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spécimen authentique du R. verticillacantha Mérat; je possède la plante distribuée par Léman sous ce nom; les dents des folioles sont presque simples, quelques-unes seulement bidentées et bien telles que les décrit Mérat; je ne vois pas dès lors comment séparer ce À. verticillacantha du R. andegavensis, dont il ne constitue qu’une forme à aiguillons plus robustes.
— J'ai dans mon herbier un exemplaire du À. dumetorum venant de Thuillier ; le réceptacle fructifère est ovoïde, tandis que dans sa description l’auteur le dit globuleux; ceci semble prouver que ce caractère n'avait pas d'importance à ses yeux. — Cf. Christ, die Rosen der Schweiz, 183. Quant au À. urbica, d’après les spécimens de Léman, il ne peut être séparé du À. dumetorum qu’à titre de forme moins velue.
— Le R. tomentella se presente parfois avec des pédoncules glanduleux ; sous cette forme c’est le R. similata Puget. Le spécimen venant de Léman, que j'ai dans mon herbier, a les pédoncules tout à fait glabres. C’est au R. tomentella (forme à pédoncules nus et à folioles presque sans glandes en dessous) qu’il faut rapporter le À. rugosa Dematra (non Thunb., nec Tratt.), plante peu connue, et dont aucun auteur n’a parlé jusqu’à MM. Lagger et Puget qui le rapportent à leur R. Friesu. (Cf. Bull. de la soc. Murithienne (1874). fase. IV. p. 27).
— Le R. Blondeana Rip., qui mérite peut-être d’être conservé comme espèce distincte, établit le passage entre le R. canina et les À. Jundzilli, R. rubiginosa et R. sepium.
341. R. Jundzilli Bess. Cat. hort. Crem. 117. var. occidentalis. — À. rubiginosa, var. Jundzilliana Em. Mart. cat. 104. (R. de Jundzill, var. occidentale). — Tiges de 8 à 15 décim., pourvues d’aiœuillons assez robustes, droits ou un peu crochus, ceux des rameaux florifères plus petits, quelques-uns parfois réduits à des soies ; stipules des feuilles supérieures dilatées ; 5 à 7 folioles assez fermes, ordinairement larges, bordées de dents ouvertes très-surdentées et glanduleuses, pâles en dessous et parsemées de poils brillants et de glandes inodores ou très-peu odorantes ; pédoncules solitaires ou en corymbe; fleurs grandes, d’un beau - rose; sépales pinnatifides au sommet, redressés, mais non persistants sur le réceptacle fructifère, celui-ci subglobuleux ou globuleux, hérissé de glandes ; styles très-courts, à peine saillants entre les étamines.
— Mai, juin. Bois, haies. R. Saint-[oup, pâtureau du val de la Prée (Em. Martin) ; Gièvres, haies voisines du Canal ! (id.); Selles-sur-Cher, taillis traversé par la route de Blois! Châtillon-sur-Cher, coteau de la Cave! Cheverny, bois des Pétardières et dans les haies du Breuil! — Disparaît quand le taillis grandit pour reparaitre après les coupes.
Distrib. géogr. — Le centre et l’ouest de la France, les Vosges. La forme typique croit dans le S.-E. de la France, dans la région Danubienne, l’Europe orientaie et jusque dans le Caucase, d’après M. Crépin.
Observ. — La plante de Loir-et-Cher est identique avec celle du Cher, publiée par M. Déséglises, et avec celle des Vosges distribuée par M. l'abbé Boulay; son aire géographique est certainement plus considérable que je ne puis l'indiquer ici, faute de matériaux. Ses grandes proportions, ses tiges robustes, ses rameaux florifères dépourvus de soies, ou à peu près, ses folioles moins coriaces, caractérisent suffisamment la variété occidentalis décrite ici, en même temps qu’ils en font une transition vers le R. canina. Il résulte que s’il est facile de distinguer le R. Jundzilli du R. canina, lorsqu'on a sous les yeux la forme typique de
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la plante de Besser, il n’en est pas de même lorsqu'il s’agit de la É
var. occidentalis.
M. Crépin, Prim. Monogr. Rosarum, fasc. V. p. 364, a parfaite-
ment démontré que cette forme typique était caractérisée par ses
petites dimensions, et par ses tiges grêles souvent sétigeres au sommet, comme celles du R. gallica, qu’il rappelle aussi par la texture coriace de ses feuilles et par leur apparence. Les stations de cette forme paraissent plus orientales ; elle croît aux environs de Lyon et dans la Savoie; dans la Volhynie et dans le Caucase. On peut consulter pour les synonymes l’intéressant travail de M. Crépin, 1. c., et celui de M. Christ, Die Rosen der Schweiz, 141.
Le R. Jundzilli, var. occidentalis, se présente sous plusieurs formes ; ses folioles sont ovales obtuses, ou ovales lancéolées trèesaiguës; la villosité, ordinairement assez abondante en dessous, est quelquefois réduite à une ligne de poils placés sur la nervure médiane ; les fleurs, souvent presque aussi grandes que celles du R. gallica, sont sensiblement plus petites dans les lieux trèsombragés.
342. KR. rubiginosa L. Mant. 564 Lefr. cat. 11: Em. Mart. cat. 103. R. rubigineuse). Plante exhalant au loin une odeur de pomme Reinette; turions (tiges de l’année) raides, droits, couverts d’aiguillons souvent très-inégaux, les uns robustes, crochus, les autres droits, grêles, subulés, entremêlés parfois de quelques soies; stipules supérieures très-dilatées; 5-7 folioles ovales ou arrondies, assez petites, doublement dentées, pubescentes grisâtres et couvertes en outre de nombreuses glandes très-odorantes ; fleurs ordinairement d’un rose vif; pédoncule hispide glanduleux ; divisions calicinales pinnatifides au sommet, redressées après l’anthèse et persistant assez longtemps sur le réceptacle fructifère globuleux, subglobuleux ou ovoïde ; styles très-courts, à peine saillants entre les étamines.
— Mai, juillet. Haies, bois, coteaux. C.
Distrib. géogr. — Europe tempérée et australe.
Observ. — Le R. rubiginosa se rencontre sous des aspects très-
divers, mais qu'il est difficile de caractériser d’une façon precise.
La forme à pédoncule solitaire paraît représenter plus spécialement le type; celle dont les fleurs sont en corymbes plus ou moins fournis, constitue le R. umbellata de beaucoup d'auteurs. Le R. rotundifolia Rau, trouvé à Cour-Cheverny, dans le parc de Beaumont où il n'existe plus aujourd’hui, est remarquable par ses aiguillons très-rapprochés sur les tiges, droits, grêles, très-inéaux; les folioles sont très-petites, ovales. Beaucoup d’autres ormes ont encore été distinguées, selon que le réceptacle fructifère est glabre ou hérissé de glandes, les folioles grandes ou petites, les styles pubescents, velus ou hérissés (???), etc. ete. La persistance des divisions calicinales sur le réceptacle fructifère jusqu’à la parfaite maturité, paraît constituer au premier abord un caractère important; mais M. Crépin affirme (Notes sur quelques plantes rares ou critiques, II. 37 et 39), que ce caractère très-réel dans certaines espèces appartenant à d’autres groupes, n’est qu’un simple accident chez les Rubiginosæ, et qu’il coïncide toujours avec l’avortement de la majeure partie des carpelles, et, je puis ajouter, souvent avec une déformation du tube calicinal.
343. R. sepium Thuill. F1. Par. 250. (Rosier des buissons).— Trèsvoisin du À. rubiginosa, il en diffère surtout par ses turions flexueux, souvent arqués et recourbés au sommet; par ses aiguillons ordinairement tous semblables et crochus; ses glandes sont
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moins odorantes, les réceptacles fructifères plus allongés, les divisions calicinales réfléchies après l’anthèse. Sy
Varie :
a. typica {R. sepium Thuill.). — Fleurs blanches ; pédoncules et réceptacles fructifères glabres; feuilles oblongues étroites, très-atténuées à la base. C. — On trouve assez fréquemment dans les haïes une forme ambiguë, à pédoncules glabres, mais à folioles obovales qui constitue latransitio vers la var. suivante.
b. #icrantha (R. micrantha Sm.) — Fleurs roses ; pédoncules, et souvent réceptacle fructifère couverts de glandes ; feuilles arrondies ou trèsbrièvement atténuées à la base. AC. ‘
— Mai, juin. Haies, buissons sur les collines.
Distrib. géogr. — Europe centrale (Allemagne) et occidentale depuis lAngleterre jusqu’en Espagne.
344. R. tomentosa Sm, fi. brit. 2. p. 529. Lefr. Cat. 11; Em. Mart. cat. 103. (R. tomenteux). — Tiges élevées robustes, pourvues d’aiguillons presque droits, à peu près égaux entre eux; stipules. supérieures dilatées ; 5 à 7 folioles tomenteuses grisâtres surtout en dessous, bordées de dents plus ou moins surdentées; pédoncule et tube du calice glanduleux; fleurs rosées, assez petites ; divisions calicinales pinnatifides au sommet; réceptacle fructifere ovoïde ou globuleux ; styles très-courts, faisant à peine saillie au milieu des étamines.
Varie :
a. genuina. (R. tomentosa Sm.). — Tube du calice ovoïde pendant l’anthèse; sépales promptement réfléchis. AC. aux environs de Romorantin ; Lanthenay ! Villeherviers ! Langon ; Montrieux (Em. Martin.). AR. ailleurs : Cheverny ! Cour-Cheverny! Cellettes! Chitenay ; Sargé Fontaine-Raoul!
b. subglobosa. (R. subglobosa Sm.). — Tube du calice sphérique dès l’anthèse; divisions calicinales redressées sur le réceptacle fructifère, mais non persistantes. RR. Souesmes (Déséglises); paraît assez répandu dans le Perche : Chauvigny, bords du ruisseau de la Convertière! Sargé, haies à St-Martin! et près de la ferme des Granges ! Baillou ! Mondoubleau (Legué).
Distrib. géogr. — Presque toute l’Europe, jusque dans les provinces mérid. de la Suède et le nord de la Russie; région Pontique et Caucase ; Sibérie; Afrique boréale, — La var. b. est plus spéciale à la région occidentale de l’Europe.
Observ. Le R. pomifera Herm., subspontané aux Montils, dans les bosquets du château longeant la route de Candé, et où il fleurit rarement, se reconnaît à ses grandes folioles oblongues obtuses, cendrées pubescentes et parsemées en dessous de glandes brillantes ; à ses petites fleurs d’un rose vif; à ses gros fruits sphériques, couronnés par les divisions calicinales qui persistent jusqu’à la maturité. Indigène dans la région montagneuse du centre de l'Europe. L