FEUILLES OPPOSÉES
SCROPHULARIA LZ.
Calice quinquefide, nu à la base; corolle plus longue que le calice, subglobuleuse, à deux lèvres; la supérieure plus grande, bifide, pourvue intérieurement à sa base d'un appendice (vestige d’une cinquième étamine); lèvre inférieure à trois lobes réfléchis; 4 étamines fertiles ; anthères uniloculaires, fixées obliquement surles filaments dilatés au sommet. Capsule ovoïde-acuminée, s'ouvrant
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au sommet en deux valves dont les bords rentrants se séparent de la cloison.
* Lobes du calice scarieux sur les bords; rudiment d'une cinquième élamine.
S. NODOSA L. Sp. 865; Willm. Phyt. 146; Soy.- Will. Cat.; Dois. 580; Hol. 509. — Fleurs disposées en une longue grappe composée terminale, à rameaux glanduleux, étalés-dressés,flexueux, opposés ou alternes; pédicelles grêles, assez longs, glabres dans leur moitié supérieure ; lobes du calice ovales-obtus, denticulés, très-élroitement membraneux sur les bords; rudiment de la cinquième étamine beaucoup plus large que long, trongué ou superficiellement émarginé ; filets des étamines munis de petites glandes blanches pédicellées. Capsule ovoïde ; graines striées, rugueuses. Feuilles toutes pétiolées, glabres, d’un vert sombre en dessus,d’un vert pâle en dessous, ovales-lancéolées, tronquées ou un peu en cœur à la base, doublement dentées en scie ; les dents de la base plus grandes, plus aiguës, plus éeartées; les deux premières nervures latérales dénudées et se prolongeant un peu sur le pétiole non aîlé ; feuilles du milieu aiguës; les supérieures acuminées. Tige dressée , rameuse , quadrangulaire, à angles tranchants et non ailés. Racine horizontale, charnue, noueuse-tubéreuse. — Plante glabre; fleurs brunes, plus rarement tout à fait vertes!
GENDINA Nob. Feuilles dentées en scie.
£ vms3ROsA Nb. Feuilles lobées et dentées;les lobes inférieurs plus longs, plus étalés. Loue"
La var. « com, au bord des fossés, dans les bois humides La var. £ dans les lieux ombragés des fortifications de Verdun : Dæren herb. Soyer-Willemet. %. Juin-août.
S. AQUATICA L. Sp. 864 ; Hol. 509. — Fleurs disposées en une longue grappe composée, terminale, à rameaux non glanduleux, étalés, la plupart alternes; pédicelles grêles, assez longs, tout à fait glabres; lobes du calice arrondis et largement membraneux sur les bords; rudiment de la cinquième étamine profondément bifide à lobes oblus divariqués. Capsule slobuleuse ; graines striées rugueuses. Feuilles toutes pétiolées, glabres, d'un vert sombre, lancéolées aiguës, jamais en cœur à la base, décurrentes sur le pétiole aÿlé par le prolongement du parenchyme (et non par 2 nervures dénudées), dentées; les dents de la base plus peliles. Tige dressée, rameuse, quadrangulaire-ailée. Racine nullement
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noueuse.— Plante glabre ; fleurs brunes, d’une teinte moins triste que dans l’espèce précédente.
Bords des ruisseaux. Com. sur le grès et le granit dans toute la chaîne des Vosges. Rare dans les terrains calcaires et argilo-calcaires; Nancy (Clairlieu : Suard); Dieuze ; Mirecourt (ruisseau de la carrière de Nirocourt) : de Baudot. 1. Juin-août.
S. BALBISIZ Hornem. Hort. Hafn. 2, p. 517; Hol. 510; Schultz exsic. n° 490 !; S. aquatica Willm. Phyt.747; Soy.- Will. Cat.; Dois. 580.— Se distingue de la précédente espèce aux caractères suivants : grappes plus lâches, à rameaux plus écartés, plus courts, le plus souvent opposés; fleurs un peu plus grandes; filets des étamines couverts de petites glandes noires pédicellées ; rudiment de la cinquième étamine presque circulaire, un peu tronqué au sommet ; feuilles inférieures toujours et les supérieures souvent arrondies au sommet,toutes échancrées en cœur à la base, munies sur les bords de crénelures larges superficielles; celles de la base de la feuille plus pelites et descendant plus bas; péuioles souvent pourvus vers leur sommet d’une ou de deux petites folioles presque opposées ovales obtuses; tige plus étroitement ailée sur les angles; racine fibreuse.
Bords des ruisseaux. Com. dans toute la région da calcaire jurassique. %. Juin-juillet. |
** Lobes du calice non scarieux; rudiment de lu cinquième étamine nul.
S. VERNALIS L. Sp. 864 ; W'illm. Phyt. 747 ; Soy.- Will. Cat.; Hol. 510; Schullz exsic. 4 cent., n° 13 ! — Fleurs disposées en petites grappes serrées, axillaires, corymbiformes et longuement pédonculées; calice profondément divisé en lobes oblongs et nullement scarieux sur les bords; les inférieurs un peu étalés au sommet; corolle à tube globuleux fortement contracté à la gorge; étamines à la fin saillantes hors de la corolle. Capsule ovoïde-conique, velue-glanduleuse; graines noires, striées-rugueuses, Feuilles pétiolées, ridées en réseau, d’un vert pâle, en cœur, incisées et doublement dentées en scie. Tige épaisse, fistuleuse, dressée, simple, quadrangulaire, Racine fibreuse. — Plante mollement et finement velue-glanduleuse; fleurs odorantes, d’un jaune verdâtre,
Très-rare ; Nancy (la Chartreuse de Bosserville : Soyer- Willemet); Bitche (Stutzzelbronn : Schultz); versant oriental du Bal-
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lon de Soultz (forèt de Hartmanschweiler : Kirschléger, vallée de Steinbach : Mühlenbeck). ©. Mai-juin. K
GRATIOLA £Z.
Calice quinquepartite, pourvu de deux bractées à sa base ; corolle plus longue que Île calice, tubuleuse-tétragone, à quatre lobes inégaux et formant deux lèvres peu distinctes ; la supérieure échancrée et dépourvue d'appendice à sa base; quatre élamines dont deux stériles ; anthères pendantes. Capsule ovoïde, s’ouvrant au sommet en deux valves, dont les bords ne rentrent pas, mais se séparent de la cloison.
G. OFFICINALIS L. Sp. 24; Willm. Payt. 25; Sou.- Wül. Cat.; Dois. 17; Hol. 503.— Fleurs solitaires, axillaires, longuement pédonculées, munies sous le calice de deux bractées étalées un peu plus longues et plus larges que les divisions calicinales; celles-ci linéaires aiguës; corolle barbue intérieurement au-dessus de l'insertion des étamines fertiles. Capsule ovale-acuminée ; graines très-petites , oblongues , anguleuses, alvéolées. Feuilles lisses, sessiles, embrassantes, lancéolées, denticulées dans leur moitié supérieure, plus longues que les entre-nœuds, et munies de 3-5 nervures saillantes. Tige dressée,roide, simple, fistuleuse, arrondie à la base, quadrangulaire au sommet. Racine rampante, articulée. — Plante glabre et lisse; fleurs blanches ou rosées.
Peu com.; lieux aquatiques. Pont-à-Mousson, Gondreville : illemet père; Toul ( Villers-St.-Etienne : MHusson et Gély). Metz (étangs de la Maxe, entre Thury et la Maison-Rouge : Holandre). S1.-Mihiel : Willemet père; Sampigny : Pierrot; Riche court, Neufchâteau : Wougeot. 1. Juillet,
LINDERNIA Z.
Calice quinquepartite, nu à la base; corolle plus courte que le calice, tubuleuse ventrue, à deux lèvres; la supérieure plus courte, échancrée , l'inférieure à 3 lobes; quatre étamines fertiles; les plus courtes à filet muni d’une dent au sommet. Capsule ellipsoïde, s’ouvrant au sommet en deux valves dont les bords ne rentrent pas et adhèrent peu à la cloison, ce qui a fait penser à plusieurs
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auteurs que cette capsule était uniloculaire à placenta central libre.
L. PYXIDARIA A//. Misc. taurin. 3, p. 118.— Pédoncules uniflores, axillaires, solitaires, mais souvent opposés, épaissis au sommet, ordinairement plus longs que les feuilles; lobes du calice linéaires aigus, dressés-appliqués, très-finement denticulés sur les bords; corolle petite, à lèvre supérieure purpurine, divisée en deux lobes arrondis; lèvre inférieure plus longue, jaunâtre, à trois lobes presque égaux. Graines très-petites, oblongues, anguleuses, finement ridées en travers. Feuilles sessiles, d'un vert foncé, entières, ovales ou elliptiques obtuses, à trois nervures. Tiges ascendantes, radicantes à la base, tétragoues, rameuses ; rameaux étalés. Racine fibreuse. — Plante glabre.
Dieuze (étang de Lindre!), Sarrebourg ( étang du Stock!) : de Baudot. ©. Juillet- août,
Le Mimulus luteus s’est échappé d’un jardin de Rothau dans la vallée de la Bruche, et s’est propagé au bord des ruisseaux qui se jettent dans celte rivière depuis Schirmeck jusqu’à Mutzig.