‹ Flore de Loir-et-Cher, comprenant la description, les tableaux synoptiques et la distribution géographique des plantes vasculairesChapitre 9 sur 265 · XLII · texte numérisé non relu

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mum, que de récentes observations de M. l’abbé Séjoutnié Ë permettent d’y considérer comme réellement spontané ; le

-Gnaphalium sylvaticum se trguve dans presque toutes les

jeunes coupes de bois, en société des Epilobium montanum

et lanceolatum. C'est aussi dans la forêt de Blois, près de

Ja Picardière, que l’abbé Lefrou récoltait jadis l’Erica

ciliaris ; cette jolie EÉricacée paraît avoir complétement disparu. | |

Val et coteaux de la Loire. — Le lit actuel de Ja.

Loire, les berges qui l’enserrent et la large vallée où jadis elles’étendaitlibrement, présententune végétation en partie adventive empruntée, soit à la région supérieure traversée par le fleuve, soit à des régions lointaines, à l’Amérique et à l'Asie, ainsi du reste qu’on l’a observé pour la végétation des vallées des grands cours d’eau. CAMES a fourni le Xanthium macrocarpum, qui pullule partout sur les grèves, les Solidrago glabra et Canadensis, que les plantations d'Oseraies feront bientôt disparaître ; çà et là, l’Aster novi Belgii, parfois en excessive abondance, le Nicandra physalodes, qui croît plus volontiers dans les cultures fraîches du val, l'Œnothera biennis, qui abonde dans les jachères, et fut introduit dans la première moitié du XVIIe siècle, au témoignage de Morison. Parmi les plantes empruntées à l’Asie, on peut citer peut-être les deux Datura, très répandus dans le val; quant au Vandellia erecta, età son compagnon fidèle des limons gras de la Loire, l’lisanthes gratioloides, ils sont chacun d’origine différente ; le premier, qui abonde dans les rizières de l'Inde et du Japon, a été observé en Europe depuis un temps immémorial, sur la vase de quelques étangs et sur les bords de plusieurs rivières. L’//ysanthes gratioloides, d'introduction récente, est américain ; il sera intéressant de suivre sur les bords de la Loire, où, dans notre région ils sont encore l’un et l’autre peu multipliés, sa lutte avec

son voisin, le Vandellia, lutte pour l'existence qui, dans

la Basse Loire, s’est terminée par l'extinction presque complète de la plante asiatique. | Parmi les espèces amenées des régions supérieures du

cours de la Loïre, on peut citer surtout: Thalictrum pu-

bescens, qu’on ne trouve pas en dehors des levées ou des

coteaux de la Loire ; Centaurea maculosa, parfois abon-.

dant dans les îles, mais dont l'apparition est très irrégulière ; Anthemis montana, dont la présence m'aétérécemment signalée dans l’ile de Nouan; Scrophularia canina, etc. nues espèces, méridionales ou occidentales, ont au contraire remonté le cours du fleuve en gagnant de proche en proche ; ce sont: Glaucium luteum, Trifolium Michelianum, Trigonella ornithopodioides, celui-ci non encore

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observé dans le département, mais dont l'existence a été constatée dans l’Indre et-Loire et dans le Loiret; Bromus maximus et B. madritensis. F5,

En dehors de cette végétation réellement adventive, le

val de la Loire présente une riche flore, qui lui est en

grande partie propre. Sur les sables du fleuve on trouve :

Poa pilosa, Crypsis alopecuroides, Scirpus Michelianus, Carex ligerina et C. Schreberi, Equisetum hiemale et ra-

mosissimum, Blitum rubrum, toujours rare chez nous, Bupleurum affine, Crucianella angustifolia, Veronica verna; Linaria carnosa; dans les flaques d’eau : Marsilea quadrifolia, Helosciadum inundatum, Naias major et N. minor, et quelquefois Potamogeton compressus et trichoi-

des, Chara obtusa; les espèces des eaux dormantes ont .

été malheureusement presque toutes détruites dans ces

dernières années par l'Elodea Canadensis, qui du reste

araît lui-même tendre à disparaître; sur les berges et dans es parties herbeuses pullulent : Tanacetum vulgare, An-

dropogon Ischæœmum, Artemisia campestris, ce dernier

portant assez souvent sur ses racines le bel Orobanche arenaria ; le Peucedanum opacum et le Sium latifolium n’ont été l’un et l’autre observés chez nous que dans la

. vallée de la Loire.

Dans les cultures du val, je puis citer comme plantes particulièrement intéressantes : Valerianella coronata, Silene conica, Ornithopus ebracteatus et compressus, (ragea arvensis et surtout le rare Gagea stenopetala ; dans les prairies grasses, le. Peucedanum carvifolium abonde partout; le Fritillaria Meleagris est également

très répandu sur quelques points favorisés, tels que les

prés de Briou; quant au Muscari Botryoides on ne lui connaît encore que deux localités, mais il est probablé qu’il sera retrouvé ailleurs; le Scutellaria hastifolia n’est pas rare dans les fossés humides.

La végétation des bois du val mérite une mention spéciale, c’est là qu’on trouve, et souvent en abondance: Isopyrum thalictroides, tous les Primula, Scilla bifolia, Galanthus nivalis, Carex strigosa, et quelquefois sur les rives et adhérant aux racines des Aulnes ou des Peupliers, le beau Clandestina rectiflora, qui a chez nous, à Cour-

bouzon, sa station la plus orientale.

Les coteaux calcaires qui dominent le val de la Loire,

au Sud et au Nord, un peu au-dessus de Blois, ont une’

flore qui présente un intérêt d'autant plus vif, que c’est sur qui P P » 4

l’un d’eux, le coteau de la Chaussée St-Victor, que vient

finir la végétation d’une plante tout-à-fait méridionale, l'Helianthemum salicifolium ; on y trouve en outre, sur le coteau sud: Æelianthemum montanum, pulverulentum

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nd FL Ce | KA | Ë ne et-procumbens, Thalictrum pubescens, Geranium lucidum, __ Globularia Willkommii, Anemone Pulsatilla, Ononis Co: __ lumnæ, Cytisus supinus ; le coteau nord est plus riche en= core; on peut y récolter en abondance, outre l’Helianthe- « . mum salicifoliura cité plus haut: Trigonella monspeliaca,

Helianthemum pulverulentum, Fragaria collina, Sedum « sexangulare, Bupleurum aristatum, Ononis Columnæ, __ Orobanche cærulea, Orobanche Teucrii, Medicago Ge rardiet M. orbicularis, Valerianella eriocarpa, et dans

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les cultures qui bordent le sommet des rochers: Bromus maximus,. Veronica prœcox; c’est non loin de là dans un puits de la Chaussée St-Victor, que se trouve l’Adianthum « Capillus-Veneris, charmante fougère,donton ne connaîten … France aucune autre station plus septentrionale. à Au-dessous de Blois, et sur les deux rives de la Loire, la nature du sol des coteaux change brusquement; le calcaire de Beauce est remplacé par la craie (sénonien), qui du reste est presque partout recouverte par une couche plus ou moins épaisse d’argile à silex; d’autre part, principalement sur la rive droite, les terrains très cultivés ne laissant aucune place à la végétation spontanée, le bota- . niste trouve peu à glaner ; c’est là pourtant que se déve … loppent deux plantes intéressantes, l’une: Tulipa sylvestris : qui occupe toutes les vignes, tous les champs du coteau, depuis Chouzy, jusqu'à Blois, et qui même se retrouve au-delà, dans les vignes de Suèvres et de Mer; l’autre, =" Androsace maxima, jolie Primulacée plus fréquente dans le midi, jadis très abondante sur tout le coteau des Grouëts, mais. qu’on n’y rencontre plus aujourd’hui que d’une façon intermittente. Les petits bois qui, vers Cou-= langes et Chouzy recouvrent ces argiles, sont souvent creusés de ravins profonds; c’est là seulement, dans le dépar: tement, que croît le charmant Myosotis sylvatica, souvent en société du Pulmonaria affinis, aux corolles roses et. bleues, et de l’Aspidium aculeatum. 4 La rive gauche de la Loire est plus boisée, et dès lors sa végétation plus variée et plus intéressante ; d’une part la forêt de Russy occupe tout le coteau depuis Chailles Jusqu'à Saint-Gervais, où se produit une coupure qui arrête brusquement le développement du calcaire lacuss < tre ; d’autre part les bois de Rs se prolongent sur ei une étendue de 5 à 6 kilom., avec des alternances de * croupes élevées, presque dénudées où la craie afleure. Parmi les plantes intéressantes de la forêt de Russy on peut citer surtout: Lathyrus sylvestris, Orobus niger, La thræasquammaria, Galium peregrinum,Carex depauperata, nr et dans les buissons au bas du coteau: Symphytum tube: rosum, Corydallis solida, Isopyrumthalictroides; Morison,

. y trouvait encore Lchnis viscaria et le Dr Monin, le Ly-

chnis diurna ; ces deux plantes n’ont pas été retrouvées. Lés bois de Chaumont fournissent égalementle Lathræa » squammariaetavec lui: Luzula pilosa, Primula elatior, Pul- » monaria affinis; le Myosotis sylvatica se retrouve dans . les dépressions ombragées et l’Aspidium aculeatum dans - les ravins qui avoisinent Chaumont; c’est là également, dans le bois montueux qui constitue le parc du château, que croit en abondance le Luzula sylvatica.

…__ Sologne. — Ce nom est involontairement associé dans

l'esprit de tous à de vastes marais, à des étangs sans fin,

- soit encore à des plaines de sables arides, dont la monoto-

- nie n’est interrompue que par de chétifs bois de Pins ou

… de Chênes rabougris ; c'était bien là en effetle désolant as-

54 du pays, il y a moins d’un demi-siècle ; mais depuis

» le tableau a changé. Sous les efforts réunis d'hommes in- telligents, et souvent par le fait d'initiatives privées, les

- marais ontété en partie desséchés, de nombreux étangs

- transformés en prairies, les landes sèches ou les mauvais

- bois en vignobles ; partout où le sol s’est trouvé suffisam-

- ment perméable, de vastes étendues ont été défrichées et constituent aujourd’hui des. champs fertiles ; d'excellentes

routes sillonnent le pays et ce n’est plus que dans la por-

tion la plus reculée du département, vers l'Est et le N.-E.,

” qué la Sologne d’autrefois se retrouve aujourd’hui. |

. C’est assez dire que la végétation s’est grandement res- 3

- sentie de ce nouvel état de choses. Telle espèce intéres-

sante qui croissait aux portes de Romorantin, ne se re- |

. trouve plus qu’à un nombre respectable de kilomètres ; Le

… quelques-unes, et malheuresement parmi les plus rares, |

ont été détruites ou à peu près, et le temps est proche où

… bon nombre des localités signalées dans le catalogue du

plus persévérant explorateur de la Sologne, M. Em. Mar-

tin, ne seront plus que des souvenirs.

… Pourtant dans l’état actuel des choses, le champ à explo-

… rer est encore vaste, et nombre de coins, en Sologne, ont

» conservé le caractère de leur végétation primitive. Si les - marais sont moins étendus, les étangs moins rapprochés,

- les landes plus rares, ce qu’il en reste suffit pour fournir

encore aujourd’hui une intéressante moisson; on en pourra

Bone par le tableau que j'en trace ici. |

- L'association des plantes des eaux et des marais est à peu près la même dans toute la Sologne, au moins par- ;

tout où l’élément calcaire fait absolument défaut dans le 14

sol. Dans les eaux dormantes des mares et des étangs, on ES

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rencontre presque constamment: Scirpus fluitans, Juncus he-

derophyllus, Alisma natans, Potamogeton polygonifolius et

gramineus, Littorella lacustris, Myriophyllum alterniflo- | rum, et, au printemps : Ranunculus tripartitus, R. Ololeucos, R. aquatilis, var. radians; quelques étangs, dont «

l’eau est très pure, renferment en outre : Potamogeton obtu-

sifolius, Pot. acutifolius, Pot. trichoides, Trapa natans,

Marsilea quadrifolia, Isoetes velata, Is. adspersa et toutela.

légion des Chara et des Nitella, dont la Sologne réunit 7

la presque totalité des espèces signalées d’ailleurs en France ; le rare Alisma parnassifolium, l’une des perles de

la flore de la Sologne, se rencontre tantôt immergé avec des feuilles flottantes, tantôt émergé sur les vases hu- … mides ; mais 1l n’habite qu’un très petit nombre d’étangs

et disparaîtra peut-être.

La végétation des étangs desséchés ou de leurs vases. limoneuses est intéressante à observer; c’est à-peu-près exclusivement dans ces conditions de sol et d'humidité que se développent, souvent en excessive abondance : Potentilla supina, Elatine hexandra, Bidens radiata, Scirpus ovatus et Sc. supinus et surtout Carex cyperoides; on y trouve aussi les deux Zsoetes, qui revêtent alors un aspect assez différent, leur souche devenant plus épaisse, leurs feuilles plus grosses et plus dures, courbées en arc sur le sol.

C’est encore aux bords des étangs que végètent de préférence: Limosella aquatica, Isnardia palustris, Alisma ranunculoides, Deschampsia Thuillieri, Antinoria agrostidea et quelquefois Carex filiformis, ce dernier ne fleurissant guère que lorsqu'il est à moitié submergé.

La flore des grands marais des terrains siliceux est beaucoup plus riche que celle des marais des terrains calcaires, etils n’ont pour ainsi dire pas d'espèce qui leur soit commune. La liste des plantes des marais de la Sologneest longue, et je ne citerai ici que les espèces les plus:

remarquables : Ranunculus hederaceus, Utricularia minor .

et sa variété Bremii, Drosera intermedia et D. rotundifolia; Myrica Gale; Pinguicula lusitanica ; Peucedanum palustre; Hypericum Elodes ; Salix repens ; Scirpus pauciflorus, S, cæspitosus, S. uniglumis, S. multicaulis, Ga-

rex stellulata, C. elongata, C. lævigata et quelquefois C.

ampullacea ; Eriophorum angustifolium et E. latifolium ; là où les Sphagnum forment des couches épaisses et sou-. vent flottantes, végètent de préférence, et ordinairement associés : Comarum palustre, Eriophorum gracile, Epilobium palustre. Le Lycopodium inundatum aime à ramper surun sable bien pur, et il suffit parfois pour provoquer. son développement de débarrasser le sol sur un petit espace des herbes qui l’obstruent ; les Rhynchospora alba et fu$ca se montrent un peu partout dans les lieux fan=.

geux, mais c’est dans la haute Sologne seulement qu’ils croissent en excessive abondance; enfin certaines fou- gères pullulent dans les marais: Osmunda regalis, Blech- - num spicant, Asplenium filix fœmina et A. thelipteris; . Aspidium spinulosum etc. | |

- Quant aux petits marais ou tourbières circulaires qu’on » rencontre assez souvent dans la partie ouest de la Sologne - et dont l’origine est encore inexpliquée, leur végétation » est naturellement formée d’un nombre très restreint d’es- - pèces ; les deux Drosera s'y montrent à peu près constam- ment, et avec eux: Comarum palustre, Epilobium palustre, … Eriophorum gracile et quelquefois Salix repens (1).

…. Les prairies de la Sologne fournissent un grand nombre - de plantes intéressantes, maïs dont la plupart ne se rencontrent que par places; c’est ainsi que le Carex Buxbau- . mii, répandu surtout aux environs de Romorantin, ne croi guëre que dans les prés très argileux; le Ranunculus

. langée d’une légère proportion de chaux. Mais par contre

- O. Conopea, O. coriophora; plusieurs Scirpus, parmi SRE S. pauciflorus, S. uniglumis et quelquefois

. rantin deux trèfles curieux pour la région: Trifolium maritimum et T. michelianam, qui se retrouvent l’un et

l'autre dans la vallée de la Loire et dans celle du Cher ; le

Æ Re -

; Le (1) Il serait intéressant de rechercher l’origine de ces marais en mi- - niature, qui occupent constamment une légère dépression au milieu d’un bois, d’un champ, soit même d’un vignoble et dont la présence . imprévue étonne toujours. Le diamètre de ces fosses circulaires dépasse rarement 15 mètres ; le milieu est occupé par une couche de Sphagnum - dont l'épaisseur varie de 1 à 6 mètres, et qui est recouverte par les plantes que je viens de citer, auxquelles se joignent ; Salix aurita et … cinerea, Betula alba, Erica tetralix. Cette masse de Sphagnum, et la végétation qu’elle porte, flotte entourée d’une ceinture d’eau, où l’on observe assez souvent : Utricularia minor et sa variété Bremii. J'ai rencontré ces tourbières principalement sur les communes de Che- . verny, de Cour-Cheverny, de Tour-en-Sologne, de Bracieux et de - Choussy, c’est-à-dire sur la limite occidentale de la Sologne. Comme elles se trouvent souvent au voisinage du calcaire, on peut supposer peut être, que ce sont de très anciennes exploitations de marnes,

T. filiforme, est également assez commun dans toute la . Sologne, dans les prairies ou sur les pelouses fraîches, : souvent associé au Nasturtium pyrenaicum, plus répandu que lui. | , 14 RTURR

La végétation des landes diffère sensiblement, selon que le sol siliceux qu’elles occupent est sec ou humide. Dans | les deux cas, les bruyères et les Ulex dominent ; mais c’est … seulement dans les landes humides que l’on trouvera asso ciés à l’Erica tetralix, les Pinguicula lusitanica, Anaga- Ilis tenella, qui se retrouve d’ailleurs dans toutes les prairies humides, Microcala filiformis, Poly gala depressa, Fedicularis sylvatica, Juncus squarrosus, Genista anglica, : Viola canina. Et

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Les landes sèches, ou seulement fraîches, fourniront Be Arnica montana, Ajuga pyramidalis, Hypochæris macu- « lata, Arenaria montana, Viola lancifolia, et plus rare- … ment Erica vagans, Simethis bicolor, Lobelia urens, Po- « tentilla splendens, celui-ci toujours dans le voisinage de la marne ou de l’argile, de même que l’Erica scoparia ; Asphodelus ramosus, qui se développe de préférence, et souvent en extrême abondance, dans les landes parse=

mées de vieux Chênes, quelquefois en société d’une autre | Liliacée, le Phalangium Liliago (1) ; c’est encore dans les … bruyères que se trouve, mais toujours très localisé, une charmante Iridée de la France occidentale et de l'Europe australe, le Gladiolus illyricus ; enfin presque partout, sur les racines de l’Ulex nanus on pourra observer l’'Orobanche Ulicis, à fleurs d’un rouge sang à l’intérieur. el

La végétation des boïs de la Sologne, si l’on en excepte les bois de résineux, a beaucoup d’analogie avec celle des = bruyères sèches, et dans les années qui suivent les coupes, les plantes y apparaissent presque les mêmes ; dans les par= ties humides ou tourbeuses, certaines fougères s’y mon trent très abondantes, telles que : Asplenium Filix fœmi- à na, Aspidium spinulosum, Osmunda regalis, et c'est dans ces n conditions, mais seulement dans l’Est de la Sologne que ” croissent chez nous spontanément le Pirus Aucuparia et . beaucoup plus rarement le Rubus Idœus et l’Oxalis Ace= tosella; puis ça et là dans les parties sèches ou fraîches, mais toujours très localisés : Convallaria maialis ; Pyrola « rotundifolia; Scilla nutans; Primula vulgaris et Pr. elatior ; dans la région N. E., là où les bois sont en pars

(1) Cette belle espèce n'a pu préndre place dans la Flore de Loir-eta Cher ; elle a été trouvée dans une herborisation faite avec M. E. Martin et M. l'abbé Séjourné, le 9 juinr885, sur la commune de Mennetou, dans le pâtureau de Bailly. où elle abonde sur la pente qui domine le ruis=" " seau, près de sa source; elle se retrouve aussi plus bas, non loin de la route de la Fringalle, | #2

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