‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 82 sur 265 · S. dictyocarpa. — Poterium dictyocarpum Spach Ann · texte numérisé non relu

S. dictyocarpa. — Poterium dictyocarpum Spach Ann

sc. nat. (1846), p. 34; Em. Mart. cat. 105. P. sanguisorba L.; Lefr. cat. 10. (P. à fruits réticulés). Vulg. Pimprenelle. — Rhizôme divisé au collet en nombreuses tiges de 2-4 décim., dressées, anguleuses ; feuilles inférieures formées de 5 à 6 paires de folioles pétiolulées, largement ovales ou suborbiculaires, un peu coriaces, pâles en dessous, bordées de dents ouvertes; pédoncule commun très-allongé; fleurs polygames, les supérieures (dans le capitule) stylifères, les intermédiaires synoïques, les inférieures staminifères ; étamines nombreuses; plusieurs styles à stigmates fimbriés roses ou rouges; achanes fortement réticulés rugueux sur les faces, à angles saillants, mais un peu obtus. %:

r: AS FE «Soi AE

Varie :

a. glabra. — Plante tout à fait glabre

b. Guestphalica. (Pol. Guestphalicum Boenngh. — Plante plus ou moins hérissée dans sa partie inférieure.

— Mai, juillet. Pelouses herbeuses, bords des fossés, prés secs. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’à la zône arctique; Asie mineure, jusque dans le Caucase et la Perse; la Sibérie,

331. S. muricata. — Poteriunm muricatum Spach. I. c. p. 36; Em. Mart. cat. p. 106. (P. à fruits muriqués). Vulg. Pimprenelle. — Diffère de l’espèce précédente seulement par ses fruits dont les angles sont dilatés en crêtes plus minces et dont les faces sont creusées de fossettes profondes, à bords dentés, comme épineux.

— Mai, juillet. Pelouses sèches, bords des prés. C.

Distrib. géogr. — Europe moyenne (seulement jusque dans le nord de la France) et australe dans toute la région méditerranéenne ; Asie mineure; Perse.

Observ. — Les S. dictyocarpa et S. muricata ne sont peut-être que 2 variétés d’une même espèce (S. minor Scop. fl. Carn. I. 110. ed. 2); on trouve des individus dont les achanes présentent des caractères un peu indécis. On ne peut du reste bien apprécier les distinctions spécifiques attribuées à ces 2 plantes qu’en étudiant leurs fruits, non pas seulement lorsqu'ils sont mürs, mais cAPore lorsqu'ils sont secs, le relief des faces étant alors beaucoup plus net.

33. S. officinalis L. sp. 169. Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 106. (P. officinale). — Plante très-glabre, raide; racine rampante; tige de 5-10 décim., rameuse surtout vers le haut; feuilles longuement pétiolées, les inférieures formées de 4-5 paires de folioles pétiolulées, coriaces, ovales ou suborbiculaires, plus ou moins pâles endessous, en cœur à la base, arrondies au sommet, bordées de dents aiguës ; fleurs synoïques en capitule ovale, terminant un long pédoncule ; divisions du calice d’un pourpre brun, ovales, étalées en croix ; 4 étamines ne dépassant pas le calice; 1 style, à stigmate glanduleux capité; achane à faces lisses et à angles obtus %.

— Juillet, août. Prairies, pâturages un peu humides. AC. aux environs de Romorantin! et de Pruniers! (Rimboux) ; Villeherviers! Gièvres ! Gy! Pierrefitte (Em. Martin). RR. ailleurs : Suèvres, au pont de Fleury, dans les prés! (Dubois).

Distrib. géogr. — Toute l’Europe moyenne et sept., jusqu’en Islande, où il croît dans la plaine; ses stations sont subalpines dans la région australe, jusque dans le centre de l'Espagne et de l'Italie; montagnes du Péloponèse; Arménie; Caucase ; Perse; toute la Sibérie, la Dahurie, la Chine et le Japon.

Calice à lobes verdâtres, herbacés ; étamines nombreuses; faces

des achanes réticulées ou creusées de fossettes . . . . . . : Calice à lobes d’un pourpre foncé; 4 étamines ; faces des achanes

lisses . . . . LI C2 . L L2 L2 L2 L 02 L S, officinalis (335).

Faces des achanes réticulées rugueuses . . . , . . . . .

9 | S. dictyocarpa (333).

Faces des achanes creusées de fossettes dont les bords sont élevés, dentés. . . 2°. . , ..... S. murieata {4}:

G. 105. ALCHEMIILLA. (Alchemille).

Fleurs synoïques; calice à 8 divisions dont les 4 externes, trèspetites et peu visibles, forment un calicule; corolle nulle: 1 à 2 etamines fertiles ; achane ovale aigu. — Herbe à feuilles flabelliformes, trifides.

336. Alch. arvensis Scop. fi. Carn. 1 p. 115 (ed. 2.); Lefr. cat. 10; Em. Mart. cat. 106. (Alch. des champs). — Petite planteun peu velue; tiges de 6 à 20 cent., rameuses dès la base, à rameaux étalés ; stipules adhérentes au pétiole et entre elles et formant à la base de la feuille une gaîne très-évasée, incisée sur les bords :; feuilles pétiolées, à limbe flabelliforme très-atténué à la base, plus large que long au sommet, tripartit, à divisions incisées ; fleurs en glomérules sessiles renfermés dans la gaîne formée par les stipules ; calice d’un vert pâle, à divisions internes ovales deltoïdes, les externes linéaires ; achane lisse. ©.

— Mai, juin. Champs cultivés. CC.

Distrib. géogr. — Europe moyenne et australe ; Asie mineure, jusque dans la région Pontique et le Caucase ; Amérique boréale.

G. 106. AGRIMONIA. (Aigremoine).

Calice à 5 divisions, à tube creusé de 10 cannelures et présentant sous le sommet plusieurs rangées de petites soies cro-

chues ; 5 pétales ; 12 à 20 étamines; 2 styles; 1-2 achanes renfer-

més dans le tube du calice qui devient très-dur à la maturité. — Herbe à feuilles alternes, imparipennées.

337. Agr. Eupatoria (Aigr. Eupatoire). — Plante plus ou moins hérissée ; tige de 5 à 10 décim., un peu rameuse dans sa partie supérieure ; stipules semi-orbiculaires, grandes, incisées dentées, amplexicaules ; folioles très-inégales, grises en-dessous, les plus grandes lancéolées, fortement dentées, au nombre de 4 à 7 paires, les petites ovales entières ou trifides, placées irrégulièrement entre les grandes; fleurs jaunes, petites (8 à 10 mill. de diam..), presque sessiles et formant une longue grappe, à la fin très-lâche; tube du calice obconique, creusé de sillons qui n’atteignent pas sa base (à la maturité) et couronné par des soies dont les intérieures sont dressées et les extérieures étalées. %.

a. genuina. — Plante presque sans odeur.

b. sepium de Bréb. fl. Norm (Ed. 3), p. 110. — Plante exhalant, surtout par le froissement des feuilles, une odeur assez forte.

— Juin, août. Haies, buissons, bords des chemins. C. La var, Bb. plus rare : Chailles, chemin de St-Gervais, au bas du coteau.

ÉDE TE à REA

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans les provinces méridionales de la Suède ; Asie mineure jusque dans le Caucase et la Perse ; Sibérie; Afrique sept. ; Madère et Canaries.

Observ. — La variété Bb. sepium est remarquable par l’odeur qu’elle exhale et souvent par ses grandes dimensions. Sous le nom de Eupatorium odoratum Santonense seu Blesense, Agrimonia medio modo odorata, nobis, Morison Hist. plant. II, 614, avait déjà signalé cette plante dans les haies bordant les prés, au Costé de Chaile, en insistant beaucoup pour qu’on ne la confondiît pas avec son ÆEupatorium maxime odoratum, qu’il considère comme le véritable Eupatoire de Dioscoride. Ce dernier qui est devenu l’Azgr. odorata Mill., se distingue en effet : par son odeur encore plus aromatique, dûe à l’existence, à la face inférieure des feuilles, de pu glandes brillantes qui ne sont pas apparentes dans l’A gr.

upatoria, Var. sepium; par la brièveté des Cannelures qui ne dé-

assent pas (à la maturité) la moitié de la longueur du tube; par es soies calicinales dont les rangs extérieurs sont complétement réfléchis. Cette espèce pourra du reste être observée dans notre département.

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