SENECIO Z
Péricline double; l'intérieur cylindrique ou campanulé, formé d’un seul rang de folioles , l'extérieur court, formé d’un petit nombre de folioles ; fleurs de ja circonférence femelles, sur un seul rang, ordinairement ligulées, rarement tubuleuses; fleurs du centre hermaphrodites, tubuleuses ; anthères arrondies à la base; filets épaissis et striés au sommet; style à branches arquées en dehors, demi-cylindriques, tronquées au sommet, munies dans toute leur longueur de deux bourrelets stigmatiques distincts. Akènes cylindriques atténués aux deux extrémités, munis de côtes; aigrette formée de ‘poils brièvement ciliés, disposés sur plusieurs rangs. Réceptacle un pe convexe, nu. — Feuilles caulinaires alternes. |
* Feuilles pinnalilobées.
«. Fleurs ligulées nulles ou à languette roulée en dehors.
s. VULGARIS L. Sp. 1216; Wällm. Phyt. 1004; Soy - Wall. Cat.: Dois. 114; Hol. 390. — Calathides petites, en grappe corymbiforme; péricline cylindrique à folioles intérieures glabres,
SYNANTHÉREES. 7 blanches-scarieuses sur les bords, linéaires-acuminées, barbues et dentelées au sommet ; folioles extérieures quatre fois plus courtes, appliquées, inégales, linéaires-aigués, noires dans leur moitié supérieure ; corolles ordinairement toutes égales, tubuleuses. Akènes grisâtres ou bruns, munis de côtes couvertes de poils courts appliqués; aïigrette blanche, fragile, deux fois plus longue que l’akène ; réceptacle tuberculeux. Feuilles planes, un peu épaisses, sinuéespinnatilobées, à segments égaux, courts, angnleux, dentés ; les inférieures pétiolées; les supérieures élargies à la base: et embrassant la tige par deux oreilles, Tige dressée, rameuse, molle. Ræ cine oblique, fibreuse. — Plante glabre ou munie d’un duvet aranéeux ; fleurs jaunes.
Com.; lieux cultivés. ©. Toute l’année,
S. VISCOSUS L. Sp. 1217; Willm. Phyt. 1004; Soy.- Wall. Cat.; Hol. 591. — Diffère de l'espèce précédente par ce qui suit : calathides beaucoup plus grosses, en grappe moins fournie ; folioles intérieures du péricline glanduleuses sur le dos; folioles extérieures de moitié plus courtes, vertes, à peine maculées au sommet, un peu läches ; corolles de la circonférence en languette courte et roulée en dehors ; akènes beaucoup plus grands, glabres ; feuilles un peu roulées sur les bords; les supérieures demi-embrassantes; tige de consistance ferme, à rameaux plus étalés ; racine longue, dure, fibreuse, — Plante velue-glanduleuse, visqueuse, fétide ; fleurs jaunes.
Lieux sablonneux, bords des rivières, carrières, bois taillis, places à charbon. Nancy (route de Toul, Villers, Dommartemont Jarville, Flavigny; Pont-St.-Vincent : Richard ; Ménil : Soyer-Willemet); Toul; Bayon ; Lunéville. Metz (côte Saint-Quentin, côte de Saint-Blaise : Æolandre ; Hayange). Commercy ( bois de Saint-Fleu près de Vignot : Maujean). Bruyères : Mougeot ; Rambervillers : Billot. ©. duin-octobre. ,
S SYLVATICUS L. Sp. 1217; Willm. Phyt. 1005 : Soy.- Will. Cat. supp.; Dois. 711; Hol. 591. — Calathides très-nombreuses, en grappe composée corymbiforme étalée ; péricline cylindrique, à folioles intérieures glabres ou un peu velues, jamais glanduleuses, blanches-scarieuses sur les bords, linéaires-aiguës, barbues au sommet ; 4-5 folioles extérieures sétacées, appliquées, non maculées, extrémement courtes; corolles de la circonférence en languette très-courte, roulée en dehors. Akènes petits, noirs, munis de côtes couvertes de poils blancs courts appliqués; aigrette blanche, fragile, trois fois plus longue que l’akène. Feuilles pro-
8 SYNANTHÈREES
fondément pinnatipartites à segments étroits, dentés ou incisés, alternativement plus pelits dentiformes ; les inférieures pétiolées, les supérieures embrassant la tige par deux oreilles incisées. Tige dressée, roide, de consistance ferme, très-rameuse au sommet. Racine dure, fibreuse.— Plante odorante, ordinairement d’un vert blanchâtre et couverte d’un duvet court ; fleurs petites, jaunes.
Peu com.; bois. Nancy (Rémeréville : Hussenot; bois de Neuvillers : Bard ; Champigneules, Tomblaine); Lunéville (étang de Spada); Sarrebourg (Niedervillers, Valérysthal : de Baudot). Metz (Woippy, Frescaty: Holandre); Bitche: Schultz. Argonne : Doisy. Bruyères, Chéniménil, Epinal: Mougeot; Rambervillers : Billot. ©. Juillet-aouût.
£ Fleurs de la circonférence en languette élalée.
S. AQUATICUS Huds. Angl. 566 ; Soy.-Wüll. Cat.; Dois. 116; Hol. 392.— Calathides en grappe corymbiforme divariquée; pédoncules un peu épaissis au sommet et munis de petites écailles; péricline hémisphérique à folioles intérieures glabres et vertes sur le dos, blanches-scarieuses sur les bords, obovées brusquement acuminées, pubescentes et faiblement maculées au sommet ; 1-2 folioles extérieures très-petites appliquées; fleurs de la circonférence au nombre de 10-12, en languette elliptique-oblongue. Akènes blanchâtres, oblongs, munis de côtes fines ; ceux du centre hérissés de pointes à peine visibles; ceux de la circonférence lisses et glabres ; aigrette blanche, fragile, plus longue que l'akène. Feuilles inférieures pétiolées, ovales-oblongues, ordinairement entières ou lyrées, à lobe terminal grand ovale obtus; les supérieures sessiles, embrassant la tige par deux oreilles incisées, ordinairement lyrées ou pinnatipartites, à lobes latéraux obliques, entiers ou dentés. Tige dressée, simple à la base. Racine épaisse, globuleuse, pourvue de fibres longues et dures. — Plante glabre ou un peu aranéeuse, souvent rougeâtre en vieillissant; fleurs d'un jaune vif. EN:
« GENUINUS /Vob. Feuilles inférieures entières, dentées ou cré-
nelées ; les moyennes lyrées.
£ BARBAREÆFrOLIUS D. C. Prod. 6, p. 350. Feuilles infé-
rieures lyrées ; les moyennes profondément pinnatifides. S. barbareæfolius Rchb. FI. exc. 244.
Prairies humides et tourbeuses. Nancy (la Malgrange, Essey, Tomblaine: Soyer-Fillemet); Lunéville et Sarrebourg: de Baudot. Metz ( bords de la Seille: Æo/andre). Verdun: Doisy. Rambervillers: Billot; Grandvillers: Mougeot. ©.Juillet-août,
SYNANTHÈREÉES. 9 S, JACOBÆA L. Sp. 1219; Willm. Phyt. 1006 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 775; Hol. 591, — Sedistingue de l'espèce précédente par ce qui suit : calathides moins grosses ; grappes à rameaux et à pédoncules dressés roides; folioles intérieures du péricline lancéolées, blanches-scarieuses sur les bords, pubescentes et maculées au sommet; fleurs de la circonférence à languette plus étroite, linéaire ; feuilles inférieures longuement pétiolées, oboyées-oblongues, toujours lyrées-pinnatifides ; les supérieures sessiles, embrassant la tige par deux oreilles laciniées, pinnatipartites à segments divariqués, incisés, bifides au sommet. Racine épaisse, cylindrique, oblique, tronquée, pourvue de fibres longues. — Plante glabre ou aranéeuse ; fleurs d'un jaune vif.
« GENUINUS Nob. Feuilles radicales lyrées-pinnatifides, à segments larges; le terminal très-grand, ovale.
£ eRuGOIDES D. C. Prod. 6, p. 550. Feuilles toutes bipinnatifides, à segments très-étroits.
Com ; prairies sèches, haies, buissons. ©. Juillet-août.
S. ERUCIFOLIUS L. Sp. 1218; Wäillm. Phyt. 1005; Soy.- Will. Cat.; Dois. 775; Hol. 592. — Calathides en grappe corymbiforme, lâche; pédoncules étalés-dressés, munis de petites écailles; péricline hémisphérique à folioles intérieures glabres ou aranéeuses, blanches-scarieuses sur les bords, obovées longuement acuminées; les extérieures nombreuses, appliquées ; fleurs de la circonférence au nombre de 9-10, en languette elliptique-oblongue. Akènes blanchätres, tous également hérissés de poils blancs trèsvisibles; aigrette blanche, fragile, une fois plus longue que l’akène. Feuilles un peu fermes, plus ou moins pinnatilobées, à segments obliques parallèles ; les inférieures pétiolées ; les supérieures sessiles, à segments inférieurs entiers et embrassant la tige. Celleci dressée, simple à la base, striée. Racine rampante. — Plante d'un vert-grisâtre, pubescente et plus ou moins couverte d'un duvet aranéeux ; fleurs jaunes.
« GENUINUS Nob. Feuilles pinnatilobées, à segments lancéolés, dentés, le supérieur plus grand.
R TenuirOLIUS D). C. FI. fr. suppl. p. 472. Feuilles bipinnatilobées, à segments tous linéaires, entiers ou dentés. $. tenuifolius Jacq. Aust.t. 278.
Com,; bois, haies, 4, Juillet-août.
40 SYNANTHÉREÉES.
** Feuilles deniées.
S. PALUDOSUS L. Sp. 1220; Dois. 771 ! — Calathides peu nombreuses, disposées au sommet de la tige en grappe simple corymbiforme; péricline hémisphérique, un peu lanugineux à la base; l'intérieur à 18-20 folioles appliquées, linéaires-aiguës, velues au sommet, munies d’une côte médiane étroite convexe ; l’extérieur à 8-10 lidlee plus courtes, lâches, plus étroites ; 50- 60 fleurs dont dix à douze en languette linéaire-oblongue. Akènes bruns, glabres, plus courts que l’aigrette et munis de côtes superficielles ; aigrette blanche, fragile. Feuilles foutes sessiles, dressées, un peu fermes, lanugineuses sur le dos, à la fin glabrescentes, linéaireslancéolées acuminées, dentées en scie ; les dents fines, très-aigués, dirigées en avant. Tige dressée, roide, simple, sillonnée, fistuleuse. Racine un peu rampante. — Fleurs jaunes.
Rare; bords des étangs. Bois de l’Argonne ! : Doisy. %. Juilletaoût.
S. SARACENICUS JL. Sp. 1221; S. Fuchsii Gmel. Bad. 5,
p. 444; Hol. 393; S. desire Gaud. Helv. 5, p. 296; S. ovalus Dés 718. — Calathides nombreuses, disposées au sommet de la tige et des rameaux en grappe corymbiforme composée ; péricline cylindrique; l'intérieur à 8-10 folioles appliquées, un peu élargies et maculées de noïr supérieurement, brusquement et brièvement acuminées, munies d’une côte médiane large, saillante latéralement, {out à fait plane ou déprimée sur le dos; l'extérieur à 4-5 folioles plus courtes, lâches, subulées ; 15-20 fleurs dont quatre ou cinq en languette linéaire-lancéolée. Akènes blanchâtres, glabres, plus courts que l’aigrette, munis de côtes superficielles ; aigrette blanche, fragile. Feuilles foutes pétiolées, élégamment veinées, glabres ou pourvues sur les bords et en-dessous de petits poils articulés, atténuées à la base, acuminées au sommet, dentées; les dents petites, éfalées, cartilagineuses sur les bords : pétiole non aîlé, décurrent sur la tige. Celle-ci dressée, simple à la base, anguleuse et plus ou moins rameuse au sommet, ordinairement purpurine. Racine rampante. — Fleurs jaunes.
æ OVATUS D. C. Prod. 6, p. 553. Feuilles ovales - lancéolées. S. ovatus D. C. F1. fr. 4, p. 925; S. nemorensis Willm. Phyt. 1009; Soy.- - Will. Cat.!
8 aNGusTirOLIUS Spenner FI. frib. 1, p. 893. Feuilles étroi-
tement lancéolées. $. saracenicus Wüllm. Phyt. 1008; Soy.- Wal. Car.!
SYNANTHÉRÉES. 11 Com. dans les bois montagneux de tous les terrains. %. Juil.-août.
Nora. M. Soyer-Willemet ( Obs. bot. p. 158) a fait observer avec beaucoup de raison que le $. Fuchsii de Gmélin était le véritable S. saracenicus de Linné et qu’il fallait lui restituer le nom linnéen. 1l fonde son opinion 4° sur ce que la figure de Fuchs citée par Linné comme synonyme de son $. saracenicus représente trèsbien la forme à feuilles étroites da Senecio qui croît sur les coteaux des environs de Nancy; 2° sur ce que le nom lui-même de saracenicus est emprunté à Fuchs qui appelait sa plante So/idago saracenica. Nous ajouterons que Lisné indique son S. saracenicus «in Helvetiæ montanis (Sp. 1222); in summis jugis montis Juræ, in monte Rosberg (H. Cliff. 410) >», localités dans lesquelles on trouve Ja plante de Fuchs, mais où ne croit pas celle à laquelle les auteurs allemands ont donné à tort le nom de S. saracenicus et qui se rencontre seulement dans les saussaies au bord des rivieres, Cette dernière plante a dû pour cela recevoir un nouveau nom.
S. JACQUINIANUS Rchb. FI. exc. 245. — Très-voisin de la précédente espèce, il s’en distingue par ce- qui suit : péricline intérieur à 8-10 folioles plus allongées, plus étroites, plus longuement et moins brusquement acuminées, munies d’une côte médiane moins large, mais plus épaisse et carénée sur le dos; 18 à 25 fleurs dont quatre à cinq en languette linéaire-lancéolée ; akènes glabres, égalant l'aigrette; feuilles généralement plus larges, plus inégalement dentées ; les inférieures ovales, brusquement atténuées en pétiole ailé; les supérieures sessiles, embrassantes; tige plus forte, très-anguleuse. — Plante d’un aspect sombre, ordinairement pubescente.
Très-rare. Sommet des hautes Vosges, sur le granit (le Donon: Billot; Hohneck). #. Juillet-août, *
Nora. C’est la plante que les botanistes alsaciens prennent pour le S. nemorensis ; mais cetie dernière espèce a pour caractère suivant Linné : « corollis radiantibus ocionis ».
S. SALICETORUM Nob.; S. saracenicus Koch Syn. 390 !, Hol. 394; non L. — Calathides nombreuses, disposées en grappes corymbiformes au sommet des rameaux; péricline ovale; l'intérieur à 42-15 folioles appliquées, un peu élargies au sommet brusquement acuminé, munies d’une côte médiane large, saillante latéralement, plane ou déprimée sur le dos; l'extérieur à 4-5 folioles plus courtes, lâches, linéaires ; 30 fleurs environ, dont sept à huit en languette eiliptique obtuse. Akènes blanchâtres, glabres, plus courts que l’aigrette, munis de côtes superficielles ; ais
12 SYNANTHÉRÉES.
grette blanche, fragile. Feuilles lancéolées acuminées, pourvues de dents cartilagineuses dirigées vers le sommet; feuilles inférieures atténuées en pétiole aëlé; les supérieures sessiles, embrassantes. Tige dressée, épaisse, anguleuse. Racine longuement rampante. — Se distingue en outre des deux espèces précédentes à ses feuilles plus coriaces, plus nombreuses; à ses calathides plus grosses.
Très=rare ; saussaies sur les bords de la Moselle. Pont-à-Mousson : Couteau. Metz (au-dessus de Jouy, près de la ferme de la Maxe : Holandre). %. Juillet-août.