B. OMBILIC PLANE, NON BORDÉ
ASPERUGO Z.
Corolleinfundibuliforme. Akènes soudés au style persistant, comprimés latéralement, rapprochés par paires, tuberculeux sur les faces. — Calice comprimé à la fructification.
A. PROCUMBENS LZ, Sp. 1935; W'illm. Phyt. 180 ; Hol. 4719. — Fleurs brièvement pédonculées, axillaires, dirigées du même côté et en sens opposé à celui des feuilles ; pédoncule courbé après la floraison; calice élégamment veiné en réseau, muni de 5 lobes inégaux dentés à leur base, dilaté et comprimé au moment de la fructification de manière à simuler un calice à 2 sépales palmés. Akènes ovales très-comprimés, étroitement bordés. Feuilles très-rudes au toucher, elliptiques-oblongues avec un court mucron , entières ou plus rarement sinuées; les inférieures alternes, atténuées en pétiole ; les supérieures géminées ou quaternées. Tige se divisant, souvent dès la base, en rameaux très-allongés, couchés, anguleux, hérissés de petits aiguillons dirigés en bas. — Fleurs petites, violettes.
Très-rare. Metz (sur une des piles du pont des Morts: Holandre); ruines du château da Hoh-Barr près de Saverne : de Baudot, ©. Mai-juin.
CYNOGLOSSUM LZ.
Corolle infundibuliforme. Akènes soudes au style persistant, comprimés de haut en bas, hérissés d'aiguillons étoiles au sommet.
C. OFFICINALE JL. Sp. 192; Wäillm. Phyt. 173; Soy.- Will. Cat.; Dois. 176; Hol. 480.— Fleurs pédicellées, dépourvues de bractées, disposées en grappes au sommet des rameaux ; pédicelles d’abord dressés, mais courbés vers le bas à la maturité; calice profondément divisé en lobes ovales-oblongs, obtus, un peu inégaux, à la fin très-étalés. Akènes grands, jaunâtres, obovés, hérissés sur toute leur surface de pointes courtes, coniques, armées au sommet de 3-6 petits aiguillons réfléchis! ; ombilic spatulé. Feuilles entières ou un peu sinuées, douces au toucher et munies des deux côtés d’un tomentum blanchätre ; les radicales
BORAGINEES: 127
grandes, ovales-oblongues, atténuées en un long pétiole; les caulinaires supérieures sessiles, presque demi-embrassantes. Tige dressée, très-feuillée, rameuse au sommet. — Plante d'un vert blanchâtre , mollement velue, d’une odeur désagréable ; fleurs rougeûtres.
Com. ; lieux incultes, bord des chemins. ©. Mai-juillet.
C. MONTANUM Lam. Dict. 2, p. 257 ; Willm. Phyt. 175. — Se distingue du précédent à ses grappes plus lâches, plus écartées ; à ses fleurs violettes ou bleues ; à ses feuilles plus minces, luisantes et presque glabres en dessus, un peu rudes en dessous et là munies de poils épars étalés (et non couchés), à ses feuilles caulinaires plus écartées, plus larges; enfin à l'aspect vert de toute la plante.
Rare; sur le revers oriental des Vosges (Nydeck, Ballon de Soultz, Rosberg: Mougeot et Nestler, 1807). ©. Juin-juillet.
Nora. Le €, Znifolium a été indiqué par erreur comme plante spontanée aux environs de Nancy.
ECHINOSPERMUM Swartz.
Corolle infundibuliforme. Akènes soudés au style persistant, trigones, tuberculeux ou armés d’aiquillons.
E, LAPPULA Lehm. Asperif. 121; Myosotis Lappula L. Sp. 189 ; Willm. Phyt. 168 ; Soy.- Will. Cat; Dois. 175. — Fleurs brièvement pédicellées, disposées au sommet des rameaux en grappes spiciformes souvent géminées ; une bractée opposée à chaque fleur, mais placée un peu plus haut ; pédicelles dressés ; calice profondément divisé en lobes linéaires-oblongs, à la fin trèsétalés ; corolle à limbe concave. Akènes d’un vert jaunâtre, tuberculeux sur les faces, munis sur les 2 bords externes d’un double rang de pointes armées à leur sommet de 2-4 petits aiguillons réfléchis. Feuilles oblongues, entières, rudes, à une nervure ; les inférieures atténuées en pétiole. Tige dressée, arrondie, rameuse au sommet. — Plante hérissée de poils roides, couchés; fleurs petites, bleues.
Très-rare; collines sèches, lieux incultes, Nancy (Avant-garde de Pompey: Soyer-Willemet). Commercy ( Vignot : Maujean). Neufchâteau : Mougeot, ©, Juillet-août,
198 BORAGINÉESs MYOSOTIS L.
Corolle infundibuliforme. Akènes libres, lisses, comprimés d'avant en arriére.
* Calice couvert de poils appliqués.
M. PALUSTRIS Withering. Brit. 2, p. 225; Hol. 486. — Fleurs en grappes terminales, ordinairement dépourvues de feuilles à leur base ; pédicelles étalés horizontalement à la maturité; les inférieurs réfléchis et deux fois plus longs que le calice; celui-ci ouvert à la maturité ; limbe de la corolle étalé, plane, plus large que la longueur du tube ; style égalant presque le calice. Akènes noirs, luisants, ovoïdes, arrondis au sommet, faiblement bordés. Feuilles oblongues-lancéolées, un peu rudes au toucher, ciliées à la base ; les inférieures atténuées en pétiole. Tiges dressées ou ascendantes, anguleuses, plus ou moins rameuses. Racine oblique, rampante, émettant quelquefois des stolons. — Fleurs bleues, roses ou blanches. 6
z GENUINA Nob. Calice denté ; tige robuste, couverte de poils étalés. M. palustris Rchb. FI. exc. p. 342.
e sTriquzosa Âoch Deutsch. F1. 2, p. 42. Calice denté; tige plus grêle, plus roïde, bleuâtre à la base, couverte de poils appliqués ou glabre. M. strigulosa Rchb. L. c.
7 RÉPENS Âoch l. c. Calice quinquefide; tige robuste, cou verte de poils étalés, longuement rampante à la base. M. repens Rchb. L. &.
Nora. Le M. palustris à ordinairement des fleurs grandes ; mais il se rencontre aussi, quoique rarement, à fleurs très-petites : c'est alors le M. palustris & gracilis Bæœnningh. FI. monast. p. 54. Il varie en outre à feuilles larges ou étroites, plus on moins aiguës, plas ou moins ciliées à la base; les lobes du calice sont aigus ou obtus; ceux de la corolle sont entiers ou émarginés.
Com. dans les marais, les prés tourbeux, au bord des eaux. #.
Mai-juillet.
M. CÆSPFITOSA Schultz Fl.Starg.sup. 11; Hol. 487; Schullz eæsic. 4 cent., no 10! — Se distingue de l'espèce précédente par les caractères suivants : grappes plus lâches, ordinairement toutes pourvucs de feuilles entre les pédicelles inférieurs, très-allen-
BORAGINÉES, 129
gées et égalant ou dépassant même la tige au moment de la fructification ; pédicelles plus longs ; calice plus profondément quinquefide ; corolle généralement plus petite; style presque nul ; akènes plus larges proportionnellement et comme tronqués à la base; feuilles plus oblongues, non ciliées ; tige arrondie inférieurement (sur la plante vivante), épaisse, très-rameuse ; rameaux plus étalés ; racine verticale, fibreuse. — Plante. d'un vert gai, couverte de poils appliqués ; fleurs d’un bleu pâle.
Peu com.; fossés, champs inondés pendant l'hiver. Nancy (le Montet, la Malgrange : Suard, Tomblaine, Frouard), Pont-a-Mousson : Salle, Bitche : Schultz. Rambervillers : Billot, ©. Juinjuillet.
** Calice muni dans sa moitié inférieure de poils étalés et cour bés en crochet.
z Racine bisannuelle.
M. SYLVATICA Hoffm. Deutsch. FI. p. 85; Hol. p. 487; Schultz exsic. 1 cent., n° 62! — Fleurs en grappes terminales, ordinairement feuillées à leur base ; pédicelles à la fin étalés horizontalement et 1 172-2 fois plus longs que le calice; celui-ci profondément qninquefide, fermé à la maturité par le rapprochement de ses lobes ; corolle à limbe étalé, plane. Akènes plus gros que dans les 2 espèces précédentes, noirs, luisants, ovoïdes, presque aigus au sommet ; celui-ci pourvu sur une des faces d’une côte saillante qui le rend triquètre ; ombilic oblique. Feuilles molles, douces au toucher, mollement velues et ciliées ; les radicales fasciculées, longuement pétiolées, oblongues-obovées ; les caulinaires ovales-oblongues. Tiges anguleuses, souvent rameuses dès la base, couvertes de poils mous étalés ; la tige centrale dressée, les latérales ascendantes. Racine forte, oblique, rampante. — Plante d’un vert sombre ; fleurs bleues, roses ou blanches.
z GENUINA Nob. Grappes lâches, très-allongées et dépassant souvent la tige ; plante robuste.
8 Azessrais Koch Syn. 505. Grappes courtes; plante naine. M. alpestris Schmidt Boh. p. 26; M. suaveolens Kit. ap. Rœm. et Schult. Syst. veg. 2, p. 102.
La var. # com, dans les bois humides, La ver, 2 au sommet du Ballon de Souliz : Kirschléger, ©, Mai-juillet,
130 BORAGINÉES.
M. INTERMEDIA Link En. H. Ber. 1, p. 164; Hol. 488. — Très-voisin du précédent, dont iln’est peut-être qu’une variété, il s’en distingue néanmoins au premier coup d'œil par son port; ses grappes sont moins lâches, dressées; ses pédicelles moins étalés ; le calice et les akènes sont plus petits ; la corolle est beaucoup moins grande et son limbe est concave ; toute la plante est bien plus velue et d’un vert blanchôtre; enfin sa floraison est moins précoce.
Com. dans les moissons. ©. Juin-août.
£ Racine annuelle.
M. HISPIDA Schlecht. Mag. d. naturf. z. Berl. 8, p. 229 ; Hol. 489 ; Schultz exsic. A cent., n° 59 !; M. collina Rchb. F1. exc. p. 541. — Fleurs en grappes ordinairement solitaires, nues à la base, à la fin très-lâches, et dont l’axe filiforme est au moment de la fructification 2-3 fois plus long que la tige ; pédicelles égalant le calice, ou plus courts, à la fin éfalés horizontalement ; calice profondément quinquefide, campanulé et ouvert à la maturité ;"c0orolle à limbe concave , à tube toujours plus court que le calice; style très-court. Akènes très-petits, bruns, luisants, ovoïdes presque aïgus au sommet; ombilic nullement oblique. Feuilles d’un vert gai, couvertes de poils droits étalés; les caulinaires oblongues, ordinairement arrondies au sommet ; les radicales atténuées en pétiole. Tige dressée ou brièvement couchée à la base, mince et très-flexible, simple ou divisée en rameaux très-allongés. Racine fibreuse, extrêmement ténue. — Plante beaucoup plus grêle que toutesles précédentes; à fleurs beaucoup plus petites, bleues.
Lieux arides, bords des champs. Nancy (Champ du Bœuf : Soyer- Willemet, Tomblaine, Montaigu, Malzéville, Pompey), Sarrebourg : de Baudot.Metz (le Sablon et coteaux calcaires : Holandre), Bitche: Schultz. Rambervillers : Billot. ©. Mai-juin.
M. VERSICOLOR Pers. Syn. 1, p.156; Hol. 490; Schullz eæsic. 1 cent., n° 60! — Se distingue de l’espèce précédente aux caractères suivants : pédicelles plus courts; calice plus.gros, fermé à la maturité ; style très-long ; akènes plus gros, proportionnellement plus larges , étroitement bordés dans leur moitié supérieure ; feuilles plus étroites; les caulinaires linéaires-lancéolées ; tige moins ténue ; racine plus forte, munie de fibres plus nombreuses. Se distingue de l'espèce suivante par ses grappes plus lâches, à pédoncules plus longs et éfalés horizontalement à la
SOLANÉES, 151 maturité ; à ses fleurs qui ne naissent jamais de la base de la tige ; à ses akènes moins oblongs, presque aigus au sommet; à ses feuilles complétement dépourvues de poils courbés en crochet; à ses tiges plus élancées, moins roides; à sa racine plus fournie de fibres. Enfin on la distingue de toutes nos autres espèces à sa corolle d’abord jaune, puis bleue, ensuite violette, à tube à ja fin une fois plus long que le calice. — Les deux feuilles placées sous la dérnière bifurcation de la tige sont ordinairement presque opposées.
Champs sablonneux. Nancy (Tomblaine, Montaigu : Hussenot). Metz ( Woippy, Châtel, les Genivaux : Holandre). Bitche : Schultz; Sarrébourg (Walscheid, Hazelbourg, Niederviller : de Baudot) et dans toute la région quarlzeuse de la chaine des Vosges. ©). Maijuin »
M, STRICTA Link En.H. Berol. 1,p. 164; Hol. 490; Schullz exæsic. À cent., n° 61! — Fleurs en grappes roïides, feuillées dans leur moitié inférieure, 5-6 fois plus longues que la tige ; pédicelles extrêmement courts, foujours dressés; calice profondément quinquefide, fermé à la maturité; corolle à limbe concave, à tube plus court que le calice. Akènes bruns, luisants, ellipsoïdes, arrondis aux deux extrémités, bordés au sommet, munis sur une des faces d'une côte peu saillante. Feuilles caulinaires elliptiquesoblongues, obtuses , pourvues à leur base à la face inférieure de poils courbés en crochet qui se rencontrent également sur la tige au-dessous de chaque feuille ; feuilles radicales en rosette. Tiges rarement solitaires, ordinairement nombreuses, très-rameuses dès la base, dressées, disposées en petites touffes roides et peu élevées. Racine fibreuse. — Fleurs très-petites, bleues, naissant le plus souvent dès la base de la tige et quelquefois même au milieu de la rosette à l’aisselle de la première bifurcation, de sorte que la
tige et les grappes semblent se confondre.
Com. dans les champs sablonneux. ©. Avril-mai
Galice quinquefide ou quinquepartite, persistant au moias à la base; corolle régulière, à 5 lobes ; 5 étamines égales, alternes avec les divisions de là coroile; anthères fixées au sommet d’un filet très-aigu; un style; stigmate simple. Ovaire libre, à 2 loges polyspermes; le fruit est une capsule déhiscente ou une baie; placertas
épais, centraux, fixés sur le milieu de la cloison. — Feuilles alternes ; les supérieures souvent géminées.