ILEX Z
Corolle en roue; 3-5 stigmates sessiles. Drupe à 3-5 noyaux.
I. AQUIFOLIUM L. Sp. 181 ; Wälim. Phyt. 157; Dois. 151 ; Hol. 462. — Fleurs brièvement pédonculées , axillaires, fasciculées, quelquefois solitaires par avortement, à 4, plus rarement à 3 ou à divisions ; calice petit, à dents obtuses, pubescentes sur les bords ; corolle à lobes étalés, obtus, concaves au sommet. Fruits globuleux, rouges, persistants quelquefois jusqu’au développement de nouvelles fleurs ; noyaux oblongs, ombiliqués au sommet. Feuilles alternes, persistantes pendant l'hiver, brièvement pétiolées, ovales ou ovales-oblongues, épaisses, coriaces, cartilagineuses sur les bords , glabres, luisantes, d’un vert foncé en dessus, d’un vert gai en dessous, toujours terminées par une forte épine, le plus souvent dentées-épineuses et onduleuses sur les bords (var. vulgaris Rchb. F1. excurs. 433), ou bien devenant sur les vieux pieds entières et planes (var. 8 senescens Gaud. Helw. 4, p. 462), ou se présentant sous les deux formes sur le mêmepied (var. heterophylla Rchb. L. c.).— Arbuste très-rameux; à rameaux verts et luisants ; à fleurs blanches.
Com. sur le grès vossien dans toute la chaîne des Vosges ; sur les grès verts de la forêt d'Argonne, M. Schultz a trouvé entre Bitche,
108 OLEACÉES.
Stuzzelbronn et Eppenbronn une variété naine de cette espèce (Schultz exsic. À cent., n° 21!). 5. Mai-juin.
OLÉACÉES.
Fleurs régulières ; calice et corolle à quatre divisions, plus rarement nuls; deux étamines insérées sous deux sinus opposés de la corolle. Ovaire à deux loges monobispermes ; le fruit est une capsule, une baie ou un drupe. — Feuilles ordinairement opposées.
LIGUSTRUM Z.
Calice petit, à tube court; corolle infundibuliforme, à tube cylindrique, plus long que le calice; un style; stigmate bifide. Le fruit est une baie à deux loges bispermes, revêtues d’une membrane mince. — Fleurs hermaphrodites ; feuilles simples.
L. VULGARE L. Sp. 10; Willm. Phyt. 11; Soy.- Will. Cat.; Dois. 5 ; Hol. 463. — Fleurs brièvement pédonculées, disposées en thyrse serré au sommet des rameaux ; dents du calice extrémement courtes; corolle à lobes ovales, obtus, concaves, étalés ; . stigmate épais. Baie globuleuse, de la grosseur d’un pois, amère, noire à la maturité, persistant jusqu’au printemps ; graines noires, finement ponctuées. Feuilles opposées, brièvement pétiolées, presque coriaces, glabres, luisantes, entières, elliptiques avec un court mucron, persistantes pendant l'hiver. — Arbuste rameux ; à écorce grisâtre et un peu verruqueuse ; à fleurs blanches, odorantes. |
Com.; haies, bois. 5. Juin-juillet,
FRAXINUS £L.
Calice et corolle nuls; 1 style; stigmate bifide. Le fruit est une capsule comprimée, prolongée en aile au sommet (samare), uniloculaire et monosperme par avortement, — Fleurs polygames-dioïques ; feuilles imparipinnées.
F. EXCELSIOR L. Sp. 1509; Wällm. Phyt. 1227; Soy.- Will. Cat.; Dois. 916; Hol. 464. — Fleurs paraissant avant les feuilles et disposées en grappes opposées, rapprochées au som-
ASCLÉPIADEES. 109 met des rameaux, d'abord dressées, puis penchées à la maturité. Samares jaunâtres, oblongues, coriaces, ailées dans leur moitié supérieure, ordinairement un peu échancrées et mucronulées au sommet ; semence oblongue-elliptique, oléagineuse, suspendue à un long funicule qui s’insère à la base de la capsule. Feuilles opposées, à 9-15 folioles ; celles-ci presque sessiles, d’un vert foncé, glabres supérieurement, velues inférieurement de chaque côté de la nervure médiane, lancéolées acuminées, dentées en scie, cunéiformes et entières à la base. — Grand arbre, à écorce grisâtre, d’abord lisse, puis ridée ; à rameaux allongés, verts et luisants.
Com.; bois. b. avril-mai.
ASCLÉPIADÉES.
Calice persistant à 5 divisions ; corolle régulière, quinquefide, à estivation imbricative ; cinq appendices opposés aux anthères, adhérents à la fois à la corolle et aux étamines ; cinq étamines insérées à la base de la corolle et alternes avec ses divisions; filets libres ou soudés; anthères appliquées sur le stigmate; masses polliniques compactes; deux styles réunis au sommet par un stigmate dilaté, pentagonal. Deux ovaires uniloculaires, polyspermes; deux capsules (follicules) accolées, s’ouvrant chacune au bord interne par une fente longitudinale; placenta fixé à la suture, mais devenant libre à la maturité; graines couronnées par une aigrette.— Feuilles opposées, entières.
CYNANCHUM À. Brown.
Corolle presque en roue; filets des étamines soudés en tube, pourvus de cinq petits corps noirs placés entre les anthères et n’étant peut-être que des anthères avortées.
C. VINCETOXICUM R. Brown in Wern. Soc., p.47; Soy.- Will. Cat.; Asclepias Vincetoxicum L. Sp. 316 ; Dois. 238 ; Hol. 467. — Fleurs pédicellées, réunies sur chaque pédoncule commun terminal ou axillaire en 2-3 faisceaux rapprochés; le faisceau supérieur pédonculé, les latéraux alternes et sessiles ; calice prôfondément divisé en lobes linéaires-lancéolés aigus, ap= pliqués, atteignant les sinus de la corolle ; celle-ci à lobes oblongs,
410 APOCYNÉES.
obtus, un peu épais, étalés; appendices courts, épais, ressemblant à cinq tubercules. Fruits penchés, un peu ventrus, longuement acuminés ; graines ovales, très-comprimées, brunes, éiroitement bordées, surmontées d’une aïigrette longue blanche et soyeuse. Feuilles brièvement pétiolées, un peu fermes, luisantes, glabres, mais finement ciliées,arrondies ou en cœur à la base, ovales-acuminées ; les supérieures plus étroites. Tige dressée, simple, très-feuillée. Racine longue , noueuse, rampante, pourvue d’un grand nombre de fibres. — Fleurs blanches, d’une odeur peu agréable.
Com.; bois montagneux de la région calcaire; se retrouve dans les hautes Vosges sur le granit. #. Juillet-août,
APOCYNÉES.
Calice persistant, à 5 divisions; corolle régulière quinquefide, à estivation tordue, dépourvue d’appendices ; cinq étamines insérées sur la corolle et alternes avec ses divisions; filets libres; anthères appliquées sur le stigmate; pollen granuleux ; 1-2 styles; un seul stigmate. Deux ovaires uniloculaires, polyspermes; le fruit est un follicule, une capsule, une drupe ou une baie; graines nues au sommet. — Feuilles opposées, entières.
VINCA Z.
Corolle hypocratériforme, pentagonale à la gorge, à limbe étalé en roue et divisé en 5 lobes tronqués obliquement au sommet ; un style pourvu à quelque distance du sommet d'un bourrelet annulaire saïllant; stigmate couronné de poils. Deux follicules s’ouvrant par une fente longitudinale; placenta fixé à la suture, à la fin libre.
V. MINOR L. Sp. 504; Willm. Phyt. 257; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 256; Hol. 468. — Fleurs solitaires, axillaires, pédonculées ; calice profondément divisé en lanières linéaires-lancéolées, plus courtes que la corolle ; celle-ci à lobes cunéiformes ; filets des étamines genouillés et velus à leur base, dilatés au-dessus ; anthères velues. Follicules cylindriques-oblongs (l’un des deux reste souvent rudimentaire); graines oblongues, canaliculées d'un côté. Feuilles un peu coriaces, luisantes, glabres, persistantes pendant l'hiver, elliptiques ou ovales, obtuses, brièvement pétio-
GENTIANÉES. 11i
lées ; le pétiole pourvu ordinairement au sommet de deux petites glandes sessiles. Tiges fleuries courtes et dressées ; tiges stériles très-longues, couchées, à la fin radicantes. Racine mince, rameuse, rampante. — Fleurs élégantes, bleues, plus rarement violettes on blanches.
Com.; haies, bois. 4, Avril-mai,
GENTIANÉES.
Calice lobé, persistant ; corolle marcescente, régulière, à >, plus rarement à 4-8 divisions, ordinairement à estivation tordue; étamines insérées sur la corolle, en nombre égal à celui de ses lobes et alternant avec eux; 2 styles souvent soudés. Un ovaire à 1-2 loges polyspermes; capsule bivalve; placentas pariétaux. — Plantes herbacées, glabres, amères.
MENYANTHES Z.
Calice quinquepartite ; corolle infundibuliforme. Ovaire placé sur un disque annulaire cilié; capsule uniloculaire; placentas fixés au milieu des valves. — Plantes aquatiques ; feuilles alternes. à
M, TRIFOLIATA I. Sp. 208 ; Willm. Phyt. 188; Soy.- Will. Cat.; Dois. 185; Hol. 410. — Fleurs pédicellées, disposées en thyrse au sommet d’un très-long pédoncule axillaire ; calice divisé presque jusqu’à la base en 5 lobes ovales, obtusiuscules, un peu rougeâtres ainsi que les bractées ; corolle rosée, à lobes lancéolés aigus, très-étalés, converts à leur face supérieure de cils blancs longs et crépus ; style très-allongé. Capsule globuleuse ; semences ovoïdes-comprimées, jaunes, lisses et luisantes. Feuilles trifoliolées, portées sur un long pédoncule arrondi, mais s’élargissant à sa base en une longue gaine membraneuse qui enveloppe la tige; folioles obovées, entières ou dentelées, obtuses, d’un vert gai. Tige courte, épaisse, articulée, entièrement couverte par les gaînes des feuilles. Racine blanchâtre, très-longue, rampante. — Plante glabre.
Marais tourbeux. Com. dars toute la chaîne des Vosges sur le grès et le granit. Plus rare dans les terrains argilo-calcaires; Nancy {vallon de Bouxières-aux-Dames : Soyer-Willemet; Tomblaine :
112 GENTIANÉES.
Suard ); Toul (près du moulin de Foug: Husson ei Gély) ; Rosièresaux-Salines : Soyer-Fillemet ; Lunéville (tourbières de Chanteheux : Guibal); Metz (étang de la Maxe, la Grange-aux-Bois: ÆLolandre): Verdun, Clermont-en-Argonne, dans la Woëvre (Mallaucourt,
Mouilly) : Doësy. #. Avril-mai.
VILLARSIA Gmel.
Calice quinquepartite; corolle en roue, à lobes fléchis en dedans avant l’anthèse ; 5 glandes alternant avec les étamines placées à la base de l'ovaire. Capsule wniloculaire; placentas fixés aux bords des valves. — Plantes aquatiques ; feuilles opposées.
V. NYMPHOIDES Vent. Choix, n° 9, p. 2; Hol. 470; Menyanthes Nymphoides L. Sp. 270 ; Willm. Phyt. 188.— Fleurs longuement pédonculées, fasciculées à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice divisé presque jusqu’à la base en 5 lobes lancéolés, connivents après l’anthèse ; corolle très-mince, profondément divisée en 5-6 lobes obovés, obtus, glabres sur les faces, mollement ciliés sur les bords ; gorge de la corolle longuement et fortement barbue. Capsule ovoïde, un peu comprimée, acuminée ; semences jaunes, ovales, très-comprimées, largement bordées, hérissées sur le bord de cils roides et blancs. Feuilles plus ou moins longuement pétiolées, coriaces, lisses et d’un vert foncé en dessus, tuberculeuses et d’un vert pâle en dessous, à limbe presque orbiculaire, faiblement sinué sur Les bords, profondément divisé à la base en 2 lobes contigus; le pétiole dilaté-membraneux et souvent auriculé à la base. Tiges très-longues, rameuses, cylindriques, maculées de noir, submergées et radicantes, feuillées seulement à leur sommet. — Les feuilles et les fleurs flottent à la surface de l’eau au moment de la floraison, elles. s’enfoncent dans l’eau après l’anthèse ; fleurs grandes, jaunes. -
Metz (dans la Seille et dans les fossés, de. la ville près de la porte des Allemands). #. Juillet-août.
GENTIANA Z.
Calice plus ou moins divisé en 4-9 lobes, plus rarement en forme de spathe ; corolle à tube cylindrique ou campanulé; disque hypogyne nul. Capsule uniloculaire; placentas fixés sur les bords des valves saillants en dedans. — Feuilles opposées, entières.
GENTIANEES. 115
* Corolle nue à la gorge.
« Lobes de la corolle non frangés.
G, LUTEA J. Sp.329; Willm. Phyt.274.— Fleurs pédicellées, paraissant verticillées, mais réellement disposées au sommet de Ja tige et à l’aisselle des feuilles supérieures en faisceaux serrés et brièvement pédonculés ; calice membraneux, transparent, ovale, irrégulièrement denté au sommet, fendu jusqu’à la base d’un seul côté et ressemblant à une spathe ; corolle divisée presque jusqu'à la base en 5-6, plus rarement 7-9 lobes étroitement lancéolés aigus, étalés en éloile ; anthères libres, linéaires-très-allongées ; stismates roulés en dehors. Capsule ovaïde-acuminée, non stipitée ; semences ovales, comprimées, aïlées. Feuilles brièvement acuminées, munies de à nervures convergentes par le haut ; les radicales très-grandes, elliptiques, pétiolées ; les caulinaires inférieures afténuées en un court pétiole ; les moyennes ovales, sessiles, et brièvement connées à leur base. Tige forte, simple, plus épaisse inférieurement, fistuleuse, dressée dès la base. Racine très-longue, épaisse, cylindrique, rugueuse. — Plante robuste, glabre ; fleurs jaunes, grandes, occupant la moitié supérieure de la tige.
Sur les pelouses les plus élevées des hautes Vosges depuis le Ballon de Saint-Maurice jusque vers Sainte-Marie-aux-Mines ; se retrouve, mais rarement, sur les hautes montagnes de Dabo (le Hengst: de Baudot). 1. Juillet-août.
G. CRUCIATA L. Sp. 554; Willm. Phyt. 277 ; Soy-Will. Cat.; Dois. 250 ; Hol. 471. — Fleurs sessiles, fasciculées à l’aisselle des feuilles supérieures, mais en plus grand nombre au sommet de la tige; calice membraneux , tantôt régulier à 4 dents étroites et très-aiguës, tantôt irrégulier à 2-3. dents inégales ou fendu d’un côté et ressemblant à une spathe ; corolle pourvue d’un tube allongé, anguleux, élargi au sommet, divisée jusqu'au sixième de sa longueur en 4 lobes ovales, dressés et séparés le plus souvent par 1-2-3 petites dents très-aiguës ; anthères libres, ovales ; stigmates roulés en dehors. Capsule ellipsoïde, brièvement stipitée ; semences brunes, luisantes, ovoïdes, non ailées, finement striées en long. Feuilles lancéolées obtuses, munies de 3 nervures ; les caulinaires soudées à leur base en une gaine d'autant plus longue que les feuilles sont plus inférieures. Tiges sim= ples, ascendantes, amincies à la base. — Plante beaucoup moims
414 GENTIANEES.
élevée que la précédente, mais plus robuste que les suivantes, glabre ; fleurs d'un bleu sombre extérieurement, d’un bleu azuré intérieurement.
Sur les collines sèches des terrains calcaires. Nancy, Pont-à- Mousson, Toul, Sion-Vaudémont, Sarrebourg. Metz (Saulny, Montvaux, les Genivaux : Holandre), Sarreguemines. Verdun : Dotsy, Montmédy. Neufchâteau, Rambervillers, Moriville, Padoux : #Hougeots %, Juillet-septembre.
G. PNEUMONANTHE L. Sp. 550; Willm. Phyt. 275; Hol. 471 ; Schullz exsic. À cent., n° 53! — Fleurs pédonculées, . les supérieures brièvement, solitaires ou plus rarement géminées au sommet de la tige et à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice régulier, tubuleux, à 5 lobes linéaires très-aigus et séparés par des sinus obtus ; corolle à tube presque campanulé, divisée jusqu'au sixième de sa longueur en 5 lobes ovales-acuminés, dressésélalés, séparés le plus souvent par une dent très-aiguë ; anthères soudées, oblongues ; stigmates roulés en dehors. Capsule ellipsoïde, très-longuement stipitée; semences grisâtres, fusiformes, veinées en réseau. Feuilles linéaires ou lancéolées-linéaires, ordinairement obtuses, réfléchies sur les bords et munies d’uneseule nervure; les inférieures très-courtes, squammiformes; toutes brièvement soudées à leur base. Tige grêle, un peu anguleuse, ordinairement simple, roide-dressée dès la base.— Plante glabre; fleurs grandes, bleues.
Rare; prairies tourbeuses : Bitche (Haspelscheïdt, Stutzzelbronn, Main-du-Prince : Schultz). M. Doisy l'indique au:si à Bar et à Commercy; je n’ai pas vu d’écharitillons authentiques. #. Juilletoctobre. ee
& Lobes de la corolle frangés.
G. CILIATA L. Sp. 334; Willm. Phyt. 277; Soy.-Will.Cat.; Dois. 252 ; Hol. 472. — Fleurs solitaires au sommet de la tige et des rameaux, jamais axillaires; calice ordinairement régulier, campanulé, membraneux sous les sinus, à 4 lokes longuement acuminés et très-aigus ; corolle presque campanulée, non appendiculée dans les sinus, divisée presque jusqu’au milieu en 4, plus rarement en 3 lobes oblongs, un peu étalés, irrégulièrement dentelés dans leur moitié supérieure, frangés sur les bords dans leur moitié inférieure ; anthères libres, oblongues ; stigmates ovales, connivents. Capsule ovoide, très-longuement stipitée. Feuilles linéaires très-aiguës, un peu rudes sur les bords et munies d’une
GENTIANÉÉS. 115
seule nervure; les inférieures très-courtes, squammiformes; toutes brièvement soudées à leur base. Tige anguleuse, flexueuse, simple et uniflore, ou plus rarement rameuse et multiflore, dressée ou ascendante. — Plante glabre ; fleurs d’un beau bleu, plus rarement blanches!
Bois montagneux, sur le calc. jur. et le muschel. Nancy, Toul, Pont-à-Mousson, Sion-Vaudémont, Sarrebourg (forêt de Hoff, côte de Sarraltroff: de Baudot). Metz ( Vigneules, Rosérieules, Sommy : Holandre), Hayange, Justemont ; Bitche (Schweigen et Rorbach : Schultz). Verdun, Saint-Mihiel, Commercy, Bar-le-Duc. Neufchâteau, Rambervillers ( bois de Saint-Maurice : Mougeot), Saint- Dié. ©. Aoùût- septembre.
** Corolle barbue à la gorge.
G. GERMANICA Wild. Sp. pl.1, 1546 ; Soy.- Will. Cat. ; Dois. 251; Hol. 472; Schultz exsic, n° 488! ; G. amarella Willm. Phyt. 276!; G. campestris Dois. 252! — Fleurs pédonculées, solitaires ou géminées, terminales "et axillaires ; calice campanulé, divisé jusqu'au milieu en cinq lobes égaux, tous étroitement lancéolés acuminés aigus ; corolle munie d’un tube obconique et transversalement ridé, divisée jusqu’au tiers de sa longueur en 5 lobes lancéolés aigus, dépourvue d’appendice dans les sinus ; gorge de la corolle fermée par de longs cils; anthères libres, linéaires ; stigmates roulés en dehors. Capsule grêle, cylindrique, stipitée. Fewlles d’un vert pâle en dessous, d’ur vert plus foncé et souvent violâtre en dessus, un peu rudes sur les bords, à 3 nervures; les caulinaires moyennes et supérieures sessiles, presque amplexicaules, ovales-lancéolées ; les inférieures obovées, atténuées en un court pétiole. Tige dressée, anguleuse, tantôt simple, tantôt rameuse au sommet ou même dès la base. — Plante glabre ; fleurs d'un bleu violâtre.
Dans les mêmes lieux que la précédente espèce. ©. Août-septembre.
G. CAMPESTAIS L. Sp. 354; Willm. Phyt. 278? ; Schultz exsic, n° 487! — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : calice divisé presque jusqu'à la base en 4 lobes très-inégaux ; les deux extérieurs très-largement ovales-acuminés, recouvrant presque complétement les deux intérieurs 4-5 fois plus étroits ; corolle d’un bleu plus foncé, plus rarement blanche, à tube cylindrique, à lobes plus larges et plus obtus ; étamines plus
116 GENTIANÉES.
vourtes ; tiges moins roïides, plus rameuses ; les rameaux plus étalés. — Les feuilles radicales sont quelquefois plus larges, les
inférieures plus obtuses ; cette dernière forme est le G. chioræfolia Nees ab Esenb.
Pelouses des hautes Vosges depuis le Hohneck jusqu’au Ballon de Souliz : Hougeot. ©. Juillet- août. |
ERYTHRÆA Rich.
Calice quinquefide; corolle infundibuliforme, à tube allongé-cylindrique ; disque hypogyne nul. Capsule biloculaire.— La capsule est biloculaire et les placentas apraissent centraux, parceque les bords des valves font saillie dans l'intérieur, se rencontrent et se soudent.
E. CENTAURIUM Pers. Syn. 1, p. 283; Hol. 415; Gentiana Centaurium Willm. Phyt. 278; Chironia Centaurium Soy.- Will. Cat.; Dois. 224. -— Fleurs sessiles, placées dans les dichotomies ou fasciculées au sommet des rameaux, pourvues de bractées ; calice tubuleux à 5 angles, divisé en 5 lobes subulés, blame-scarieux sous les sinus, vert sur les angles ; corolle à tube cylindrique, plus étroit vers le haut, à lobes lancéolés-obtus et souvent dentelés au sommet. Capsule linéaire-cylindrique, plus longue que le calice; graines brunes, très-petites, très-nombreuses , finement et élégamment alvéolées. Feuilles entières, à 3-5 nervures; feuilles radicales obovées obtuses, atténuées en pétiole et disposées en roselle; les caulinaires sessiles, écartées ; les supérieures linéaires-aiguës. Tiges grèles, quadrangulaires surtout vers le haut, ordinairement simples à la base, rameuses-dichotomes au sommet; rameaux dressés. — Plante ‘elabre : fleurs élégantes, reses, plus rarement blanches, s’ouvrant au soleil.
Monstroso-lateralis. Fleurs placées latéralement le long des rameaux. Cette forme résulte de l'avortement d’une des branches de la dichotomie.
Bois hamides. ©. Juillet-août.
E. PULCHELLA Fries Novit., p. 74; Hol. 475; Chironiu ramosissima. Dois. 225. — Se distingue de l’espèce précédente aux caractères suivants : fleurs plus petites, pédicellées, toujours solitaires dans les dichotomies ou au sommet des rameaux, dépourvues de bractées ; calice moins profondément divisé ; corolle à tube plus grêle et plus long, à lobes éfroilement lancéolés aigus ; anthè-
CONVOLVULACÉES. 117 res plus petites et moins tordues sur elles-mêmes ; capsule égalant le calice ; feuilles d'autant plus petites qu’elles sont plus inférieures; les radicales opposées, jamais en roselle; tige plus petite, plus grèle, plus fortement anguleuse, rameuse-dichotome souvent dès la base, plus rarement simple et presque uniflore (Chironia inaperla Wild. Sp. pl. 1, 1069) ; rameaux plus étalés.— Fleurs roses, se fermant vers onze heures du matin.
Champset prairies sablonneuses et humides. Nancy ( Tomblaine, Pont-d’Essey); Sion-Vaudémont; Lunéville : Gutbal; Sarrebourg : de Baudot. Metz ( Woippy, Frescati, saussaies de la Moselle : Holandre); Bitche : Schultz. Argonne: Doisy; champs de la Woëvre. Rambervillers et Bruyères : Mougeot. ©. Juillet-août.
CONVOLVULACÉES.
Calice quadri-quinquefide, persistant; corolle caduque, régulière, à 4-5 lobes ou à 4-5 plis ; cinq étamines insérées au fond de la corolle et alternant avec ses divisions ; 1-2 styles. Ovaire unique, libre, inséré sur un disque hypogyne, à 2-4 loges oligospermes; le fruit est une
capsule ; placenta central. — Plantes ordinairement volubiles.
CONVOLYVULUS Z.
Corolle infundibuliforme, à cinq plis, dépourvue d’appendices. Capsule à 2-3 loges bispermes et s’ouvrant en deux ou trois valves. — Feuilles alternes, sans stipules.
C. SEPIUM L. Sp. 218; Willm. Phyt. 498; Soy.- Will. Cat.; Dois. 191 ; Hol. 475. — Fleurs axillaires, pédonculées ; pédoncule wniflore, solitaire, tétragone ; bractées grandes, en cœur aiguës, placées 2mmédiatement sous le calice et le couvrant ; calice divisé presque jusqu’à la base en lobes ovales-lancéolés ; corolle grande, tout à fait blanche. Capsule globuleuse, obtuse au sommet, pourvue à sa base d’un disque hypogyne orangé; 3-4 graines brunes, non écailleuses. Feuilles pétiolées, grandes, sagittées, à oreilles tronquées obliquement et souvent dentées et anguleuses.
Tige glabre,anguleuse, volubile, s’élevant sur les buissons. Racine rampante,
Com. dans les haies et les buissons. #. Juillet octobre.
ais CONVOLVULACÉES.
€. ARVENSIS L. Sp. 218; Wäillm. Phyi. 201 ; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 190; Mol. 474. — Fleurs axillaires, pédonculées ; pédoncule solitaire, bi-friflore, tétragone ; bractées petites, linéaires, éloignées du calice ; celui-ci divisé presque jusqu’à la base en lobes courts, arrondis au sommet, scarieux sur les bords ; corolle blanche ou rose, mais pourvue extérieurement de cinqtaches triangulaires purpurines. Capsule ovoide aiguë, un peu comprimée, pourvue à sa base d’un disque hypogyne crangé; graines noires, écailleuses. Feuilles péticlées, hastées, à oreilles ordinairement aiguës. Tige glabre ou hérissée, anguleuse, couchée à sa base, puis s’élevant sur les plantes voisines. Racine rampante. — Beaucoup plus petite que l’espèce précédente dans toutes ses parties.
Com. dans les champs. +4. Juin-juillet.
CUSCUTA Z.
Corolle campanulée, à 4-5 lobes, munie à sa base d’appendices placés au-dessous des étamines. Capsule s’ouvrant circulairement en travers près de sa base, renfermant 2-4 graines. — Feuilles nulles.
€. MAJOR D. C. FI. fr. 2, p. 644; Soy.- Wall. Cat. et Obs. p- 99; Dois. 149; Hol. 476 ; C. europæa Willm. Phyt. 155. — Fleurs sessiles, réunies en capitules globuleux et munis d'une bractée à leur base; calice à tube oblong , charnu à la base, à lobes arrondis ; corolle plus longue que le calice, campanulée, à tube blanchôtre et devenant ventru à la maturité, à limbe légèrement rosé, divisé en lobes ovales obtusiuscules, éfalés, maïs redressés au sommet ; étamines éncluses, à filets une fois plus longs que les anthères arrondies; appendices de la corolle crénelés et appliqués contre son tube; 2 styles plus courts que la capsule. Graines lisses. Tiges filiformes, rameuses, rougeâtres.
Com.; parasite sur l'Ortie, le Houblon, le Chanvre, le Lin, etc. &). Juillet-août.
C. EPITHYMUM L. Syst. ed. Murr., p. 140; Willm. Phyt. 456; Schultz exsic. Le cent. n° 7; C. minor Soy.- Wäill. Cat. et Obs. p. 99; Dois. 149; Hot. 477. — Se distingue de l’espèce précédente aux caractères suivants : fleurs et capitules de moitié plus petits; divisions du calice plus longues, acuminées ; lobes de la corolle plus, longs, triangulaires-acuminés aigus, très-étalés, à la fin réfléchis; étamines exsertes ; appendices de la corolle plus
BORAGINÉES. 4149
grands, arrondis, frangés, convergents les uns vers les autres et fermant le tube de la corolle; styles plus longs que la capsule ; tiges beaucoup plus grêles, capillaires.
Sur les coteaux secs; parasite sur le Thymus Serpillum, le Medicago sativa, le Trifolium pratense, le Thesium humifusum, etc. ©. Juillet-août.
C. DENSIFLORA Soy.-Will. Mém. de la Soc. linn. de Paris, €, 1, p.26 ett. 4, p. 280; C. epilinumWeihe apud Bœnningh. FI. monast.; Hol. 417. — Fleurs sessiles, réunies en capitules globuleux très-serrés et dépourvus de bractée à leur base; calice campanulé, charnu, transparent ,élégamment aréolé (vu à la loupe), à divisions courtes et larges ; corolle dépassant à peine le calice, à tube ventru dès le moment de la floraison, à limbe court,blanchâtre, divisé en lobes triangulaires aigus étalés ; appendices de la corolle bifides, non frangés, très-petits et appliqués contre son tube; 2 styles trois fois plus courts que la capsule, divergents. Graines finement écailleuses à leur surface. Tiges filiformes, non rameuses, jaunes verdâtres.
Sur le lin de Riga. Nancy (la Malgrange, Tomblaine : Soyer- Willemet; Roville : de Dombasle); Sarrebourg : de Baudot. Metz : Holandre; Hayange et Moyeuvre. Commercy. Bruyères : Mougeot. ©. Juillet-aout. .
Nora. J'ai dû, à l’exemple de Loiseleur ( F1. gallica 4, p. 482), préférer le nom donné par M. Soyer-Willemet à celui que Weihe a imposé à la même espèce. C’est au mois de juillet 4817 que M. Soyer-Willemet découvrit cette espèce nouvelle aux environs de Nancy ; en 4821, il en envoya la description sous le nom de €. densiflora à la Société linnéenne de Paris qui en a fait mention au tome 4e de ses Mémoires (1822); ce n’est qu’en 1824 qu’elle fut publiée, sous le nom de €. epilinum dans le Prodromus Floræ monasteriensis. La priorité de découverte est donc acquise à M, Soyer-
Willemet.
BORAGINÉES.
Calice denté ou lobé, persistant ; corolle ordinairement régulière à 5 lobes, à gorge nue ou pourvue d’appendices ; 5 étamines alternes avec les divisions de la corolle; un seul style ; stigmate entier ou bifide. Quatre ovaires uniloculaires, monospermes, libres ou adhérents au style inséré au centre ; les fruits sont des akènes placés au
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fond du calice.— Feuilles alternes, ordinairement rudes au toucher ; stipules nulles ; fleurs disposées en grappes souvent géminées, unilatérales, d'abord courtes et courbées en crosse, puis s’allongeant.