‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 44 sur 79 · T. HI · texte numérisé non relu

T. HI

446 PERSONÉES,

minales ; pédicelles glabres ; bractiées linéaires-subulées, dressées; calice glabre, trois fois plus court que la corolle, profondément divisé en lobes lancéolés aigus et dressés même au sommet; corolle blanche ou jaunûâtre, élégamment rayée de violet longitudina- Jement et réticulée sur les bords des lobes; lèvre supérieure un peu plus longue que le tube, divisée en deux lobes obtus redressés; la lèvre inférieure à lobes demi-circulaires, écartés; éperon ‘co nique, droit, oblus, plus court que la corolle. Capsule globuleuse, une fois plus longue que le calice ; graines noires, friquètres, un peu courbées, fortement et irrégulièrement ridées sur les faces. Feuilles nombreuses, rapprochées, un peu glauques, un peu épaisses, entières, linéaires-aiguës, plus ou moins étroites, atténuées à la base, pourvues d’une forte nervure dorsale et sur le sec de deux nervures latérales faibles et rapprochées des bords; les feuilles inférieures verticillées ordinairement par quatre ; les supérieures le plus souvent alternes, éparses ou opposées. Tige dressée, grêle, dure et cassante, simple ou très-rameuse. Racine rampante. — Plante glabre, d'un aspect glauque ; fleurs et capsules plus petites que dans l'espèce précédente. $

« GENUINA JYob. Fleurs blanches ou d’un blanc bleuâtre, fortement veinées de violet; éperon égalant le pédicelle.

£ éBanDtFrLOoRA Soy.- Wüll. Cat. supp. Fleurs ordinairement plus grandes, jaunâtres, munies de veines violettes plus faibles ; éperon dépassant le pédicelle ; plante plus forte. L. stricta Hornem. Haf. 2, p.971.

Lieux stériles. Collines du cale. jar.; Nancy (Malzéville, les baraques de Toul}: Toul(Pierre : Soyer-W}/1llemet, Foug et Grandménil Husson, Villers-le-Sec); Gorze : Holandre; Verdan : Dorsy, Saint-Mihiel : Æolandre; Neufchâteau : Mougeot. Région granitique de la chaîne des Vosges ; valiée de Saint- Amarin à Wildeustein, Geishausen, Wesserling, Remiremont (Saint-Nabor, Raon-auzx- Bois) : Mougeot. 4. Juillet-août.

&. ARVENSES Desf. All. 2, p. 45; Hol. 507; Antirrhinum arvense L. Sp. 855; Willm. Phyt. 142. — Fleurs très-petites, brièvement pédicellées , disposées au sommet de la tige et des rameaux longuement nus au sommet en petites têtes serrées qui, au moment de la fructification,s’allongent en petites grappes lâches interrompues ; pédicelles plus courts que le calice, couverts de poils glanduleux ainsi que l’axe de la grappe et le calice, bractées petites, linéaires, réfléchies : calice divisé profondément en lobes

PERSONÉES. 147 linéaires-oblongs, courbés en dehors au sommet; corolle bleue avec des stries plus foncées ; lèvre supérieure un peu plus courte que le tube, divisée en deux lobes dressés oblongs obtus ; éneron subulé, courbé, plus court que la corolle ; filets des étamines glabres. Capsule globuleuse, souvent un peu glanduleuse, un peu plus longue que le calice; graines grisâtres, lisses, arrondies, bordées d’une atle membraneuse. Feuilles écartées, un peu épaisses, entières, glauques, linéaires atténuées aux deux extrémités ; les inférieures verticillées par quatre; les supérieures opposées ou alternes. Tiges grèles, dressées, simples ou rameuses. Racine gréle, rameuse. — Plante glabre, plus petite dans toutes sés parties que les 2 espèces précédentes.

Très-rare; champs sablonneux entre Sarrelouis et Dilling : Æolandre. ©. duillet-août,

L. SUPINA Jjesf. All. 2, p. 44; Dois. 576; Antirrhinum supinum L. Sp. 856 ; Willm. Phyt, 741. — Diffère du L. arvensis par ses fleurs beaucoup plus grandes, ressemblant beaucoup à celles du L. vulgaris ; par sa corolle souvent marquée de deux points bruns sur le palais; par son éperon subulé, droit, égalant la corolle ; par les filets des étamines longues velus à la base; par la capsule plus grosse, déprimée au sommet ; par les graines 4 fois plus grandes, noires, munies d’une aile blanchätre, élégamment réliculée-veinée et plus évidemment transparente. Se distingue en outre facilement du L. vulgaris à ses corolles plus petites, non safranées sur le palais ; à sa capsule globuleuse ; à ses graines lisses sur les faces ; à ses feuilles plus glauques, un peu épaisses, verlicillées par quatre dans le bas de la plante ; à ses tiges nombreuses, grèles, couchées-difjuses ; à sa racine non rampanle ; à sa taille beaucoup plus petite. — Plante glabre.

Rare; lieux secs et sablonneux. Saint-Mihiel : Holundre. ©. Juillet-septembre, |

** Pédicelles 4-5 fois plus longs que le calice.

L. MINOR Desf. All. 2, p. 46; Soy.- Will. Cat.; Dois. 577; Hol. 507; Antirrhinum minus L. Sp. 852 ; Willm. Phyt. 742. — Fleurs petites, longuement pédicellées, nombreuses, axillaires, et formant par leur réunion une grappe lâche feuillée au sommet des rameaux ; pédicelles filiformes, 3-4 fois plus longs que le calice ; celui-ci à lobes linéaires-oblongs, inégaux, étalés à partir de leur milieu ; corolle velue-glanduleuse extérieurement, d’un violet

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pâle avec les lèvres blanchâtres et le palais jaunâtre ; lèvre supérieure à deux lobes arrondis, écartés à angle droit ; éperon oblong, à peine courbé, obtus, n'égulant pas la moîilié de la longueur de la corolle. Capsule ovoÿde, glanduleuse; graines jaunes ou brunes, ovoïdes , munies de crêtes longitudinales aiguës dont quelquesunes s’anastomosent. Feuilles toutes entières, obluses, alténuées en péliole à la base, d’un vert sombre , quelquefois violettes en dessous; les inférieures opposées, plus larges, spatuiées ; les supérieures alternes, éfroites, linéaires. Tige dressée, très-rameuse à la base ; rameaux dressés, flexueux ; les inférieurs opposés. Racine grêle, rameuse. — Plante toute couverte de poils glanduleux.

Com. dans les champs et dans les lieux stériles, ©. Juillet-octobre.

L. ELATINE Mill. Dict. n° 16; Soy.- Will. Cat.; Dois. 572; Hol. 508; Antirrhinum Elatine L. Sp. 821; Willm. Phyt. 139. — Fleurs petites , longuement pédicellées , naissant solitaires à l'aisselle de toutes les feuilles depuis la base de la tige jusqu’au sommet ; pédicelles filiformes, dépassant les feuilles, tous dirigés du même côté et étalés presque à angle droit, glabres si ce n’est au sommet un peu épaissi et courbé en arc ; calice velu, à lobes ovales-lancéolés acuminés, ciliés, blancs scarieux sur les côtés; corolle velue, jaune ; lèvre supérieure plus courte quel’inférieure, d'un pourpre foncé intérieurement, à 2 lobes arrondis et dirigés en avant; éperon subulé, droit, ou un peu courbé, aussi long que la corolle. Capsule globuleuse ; graines brunes, ovoïdes, couvertes de crêles saillantes anastomosées comme les feuillets des Dædalea. Feuilles écartées, toutes brièvement pétiolées, d'un vert sombre, velues, ovales aiguës, mucronulées ; les inférieures opposées, arrondies à la base, deutées dans leur moitié inférieure; les moyennes alternes, hastées; les supérieures sagittées ou entières ; péliole toujours plus court que le limbe. Tige se divisant dès la base en rameaux allongés, filiformes, presque simples, couchés, couverts de longs poils mous articulés étalés et de poils plus courts glanduleux. Racine grêle, fibreuse.

Peloria.

Com. dans les champs calcaires et argileux. ©. Juillet-octobre. L. SPURIA Mill. Dict. no 15;Soy.- Will. Cat. ; Dois. 575; Hol.

508; Antirrhinum spurium L. Sp. 851; Willm. Phyt. 139. — A le port du prédédent, mais s’en distingue aux caractères suivants:

PERSONÉES. 145 fleurs 2-3 fois plus grandes, à éperon courbé; pédicelles velus, la plupart plus courts que les feuilles; lobes du calice plus larges, non scarieux sur les côtés; graines finement alvéolées; feuilles généralement plus grandes, jamais haslées, toutes ovales-orbiculaires obtuses, mucronulées; les inférieures le plus souvent en cœur à la base, quelquefois sinuéés-dentées dans leur moitié inférieure; tige plus forte ; plante plus velue.

Com. dans les moissons. ©. Juillet-août.

L. CYMBALARIA Mill. Dict. n° 17; Soy.e Will. Cut. ; Dois. 971; Antirrhinum Cymbalaria L. Sp. 851; Willm. Phyt. 738. — Fleurs petites, longuement pédicellées, naissant solitaires à l’aisselle de toutes les feuilles depuis la base de la tige jusqu’au sommet ; pédicelles grèles, glabres, aussi longs ou plus longs que les feuilles, flexueux, très-étalés; calice glabre, à lobes linéairesaigus; corolle d’un violet pâle, avec le palais jaune ; lèvre supérieure égalant l’inférieure et divisée en deux lobes arrondis; éperon droit, obtus , de moilié moins long que la corolle. Capsule globuleuse ; graines à la fin noires, ovoïdes, couvertes de crêtes saillantes interrompues. Feuilles d’un vert gai en dessus, souvent purpurines en dessous, longuement pétiolées, alternes, plus rarement opposées, à limbe réniforme, plus ou moins échancré à la base, à cinq lobes larges, mucronulés, obtus dans les feuilles inférieures, aigus dans les supérieures ; pétiole toujours plus long que le limbe. Tige se divisant dès la base en un grand nombre de rameaux filiformes, étalés en cercle et rampant sur les murailles. Racine grêle, fibreuse. — Plante glabre.

Rare; sur les vieux murs. Toul (remparts), Pont-a-Mousson (murs

qui bordent la Moselle : Soyer-Jfillemet ). Bar-le-Duc : Doisy, Sampigny (murs du jardin du presbytère : Pierrot). 15. Juin-août.

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