L. FeuiLLes RADICALES PARAISSANT APSES LES FLEURS
TUSSILAGO Z.
Plantes hélérogames. Péricline à folioles appliquées, disposées sur deux rangs. 1° Fleurs hermaphrodites peu nom- T. IL,
2 SYNANTHERESS.
breuses, placées au centre, tubuleuses, stériles; anthè.res échancrées à la base en deux lobes arrondis. 2° Fleurs femelles ligulées, fertiles, placées sur plusieurs rangs à la circonférence; style à branches courtes, dressées, cylindracées, obtuses, couvertes de papilles stigmatiques sur toute leur surface; akènes cylindriques, atténués aux deux extrémités, munis de côtes ; aigrette formée de poils à peine ciliés. Réceptacle plane, alvéolé. — Calathide sohtaire au sommet de la tige ; feuilles alternes.
T. FARFARA L. Sp. 1214; Willm. Phyt. 1001 ; Soy.- Wül. Cat.; Dois. 710; Hol. 361. — Calathide penchée avant l’anthèse, dressée au moment de la floraison, penchée de nouveau à la maturité, péricline cylindrique, un peu épaissi à la base, à folioles scarieuses et violâtres sur les bords, obtuses, munies de 5-4 nervures fines, et souvent d’une ou de deux dents surles côtés; les folioles extérieures un peu plus courtes et de moitié plus étroites; fleurs femelles en languette très-étroite, étalées, une fois plus longues que celles du disque. Akènes bruns, glabres, deux fois plus courts que l’aigrette blanche-soyeuse. Feuilles radicales paraissant après que les fleurs sont détruites, grandes, un peu épaisses, pétiolées, vertes en dessus, blanches-tomenteuses en-dessous, arrondies, échancrées en cœur à la base, lobées-anguleuses et dentées sur les bords; feuilles caulinaires en forme d'écailles ovales-lancéolées, rapprochées, dressées, demi-embrassantes, ordinairement violettes extérieurement, blanches-tomenteuses à la face interne. Tige simple, uniflore, dressée, un peu laineuse. Racine épaisse, charnue. — Fleurs jaunes.
Com.; champs argileux et humides. #, Mars-avril.
PETASITES Gaœrtn.
Plantes presque dioïques. Péricline à foliolesembriquées, disposées sur 2-3 rangs. 1° Piante hermaphrodite : fleurs presque toutes hermapbrodites, stériles, à corolles tubuleuses-campanulées régulières ; anthères échancrées à la base en deux lobes arrondis. 2° Piante femelle : leurs presque toutes femelles, fertiles, à corolles filiformes et tronquées obliquement; style comme dans les Tussilago ; akènes cylindriques, atténués aux deux extrémités, striés ; aigrette formée de poils à peine ciliés. Réceptacle plane,
SYNANTHÈREES. 5 alvéolés — Calathides nombreuses, en thyrse au sommet de la tige ; feuilles alternes.
P.OFFICINALIS Moœnch. Meth. 568; Hol. 362; Tussilago Petasites L.Sp. 1215 ; Willm. Phyt. 1002 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 771.— Calathides de la plante hermaphrodite sessiles (les inférieures brièvement pédonculées) disposées en thyrse ovale serré et pourvu de bractées larges ovales-lancéolées; calathides de la plante femelle plus petites, portées sur des pédoncules beaucoup plus longs et souvent rameux, disposées en thyrse oblong et pourvu de bractées étroites ; péricline cylindrique, à folioles brunes ; les intérieures oblongues, scarieuses et violettes sur les bords, à 3-5 nervures fines ; les extérieures un peu plus courtes, deux füis plus étroites, à 1-3 nervures; branches du style des fleurs hermaphrodites courtes, ovales. Akènes deux fois plus courts que l’aigrette blanche:soyeuse. Feuilles radicales paraissant après que les fleurs sont détruites, très-grandes, longuement pétiolées, réniformesen cœur, vertes et à la fin glabres en dessus, blanches-tomenteuses en-dessous, inégalement dentées, profondément échancrées à la base en deux lobes arrondis saillants vers l’échancrure mais non contigus; le fond de l’échancrure bordé par une nervure; feuilles caulinaires en forme d'’écailles, dressées, demi-embrassantes, purpurines, beaucoup plus larges et moins nombreuses dans la plante hermaphrodite que dans la plante femelle, se terminant quelquefois par une véritable feuille. Tige simple, dressée, un peu laineuse. Racine épaisse, charnue, rampante. — Fleurs roses ou purpurines.
Prairies humides, bords des rivières. Nancy { Maron, Rémeréville, Villers-le-Sec : Soyer-JFillemet); Roville : Bard; Nomeny : Honnier; Lunéville, Lorquin, Herbévillers: de Baudot. Metz( Vallières, moulin de Longeau, vallon de Montvaux, Ars : Holandre; Moyeuvre); Longwy. Commercy, Sampigny, Récourt, Moulainville: Doisy. Vallée de la Moselle: Mougeot. %. Mars-avril.
P. ALBUS Gœrln. Fruct. 2, p. 406; Tussilago alba et frigida Willm. Phyt. 1005. — Se distingue aux caractères suivants : calathides de la plante hermaphrodite toutes pédonculées (les inférieures longuement) disposées en thyrse ovale peu serré ct pourvu de bractées nombreuses linéaires-acuminées ; péricline à folioles d’un vert-blanchâtre ; branches du style des fleurs hermaphrodites allongées, linéaires-lancéolées-acuminées; feuilles radicales moins grandes, plus fortement tementeuses et blanches en-dessous, orbiculaires, anguleuses et dentées-mucronées sur les bords, profondément échancrées à la base en deux lobes parallèles, presque
A SYNANTHERÉES.
contigus ; le fond de l'échancrure non bordé par une nervure, mais var le parenchyme; fleurs blanches.
Le long des ruisseaux dans les hautes Vosces., sur le granit ges) 8
(Hohneck, Rotabac Ballon de Soultz, etc.: Mougeot).#.Avril-mai.
JT. Feu:LLes RADICALES PARA!SSANT AVANT LES FLEURS.
ADENOSTYLES Cuss.
Péricline double ; l'intérieur cylindrique, formé d’ux seul rang de folioles ; l'extérieur trés court, à 1-2 folioles; fleurs toutes tubuleuses hermaphrodites, à tube brusquement dilaté en cloche; anthères arrondies à la base; filets dilatés au sommet; style à branches arquées en dehors, demi-cylindriques, munies de deux bourrelets stigmatiques larges et confluents au sommet. Akènes cylindriques, atténués aux deux extrémités, munis de côtes; aigrette formée de poils brièvement ciliés, disposés sur plusieurs rangs. Réceptacle plane, nu. — Feuilles caulinaires alternes.
A. ALBIDA Cass. Dict. 1, supp. p. 59 ; Cacalia albifrons L. fil. Suppl. 353; Willm. Phyt. 983. — Calathides disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes corymbiformes compactes ; péricline intérieur cylindrique, à 3-6 folioles oblongues, obtuses, étroitement appliquées, mais étalées au sommet; 3 à 6 fleurs à tube allongé. Akènes brunâtres, glabres, cylindriques, atténués aux deux extrémités, égalant presque l’aigrette blanche fragile ; réceptacle étroit, tuberculeux. Feuilles vertes en dessus, blanchâtres et cotonneuses en-dessous; les radicales très-grandes, pétiolées, réniformes, profondément ea cœur à la base, inégalement et fortement dentées, souvent anguleuses ; les caulinaires plus petites, pourvues d’un pétiole plus court et embrassant ordinairement la tige par deux appendices foliacés arrondis. Tige dressée, rameuse. Racine fusiforme, écailleuse.— Fleurs purpurines.
Bords des torrents et rochers humides des montagnes des Vosges, sur le grès vosgien et le granit, depuis les montagnes de Dabo et de Saint-Quirin jusqu’au Ballon de Giromagny.#. Juillet-août.
Nora. Le Cacalia alpina ne se trouve pas dans les Vosges.
er
SYNANTHÈREES.
EUPATORIUM L.
Péricline cylindrique, à folioles embriquées; fleurs toutes tubuleuses hermaphrodites, à tube insensiblement dilaté au sommet; anthères arrondies à la base ; filets dilatés au sommet ; style à branches arquées convergentes par le sommet cylindracé obtus, munies dans leur partie inférieure seulement de deux bourrelets stigmatiques étroits distincts. Akènes cylindriques alténués aux deux extrémités, munis de côtes; aigrette formée de poils dentelés, disposés sur un seul rang. Réceptacle plane, nu. — Feuilles caulinaires opposées.
E. CANNABINUM L. Sp. 1173; Willm. Phyt. 985; Soy.- Waül. Cat.; Dois. 760; Hol. 360. — Calathides disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes corymbiformes compactes; folioles du péricline très-inégales, caduques, un peu concaves, obtuses ; les intérieures linéaires-oblongues, largement scarieuses et plus ou moins colorées en rose au sommet ; ordinairement à fleurs purpurines ou blanches; style enflé et hérissé à la base. Akènes grisâtres, linéaires-oblongs, fortement afténués à la base, munis de poils très-fins étalés, de glandes résineuses brillantes et de cinq côtes saillantes ; aigrette blanche, un peu plus longue que l’akène ; réceptacle ponctué. Feuilles opposées, toutes brièvement pétiolées, palmatilobées, à 3-5 lobes lancéolés-acuminés dentés. Tige dressée, roide, un peu anguleuse, striée, plus ou moins rameuse. Racine oblique. — Plante plus ou moins couverte de poils mous, articulés, frisés.
Com.; bois humides. #. Juillet-août.
SOLIDAGO L£.
Péricline ovale, à folioles embriquées; fleurs de la circonférence femelles, ligulées, sur un seul rang ; fleurs du centre hermaphrodites, tubuleuses ; anthères arrondies à la base; filets égaux au sommet ; style à branches arquées convergentes par le sommet demi-conique, munies dans leur partie inférieure seulement de deux bourrelets stigmatiques étroits et distincts. Akènes cylindriques alténués aux deux extrémités, striés; aigrette formée de poils brièvement ciliés et disposés sur un seul rang.
6 SYNANTHÉRÉES.
Réceptacle plane, alvéolé; alvéoles bordées. — Feuilles caulinaires alternes.
S. VIRGA-AUREA J.. Sp. 192355 ; Willm. Phyt. 1015; Soy.- Will. Cat.: Dois. 780; Hol. 367. — Calathides ordinairement nomhreuses, disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappes oblongues et feuillées; folioles du péricline très-inégales, âches, scarieuses sur les bords, d’un vert-jaunâtre sur le dos, linéaires-lancéolées ; fleurs concolores jaunes ; celles de la circonférence terminées en languette elliptique-oblongue et dépassant le péricline ; celles du disque à 5 dents réfléchies. Akènes jaunâtres, finement striés, velus, un peu plus courts que l’aigrette blanche. Feuilles presque toutes pétiolées, un peu fermes, rudes sur les bords ; les radicales ovales ou largement elliptiques, obtuses, dentées; les caulinaires lancéolées-aiguës, presque entières. Tige dressée, un peu flexueuse, ordinairement rameuse au sommet. — Plante brièvement velue. |
Com.; bois montagneux. 4. Juillet-août.