‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 34 sur 79 · EMPETRUM Z · texte numérisé non relu

EMPETRUM Z

Les caractères sont ceux de la famille,

E. NIGRUM L. Sp. 1450 ; Willm. Phyt. 1186. — Fleurs petites, sessiles, placées au-dessous du sommet des rameaux à Faïsselle des feuilles ; bractées oblgngues, plus grandes que les divisions du calice ; pétales obovés ; filets des étamines beaucoup plus longs que les pétales. Baie globuleuse, à la fin noire; semences oblongues , blanchâtres, finement ridées. Feuilles trèsbrièvement pétiolées, éparses ou presque verticillées, rapprochées,

404 PYROLACÉES.

petites, linéaires-oblongues, épaisses et coriaces, d'un vert foncé, munies d’une ligne blanche sur le dos et sur les bords d’aspérités très-fines. Tige décombante, très-rameuse ; rameaux ascendants, ligneux, nus à la base, très-feuillés dans le reste de leur longueur. — Arbuste de très-petite taille, glabre; fleurs roses.

Com. dans ies tourbières des hautes Vosges, sur le granit (Hohneck, Gazon-du-Fin près du Lac-Noir; Gazon-Martin, près de la barraque de Tanache, Montabey, etc. Mougeot). b, Avril-mai.

PYROLACÉES.

Fleurs régulières ou un peu irrégulières ; calice per- “sistant, à tube non adhérent à l'ovaire, à limbe à 4-5 lobes; corolle à 5 pétales hypogynes, à estivation imbricative ; étamines insérées sur le réceptacle, en nombre double de celui des pétales ; anthères libres, à 2 loges s’ouvrant chacune par un pore terminal; un style; un stigmale arrondi ou Ichbé. Ovaire à 3-5 loges polyspermes; placentas centraux; le fruit est une capsule.

PYROLA Z.

Les caractéres de la famille, — Plantes herbacées.

P. ROTUNDIFOLIA L. Sp. 367; Willm. Phyt. 480; Soy.-

Will. Cat.; Dois. 592; Hol. 452. — Fleurs penchées, brievement pédonculées, en longue grappe terminale; calice profoudément divisé en lanières lancéolées très-aiguës et plus courtes que la corolle ; pétales étalés, un peu inégaux, obovés, blanes veinés ; style rose, réfléchi, arqué et épaissi au sommet, plus long que la corolle ; stigmate muni de 5 tubercules dressés, entouré à sa base par un anneau, ne dépassant pas la largeur du style. Capsule réfléchie, à sutures tomenteuses. Feuilles grandes, longuement pétiolées , alternes, dressées, arrondies ou ovales, à peine sensiblement crénelées, un peu coriaces, luisantes, un peu décurrentes sur le pétiole; celui-ci triquètre, plus long que le limbe. Tige anguleuse, ascendante, munie à sa base de 6-12 feuilles rapprochées, et au-dessus de 2-3 écailles brunes embrassantes écartées. Racine grêle, longuement rampante, rameuse, émeliant souvent des rejets courts feuillés.— Fleurs assez grandes, blanches, odorantes, très-onvertes.

Com. dans les bois du caïc. jur. de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse etdes Vosges %,. Juin-juillet.

PYROLACÉES. 105

P. MINOR L. Sp. 567; Willm. Phyt. 481 ; Dois. 393 ; Hol. 452. — Se distingue du P. rotundifolia aux caractères suivants : fleurs de moitié plus petites , en grappe plus serrée ; lanières du calice larges, friangulaires-acuminées ; pétales égaux, concaves, rapprochés ; style droit, très-court, ne dépassant pas la corolle ; stigmate à à divisions étalées en étoile, deux fois plus large que le style et non entouré par un anneau; capsule réfléchie; feuilles d’un vert plus pâle, d’une consistance plus molle, moins luisantes, et ordinairement plus évidemment crénelées; plante moins élevée. — Fleurs blanches ou rougeâtres, presque campanulées.

Bois.; com. sur le grès vosgien dans toute la chaîne des Vosges. Rare sur le calc. jur.; Nancy ( Chavigny ); Argonne : Doisy. #. Juin-juillet.

P. SECUNDA JL. Sp. 568; Wilim. Phyt. 481. — Fleurs penchées, brièvement pédonculées, en grappe terminale serrée unilatérale ; lanières du calice larges, (riangulaires, finement dentelées, beaucoup plus courtes que la corolle ; pétales égaux, concaves, rapprochés ; style droit, plus long que la corolle ; stigmate - patelliforme, muni de à tubercules peu saillants, deux fois plus large que le style, et non entouré par un anneau. Capsule réfléchie, à sutures tomenteuses. Feuilles alternes, pétiolées, étalées, d’un vert gai, un peu luisantes, ovales-lancéolées, finement dentées en scie ; pétiole plus court que le limbe. Tige ascendante, feuillée dans sa moitié inférieure, munie d'une ou de plusieurs écailles dans sa moitié supérieure. Racine grêle, longuement rampante, émettant souvent des rejets courts feuillés. — Fleurs petites, blanches, presque campanulées.

Très-rare ; hautes Vosges, sur le granit (vallée de la Vologne audessous de Gérardmer : Mougeot!).%. Juin-juillet.

P. UNIFLORA L. Sp. 568; Wüillm. Phyt. 481. — Fleur penchée, solitaire au sommet de la tige ; lanières du calice ovales obtuses, blanchâtres, finement frangées, beaucoup plus courtes que la corolle ; pétales planes, ovales-arrondis, très-étalés ; style d’un vert pâle, droit; stigmate à 5 lobes dressés, plus large que le style et non entouré par un anneau. Capsule dressée, non tomenteuse sur les sutures. Feuilles opposées ou verlicillées, pétiolées, molles, d’un vert pâle, dentées en scie, arrondies, décurrentes sur le pétiole, presque spatulées ; pétiole égalant le limbe. Tige ascendante, feuillée à sa base, nue ou pourvue d’une écaille dans sa partie supérieure. Racine grél:, longuement rampante. —

106 MONOTROPÉES.

Fleur blanche, beaucoup plus grande que dans les espèces précédentes.

Très-rare. Hautes Vosges, sur le granit (vallée de la Vologne: Mougeot !). 4. Juin-juillet.

Nora. Le P. umbellata L., indiqué par Oberlin au Ban-de-la- Roche, n’a pas élé retrouvé.

MONOTROPÉES.

Fleurs régulières ; calice persistant, non adhérent à l'ovaire, quinquepartite ; corolle persistante à 5 pétales hypogynes et à estivation imbricative; 10 étamines insérées sur le réceptacle; anthères libres, uni-biloculaires, ne s’ouvrant jamais par un pore terminal; un style; un stigmate grand, discoïde. Ovaire à 5 loges polyspermes ; placentas centraux ; le fruit est une capsule s’ouvrant en 5 valves; cloisons insérées sur le milieu des valves.

MONOTROPA Z.

Pétales bossus et presque éperonnés à la base; anthères biloculaires. — Plantes parasites.

M. MHYPOPITYS L. Sp. 555; Willm. Phyt. 471; Soy.- Will. Cat.; Dois. 591 ; Hol. 453. — Fleurs brièvement pédonculées, réunies en grappe terminale feuillée, serrée et penchée au moment de la floraison, plus lâche et dressée au moment de la fructification ; divisions calicinales analogues aux feuilles, planes, lancéolées atténuées à la base; pétales un peu plus longs, jaunes, dressés, un peu étalés et dentés au sommet, brièvement éperonnés à la base ; style court, cylindrique ; stigmate infundibuliforme, très-large, à 4-5 angles. Capsule ovale, sillonnée extérieurement. Feuilles squammiformes, transparentes, ovales - oblongues. Tige simple, dressée, arrondie , un peu épaissie et plus feuillée à la base. — Plante d’un jaune pâle dans toutes ses parties.

x GLABRA Roth Tent. 2, p. 461. Plante tout à fait glabre.

M. hypophegea Wallr. Sched. 191.

£ mIRSuTA Roth l. c. Tous les organes floraux velus. M. hypopitys Walir. L. c.

Peu com.;dans les bois de tons les terrains.Parasite sur les Chênes,

jes Hêtres, les Pins, etc, #, duillet-août.

AQUIFOLIACÉES, 107 CLASSE Ill‘. COROLLIFLORES.

Calice formé de pièces plus ou moins longuement soudées; corclle monopétale, insérée sur le réceptacle ; étamines insérées sur la corolle ; ovaire libre.

AQUIFOLIACÉES.

Calice à 3-6 dents; corolle régulière,à 3-6 divisions à estivation imbricative ainsi que les dents du calice; étamines en nombre égal à celui des lobes de la corolle et alternant avec eux. Ovaire à 2-6 loges monospermes; le fruit est une drupe indéhiscente. — Feuilles simples, le plus souvent alternes; fleurs quelquefois unisexuelles par avortement.

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