent pas en dehors des terrains at lo-siliceux. C'est ainsi que l'Erica scoparia, l'E. vag le Lotus siliquosus, les Chlora perfoliata et imperfoli | le Senecio erucæfolius, le Linum gatlicum, le Calamag: tis Epigeios, le Carex distuns, etc. ne croissent que dar les argiles plus ou moins mélangées de calcaire, tandisqu l’Hypericum pulchrum, le Pulicaria graveolens, Gnap A lium syjlvaticum, Littorella lacustris, Alisma Damasoniut . Scirpus cespitosus, etc., n'apparaissent que dans les sc Lau d'argile siliceuse pure. + Fur e
Le .
Je n’insiste pas davantage sur les relations existant, une contrée donnée, entre la nature chimique du sol
végétation qui se développe à sa surface ; j'ajouterai seules, ARR ment quelques mots sur deux autres éléments qui exet ; une influence souvent prépondérante sur le caractère di ‘à Flore, le relief du sol et la température. J’ai hâte de di
qu'en Loir-et Cher, le premier de ces éléments doit ét
=: écarté, bien qu’on puisse s'étonner de rencontrer, dans.
% plaines de la Sologne, deux plantes, Arnica montana
Ajuga pyramidalis, qui partout ailleurs, dans le centre
la France, ne s’observent que dans la région relative
élevée. La présence de l’Ajuga pyramidalis (1) est p:
culièrement intéressante, car cette espèce n’a été 1rou
ailleurs en France qu’à une altitude assez considérab
dans les Pyrénées et dans le Dauphiné, où d’après M...
2: B. Verlot elle ne descend pas au-dessous de 1.200 mètre: fa dans le massif de l'Auvergne, où elle ne se rencont: 9
F sur les hauts sommets. La station qu’elle occupe au milie $& des bruyères (2) des basses plaines, au sud de la Lo L: dans un perimètre d’ailleurs très circonscrit, est l’un de baie faits les plus curieux de géographie botanique que ; 22 puisse citer, et c'est seulement dans le nord de l’Eur a qu’elle végète à une aussi faible altitude. Ce ER ES L'existence de l'Arnica montana offre peut-être un i AVE rétmoindre, parcequ’on luiconnaît d’ailleurs quelques Ar tions dans la plaine, l’une à Haguenau (Bas-Rhin), Pa Fe dansles Landes; je ferai toutefois observer que css
ue | (1) La plante dont il est ici question est celle de Linné, et non! + la variété naine de l’A juga reptans à laquelle le nom d’Aj. pyramidal attribué dans quelques flores. Se 4
(2) C'est dans les bruyères un peu sèches et non dans les bois hr: pins, comme l’a dit Borçeau par mégarde, que croit l'Aj. pyra nid LS ne TR PT 9 © |
: SRE TAPIE ti EVE ; ; Pa ne constituent en réalité que la base d’une région agneuse, Vosges et Pyrénées, occupée normalement Dpt tandis que les bruyères de la Sologne et celde la forêt d'Orléans, dont le sol a la même origine éologique, sont séparées des montagnes d'Auvergne par > étendue de territoire relativement considérable où nulle part l’Arnica n’a été signalé. On est donc jusqu’à un ertain point autorisé à croire que la présence en Sologne le lArnica montana et de l'Ajuga pyramidalis remonte à Joque géologique où le sol superficiel de cette région a constitué de débris de roches d'Auvergne, amenés par Pun des grands courants venant du Sud, et dont les traces se montrent sur plusieurs points.
- C’est seulement dans la Sologne et dans les vallées du Cher et de la Loire que la température exerce son action Pune façon accentuée sur la végétation; partout ailleurs dans le département, si l’on en excepte deux points de la lée du Lo bénéficiant à la fois de la dénudation de la che calcaire et d’une exposition au Midi, la flore ne préite aucune plante appartenant à une région pluschaude. En Sologne, grâce à l’analogie de la constitution du solet à une somme presque égale de moyennes de température, la végétation, surtout celle des landes, emprunte ses traits plus caractéristiques à la Flore de l’Ouest.et du S.-O. de la France, et il est à remarquer que la similitude ne consiste pas seulement dans la présence d’espèces identiques, mais, ce qui est bien plus important, dans l’existence d’un même fapis végétal, c'est-à dire de la réunion sur n même point d’un grand nombre d’individus de même èce, formant le fond de la végétation. C’est ainsi que is Erica {E. Scoparia, E. cinerea, E. Tetralix), le Cyis Scoparius, les deux U'ex, y recouvrent des espaces asidérables ; deux Renoncules d’eau (R. Ololeuces et ripartitus) croissent err abondance dans les mares et étangs, souvent dans le voisinage d’une charmante granée, l’Azropsis agrostidea ; dans les bois et dans les pâeaux, c’est l’Asphodelus albus, le Simethis bicolor ; dans tains prés humides, surtout aux environs de Romoran- , le Trifolium maritimum et le Tr. Michelianum, occupresque exclusivement de larges espaces; les landes es, les champs arides laissés sans culture, sont prompteent envahis par l’Xelianthemum A lyssoides ; | Ornithopus ympressus, l'O. ebracteatus, le Lotus hispidus, abondent as les jachères, comme l’Astrocarpus Clusii dans les sas arides ; il est peu de marais sans Pinguicula lusitanica bruyères ou de bordures de bois sans Arenaria montat Lobelia urens. Enfin dans la partie N.-E. de la Sone, à toutes ces espèces si caractériques de la flore de
des boïs presque à lui seul. | * Il est à remarquer que plusieurs des plantes citées ici. atteignent en Sologne, ou tout au moins dans la vallée de
(1) ; car dans le bassin inférieur du fleuve, au-dessous «
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SEX DE REA EE Si "HR À l'Ouest, vient se joindre le Quercus Tozza, qui consti
la Loire, leur limite septentrionale; mais ceci n’est vrai que pour le département de Loir-et-Cher et pour le Loiret,
Tours etde Saumur et surtout d'Angers, c’est-à-dire da la véritable région de l'Ouest, leur aire de dispersion au, Nord du fleuve est beaucoup plus étendue. Parmi 1es« plantes Occidentales ou méridionales qui ne dépassent pas la Loire dans notre région, il faut citer comme plus particulièrement remarquables : Astrocarpus Clusii, He= lianthemum Alyssoides, Arenaria montana; Ornithopus« ebracteatus, Lotus hispidus, Trifolium maritimum et M chelianum, Sedum pentandrum, Pinguicula lusitanica, Chlora imperfoliata, Quercus Tozza, Simethis bicolor, « Gladiolus illyricus, Juncus heterophyllus, Isoetes velata,« Isoetes adspersa. Des.
Mais ce n’est pas seulement aux espèces occidentales qui viennent d’être énumérées, que la vallée de la Loire et les coteaux qui la bordent au nord, servent de barrière ;" il est aussi quelques plantes d’un caractère plus franche= ment méridional qui ne dépassent pas cette limite. Laïs=" sant de côté Jasminum fruticans, plante évidemment natu= ralisée et nullement spontanée sur Île coteau St-Victor,« près de Blois, comme l’a cru M. Alphonse de Candolle, « on peut citer : Ranunculus ophioglossifolius ; Glaucium luteum ; Bromus maximus et Br. madritensis, qui remontent la vallée de la Loire jusqu’à Blois, sans qu’on les ait jusqu'ici observés au-delà; Helianthemum salicifolium ; Lupinus reticulatus ; Bupleurum affine ; Crucianella an-« gustifolia ; Centaurea maculosa ; Adiantum Capillus-« Veneris, Ces espèces atteignent à Blois, ou un peu au dessus, leur limite extrême au Nord, et aussi à l'Est ; Car ainsi que je l’ai fait remarquer précédemment, il existe certaines plantes méridionales qui, grâce à influence du climat marin, s'élèvent bien plus haut dans le Nord ; mais. ce fait ne se présente que dans nos départements occiden=" taux ; dans la région plus centrale, comme celle à laquelle appartient le Loir-et-Cher, c’est vraiment la Loire qui 1€
; | 5 AR" (1) Dans ce département, les sables et argiles de la Sologne franchissent… la Loire, ou plutôt sont traversés par la vallée où elle coule; ils occu=« pent sur la rive droite, parallèlement au cours du fleuve, une portion notable du territoire sur laquelle s'étend tout entière la vaste forêt d'Or=« léans. La végétation de la Sologne ne s’y présente plus avec son faciès occidental; pourtant l’on y retrouve dispersés un peu partout, l’Ar montana et l'A sphodelus ramosus. 2
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constitue la barrière, et l’on comprend alors combien il importe de donner la limite à l’Est en même temps que la limite au Nord. lorsqu'il s’agit d’établir avec exactitude Paire d’extension d’un végétal. | M Le nombre des espèces auxquelles un cours d’eau peut … servir de barrière étant d’ordinaire, dans la région de la , laine, en rapport avec son importance, il en résulte que es deux autres rivières qui séparent les régions botaniques du département, le Cher et le Loir, étant d’une importance beaucoup moindre que la Loire, ne marquent le . point d’arrêt que d’un nombre très restreint de végétaux; % on ne peut même citer avec certitude qu’une seule espèce ' pour chacun d’eux : le Triticum ovatum, plante de-la région méditérranéenne, a sa station la plus septentrionale sur les rochers du Gué-du-Loir, près de Vendôme ; c’est - sur les coteaux du Cher que vient finir l’aire d’extension . - du Linum salsoloides, qui présente dans les Pyrénées et É- en Espagne son centre de végétation.
Je ne m’étendrai pas plus longuement sur le caractère | général de la végétation en Loir-et-Cher, caractère résultant des conditions combinées de la température, de la constitution chimique du sol, de l’orographie et du sys- tème hydrographique. Il me reste à donner le tableau des espèces les plus intéressantes qu’on rencontre dans chacune des régions botaniques telles que je les ai établies plus haut.
Perche. — Les nombreuses collines qui accidentent le Perche, contribuent à jeter beaucoup de variété dans la végétation de cette contrée ; mais on n’y trouve point, eomme en Beauce, et surtout en Sologne, des agglomérations d'espèces occupant presque sans mélange de larges __ espaces et donnant au pays un véritable cachet d’origina- lité. Dans le Perche, on ne saurait citer qu’un très petit . nombre d’espèces uniformément répandues, ce qui rend ses caractères de végétation difficiles à saisir. On y rencontre cependant un certain nombre d’espèces qui s’y montrent en plus grande abondance que dans les autres parties du département ou même qui n’ont pas été obser- vées ailleurs, et parmi elles on peut citer : Campanula e rotundifolia, très répandu aux bords des chemins ou sur __ les coteaux, aux environs de Vendôme, de Lunay, etc. ; - le Stachys alpina, qu’on trouve dans tout les ravins et les bois montueux ; l’Aspidium aculeatum, qui n’occupe au . Sud dela Loire qu'un très petit nombre de localités, - rappelant du reste tout-à-fait le Perche par la configura- . tion et la nature chimique de leur sol.
__ La forêt de la Gaudinière, ainsi que plusieurs autres
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bois, ont une végétation qui n’est pas sans analogie avec.
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celle de la Sologne; maïs on n’y rencontre, à vrai dire, au-
cune des espèces vraiment caractéristiques de cette région; cest pourtant la seule partie du Perche où l’on trouve associés: Nardus stricta, Wolinia cœrulea, Scutellariàa minor, Scirpus cespitosus, Erica tetralix,et E. Scoparia, Lobelia urens, et en grande abondance : Convallaria maialis et Gnaphalium silvaticum. 1, FNENENESS Le beau Pyrethrum segetum est très répandu dans les champs graveleux des communes avoisinant Vendôme;
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- en Sologne, il ne se trouve qu’accidentellement. ‘LEUR Sur tous les coteaux un peu couverts croît l'Hypericum montanum, qui n’a que trois localités très restreintes au Suddela Loire; sur les pelouses sèches, on observe presque
| partout l’Orobanche cruenta, adhérant aux racines de plu- sieurs légumineuses; cet Orobanche devient très rare au f Sud de la Loire, et il est remplacé en Sologne par une forme spéciale, croissant exclusivement sur l’Ulex nanus, et que Desmoulins a nommée : O. Ulicis.
L'Ulex nanus forme aussi, dans le Perche, quelques landes d’une médiocre étendue, mais dans lesquelles on chercherait vainement les espèces caractéristiques qui lui sont associées en Sologne ; c’est toutefois dans une de ces landes, à Brulaine, près de Vendôme, que se retrouvent l'Erica vagans, les Drosera et le rare Eriophorum gracile.
Les mares et les rares étangs du Perche produisent un certain nombre des espèces qui sont si répandues dans la Sologne, telles que Pilularia globulifera, Myriophyllum alterniflorum, Nitella translucens, N. gracilis èt tenuissima, Ranunculus tripartitus, R. Ololeucos ; toutefois ces deux derniers n’ont été observés que dans la région limitrophe de la Sarthe, c’est-à-dire pouvant être considérée re comme participant à la végétation occidentale. #,
Mais c’est sans contredit la vallée de la Braye et le territoire adjacent qui, dans le Perche, offrent la végétation la plus intéressante et la plus riche en espèces rares, Où qui même n'ont pas été observées ailleurs ; il suffit de se citer : Androsæmuni officinale ; Asperula odorata,
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Chrysosplenium oppositifolium et alternifolium ; Lysima- " chia nemorum ; Oxalis acetosella; Gnaphalium dioicum, 4 quise retrouve cependant dans une autre localité plusrap- prochéede Vendôme, parmi les bruyères du parc de Renay,
au voisinage du Simethis bicolor ; Carex diandra ; Carex strigosa, Lycopodium clavatum, signalé aussi récemment dans les bruyères de Souesmes, en Sologne; Vaccinium Myrtillus, Calamintha menthæfolia, etc., sans compter beaucoup d’autres plantes rares, plus ou moins répandues dans le département, telles que: Zsopyrum thalictroides, Trifolium filiforme, Potentilla splendens, Epilobium ro-