‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 85 sur 265 · ID L · texte numérisé non relu

ID L

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Styles réunis en colonne très-saillante au milicu des étamines. Styles très-courts, non réunis en colonne, . ..... . . . : ,.

Colonne des styles égalant environ les étamines ; divisions calicinales dépassant peu le bouton, souvent entières. . . . . . I. arvensis (338)

Colonne des styles au moins moitié plus courte que les étamines ; divisions calicinales dépassant beaucoup le bouton, pinnatifides au sommet (au moins quelques-unes). . . . « . . . . R. stylosa Desv. (339).

Turions (tiges de l’année) et souvent tiges florifères couvertes de très-petits aiguillons droits, entremêlés de soies et de glandes 5%" 145 527 061 EU co LISE FN RIRES

Turions et tiges florifères armés d’aiguillons robustes, droits ou arqués, non entremêlés de soies ni de glandes. . . . . . .

Stipules des feuilles florales trésétroites. . . . . . . . . . . .

Stipules des feuilles florales dilatées, sensiblement plus larges que celles des feuilles inférieures. . . . . . . . . . . « . .

Feuilles à 7 à 11 folioles petites, arrondies. à dents simples glabres ou glabrescentes en dessous; fleurs blanches. . . . . KR. spinosissima (en note).

Feuilles à 5 folioles assez grandes, doublement dentées glandu-

leuses, cendrées et pubescentes en dessous; fleurs purpurines, rarement carnées. . . . . HR. gallica (en note).

Folioles brièvement pubescentes, arrondies à la base. . . . . . IR. cinnamomena (en note).

Folioles glabres, même en dessous, atténuées à la base, . . . . IR. blanda, var. glabra (en note).

Folioles tout à fait glabres, ou plus ou moins pubescentes (non tomenteuses), ou même glanduleuses en dessous, mais à glandes non odorantes. . . . . . - . . . . , . . « . « . .

Folioles tomenteuses grisâtres, surtout en dessous, ou pubescentes et couvertes de glandes odorantes. . . . . . . . . . . .

Folioles tout à fait glabres, ou plus ou moins pubescentes, avec ou sans glandes éparses à la face inférieure, ou glanduleuses sur les nervures, mais alors sans poils en dessous. . , . .

KR. canina (340).

Folioles présentant à la fois en dessous, des glandes sur les nervures et des poils, ..,...............

Folioles très-velues sur les 2 faces; glandes très-rares sur la face inférieure. . KR. canina, var. {omentella (en note).

Folioles glabrescentes en dessus ; seulement parsemées de poils en dessous, « . ER. Jundzilli, var. occidentalis (341).

| But

Folioles pubescentes et couvertes de glandes odorantes très-abon

ss LA ir 6 TS ge DU Ne ts dE ble LU Made RC VI « À 10. , Folioles cendrées tomenteuses, surtout en dessous; glandes

rares ou nu:les. . . . . DURS TAN AU AUS R IU SRE e 11. Turions (tiges de l’année) raides. IR. rubiginosa (34). Turions arqués au sommet ou flexueux. IR. sepium (343).

, Folioles ovales, médiocres; fleurs d’un rose pâle; divisions calicinales ne persistant pas sur le réceptacle fructifère à la ma-

: turité, . . « , « , + « + +. . . «+ JR. tomentosa (344). jé Folioles oblongues, très-grandes ; fleurs d’un rose vif; divisions calicinales persistant jusqu’à la maturité sur le réceptacle

MICRO. a ma mn où à . . . I. pomifera (en note)

G. 108. PIRUS. (Poirier).

Calice à 5 divisions et à tube urcéolé ou turbiné ; 5 pétales; étamines en nombre indéfini (souvent 20); 2 à 5 styles tout à fait libres ou réunis inférieurement: fruit ovoïde, ou globuleux, ou piriforme ; mésocarpe (réceptacle) charnu ou drupacé; endocarpe cartilagineux, ou mince et fragile, à 2-5 loges distinctes renfermant chacune 1 ou rarement 2 graines. — Arbres ou urbrisseaux à feuilles alternes, simples ou composées.

— L’endocarpe dans les Poires et dans les Pommes est constitué par la partie médiane, cartilagineuse et souvent jaunâtre, dans laquelle sont renfermées les graines. L’endocarpe des Cormes et des Alises est très-mince ou papyracé et ordinairement peu distinct à la maturité.

a: Pirus. Fruit charnu arrondi ou atténué à la base ; endocarpe cartilagineux ; feuiiles simples.

345. P. communis L. sp. 686. Lefr. cat. p. 11; Em. Mart. cat. 1C8. (P. commun). — Arbre de hauteur moyenne ou de grande taille ; jeunes rameaux souvent épineux au sommet : bourgeons glabres; feuilles longuement pétiolées, à limbe ovale, arrondi à la base, finement crénelé, ou denticulé, ou sans dents, plus ou moins velu, aranéeux dans le jeune âge; corymbe simple (rarement un peu rameux) ; fleurs blanches assez grandes (diam. 25 à 30 mill.); pédoncules allongés, glabres ou un peu velus; divisions calicinales petites, persistantes; 5 styles libres; fruits assez gros (diam. 3 à 4 cent.), charnus, turbinés ou sphériques.

Varie :

a. Achras. (P. Achras Gaertn.). — Fruits presque sphériques, arrondis à la base.

b. Pyraster. (P. Pyraster Auct.). — Fruits turbinés plus ou moins longuement atténués sur le pédoncule,

— F1. avril; fr. sept. Bois, haies. AC.

Distrib. géogr. — L'Europe jusque dans les provinces méridionales de la Suède ; Asie mineure ; Caucase ; Perse.

346. P. salvifolia DC. Prodr. II. 634. (P. à feuilles de Sauge).

Vulg. Poirier Sauger. — Arbre de moyenne grandeur, inerme; S

bourgeons tomenteux ; feuilles blanches tomenteuses dans leur jeunesse, à tomentum persistant longtemps, surtout en-dessous ; pétiole plus court que le limbe, celui-ci oblong ou obovale, atténué à la base, denticulé dans sa partie supérieure; corymbe simple; fleurs blanches, assez grandes (diam. 25 à 30 mill.); pédoncule florifère tomenteux; divisions calicinales petites, persistantes ; pétales un peu barbus à l’onglet; fruits assez gros, obovés.

— F1. avril; fr. sept. Haies, bords des bois. Cultivé et devenu spontané dans le Perche, où il sert à la fabrication d’un cidre appelé : Poiré.

Distrib. géogr.—La Tauride; l'Anatolie ; l'Arménie, d’où il aurait été importé en France, si le P. elæagrifolia Pall., est vraiment la souche de notre Poirier Sauger, comme le pense M. Joseph Decaisne.

347. P. cordata Desv. Observ. sur quelques pl. d'Anjou, p. 152; Em. Mart. cat. 108. (P. à feuilles en cœur). — Arbre peu élevé, à rameaux un peu épineux,; bourgeons glabres; feuilles un

eu velues en dessous dans leur jeunesse ; pour souvent plus ong que le limbe, celui-ci largement ovale ou suborbiculaire, en cœur à la base; fleurs plus petites que celles du P. communis; fruits petits (diam. 12 à 18 mill.), turbinés. .

— F1. avril; fr. sept. Bois. RR. Pruniers, bois de l’abbaye! Selles-Saint-Denis, bords du canal de Migereau, entre le barrage de la Sauldre ct Bois-Méan (id.); Cour-Cheverny (Lefrou, d’après Boreau).

Distrib. géogr. — L'ouest de la France; le S.-0. de l'Angleterre ; en dehors de ces localités le P. cordata est connu seulement en Perse,

Observ. — Espèce remarquable par les petites dimensions de son fruit, qui atteint à peine la grosseur d’une cerise; elle est assez répandue dans l’Anjou et dans la haute Bretagne, où om la connaît sous le nom de Poirasse, d’après Desvaux. Sa dispersion géographique est très-singulière et pourrait faire croire qu’elle a été importée de la Perse.

Il ne faut gs confondre avec le P. cordata, une forme à larges feuilles du P. communis ; en cas de doute, le fruit permettra seul de distinguer sûrement les deux plantes.

b. MaLus. Fruit charnu, profondément ombiliqué à la base; endocarpe cartila-

gineux ; feuilles simples. |

948. P. Malus L. 686. Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 108. ce Pommier). Vulg, Pommier sauvage.— Arbre peu élevé, inerme; euilles ovales ou suborbiculaires, crénelées, assez longuement pétiolées ; corymbe simple; fleurs un peu rosées, grandes (diam. 3 cent.); divisions du calice petites, tomenteuses; pétales ciliés à l'onglet; 5 styles souvent réunis dans leur portion inférieure; fruit assez gros (diam. 3 à 4 cent ), acide.

Varie :

a. communis. — Feuilles plus ou moins tomenteuses en dessous.

b. acerba. (P. acerba DC.) — Feuilles glabres ou glabrescentes sur les deux faces, — F1, avril; fr, sept. Haies, bois. La var, a. est peu C. Pruniers; Gièvres (Em. Martin); Fougères! Pontlevoy! Thenay!; la var. b. est C. partout. Distrib. géogr. — La var, a, est répandue dans l’Europe moyenne et australe, “

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la région Pontique, le Caucase, la Perse; la var. b. croît dans toute l'Europe tempérée, mais paraît manquer en Orient.

Observ. — Le Pr. Malus est la souche de tous nos Pommiers cultivés pour leurs fruits.

c. SorBus. Fruit drupacé, arrondi; endocarpe papyracé ou mince; feuilles simples, incisées lobées, ou composées.

349. P. torminalis Ehrb. beitr. 6. p. 92. Lefr. cat. 11. Sorbus torminalis Em. Mart. cat. 109. (P. Alisier). Vulg. Alisier. — Arbre de moyenne grandeur; feuilles lanugineuses en dessous dans leur jeunesse, puis glabres et fermes; pétiole assez allongé; limbe arrondi ou en cœur à la base, ovale, incisé environ jusqu’au tiers de sa largeur ; lobes étalés acuminés, surtout les inférieurs, bordés de fines dents aiguës; corymbe rameux, tomenteux; fleurs blanches assez petites (diam. 1 cent.) ; lobes du calice deltoïdes, dressés; pétales glabrescents à l’onglet ; ordinairement 2 styles reunis à la base ; endocarpe papyracé; fruit ovale, brun, verruqueux à la maturité.

— FI. mai; fr. sept. et oct. Bois. AC. aux environs de Blois, dans la Beauce et dans le Vendômois. R. dans l’arr. de Romorantin : Millançay (Em. Martin).

Distr. géogr. — Europe tempérée et australe ; région Pontique; Caucase et

Tauride,.

30. P. domestica L. sp. 684 P. Sorbus Lefr. cat. add. p. 46; Em. Mart. cat. 109. (P. domestique). Vulg. Cormier. — Arbre assez élevé; bourgeons visqueux, glabres; feuilles imparipennées, lanu-

ineuses, surtout en dessous et sur le pétiole; 7 à 9 paires de folioles sessiles, lancéolées, dentées; corymbe composé, paniculé, à rameaux lanugineux; fleurs blanches, petites (diam. 8 à 10 mill.); lobes du calice recourbés en dehors; pétales laineux à l'onglet; ordinairement 5 styles; fruits d’un rouge brun, subglobuleux ou obovale, assez gros (diam. 2 cent. environ), à endocarpe très-mince, peu visible.

— F1. mai, juin; fr. octobre. Bois, çà et là; souvent planté sur le bord des’ routes.

Distrib. géogr. — Europe austr.et moyenne, jusque dans le centre et l’ouest de la France; le nord de l'Afrique.

31. P. Aucuparia L. sp. 683. Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 109. (P. des oiseleurs). Vulg. Sorbier des Oiseaux. — Arbre peu élevé; bourgeons velus tomenteux; feuilles imparipennées, un peu velues en dessous dans leur jeunesse, devenant glabres et coriaces ; 7 à 9 paires de folioles lancéolées, bordées de dents très-aiguës ; corymbe composé, paniculé; fleurs blanches petites (diam. 6 à 8 mill.); dents du calice dressées, puis infléchies en dedans; ordinairement 3 styles; fruits rouges, globuleux, petits (diam. 6 à 8 mill.).

— FI. mai, juin; fr. sept. Bois humides ou tourbeux. R. Pierrefitte, bois de la rive droite de la Sauldre en aval de la Gravelle (Em. Martin); Souesmes, à Boisrosé! et dans les bois entre le pont de Pierrefitte et Longatte, sur la rive gauche de la Sauldre (id.); Vouzon, à Besnoue, sur le bord des pacages spongieux de la Tharonne (id.); Chaumont-sur-Tharonne, bois près de la Motte!

Distrib. géogr. — Europe australe et sept., jusqu’en Islande; Asie mineure, jusque dans le Caucase ; Turkestan ; Sibérie; Japon.

Observ. — Le P. Aucuparia est un arbre de la région submon-

tagneuse; on ne le trouve, en Loir-et-Cher, que dans les bois à

sol tourbeux, l’humidité compensant peut-être l'altitude. Lefrou le dit AC. dans le département, ce que je n’ai pas constaté, ses …

stations connues étant toutes dans l’est de notre région; il y

fleurit assez rarement parcequ’on le coupe avec les taillis au

milieu desquels il croît. On le distingue du reste facilement, en l'absence de fruits, du P. domestica, à ses bourgeons velus tomenteux et non glabres visqueux, comme dans cette espèce.

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles simples, entières, dentées ou incisées lobées. . . . . . 2

Feuilles composées, imparipennées, . . . , . . . . + « « « + + +:

Feuilles entières ou dentées . . . . . . . , . . . à LINE TON À Feuilles incisées lobées. . . . . . . PP. torminalis (349).

Fleurs en corymbe; fruit glabre.. ,.. ,...... . . s « 4. Fleurs solitaires ; fruit tomenteux. PP. Cydonia (en note).

Fleurs blanches ; fruit atténué ou arrondi à la base. , . . . . . 5e

Fleurs un peu rosées ; fruit fortement ombiliqué à la base. . . . PP. Malus (348).

Héphssant 2centr" 166 fe NE" Ta " 1 HIEUS 6.

Feuilles en cœur à la base, largement ovales ou suborbiculaires ; fruit mûr n’égalant pas 2 cent. de diam. . ,.... . . . . P. cordata 341).

Feuilles oblongues ou obovales, atténuées à la base. . . . . .. P. salvifolia (346).

Feuilles ovales, arrondies à la base.. PP. communis (345).

Bourgeons glabres, visqueux ; fruit mür d’un rouge brun, assez Do , ? (e) ?

| Feuilles arrondies ou atténuées à la base; fruit mûr égalant ou | gros (diam. 16 à 20 mill.). . . . PP. domestica (350),

| Bourgeons velus, tomenteux; fruit mûr d’un beau rouge, petit, (diam. 6 à 8 mill.).. . . . . . . PP. Aucuparia (351).

Observ. — On cultive fréquemment le Coignassier (Cydonia vulgaris Pers.), à ‘peine génériquement distinct du Poirier par son endocarpe dont les loges renferment jusqu’à 7 graines, et non pas seulement 1 à 2. Les fleurs sont solitaires, brièvement pédonculées, les feuilles très-entières ; le fruit est couvert d’un tomentum qui disparaît en partie à la maturité, le testa des graines est mucilagineux. Le Coignassier est originaire de l’Europe austro-orientale, du Caucase et de la région Caspienne,.

G. 109, CRATÆGUS. (Aubépine).

Diffère du genre Pirus seulement par son endocarpe osseux, constituant au milieu du fruit 1 ou 2 noyaux très-durs qui renferment chacun une graine; le disque occupant le sommet des fruits est toujours sensiblement moins large que leur diamètre trans-

versal; les divisions calicinales sont petites et assez promptement caduques; fleurs en corymbe.

352. Cr. Oxyacantha L. sp. 683 Cr. Oxyacantha obtusata Lefr. cat. 11; Em. Mart. cat. 107. (Aub, commune). Vulg. A ubépine, Epine blanche, Senelle. — Arbrisseau peu élevé épineux; feuilles pétiolées glabres, lobées; corymbe rameux ; fleurs blanches ou roses (diam. 12 à 15 mill.); 1 ou 2 (rarement 3) styles ; fruits ovales ou subglobuleux, petits (diam. 6 à 8 mill.), rouges à la maturité et couronnés par les lobes du calice petits, ovales triangulaires, ou lancéolés acuminés.

Varie :

a. monogyna. (Cr. monogyna Jacq.). — Feuilles à lobes profonds et assez aigus; pédoncules florifères velus ; ordinairement 1 seul style.

Bb. Oxyacanthoides Coss. et Germ. (Cr. Oxyacantha L.). — Feuilles à lobes peu profonds, obtus; pédoncules florifères glabres ou glabrescents; 1 à 2 styles, quelquefois 3.

— Mai. Haies, bois. C.

Distrib. géogr. — Europe tempérée et septentr., jusque dans les provinces méridionales de la Suède; R. dans l’Europe australe.

G. 110. MESPILUS. (Néfiier).

Fleurs des Pyrus; endocarpe osseux des Cratægus, dont il diffère seulement : par l’existence de 5 noyaux (au lieu de?) dans le fruit; par les dimensions très-grandes des divisions calicinales, qui sont aussi longues que le tube, redressées et persistantes, et entre lesquelles se trouve un disque ombiliqué, aussi large que le diamètre transversal du fruit ; fleurs solitaires.

353. M. Germanica L. sp. 684. Lefr. cat. 11; Em. Martin cat 107. (N. d'Allemagne). Vulg. Néflier. — Arbrisseau à rameaux un peu épineux ; feuilles brièvement pétiolées, obovales ou oblongues acuminées, serrulées dans leur partie supérieure; fleurs grandes (diam. 3 cent.), blanches ; divisions calicinales lancéolées acuminées, égalant la corolle ou la dépassant; pétales concaves, un peu ondulés; fruits d’abord pubescents, gros (diam. 3 à 4 cent. à la maturité), globuleux déprimés, un peu turbinés à la base.

— Mai. Haies, bords des bois. AC.

Distrib, géogr. — La Tauride; la région Pontique; le Caucase; la Perse.

Observ. — Le Néflier a peut-être été importé d'Orient dans l'Europe tempérée, où il est aujourd’hui complétement naturalisé.

On trouve assez souvent dans les haies le Cotoneaster pyracantha, cultivé sous le nom de Buisson ardent; c’est un arbrisseau très-rameux, épineux ; ses feuilles sont d’un vert sombre et trèsluisantes, obovales ou elliptiques, un peu tomenteuses dans leur jeunesse, mais devenant avec l’âge glabres et coriaces ; les fleurs sont blanches et forment un corymbe; 5 styles: fruit d’un rouge cocciné à la maturité. Le C. y racantha croît spontanément dans la France mérid., le nord de Praparne et l'Italie; il se retrouve dans la région Pontique et dans tout le Caucase,

Fam. XXV. SAXIFRAGEZE Endül.

SAXIFRAGÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe; formé d’un calice et

d’une corolle ou seulement d’un calice, celui-ci à tube adhérent

ou non avec l’ovaire et à 4 ou 5 lobes ; 5 pétales libres. Androcée : étamines en nombre égal à celui des divisions du périanthe ou en nombre double ; un disque de forme variée entre les étamines et les ovaires. Gynécée : ovaire libre, ou plus ou moins adhérent avec le tube du calice, entier, uniloculaire, ou plus souvent bilobé et à 2 loges ; 1 style très-court terminé par un stigmate quadripartite, ou autant de styles qu’il y a de loges à l'ovaire; fruit constitué par une baie ou par une capsule s’ouvrant en 4 valves, ou dont la déhiscence est longitudinale et interne ; graines petites, dépourvues d’albumen. — Plantes herbacées ou petits sous-arbrisseaux ; stipules nulles.

TABLEAU DES GENRES

A, Herbes à fruits capsulaires.

Calice à 5 lobes ; 5 pétales ; 10 étamines ; ovaire adhérent au tube calicinal. SAXIFRAGA (111).

Calice à 4 lobes ; pétales nuls; 8 étamines ; ovaire adhérent au tube cali-

Canal ere" ete cette «2054 st CHRYSOSRLENIUMN(E 5 sépales libres ; 5 pétales; 5 étamines alternant avec des staminodes; PEUTO NO SE Lien : à ele de ie . + + PARNASSIA (113).

B. Sous-arbrisseau à fruits pulpeux, bacciformes.

Calice à 5 lobes; 5 pétales très-petits; ovaire complétement enfermé danse tube calicinal, 4 .: 1600 de: grotte :6ù 0 lets GI RIBESITRR

G. 111. SAXIFRAGA. (Saxifrage).

Calice à 5 lobes et à tube adhérent avec l’ovaire; 5 pétales ; 10 étamines ; 2 styles; capsule à 2 loges, bilobée, s’ouvrant par 2 fentes longitudinales internes. — Plantes à feuilles alternes, un peu épaisses.

34. S, tridactylites L. sp. 572. Lefr. cat. 12; Em. Martin cat. 123. (S. à feuilles à 3 doigts). — Plante brièvement glanduleuse ; racine grêle ; tige de 5 à 20 cent., presque simple ou trèsrameuse; feuilles radicales pétiolées, à limbe obovale cunéiforme, obscurément trilobé ou 3-5-fides, à divisions latérales divergentes ; feuilles caulinaires subsessiles, et ou trifides ; pédoncules allongés, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures souvent entières; fleurs blanches, petites (diam. 4 à 5 mill.); lobes

Le HOT VE

du calice très-obtus; pétales oblongs; capsule complétement incluse, à lobes divariques à angle droit à la maturité. ©.

— Mars, mai. Champs, murs, toits de chaume. CC. Distrib. géogr. — Toute l'Europe, jusqu’en Asie mineure; région Pontique ; Caucase ; Sibérie ; Amérique sept., dans la Nlle-Bretagne.

3%. S. granulata L. sp.576.Lefr. cat. 12; Em. Martin cat. 123. (S. granuleux). —: Plante plus ou moins couverte de poils crustacés, glanduleuse dans le haut; racine fibreuse, offrant au collet de nombreux bulbilles; tige de 3 à 5 décim., souvent rameuse; feuilles radicales longuement pétiolées, à limbe réniforme, crénelé ou incisé, à lobes obtus; feuilles caulinaires brièvement pétiolées, à limbe dilaté, profondément incisé, tronqué ou brievement cunéiforme à la base; pédoncules courts, peu nombreux au sommet de rameaux formant par leur ensemble un corymbe paniculé; fleurs blanches, grandes (diam. 15 à 18 mill.); lobes du calice lancéolés, un peu obtus ; petales obovés cunéiformes; capsule dépassant le tube calicinal à la maturite. %.

— Avril, mai. Prés, pelouses, bords des champs, surtout dans les terrains siliceux. CC.

Distrib. géogr. — L'Europe sept. (jusque dans les provinces méridionales de la Suède), moyenne et austro-occidentale ; Algérie,

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Feuilles inférieures cunéiformes plus ou moins lobées ; pas de bulbilles au collet de la racine. S.tridactilytes (35/).

Feuilles ‘inférie ures réniformes crénelées; des bulbilles au collet de la racine. . . . . . . ... S. granulata (355).

G. 112. CHRYSOSPLENIUM. (Dorine).

Calice à 4 divisions; corolle nulle; 8 étamines très-courtes, insérées dans les échancrures d’un disque épigyne à 8 lobes ; 2 styles; ovaire complétement immergé dans le tube du calice et adhérent avec lui; capsule uniloculaire, bilobée, à déhiscence transversale, interne ; graines nombreuses. — Herbes molles à feuilles alternes ou opposees, fleurs en cymes.

356. Chr. oppositifolium L. sp. 569. (D. à feuilles opposées). — Plante verte, un peu poilue inférieurement ou tout à fait glabre; tiges redressées, souvent radicantes à la base, dichotomes au sommet ; feuilles pétiolées, toutes opposées, orbiculaires ou obovales, obscurément crénelées, les caulinaires formant 2 à 4 paires; fleurs petites, jaunâtres, brièvement pédicellées, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures et dans les dichotomies ; lobes du calice ovales orbiculaires; capsule bilobée, à lobes acuminés par les styles d’abord contigus, à la fin très-écartés; graines ovoïdes, lisses, luisantes. %.

— Avril, mai. Lieux humides dans les terrains siliceux. RR. Sargé, bords du ruisseau du Marais au dessus du moulin du même nom, et à l’entrée d’un pré bordant la route de Mondoubleau, près de la borne 42! (Legué).

Distrib. géogr. — Europe tempérée (jusque dans les prov. mérid. de la Nor- y

wége) et australe, jusque dans l'Espagne centrale et le sud de la Russie ; manque dans l’Europe austro-orientale.

37. Chr. alternifolium L. sp. 569. (D. à feuilles: alternes). — Plante présentant dans sa partie inférieure quelques poils crustacés, glabre supérieurement ; rhizôme grêle, allongé; tiges dressées, dichotomes au sommet, parcourues par la ligne de décurrence des pétioles qui la rend anguleuse,; feuilles radicales longuement pétiolées, à limbe orbiculaire ou réniforme, crénelé, échancré en Cœur à la base, les caulinaires médianes peu nombreuses (2 à 3), alternes, tronquées inférieurement, les supérieures brièvement pétiolées; fleurs petites, d’un vert jaunâtre, à pédicelle très-court, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures et dans les dichotomies; divisions du calice ovales arrondies; capsule bilobée, à lobes acuminés par les styles d’abord contigus, à la fin très-écartés ; graines ovoïdes, lisses, très-luisantes. %.

— Avril. Lieux humides, dans les bois couverts des terrains siliceux. RR. Choue, bois du Guériteau, bords spongieux du ruisseau, parmi la mousse (Nouel et Legué).

Distrib. géogr. — Toute la région arctique, jusque dans la Nlle-Zemble et dans le Spitzherg, où la plante n’a souvent que 4 étamines ; Europe sept., moyenne et australe dans la région subalpine; Caucase; Sikkim-Himalaya; Sibérie; Mandchourie et Japon, où les graines sont plus ou moins papilleuses.

CONSPECTUS DES ESPÈCES:

Feuilles caulinaires opposées, les radicales obovales ou orbiculaires , .. ... , . . Chr. oppositifolium (356).

Feuilles caulinaires alternes, les radicales réniformes. . . . . . Chr. alternifolium (551).

G. 113. PARNASSIA. (Parnassie).

o sépales peu distinctement réunis à la base; 5 pétales ; 5 éta- .

mines alternant avec 5 staminodes multifides; style presque nul, terminé par un stigmate quadrifide; capsule uniloculaire, s'ouvrant en 4 valves.

38. P. palustris L. sp. 391. Lefr. cat. 6; Em. Mart. cat. 44. (P. des marais), — Plante tout à fait glabre; racine épaisse produisant plusieurs tiges scapiformes, de 1 à 3 décim., portant une seule feuille cordiforme, les autres feuilles toutes radicales, pétiolées, en cœur à la base, oÿales obtuses; fleur solitaire au sommet des tiges, blanche, grande Me p 2 cent. environ); sépales obtus ; pétales fortement nervés, obovales, beaucoup plus longs que le calice; staminodes opposés aux pétales, flabelliformes, à laciniures linéaires terminées par une glande; capsule ovale. %.

— Août, septembre. Prairies marécageuses. R. dans larr. de Romorantin ; Villeherviers, bords de la Sauldre (Em. Martin) ; AC. dans les près du Beuvron, depuis Neuvy jusqu'aux Montils ! R. ailleurs : Cheverny, prés du Pont-Rouge, sur la route de Contres! prés de la Rousseliére ! prés du Pont aux Bâcles ! Marais de Verdes ! val du Loir (Nouel) ; AR. autour de Mondoubleau (Legué).

SL ds dE de

109 = Distrib. géogr. — Europe sept., moyenne et australe dans la région subalpine ; Asie mineure, jusque dans l’Arménie, la région Pontique et le Caucase; Thibet ;

Sibérie; Japon

G. 114. RIBES. (Groseillier).

Calice à 5 divisions; 5 pétales très-petits ; 5 étamines incluses; 2 styles réunis à la base; fruit bacciforme. — Sous-arbrisseau x à feuilles alternes ou fasciculées.

399. R. Grossularia L. Sp.291, var. pubescens.— R. Uva crispa D. pubescens Gren. et Godr. fi. fr. I. 635. Lefr. cat, 12; Em. Mart. cat. 123. (Gr. grossulaire). Vulg. Groseillier à maquereau. — Rameaux présentant vers le haut des soies piquantes et pourvus en outre sous chaque bourgeon de 1-3 épines divariquées, très-acérées ; feuilles naissant en fascicule, pétiolées, pubescentes, à limbe orbiculaire, obtus ou arrondi à la base, trifide et crénelé-incisé sur les bords; 1 à 2 fleurs penchées naissant du même bourgeon que les feuilles et portées par un pédicelle court, velu, accompagné de 2 bractéoles; calice pubescent intérieurement, à tube campanulé et à lobes réfléchis, obtus, rougeâtres; pétales blanchätres, dressés, 2 fois plus courts que le calice, poilus à la base; style très-hérissé inférieurement; ovaire laineux, baie presque globuleuse, d’abord hispide, puis devenant glabre.

— Mars, avril. Haies, bords des bois. C.

Distrib. géogr. — Europe australe et moyenne jusque dans les provinces centrales de la Suède ; le Daghestan et le Caucase ; Himalaya; Afrique sept., dans P'Atlas.

Observ. — La plante orientale et celle qui croît dans la région des montagnes appartiennent plus particulièrement à la forme dont les fruits sont herissés de soies glanduleuses.

300. R. rubrum L. sp. 290. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 123 (lapsu : R. nigrum). (Gr. rouge). — Rameaux sans épines; pétiole cilié fimbrié inférieurement ; limbe des feuilles un peu pubescent en dessous, en cœur à la base, à 35 lobes inégalement crénelés ; fleurs en grappes, calice glabre à divisions spatulées, étalées ; Lin, cunéiformes, verdâtres; baies rouges ou blanches, pen-

antes.

— Avril, mai. Bois frais et couverts. AC. dans le val du Cher, de la Sauldre (Em. Martin) ; du Beuvron! de la Loire! du Loir (Nouel) et dans le Perche (Legué).

Distrib. géogr. — L'Europe tempérée et sept., jusqu’en Suède et dans la Russie arctique; Caucase ; Himalaya; la Sibérie; li Mandchourie; Japon; Amérique arctique.

Observ. — On cultive le Groseillier rouge dans tous les jardins ; les oiseaux friands de ses baies le disséminent souvent dans les bois.

Le Cassis (R. nigrum L.), est aussi fréquemment cultivé; il croît spontanément depuis l’Europe sept. et centrale, jusque dans l’'Himalaya et le Japon.

SZ 134 nca le, fe ES NE RE EE ne bg Luohk Dr PE (itartnpe TARN ÉS " » $. rx déj Ê ds)

CONSPECTUS DES ESPÈCES.

Tiges pourvues d’épines; fleurs solitaires ou géminées. . . . . KR. Grossularia, var. pubescens (359).

Tiges inermes ; fleurs en grappes. . . . KR. rubrum (360).

Fam. XXVI. CRASSULACZÆZZÆ Endl.

CRASSULACÉES.

Fleurs synoïques, régulières. Périanthe : formé d’un calice et d’une corolle; calice à4ou 5 divisions (rarement (6à30); pétaleslibres ou brièvement réunis par leur base, aussi nombreux que les divisions calicinales. Androcée : étamines en nombre égal à celui des pétales ou en nombre double; filaments tout à fait libres ou adhérents à la base des pétales. Gynécée : ovaires libres, uniloculaires, aussi nombreux que les pétales, souvent pourvus chacun à la base d’une écaille hypogyne et terminés par un style court à stigmate capité; carpelles membraneux, s’ouvrant par une fente longitudinale interne; graines RP nombreuses, à albumen charnu. — Plantes herbacées, à feuilles très-épaisses, dépourvues de stipules ; fleurs en cymes.

Famille très-voisine de celle des Saxifragées; elle n’en diffère que par ses fruits formés de carpelles libres, au moins en nombre égal à celui des divisions du périanthe. — Les plantes de cette famille doivent être étudiées sur le vif.

3 ou 4 pétales et autant d’étamines ; feuilles opposées, connées à la base; sres-polites'pläntossts; fe. MURS Rp le TILLÆA (115).

5 à 8 pétales (souvent 5); étamines en nombre double de celui des pétales ; feuilles éparses, rarement opposées, jamais connées ; tiges florifères ne naissant pas au centre d’une rosette radicale. SEDUM (116).

10 à 15 pétales (souvent 12); étamines en nombre double de celui des pétales ; feuilles éparses ; tiges florifères naissant au centre d’une roeine. 224 En Ca slt dis rade SEMPERVIVUM (117)

G. 115. TILLÆA. (Tillée).

Calice à 3ou 4 lobes; 3 à 4 pétales libres; 3 à 4 étamines ; écailles hypogynes nulles ou très-petites; 3 à4 carpelles ovales, renfermant ordinairement 2 graines.

361. T. muscosa L. sp 186. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 120. (T. mousse), — Très-petite plante rougeâtre, glabre: tiges formant de petites touffes souvent étalées sur le sol et radicantes ; feuilles opposées, connées à la base, ovales ; fleurs axillaires, sessiles, trèspetites; calice rougeâtre ; corolle blanche. ©.

— Juin, août. Bords des chemins, champs des terrains siliceux. C. seulement dans la Sologne, jusqu’à Cheverny et Cour-Cheverny ; se retrouve à Mont, dans les allées du parc de Clénor (de Pétigny).

Distrib. géogr. — Europe occidentale, depuis la Hollande et l'Angleterre, jusqu’en Portugal; provinces Rhénanes; Italie ; se retrouve en Orient, dans la Grèce et dans l’île de Crête ; Afrique sept.; Canaries.

G. 116. SEDUM. (Orpin).

5 à 8 sépales ; 5 à 8 pétales; 10 à 16 étamines, rarement 5 à 8; écailles hypogynes entières ou émarginées ; autant de cCarpelles que de sépales. — Herbes à feuilles charnues, planes ou cylindriques.

362. S. Telephium L. Sp. 618. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 121. (Orp. Reprise). — Plante glabre, glauque; souche produisant de nombreuses tiges dressées, hautes de 3 à 6 décim. ; feuilles sessiles, épaisses, souvent ponctuées de rouge, planes, plus ou moins dentées grandes (3 à 7 cent. long.); fleurs purpurines (diam. 10 à 12 mill.), en cymes Corymbiformes; sépales ovales, beaucoup plus courts que les pétales, ceux-ci lancéolés aigus; étamines adnées au moins jusqu’au tiers inférieur des pétales et en nombre double ; carpelles étalés à la maturité. %.

Varie :

a. rotundatum. — Feuilles ovales, les moyennes arrondies ou trèsbrièvement atténuées à la base.

b. cuneatum. — Toutes les feuilles obovales ou ‘oblongues, assez longuement atténuées en coin à la base.

— Juillet, août. Bords des bois frais, haies. AC. la var. b. aux environs de Bracieux et de Fontaine-en-Sologne ; le Perche.

Distrib. géogr. — Europe tempérée et sept., jusque dans les prov. mérid. de la Suède; Caucase; Sibérie.

Observ. — Les filets staminaux, dans tous les spécimens de Loir-et-Cher que j'ai pu voir, adhèrent plus longuement à la base des pétales que ne le disent les Flores, caractère qui, joint à la forme des feuilles très-atténuées à la base dans la var. b. cuneatum, rapproche singulièrement cette variété du S. Fabaria Koch.

La disposition des cymes varie aussi beaucoup; tantôt elles forment par leur réunion une large panicule corymbiforme, tantôt un thyrse plus ou moins allongé et compacte; ces dispositions diverses donnent à la plante un aspect assez différent, sans que d’ailleurs elles se trouvent subordonnées à d’autres caractères. M. Boreau à tenté pourtant d’élever toutes ces formes au rang d’espèces. — Cf. Boreau, Monographie de quelques Sedum du groupe Telephium.

363. S. Cepæa L. sp. 617. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 121. (Orp. faux pourpier). — Plante brièvement pubescente et glanduleuse, surtout vers le sommet; tiges très-rameuses, étalées ou un peu redressées, longues de 2 à 4 décim. ; feuilles glauques, épaisses, planes, spatulées, longuement rétrécies en pétiole, très-entières sur les bords, quelquefois éparses, mais plus souvent opposées,

ou même comme verticillées; fleurs blanches ou un peu rosées, … y

assez petites (diam. 5 à 6 mill.), longuement pédicellées, formant des cymes étalées disposées en étroite panicule ; lobes du calice lancéolés aigus ; pétales étroits, longuement acuminés; étamines en nombre double de celui des pétales ; carpelles dressés. ©.

— Juillet, août. Bois secs, talus des haies. AC., mais seulement dans les terrains siliceux.

Distrib. géogr. — Europe australe et tempérée, jusqu’en Belgique.

364. S. rubens L. sp. 619. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 121. (Orp. rougissant). — Plante rougeûtre, ponctuée dans toutes ses parties; tige de 5 à 15 cent., couverte de poils glanduleux, trèsrameuse des la base; feuilles éparses, cylindriques, atténuées aux deux extrémités; fleurs blanchâtres (diam 7 à 10 mill.), presque sessiles, unilatérales, en cymes disposées en panicules ombelliformes ; lobes du calice lancéolés deltoïdes, très-petits; pétales aigus, concaves avec la carène rouge, parsemés de glandes ; étamines en nombre égal à celui des pétales; carpelles étalés en Fat à la maturité, finement tuberculeux et un peu glandueux. ©.

Juin, juillet. Champs, vignes. AC.

Distrib. géogr. — Europe occidentale (depuis la Belgique jusqu’en Portugal), moyenne et australe; Afrique sept.; les Canaries.

36. S. pentandrum Boreau fi. cent. II. 205. Em. Mart. cat. 121. S. villosum Lefr. cat. 12. (Orp. à 5 étamines). — Plante brièvement velue glanduleuse ; tiges de 5 à 15 cent., souvent rameuses dès la base, à rameaux ascendants fastigiés; feuilles éparses, cylindriques obtuses; fleurs d’un rose pale (diam. 5 à 6 mill.), assez longuement pédicellées à l’aisselle des feuilles supérieures et formant des cymes très-irrégulières ; calice à divisions lancéolées; pétales acuminés; étamines en nombre égal à celui des pétales; carpelles dressés à la maturité. ©.

— Mai, juin. Champs humides ou mouillés l’hiver, dans les terrains siliceux. C. dans la Sologne; non observé dans le reste du département,

Distrib. géogr. — L’Ouest et le Centre de la France, dans la Sologne et dans la Brenne.

Observ. — Beaucoup d'auteurs considèrent le S. pentandrum comme une variété à 5 étamines du S. villosum L., et il faut reconnaître, qu’en dehors de ce caractère, l’espèce de Boreau n’en offre aucun autre qui soit précis. Il est cependant digne de remarque qu’on n'ait jamais constaté la présence du véritable S. villosum à 10 étamines, là où le S. pentandrum existe ; ce dernier peut donc être considéré tout au moins comme une variété bien fixée.

366. S. album L. sp. 619. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 121. (Orp. à fleurs blanches). — Plante glabre, souvent rougeñtre; souche très-rameuse produisant de nombreuses tiges florifères et des tiges stériles hautes de 1 à 3 décim.; feuilles cylindracées, ou souvent un peu épaissies au sommet, celles des tiges fertiles éparses; fleurs blanches, assez petites (diam. 5 à 6 mill.), à pédicelles allongés; cymes à rameaux disposés en panicule ombelliforme ; sépales courts, ovales, pétales lancéolés, un peu obtus; étamines en nombre double de celui des pétales; carpelles dressés à la maturité. %.

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Varie :

a. typicum. {S. album 9: — Tiges de 2 à 3 décim.; feuilles Jongues de 10 à 14 mill., presque cylindriques. :

b. micranthum. (S. micranthum Bast. ; Em. Mart. cat. p. 127). — Plante moitié plus petite dans toutes ses parties que la var, à. ; feuilles un peu épaissies en massue au,sommet.

— Juin, août. Lieux secs, murailles, vieux toits. La var. à. est C. partout; la var. b. plus spécialement sur les grèves du Cher (Em. Martin) ; de la Loire! et quelquefois sur les rochers calcaires.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans le nord de la Suède; Asie mineure et Caucase; Sibérie ; Afrique sept.

Observ. — En dehors des dimensions moitié moindres, il ne paraît pas exister de différences bien précises entre le S. album et le S. micranthum. Grenier et Godron ont mentionné la direction plus dressée des feuilles sur les rejets stériles dans le S. mnicranthum, plus étalée dans le S. album; mais ce caractère n’est guère constant. +

367. S. acre L. sp. 619. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 121. (Orp. äâcre). — Plante glabre, d’un vert pâle, glauque ou un peu rougeâtre ; souche très-rameuse émettant de nombreuses tiges radicantes à la base, les unes stériles, les autres florifères hautes de 1 décim. ; feuilles ovales cordiformes, épaisses, un peu comprimées, celles des rejets stériles très-serrées et souvent assez régulièrement imbriquées sur 6 rangs, celles des tiges florifères à la fin assez écartées ; fleurs jaunes (diam. 8 à 10 mill.), presque sessiles ; rameaux de la cyme courts, disposés en panicule ombelliforme ; sépales ovales, n’égalant pas la moitié des pétales, ceux-ci lancéolés aigus; étamines en nombre double de celui des pétales ; carpelles étalés en étoile à la maturité.

— Juin, juillet. Bords des chemins, rochers, murs. C.

Distrib. géogr. — Toute l’Europe (dans le nord, jusqu’en Islande); Anatolie ; Tauride; Caucase; Sibérie; Afrique sept.

368. S. sexangulare L,. sp. 313. S. Boloniense Loisel. (S. à 6 angles). — Plante glabre, d’un vert pâle, glaucescente ou un peu brune ; souche très-rameuse ; émettant de nombreuses tiges radicantes à la base, les unes stériles, les autres florifères hautes de 10 à 15 cent ; feuilles cylindriques linéaires, non élargies à la base, celles des tiges stériles très-serrées, disposées sur 6 rangs ordinairement réguliers, celles des tiges floriferes à la fin écartées ; fleurs jaunes (diam. 7 à 8 mill.), très-brièvement pédicellées; rameaux de la cyme arqués en dehors au sommet, disposés en panicule ombelliforme; sépales linéaires, égalant la moitie des pétales, ceux-ci étroitement lancéolés, très-aigus; étamines en nombre double de celui des pétales ; carpelles étalés en étoile à la maturité. %.

— Juin, juillet. Rochers, talus des routes. AR. Cour-Cheverny, buttes du Carroir près de la Béchardière! derrière le moulin de Beaumont ! talus de la route de Blois en arrivant au pont de Clénor! Cellettes, sur les affieurements des rochers calcaires dans la forêt de Russy! la Chaussée-St-Victor à Montprofond! et sur les Rochers ! ; St-Laurent-des-Eaux, bords de la Loire (Roger); Avaray, garenne de la Motte et avenue du château (id.)

Cr AR" NE

"PRE

Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusque dans les provinces mérid, de la Suède

et dans l’est de l'Angleterre. +

369. S. reflexum L. sp. 618. Lefr. cat. 12; Em. Mart. cat. 122. (Pet a feuilles réfléchies). — Plante glabre, glauque ou verte selon exposition ; souche très-rameuse produisant de nombreuses tiges stériles allongées et des tiges fertiles hautes de 2 à 4 décim.,; feuilles subcylindriques à peine comprimées, légèrement renflées . dans le milieu, très-brièvement mucronulées, celles des tiges stériles étalées ou un peu dressées, quelquefois réfléchies, peu serrées, si ce n’est au sommet des tiges; feuilles des tiges florifères éparses, longues de 1 à 3 cent.; fleurs jaunes assez grandes (diam. 10 à 12 mill.), très-brièvement pédicellées; cyme à rameaux disposés en panicule ombelliforme, étalés, arqués en dehors, non connivents après la floraison; périanthe souvent à 6-8 divisions ; sépales ovales, épais, concaves au centre dans les individus robustes, presque plans dans les petits spécimens, moitié plus courts que les pétales, ceux-ci pliés en gouttière et à sommet souvent relevé en capuchon; filets staminaux brièvement ciliolés à la base; étamines en nombre double de celui des pétales ; carpelles dressées. %.

— Juin, juillet. Vignes, bords des haies, clairières des bois secs. Distrib. géogr. — L'Europe moyenne (jusqu’en Transylvanie) et sept., jusqu’en Islande ; paraît manquer dans l’Europe austro-orientale. Ë

Observ. — Espèce très-polymorphe, mais dont les nombreuses formes ne semblent pas devoir être mentionnées, même au titre de variétés, parce qu’elles dépendent uniquement du milieu dans 4 lequel la plante végète ; M. Grenier a montré depuis longtemps + que la poussière pEnDeusEs glauque ou blanchâtre, qui recouvre | la tige et les feuilles des individus exposés à l’ardeur du soleil ou croissant dans les lieux très-secs, disparaissait complétement : lorsqu'on transportait la plante à l’ombre.

Les dimensions du S. reflexum varient également beaucoup. Sur les rochers et dans les bois secs, il ne dépasse guère 2 décim. ; mais dans les vignes, il peut être 1 fois plus grand et ses feuilles atteignent jusqu’à 2 et 3 cent. Je l’ai vu assez rarement à fleurs pentamères, souvent à fleurs hexamères; dans les individus trèsrobustes, les fleurs sont même à 7-8 parties. La concavité des divisions calicinales dépend aussi de la vigueur de la plante; chez les spécimens grêles elles sont presque planes, telles qu’on les voit toujours dans l’espèce suivante.

LS hi A ÉtS S 2

370. S. pruinatum Link in Brot. fi. lus. II, 209. S. elegans Lej.; Em. Mart. cat. 122. (S. pruineux). — Plante glauque ou verte; glabre ; souche très-rameuse, émettant de nombreuses tiges stériles ordinairement très-raccourcies et des tig®s florifères hautes de 2 à 3 décim.; feuilles linéaires, cylindriques, un peu acuminées, celles des tiges stériles très-serrées au sommet, où elles forment un cône renversé épais et court; fleurs d’un jaune d’or, assez petites (diam. 6 à 7 mill.); cyme à rameaux un peu arqués en dehors durant l’anthèse, puis promptement redressés connivents, disposés en panicule ombelliforme ; sépales toujours plans ;

étales acuminés ; étamines en nombre double de celui des pétaes; filets staminaux complétement glabres à la base; carpelles dressés. %.

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