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rains de transport actuel, je ne citerai qu’une portion très restreinte du pays occupée par les sables faluniens ; ces sables ne se rencontrent d’ailleurs à la surface du sol que sur six communes: Cheverny, Sambin, Pontlevoy, Thenay, Contres et Soings; c’est sur les coteaux qui s'étendent entre ces deux dernières, que les sables du falun prennent leur plus considérable développement, imprimant à la végétation qui les recouvre un cachet particulier, dû à la présence et surtout à l’abondance de quelques plantes qui
ne se retrouvent guëreailleurs que dans la vallée dela Lois
ie. re, ou dans celle du Cher. $ x Je n’étendrai pas davantage cet exposé rapide de la cons= - titution géologique du département de Loir-et-Cher. Les e grandes lignes que j’indique ici, en négligeant les détails,
suffiront pour donner une idée nette du caractère de sa %, | 3 Fa si l’on se souvient que la nature chimique du. à sol exerce sur elle une influence prépondérante, tout au
moins dans une contrée limitée. J’apporte cette restriction,
car On admet généralement que lorsqu'il s’agit d’une ré= «
gion dont l'étendue est considérable, l'application du prin-
cipe subit des exceptions assez nombreuses. 7e Quoiqu'il en soit, et si l’on s’en tient à ce que l’on voit
non seulement en Loir-et-Cher, mais encore dans tout le
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centre de la France, on peut affirmer qu’un grand nombre ‘de végétaux ont besoin pour se développer d’un sol dont les conditions chimiques soient nettement déterminées ; pour quelques uns l’existence du calcaire pur est rigoureusement nécessaire ; d’autres se contentent d’un mélange de calcaire et de silice ; un petit nombre, et ce sont surtout les espèces rudérales, s’accommodent de tous les terrains. [l en résulte que le caractère de la flore d’une contrée est d’autant mieux accusé, que la nature chimique de son sol est plus nettement déterminée; sa constitution chimique peut ainsi se déduire de son tapis végétal.
- Parmi JS PIRE plus strictement propres au calcaire on peut citer les suivantes : les Adonis;le Myagrumi;le Neslia; Buxus sempervirens; Cytisus supinus; Ononis Columneæ ; Medicago orbicularis; Coronilla minima; Galium tricorne ; Falcaria Rivini; Micropus erectus; Carduncellus mitissimus; Lactuca perennis; Gentiana Cruciata; Lithospermum purpureo-cœruleum; Euphrasia Jaubertiana et chrysantha; Globularia Willkommii; Teucrium Botrys, T. > Chamaædrys, T. montanum; Ajuga Chamæpitys ; Euphorbia falcata ; Carpinus Betulus ; Fagus sylvatica; etc., etc, - Comme exemples d’un sol éminemment siliceux, les espèces suivantes sont tout-à-fait caractéristiques: Æelianthemum umbellatum, H. Alyssoides; Drosera rotundifolia,
- Spergula pentandra, S. Morisonii, Montia fontana ; Ulex .nanus ;, Trifolium strictum; Lotus angustissimus, L. hispidus ; Ornithopus compressus, O. ebracteatus ; Sedum pentandrum ; Illecebrum verticillatum; Arnoseris pusilla: Digitalis purpurea ; Asphodelus albus ; Juncus squarrosus, J. Capitatus ; Scirpus pauciflorus, S. ovatus; Anthoxanthum Puellii; Lycopodium inundatum ; etc., etc.
. Il serait facile d’allonger ces listes par l’addition de noms de plantes tout aussi caractéristiques ; mais telles qu’elles sont énumérées ici, je les crois suffisantes pour permettre à tous ceux qui étudieront sur place la Flore de Loir-et- Cher, de juger la nature du sol d’après la présence ou l’absence de ces espèces, de même qu’il leur sera facile, sur la ‘ule connaissance de la composition chimique du terrain, ‘de prévoir celles qu’ils y pourront rencontrer.
- [1 importe néanmoins de faire observer que le nombre des plantes absolument caractéristiques des sols calcaires ou des sol siliceux est beaucoup moindre que celui des espèces qui s’accommodent d’un sol de nature mixte, dans la composition duquel, la chaux, la silice ou d’autres élé- - ments d'importance moindre, entrent dans des proportions
variées. C’est surtout le cas des plantes des terrains argieux, dont la plupart paraissent indifférentes à la nature