FEUILLES ALTERNES
DIGITALIS Z.
Calice quinquepartite; corolle (ubuleuse-campanulée, resserrée à la base, oblique et très-ouverte au sommet divisé en 4-5 lobes inégaux; quatre étamines fertiles; anthères à deux loges à la fin divariquées. Capsule ovoïde, à quatre sillons, s’ouvrant au sommet en deux valves dont les bords rentrants se séparent de la cloison; graines quadrangulaires, finement et élégamment alvéolées.
D. PURPUREA JL. Sp. 866; Willm. Phyt. 148; Dois. 581; Hol. 503. — Fleurs pédicellées, pendantes, disposées en une longue grappe spiciforme terminale et unilatérale; pédicelles épaissis à leur sommet ; calice divisé presque jusqu’à la base en lobes largement ovales, oblus, brièvement mucronulés, dressés; corolle très-grande, ventrue-campanulée, un peu déprimée en avant, d'un pourpre luisant extérieurement, blanche maculée de pourpre et barbue intérieurement, à limbe cilié, tronqué obliquement, divisé en 4 lobes courts et très-obtus ; le lobe inférieur plus large et plus long, étalé. Capsule ovoïde, velue-tomenteuse. Feuilles mols les, vertes et pubescentes en dessus,blanches-tomenteuses en dessous, ridées en réseau, lancéolécs, doublement crénelées ; les inférieures atténuées en un long pétiole ; les supérieures sessiles. Tige arrondie, dressée, simple,plus rarement rameuse au sommet.
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Racine fibreuse. — Plante très-élégante, couverte de poils fins, étalés, mous, articulés.
Très-com. sur le grès rouge et le grès bigarré, dans toute la chaîne des Vosges: descend quelquefois dans l’alluvion (Azerailles et Baccarat sur les bords de la Meurthe : de Baudot), Se retrouve sur les grès verts à Bar-le-Duc et dans la forêt d'Argonne : Doisy. ©. Juin-août,
D. PURPURASCENS Roth Cat. bot. 2,p. 62. — Se rapproche par sa taille et la grandeur de ses fleurs du 1). purpurea, par ses feuilles du D. lutea et n’est peut-être qu'un hybride de ces deux espèces. On le distingue de la première à sa grappe plus serrée ; àses fleurs éfalées horizontalement ; à ses pédicelles plus courts; à son calice dont les lobes sont trois fois plus étroits, 4néaîres-acuminés aigus, dressés ; à sa corolle plus étroite, {ubuleuse-campanulée, plus longuement atténuée à la -base, d’un jaune rougeâtre ou faiblement purpurine, maculée de pourpre intérieurement ou immaculée ; à ses feuilles finement dentées en scie, vertes sur les deux faces, glabres supérieurement, un peu velues inférieurement, mais sur les nervures seulement. Se distingue du D. lutea aux lobes du calice plus larges et plus longs ; à sa corolle trois fois plus grande, à lobes arrondis, les latéraux un peu mucronés, le supérieur plus faiblement échancré à sinus de l'échancrure arrondi; à ses feuilles dont les dents sont ordinairement plus rapprochées et les nervures toujours plus saillantes et pubescentes ; enfin à sa taille plus élevée.
Très-rare; la chaîne des Vosges (château de Landsberg: Kirschlégr Sainte-Marie-aux-Mines : WMühlenbeck). ©. Juin-août.
D. LUTEÀA L. Sp. 867; Willm. Phyt. 749; Soy.- Waüll. Cat.; Dois. 582 ; D. parviflora Hol. 504.— Fleurs pédicellées, étalées horizontalement, disposées en une longue grappe spiciforme terminale et unilatérale ; pédicelles courts, non épaissis au sommet, mais un peu comprimés; calice divisé presque jusqu’à la base en lobes linéaires-lancéolés aigus, dressés-étalés ; corolle d’un blanc jaunâtre, velue et immaculée intérieurement, fubuleuse-campanulée, ventrue inférieurement sous le limbe, rétrécie à la gorge; le lobe supérieur de la corolle bifide, à sinus et à lobules aigus; les latéraux plus étroits , très-aigus ; l’inférieur plus long, ovale obtus. Capsule ovoïde-conique, munie de poils glanduleux. Feuilles vertes, un peu plus pâles en dessous, luisantes en dessus, non ridées, finement dentées en scie, glabres sur les faces, plus oumoins ciliées sur les bords, à nervures latérales à peine saillantes; feuilles
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inférieures obtuses , atténuées en pétiole; les supériéures arrondies à la base, sessiles, acuminées aiguës. Tige arrondie, dressée, glabre, simple ou plus rarement rameuse.
Très-com. dans les bois montagneux de la région jurassique ; Nancy, Toul, Pont-à-Mousson; Metz, Briey ; Verdun, Saint-Mihiel; Commercy; Neufchâteau. Aussi dans la chaine des Vosges; Schnéeberg : Mutel, Schirmeck, le Tillot, etc. Mougeot. ©. Juinaoût.
Nora. Je ne puis considérer le D. media Roth comme espèce distincte du D. lutea. La plante de Nancy est précisément intermédiaire entre ces deux espèces des auteurs allemands et par conséquent elle les réunit Eïile se rapproche en effet du D. media par sa corolle ventrue et par les filets des étamines planes; mais la lèvre supérieure de la corolle a le sinus de l’échancrure aigu, et la capsule n’a que deux sillons, caractères qui appartiennent au D. lutea. Les autres signes diagnostiques donnés par les auteurs sont de nulle valeur : ainsi nous trouvons chez nous, et souvent sur le même pied, des corolles glabres extérieurement et des corolles munies de poils glanduleux: les pédoncules et les calices sont tantôt pourvus, tantôt dépourvus de ces mêmes organes ; enfin les feuilles sent tantôt ciliées dans tout leur pourtour, tantôt jusqu’au milieu, ou seulement à-la base.
D. GRANDIFLORA Lam. F1. fr. 2, p. 332; Hol. 504; D. ambigua Willm. Phyt. 750. — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : calice velu-glanduleux, à lobesplus évidemment acuminés et dont les sommets sont courbés en dehors; corolle très-grande, campanulée, largement ouverte à la gorge, à lobe supérieur très-large et très-court, oblus ou sinué-denté ; les trois autres lobes sont triangulaires, aigus ou obtus, mais l’inférieur beaucoup plus large ; capsule ovoïde-acuminée, velue-glanduleuse; feuilles lancéolées ou ovales-lancéolées, pubescentes sur les bords et sur les nervures très-saillantes ; les feuilles inférieures atténuées en un pétiole court, ailé; les supérieures sessiles, demi-embrassantes ; tige obtusément anguleuse à la base. —Plante munie de poils blancs, mous, articulés ; fleurs jaunes.
Com. dans la région granitique des hautes Vosges (Hohneck, Ballons de Soultz et de Saint-Maurice, Rosbers, etc. : Mougeot ). Plus rare sur le grès vosgien; Epinal (Dognéville : de Baudot); Bitche ( Stutzzelbronn: Schultz). 4. Juin-juillet.
Nora. M. Kirschléger (Prod. de la F1. d'Alsace) indique dans les Vosges le D. fuscescens Waldst et Kit., mais sans localité précise ; Je n’ai pas vu d’échantillon de cette plante recueilli dans la circonscription de notre Flore.
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