VERONICA Z
Calice quadri-quinquepartite ; corolle rutacée, quadrifide, à lobe inférieur plus étroit ; deux étamines; anthères biloculaires, non mucronées, s’ouvrant par deux
fentes longitudinales; siigmate entier. Capsule ovale ou en cœur renversé. :
* Fleurs en grappes axillaires, ordinairement nues à la base; graines plan:s-convexes.
æ Calice à quatre lobes.
uv. Grappes alternes.
V. MONTANA L. Sp. 17; Willm.Phyt. 22; Soy.- Wil.Cat.; Dois. 9 ; Hol. 512. — Fleurs disposées en petites grappes axil-
RHINANTHÉES. 155 laires, pauciflores, très-lâches et portées sur des pédoncules communs filiformes ; pédicelles étalés, plus longs que le calice; celuici à quatre lobes presque égaux, obovés, plus courts que la capsule ; corolle petite, blanche veinée de pourpre sur les trois lobes supérieurs; style égalant la longueur de la cloison. Capsule grande, plus large que haute, très-comprimée, émarginée, denticulée et ciliée sur les bords, formée de deux lobes orbiculaires qui lui donnent l'aspect de la silicule d’un Biscutella. Feuilles molles,velues, ridées en réseau, foules péliolées et opposées, souvent rougeâtres en dessous, ovales arrondies, munies de dents larges et inégales. Tiges faibles, grêles, très-allongées, rameuses à leur base, couchées et radicantes.— Plante molle, munie de poils blancs, étalés, articulés.
Bois humides. Com. dans toute la chaîne des Vosges. Rare sur le calc. jur.; Nancy (fonds de Toul); Pont-à-Mousson : Soyer- WWillemet ; Metz (les Etangs, Rombas, Moyeuvre: Holandre); Sampigny : Pierrot, Damvillers (entre Romagne et Chaumont). #. Mai-juin.
V. SCUTELLATA L. Sp. 16; Wäillm. Phyt. 21; Soy.- Will. Cat. ; Dois. 8; Hol. 512. — Fleurs disposées en grappes nombreuses, très-lâches; multiflores, portées sur des pédoncules communs très-grêles ; pédicelles filiformes, beaucoup plus longs que le calice, étalés à angle droit au moment de la fructification; calice à quatre lobes égaux, lancéolés, plus courts que la capsule; corolle blanche veinée de rose sur les trois lobes supérieurs ; style un peu plus court que la longueur de la cloison. Capsule petite, plus large que haute, arrondie à la base, plane-comprimée, entière sur les bords, échancrée au sommet. Feuilles toutes opposées, sessiles presque embrassantes , linéaires, ou linéaires-lancéolées aiguës, munies de petites dents écartées et souvent géminées. Tiges faibles, grêles, rameuses inférieurement, couchées et radicantes à la base, puis redressées.
« GENUINA ÎVob. Plante tout à fait glabre.
8 PUBESCENS Koch Syn. 524. Plante toute couverte de poils articulés , étalés, glanduleux. V. parmularia Pot. et Turp. FI. par. 19, €. 14.
Lieux humides, tourbeux. La var. x très-com. La var. £ plus rare ; Haroué, Lunéville ( étang-du Mondon, Chanteheux) : Gutbal, #. Juin-septembre.
156 RHINANTHÉES.
£B Grappes opposées.
x) Tiges et feuilles charnues.
V.ANAGALLIS L. Sp. 16; Willm. Phyt. 21 : Soy.- Will. Cat.; Dois. 8; Hol. 513.— Fleurs en grappes nombreuses, lâches, opposées; pédicelles à la fin plus longs que le calice, étalés à angle droit au moment de la fructification ; calice à quatre lobes presque égaux, lancéolés aigus ; corolle petite, d’un bleu pâle ou bianche veinée de rouge, à lobes arrondis; style un peu plus court que la longueur de la cloison. Capsule orbiculaire, gonflée, faiblement émarginée au sommet, glabre. Feuilles toutes opposées, un peu charnues, planes, sessiles embrassantes, lancéolées aïiqués, plus ou moins dentées en scie. Tige épaisse, fistuleuse, presque quadrangulaire, glabre, simple ou rameuse, dressée, mais quelquefois (dans les eaux courantes) couchée à la base. Racine rampante. — Plante glabre, si ce n’est sur les pédicelles munis de quelques poils glanduleux. Varie à taille beaucoup plus petite et à feuilles presque entières (W. {enella Schmidt Boh. cent. 1, p. 14).
Com. dans les ruisseaux et les fossés. 4. Mai-août.
v. ne L. Sp. 16; Wiüllm.Phyt. 20; Soy.- Will. Cat.; Dois. 7; Hol. 515. — Voisin du précédent, il s'en distingue aux re suivants : pédicelles non glanduleux ; feuilles brièvement pétiolées, plus épaisses, luisantes en dessus, ellipliques obtuses ; tige pleine, cylindrique, toujours radicante. — Plante glabre, se présentant aussi quelquefois avec une petite taille et des feuilles presque entières (var. tenerrima Roth).
Avec le précédent et aussi commun. 4. Mai-août.
-2) Tiges et feuilles non charnues:
V. CHAMÆDRYS L.Sp.17; Willm.Phyt.22;Soy.- Will. Cat.; Dois 11; Eol. 512. — Fleurs disposées en grappes lâches, dont les inférieures plus allongées ; pédicelles dressés-étalés, à la fin plus longs que le calice; celui-ci à quatre lobes un peu inégaux, linéaires aigus, velus ; corolle grande, à lobes arrondis, d’un bleu pâle, le lobe inférieur blanc; style allongé, mais plus court que les pédicelles. Capsule ciliée, comprimée, plus large que haute, en cœur renversé. Feuilles toutes opposées, molles, ridées en réseau, presque sessiles, ovales en cœur, incisées-dentées, mollement velues, plus courtes que les entre-nœuds ; celles du rameau
RHINANTHÉES, 157
terminal conformes aux feuilles caulinaires. Tige couchée et radicante à la base, puis dressée, simple ou peu rameuse, munie de deux lignes de poils opposées qui vont de l’aisselle de chaque feuille aux intervalles qui séparent les deux feuilles de la paire supérieure. — Plante munie de poils blancs , mous , étalés, articulés.
Com. dans les prés secs et au bord des bois. #. Avril-Mai.
V. OFFICINALIS L. Sp. 14; Willm. Phyt. 18; Soy.- Will. Cat.; Dois. 11; Hol. 513.— Fleurs disposées en grappes serrées, portées sur des pédoncules communs roides; pédicelles dressés, plus courts que le calice; celui-ci à quatre lobes un peu inégaux, linéaires, velus-glanduleux ; corolle petite, d’un bleu pâle et veiné de bleu foncé, plus rarement blanche veinée de rose ; style plus long que les pédicelles. Capsule aussi large que haute, comprimée, triangulaire, plus ou moins émarginée, velue-glanduleuse. Feuilles toutes conformes, opposées, fermes, velues, ordinairement plus longues que les entre-nœuds, ovales-elliptiques, dentées en scie, atténuées en un court pétiole. Tige rameuse, dure, couchée et radicante, velue tout autour. — Plante d’un vert sombre , munie de poils blancs articulés un peu roides; pédicelles beaucoup plus courts que dans toutes les espèces voisines. Quelquefois les grappes semblent être terminales; maïs, si l’on examine leur base, on y voit toujours un petit rameau feuillé qui commence à se développer.
Com. dans les bois. #. Juin-juillet,
£ Calice à cinq lobes.
V. TEUCRIUM L.Sp.16; Willm. Phyt.21; Dois.40; Hol.514; V. spicata var. polystachia Dois. 12! — Fleurs disposées en grappes spiciformes coniques, à la fin très-allongées et dépassant le rameau feuillé terminal; pédicelles dressés, égalant le calice; celui-ci à cinq lobes très-inégaux, linéaires-obtus, ciliés ; corolle grande, à lobes ovales dont les inférieurs aigus ; style plus long que la longueur de la cloison. Capsule un peu velue supérieurement, comprimée-orbiculaire, plus baute que large, arrondie à la base, échancrée en cœur au sommet, à sinus aigu. Feuilles toutes opposées, planes, plus courtes que les entre-nœuds sur la tige, ridées en réseau, velues sur les deux faces, ovales-lancéolées ; les inférieures obtuses, très-brièvement pétiolées, dentées; les caulinaires moyennes et supérieures plus aiguës, creusées en cœur à la
158 RHINANTHÉES.
base, embrassantes, incisées-dentées ; celles du rameau terminal beaucoup plus étroites, linéaires-lancéolées, arrondies ou atténuées à la base, dentées ou plus rarement entières (V. latifolia £ heterophylla Roch. Bann. f. 43). Tiges couchées et souvent radicantes à la base, puis dressées, robustes, simples au moins à la base, couvertes sur toute leur surface de longs poils blancs articulés crépus, Racine rameuse, munie de fibres fortes et longues. — Fleurs bleues.
Monstroso-monostachia. Une seule grappe exactement terminale, feuillée à la base.
Monstroso-ramosa. Tige très-courte , couchée à la base, rameuse; rameaux pourvus de larges feuilles ; grappe feuillée à la base. Y. officinali- Teucrium Soy.- Wüll. Cat. et Obs. p. 110!
Nora: M. Soyer-Willemet m'a communiqué le seul échantillon qu’il possède de la plante décrite par lui comme hybride des 7. T'eucrium et officinalis. Elle a tout à fait les grandes corolles bleues du premier et ses calices quinquefides !; mais la forme des feuilles, leur aspect sombre lui donnent de la ressemblance avec le F. officinaliss Ces feuilles sont ovales, arrondies à la base, presque pétiolées; mais les dents qui les bordent et leur hirsutiès sont les mêmes que dans le #. T'eucrium ; en outre toutes les feuillessont raméales, les caulinaires ayant été détruites. Or il re faut pas oublier que dans le Ÿ. Teucrium les feuilles sont de deux sortes ; celles du ra— meau terminal sont toujours arrondies ou atténuées à la base et jamais embrassantes comme les fenilies caulinaires. Rien d'étonnant dès lors que, dans l'échantillon de M. Soyer-Willemet, les feuilles des rameaux latéraux offrent les mêmes caractères que celles du rameau terminal; elles sont seulement plus larges que d'ordinaire. Ce n’est donc qu’un Ÿ”. Teucrium à tige courte et rameuse, et qui présente une tendance manifeste à la foliaison, ce que M. Soyer- Willemet a reconuu avec nous. Il n'existe sur cet échantillon qu'une seule grappe de fleurs ; elle est très-allongée, évidemment latérale et opposée à un rameau feuillé. Cette monstruosité a été trouvée une seule fois dans les prés en dehors de la porte St.-Georges près de Nancy, localité où croît abondamment le F. Teucrium, mais où ne se trouve pas le #. officinaks.
Com. dans les prés secs, principalement dans ceux qui bordent les rivières; Nancy, Pont-à-Mousson, Toul, Vézelise; Metz; Verdun, Bar-le-Duc; Neufchâteau; côte de Saverne, etc. #. Juin-juillet.
V.PROSTRATA L. Sp. 22; Willm. Phyt. 23; Soy.- Will. Cat.; Dois. 10. — Se distingue du précédent aux caractères sui-
RHINANTHÉES. 159
vants : grappes plus courtes ; fleurs plus petites, de couleur plus pâle ; lobes du calice non ciliés ; lobes de la corolle moins oblongs, tous arrondis au sommet ; capsule tout à fait glabre, de moitié plus petite, moins profondément échancrée à sinus obtus, ou quelquefois tronquée; feuilles réfléchies sur lesbords,ordinairement plus longues que les entre-nœuds, jamais en cœur ni embrassantes, presque toutes atténuées en un court pétiole; tiges plus grêles, dures et presque ligneuses à la base, couvertes sur toute leur surface d'un duvet crépu plus court mais plus serré, longuement couchées à leur base et étalées en cercle; les tiges fleuries redressées au sommet ; racine fibreuse ; taille moins élevée ; floraison plus précoce. — Cette plante pourrait bien n'être qu’une variété de la précédente.
x GENUINA Rchb. Fl. exc. 368. Feuilles ovales-oblongues, dentées en scie ; les inférieures obovées ; capsules émarginées.
8 tauncaTA Nob. Feuilles plus allongées, linéaires-lancéolées, dentées en scie; capsules tronquées. YV. Schmidtit Rœm. et Schult. ?
y SATUREIÆFOLIA Rchb. l. c. Feuilles toutes linéaires, fortement enroulées sur les bords, entières ou dentées; capsules émarginées. V. satureiæfolia Poir. et Turp. FI. par. t. 22.
Com. sur les pelouses sèches du calc. jur. de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges. %. Mai-juin.
** Fleurs en grappes terminales fleuries jusqu'à la base ; | graines planes.
æ Plantes vivaces.
V. SAXATILIS Jacq. Obs. 1, p. 200. — Fleurs disposées en petites grappes peu fournies ; pédicelles cylindriques, dressés, à la fin plus longs que le calice; les inférieurs opposés ; calice couvert, ainsi que toute la grappe, de poils courts crépus non glanduleux; corolle grande, d’un beau bleu avec la gorge purpurine, à lobes arrondis au sommet ; style égalant la hauteur de la cloison du fruit. Capsule brièvement velue, ovale-comprimée, une fois plus haute que large, un peu gonflée, atténuée au sommet à peine émarginé. Feuilles toutes opposées, glabres, luisantes, obtuses, entières ou faiblement crénelées, atténuées à la base ; les inférieures rapprochées, petites, spatulées; les supérieures plus
460 RHINANTHÉES.
écartées, plus grandes, oblongues-elliptiques. Tiges sousfrutes. centes à la base, très-rameuses et couchées inférieurement, puis redressées. — Plante glabre, si ce n’est au sommet.
Escarpements des hautes Vosges, sur le granit { Hohneck, Rota-
bac : Mougeot), %. Juillet-août.
V. SERPILLIFOLIA L. Sp.15; Willm. Phyt. 19; Soy.- Will. Cat.; Dois. 13; Hol. 514.—Fleurs disposées au sommet des tiges en grappes lâches, multiflores, très-allongées ; pédicelles cylindriques, dressés, à la fin plus longs que Ts calice : les inférieurs souvent opposés; calice à quatre lobes égaux, ovales- obtus, un peu plus courts que la corolle et glabres ainsi que toute la grappe ; corolle blanche ou rosée, veinée de bleu, à lobes arrondis au sommet ; style égalant presque la hauteur de la cloison du fruit. Capsule plus large que haute, obréniforme, obtusément émarginée, comprimée et carénée sur les bords brièvement ciliés glanduleux. Feuilles toutes opposées, un peu épaisses, lisses et luisantes, obtuses, entières ou faiblement crénelées; les inférieures brièvement pétiolées, rapprochées, ovales-arrondies ; les supérieures sessiles, oblongues. Tiges simples ou un peu rameuses inférieurement, radicantes à la base, puis dressées. — Plante tout à fait glabre.
Com. dans les prairies, au bord des chemins, dans les lieux humides. #. Mai-octobre.
£&.Plantes annuelles.
V. PEREGRINA L. Sp. 20; Dois. 16! — Fleurs disposées en grappes spiciformes, à la fin lâches, très-allongées et dépassant la tige en longueur ; pédoncules quadrangulaires, six fois plus courts que le calice, ce qui fait paraître les fleurs presque sessiles; les inférieurs ordinairement alternes ; bractées atténuées à la base, cinq à six fois plus longues que les fleurs; calice à quatre Jobes presque égaux, linéaires-oblongs, plus longs que la corolle; style presque nul. Capsule plus large que haute, en cœur renversé, superficiellement émarginée, comprimée et carénée sur les bords non ciliés, à lobes écartés et séparés par un sinus obus, Feuilles d’un vert gai, opposées, oblongues atténuées à la base, entières ou faiblement crénelées, se transformant insensiblement en bractées; feuilles inférieures pétiolées, écartées. Tige dressée ou ascendante, très-rameuse. Racine fibreuse. — Plante glabre.
Très-rare ; lieux cultivés. Loges Doisy, Bar-le-Duc : Maujean, ©. Mai-juin,
RHINANTHÉES. 461
Ÿ. ACINIFOLIA Z. Sp. 19; Wällm. Phyt. 25; Schullz exsic. 4 cent. no 17! — Fleurs disposées en grappes d’abord corymbiformes, à la fin lâches,très-allongées et dépassant la tige en longueur; pédicelles étalés, grêles, cylindriques, trois ou quatre fois plus longs que le calice; les inférieurs toujours alternes; bractées égalant le pédicelle; calice à quatre lobes égaux, ovales, velusglanduleux , plus courts que la corolle; corolle d’un beau bleu, jaune à la gorge, blanchâtre sur le lobe inférieur ; style égalant la hauteur de la cloison du fruit. Capsule du double plus large que haute, comprimée, finement aréolée (à une forte loupe), divisée jusqu'au milieu en deux lobes orbiculaires ciliés et séparés par un sinus très-aigu. Feuilles toutes opposées, un peu épaisses, entières ou faiblement crénelées,ovales obtuses, écartées ; les inférieures brièvement pétiolées; les supérieures sessiles. Tiges dressées ou ascendantes, souvent nombreuses. Racine oblique, dure, tronquée , munie de fibres. — Plante couverte de poils articulés, étalés, glanduleux.
Dans les moissons et surtout dans les colzas. Nancy ( la Malorange,
Heillecourt, Fléville : Suard). ©. Avril-mai,
V. ARVENSIS L. Sp. 18; Willm. Phyt. 23; Soy.- Will. Cat.; Dois. 14 ; Hol. 515. — Fleurs disposées en grappes spiciformes, à la fin lâches, très-allongées et dépassant la tige en longueur ; pédicelles dressés-étalés, cylindriques, deux fois plus courts que Je calice; les inférieurs alternes; bractées égalant les fleurs; calice à quatre lobes linéaires-lancéolés, très-inégaux, velus; corolle petite, d’un bleu pâle, blanche à la gorge ; style égalart l'échancrure du fruitou un peu plus court.Capsule à peine plus large que haute, exactement en cœur renversé, comprimée, divisée jusqu'au tiers en deux lobes ciliés et séparés par un sinus aigu. Feuilles opposées, dentées en scie, d'un vert pâle, un peu luisantes, munies de trois fortes nervures; feuilles inférieures ovales, pétiolées, souvent rougeâtres en dessous ; les supérieures sessiles, ovales en cœur, à paires écartées. Tiges tantôt solitaires, tantôt nombreuses et formant buisson, courtes ou très-allongées, simples ou rameuses, dressées ou ascendantes. Racine grêle, oblique, rameuse.— Plante polymorphe, munie de poils articulés disposés sur deux rangs dans le bas des tiges.
Com. dans les champs, les lieux stériles. ©. Mars-octobre.
V. VERNA L, Sp. 19; Willm. Phyt. 24; Soy.- Will. Cat.; Hol. 515. — Fleurs disposées en grappes spiciformes, assez denses, à la fin plus longues que la tige ; pédicelles dressés, cylin-
162 RHINANTHÉES,
driques, une fois plus courts que le calice ; les inférieurs alternes; bractées égalant presque les fleurs; calice à quatre lobes inégaux, linéaires-lancéolés, velus-glanduleux, plus longs que la corolle; celle-ci petite, d’un bleu pâle; style court, égalant l'échancrure du fruit. Capsule beaucoup plus large que haute, encœur renversé, comprimée, ciliée -glanduleuse, superficiellement échancrée, à lobes écartés séparés par un sinus obtus. Feuilles opposées, d’un vert pâle, souvent rougeâtres en dessous, un peu velues, se transformant peu à peu en bractées ; feuilles radicales ovales atténuées en pétiole, pinnatifides à 5-7 lobes obtus dont le supérieur plus large et plus long; plus rarement (dans les petits échantillons seulement) feuilles toutes entières où faiblement crénelées (YF. polygonoides Lam. Illust. 195). Tiges grêles, courbées à la base, puis dressées, roides, fermes, simples ou rameuses. Racine pivotante, longue, rameuse. — Plante de petite taille, munie dans le bas de poils courts crépus et dans le haut de poils plus longs glanduleux. | RAY
Peu com.; lieux sablonneux. Nancy (Montaigu), Rosières : Soyer-WFillemet; Lunéville : Guibal. Creutzwald et Bitche : Holandre. Q. Avril-mai. ;
*** Fleurs solitaires à laisselle des feuilles ; graines convexes el ridées transversalement sur une face , profondément creusées sur la face opposée.
« Pédoncules toujours droits; tiges dressées ou ascendantes.
V. TRIPHYLLOS L. Sp. 19; Willm. Phyt. 24; Soy.- Will. Cat.; Dois. 16; Hot. 516.— Pédoncules ascendants, plus longs que le calice; celui-ci à quatre lobes oblongs, obtus, velus-glanduleux. un peu inégaux, plus longs que la corolle ; celle-ci d'un beau bleu, plus rarement blanche ou violette ; style égalant le tiers de la longueur dela cloison du fruit.Capsule grande, orbiculaire, gonflée à la base, comprimée au sommet, ciliée-glanduleuse, devenant bleuätre par la dessiccation, échancrée au sommet; sinus de l’échancrure aigu. Feuilles un peu épaisses, velues, d'un vert sombre, souvent rougeâtres en dessous ; les inférieures opposées, les supérieures alternes ; les radicales pétiolées, ovales, entières ; les caulinaires moyennes sessiles, arrondies, en cœur à la base, palmatifides à cinq segments oblongs obtus; le supérieur plus grand; feuilles supérieures #ripartites. Tiges couchées à la base, puis dressées, flexueuses, ordinairement rameuses ; rameaux étalés. — Plante : toute couverte de poils fins, articulés, glanduleux. ES
RHINANTHÉES, 163
Com. dans les champs sablonneux. Nancy, Lunéville; Metz; Verdun, etc. ©. Mars-mai.
V. PRÆCOX A}. Auct. à, 1. 1,f.1; Hol. 516.— Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : corolle dépassant le calice; style un peu plus long; capsule plus petite, plus haute que large, à lobes plus rapprochés; feuilles caulinaires moyennes péliolées, irrégulièrement et profondément crénelées; les supérieures ovales, faiblement crénelées ou entières. — Plante couverte de poils fins, articulés, glanduleux.
Rare ; dans les champs. Besange-la-Grande près de Vic : Suard. Dans la Moselle sur les hauteurs d'Auboué, de Beaumont, de Tichémont et de Grimont : Holandre. ©. Mars-mai.
£ Pédoncules courbés au sommet après la fioraison; tiges couchées.
V.AGRESTIS L. Sp. 18; Willm. Phyt. 25; Soy.- Will. Cat.; Dois. 14; Hol. 516; V. pulchella Bast. FI. de Maine-et-Loire 414. — Pédoncules non sillonnés, égalant presque les feuilles ; lobes du calice lancéolés très-obtus, plus longs que la corolle; celle-ci rose ou bleuâtre veinée de blen, avec le lobe inférieur toujours blanc; style égalant la moitié de la longueur de la cloison. Capsule presque aussi haute que large, en cœur renversé, réticulée-veinée, gonflée, mais étroitement caréné sur les bords, munie de poils épars glanduleux ; sinus profond, étroit, aigu; 4-5 graines dans chaque loge. Feuilles d’un vert pâle, jamais glaucescentes en dessous, ovales-oblongues, crénelées, souvent en cœur à la base; les inférieures opposées. Tiges couchées, rameuses dès la base,
Com. dans les lieux cultivés. ©. Mars-octobre.
V. DIDYMA Ten. FI. neap. prod. p. 6; Hol. 517; V. polita Fries Nov. p. 1. — Se distingue de l'espèce précédente, avec laquelle il a été longtemps confondu, aux caractères suivants: lobés du calice plus fortement veinés, largement ovales, atténués au sommet presque aigu ; corolle d’un beau bleu, même sur le lobe inférieur, veinée, égalant le calice ; style plus allongé ; capsule plus large proportionnellement, plus ventrue, arrondie sur les bords, non veinée, couverte de poils fins serrés et glanduleux ; graines plus petites, au nombre de 8-10 dans chaque loge; feuilles un peu charnues, ovales en cœur presque réniformes, plus profondément crénelées, presque incisées,glaucescentes en dessous, lui-
164 RHINANTHÉES:
santes en dessus. — Plante ordinairement plus grêle que la précédente, très-peu velue au printemps, mais se couvrant de poils plus nombreux vers l'automne.
x GENUINA ÎNob. Pédoncules égalant les feuilles.
g GBacizis Nob. Pédoncules une fois plus longs que les feuilles; plante plus grêle.
Monstroso-trilocularis. Fruits à trois loges verticillées.
Com. dans les lieux cultivés. ©. Mars-octobre.
V. BUXBAUMEL Tenor. Fl. neap. 1, p. 7 ; Hol. 518; Y. filiformis D. C. FI. fr. supp. 388. — Pédoncules non sillonnés, plus longs que les feuilles; lobes du calice Zancéolés-aigus, ciliés et munis de fortes nervures ; corolle grande , kleuâtre veinée; style égalant presque la hauteur de la cloison. Capsule mesurant en largeur plus du double de sa hauteur, réticulée-veinée, velueglanduleuse, comprimée et ënsensiblement amincie sur les bords en carêne aiguë, à sinus superficiel obtus, à lobes très-écartés et un peu rétrécis vers le sommet; 6-8 graines dans chaque loge. Feuilles ovales-arrondies, dentées en scie, en cœur à la base ; les inférieures opposées. Tiges couchées, rameuses dès la base,radicantes aux premières divisions. — Plante plus ou moins couverte de poils longs articulés, se distinguant de prime abord des deux espèces précédentes par la grandeur de ses fleurs, la largeur et la forme de ses capsules. |
>. GBNUINA Âob. Feuilles larges, profondément dentées, d'un tiers plus courtes que les pédoncules ; plante plus forte, plus velue.
g kocurawa Nob. Feuilles plus petites, superficiellement den- | tées, n’égalant pas la moitié du pédoncule; plante peu velue; tige filiforme.W. hospita var. 8 Mert. et Koch Deutsch. F1. 1, p. 352.
Nora. Beaucoup d’auteurs ont pris la var. 8 pour le #. fiiformis de Smith. Cette dernière plante s’en distingue suivant Koch (Syn. 531), par sa capsule aussi longue que large, à sinas aigu et à lobes plus obtus; par son style presque deux fois aussi long que la capsule; par ses pédoncules plus allongés.
Très-rare. La var « à Metz (le Sablon, Montigny : Holandr-). La var &8 à Nancy (entre Malzéville et Pixerécourt : Suard ). ©. Avril-mai.
V. EEDERIFOLIA L. Sp. 19; Willm. Phyt. 24; Soy.fall. Cat.; Dois. 15 ; Hol. 518. — Pédoncules sillonnés, égalant
RHINANTHÉES. 165
les feuilles ou plus longs ; lobes du calice en cœur acuminés aigus, longuement ciliés, appliqués sur la capsule, saillants en dehors par les côtés ce qui donne au calice une forme quadrangulaire ; corolle plus courte que le calice, blanche ou d’un bleu pâle, veinée; style n’égalant pas la moitié de la hauteur de la cloison. Capsule glabre, à peine émarginée, formée de deux sphères adossées et creusées d'un sillon sur le bord ; une, plus rarement deux graines dans chaque loge, beaucoup plus grosses que dans les autres espèces de la section. Feuilles toutes pétiolées, un peu charnues et velues ; les inférieures opposées; les supérieures alternes ; les radicales ovales, entières; les caulinaires orbiculaires, en cœur à la base, à cinq, plus rarement toutes à trois lobes (Y. triloba Opitz); lobes ordinairement obtus, quelquefois aigus (VW. Lappago Schrank Baïer. FI. 1, p. 218); le lobe supérieur très-grand. Tiges couchées, rameuses, souvent radicantes à la base. — Plante munie de longs poils articulés étalés.
Com. dans les champs, au bord des haies. ©. Mars-mai.
$ 2, QUATRE ÉTAMINES DIDYNAMES, À ANTHÈRES MUCRONÉES ; COROLLE BILABIÉE,
EUPHRASIA Z.
Calice cylindrique, non enflé, à quatre lobes ou dents ; corolle tubuleuse, ouverte à la gorge, à lèvre supérieure échancrée, à lèvre inférieure divisée en trois lobes égaux; quatre étamines didynames ; anthères biloculaires, bilobées, mucronées. Capsule oblongue, tronquée ou émarginée; loges polyspermes; semences pourvues de côtes longitudinales égales. — Feuilles inférieures toujours opposées.
* Anthères des élamines courtes armées d'une épine plus longue et plus forte que les anthères des étamines longues.
E. OFFICINALIS L. Sp.841; Willm. Phyt. 7129; Soy.- Will. Mém. de la société de Nancy 1833-1834, p. 25; Dois. 564; Hol. 532. — Fleurs très-brièvement pédicellées, solitaires à l’aisselle de toutes les feuilles supérieures; calice velu-glanduleux, muni sur le tube de cinq côtes saillantes, divisé en quatre lobes lancéolés-cuspidés, dressés, séparés par des sinus inégaux (l’antérieur
166 RHINANTHÉES.
et le postérieur plus profonds); corolle de grandeur très-variable, un peu velue, ordinairement blanche veinée et quelquefois layée de. violet, à lèvre supérieure un peu concave, étalée sur les bords et crénelée au sommet, à lèvre inférieure maculée de jaune à sa base à trois lobes échancrés ; anthères brunes, barbues à la base. Capsule velue supérieurement, oblongue-obovée, comprimée, faiblement émarginée au sommet et mucronulée dans l’échancrure ; graines ovoides, grisâtres, munies de côtes blanches, finement et transversalement ridées dans les intervalles. Feuilles sessiles,d’un vert gai, ovales, pourvues sur le dos de fortes nervures et sur les bords de denis plus obtuses dans les feuilles inférieures, plus atguës dans les supérieures. Tige dressée, cylindrique, grêle, flexueuse , souvent rougeâtre, ordinairement très-rameuse. — Plante élégante, velue inférieurement , velue-glanduleuse et un peu visqueuse dans le haut.
Com. dans les prés secs, au bord des bois. ©). Juillet-août,
E. NEMOROSA Soy.- Will. 1. c. p. 27; E. officinalis £ nemorosa Pers. Syn. 2 p. 149. — Très-voisin de la précédente espèce, il s’en distingue par ce qui suit : calice glabre, à lanières plus longuement cuspidées et un peu rudes sur les bords; capsule moins velue, /inéaire-oblongue, plus allongée et d’un tiers plus étroite, tronquée et mucronulée au sommet; graines plus allongées, fusiformes, jaunâtres, munies de côtes blanches plus saillantes ; feuilles plus épaisses, plus dressées, souvent luisantes, glabres, munies de dents plus étroites, plus profondes, longuement cuspidées; tige plus roide, plus brièvement velue ; rameaux plus dressés. — Plante jamais glanduleuse, d’un vert foncé, souvent rougeûtre.
Com. dans les prés secs, au bord des bois. ©. Juillet-août.
Nora. Je suis d'autant plus porté à considérer, avec M. Soyer - Willemet, ces deux plantes comme des espèces distinctes, qu'on les rencontre très-souvent croissant en sociélé. On ne peut donc pas considérer les différences qui les séparent comme étant des modifications résultant de la nature du sol ou de l’exposition. Les E. tricuspidata et alpina ne sont peut-être que des variétés de l’£. nemorosa,
“? Toutes les anthères munies d'une épine de méme longueur.
E. OPONTITES Z. Sp. 841; Willm. Phyt. 750; Soy.- Will. Cat.; Dois. 564; Hol. 535. — Fleurs brièvement pédicellées,
RHINANTHÉES. 167 presque opposées, disposées au sommet des rameaux en épi unilatéral feuillé, à la fin allongé ; calice velu, tubuleux-campanulé, muni de cinq faibles nervures, divisé jusqu'au milieu en quatre denis lancéolées et un peu inégales ; corolle velue extérieurement, rosée ; lèvre supérieure peu concave, tronquée, égalant le tube, non étalée sur les bords; lèvre inférieure plus courte, à trois lobes spatulés obtus,.le médian faiblement émarginé ; étamines dépassant à peine la lèvre supérieure de la corolle; anthères jaunesbrunâtres, un peu velues entre les lobes et réunies au sommet. Capsule velue et comprimée supérieurement, ovale-oblongue, obtuse ou un peu tronquée ; graines fusiformes, blanchâtres, munies de côtes blanches longitudinales moins saillantes que dans les espèces précédentes et finement ridées transversalement dans les intervalles. Feuilles étalées, sessiles, linéasres-lancéolées, pourvues sur les bords de dentelures écartées et peu saillantes. Tige dressée, obtusément quadrangulaire, rameuse; rameaux dressésétalés. — Plante rude au toucher, hérissée de poils dirigés en bas sur la tige et les pédicelles, dirigés en haut sur les feuilles.
« VERNA Nob. Feuilles florales plus lonsues que les fleurs £, verna Bellard. App. ad F1. ped.
g SeROTINA ÎNob. Feuilles florales plus courtes que les fleurs. E.. serotina Lam. FI. fr. 3, p. 390.
Com. dans les moissons. ©. Juin-ostobre,
£. LUTEA L. Sp. 849; Willm. Phyt. 750; Soy.- Wal. Cat. et Obs. p.107; Dois. 566; Hol. 533.—Se distingue de l'E. Odontites aux caractères suivants : fleurs presque alternes ; calice plus largement campanulé, divisé jusqu'au tiers en quatre dents plus larges, de moitié plus courtes, acuminées : corolle jaune, à lèvres ciliées; étamines {rès-saillantes hors de la corolle; anthères jaunesorangées, libres et tout à fait glabres, capsule plus courte, plus ovale, échancrée au sommet ; feuilles étroitement linéaires, plus nombreuses, plus rapprochées ; les intérieures munies de dentelures très écartées et non saillantes ; les supérieures entières, ou toutes entières (ÆE. linifolia D. €. F1. fr. 3, p. 415, non L). Plante plus brièvement velue et moins rute au toucher, à feuilles inférieures plus caduques.
Com. sur les coteaux secs de la résion solithique. Nancy (Croix- Gagnée, Maxéville, Champ-du-Bœuf, M:1-<ville,etc.: Soyer-W'illemet); Toul : Husson et Gély; Pont-à-Mousson : Salle. Metz, Ars, Rosérieules : Holandre). Verdun : Doisy; Bar-le-Duc. Probablement à Neufchâteau. ©. Juillet-août.
168 RHINANTHÉES, BARTSIA Z.
Calice coloré, campanulé, non enflé, quadrifide; corolle tubuleuse, à lèvres courtes ; la supérieure entière, l’inférieure réfléchie, à trois lobes; quatre étamines didynames; anthères velues, biloculaires, mucronées. Capsule ovale-oblongue ; loges polyspermes ; graines pourvues tout autour d'ailes membraneuses inégales.— Feuilles toutes opposées.
B. ALPINA L. Sp. 839; B. viscosa Willm. Phyt. 728? — Fleurs brièvement pédicellées, solitaires à l’aisselle des feuilles supérieures et formant par leur réunion un épi dense, feuillé, terminal ; calice à dents ovales-lancéolées ; corolle pubescente, à tube très-allongé, un peu courbé, un peu élargi à la gorge ; lèvre supérieure un peu concave, dirigée en avant; l’inférieure un peu plus courte, à trois lobes arrondis et séparés par une petite dent. Capsule plus longue que le calice, pubescente, ovale-oblongue, arrondie au sommet, couronnée par le style persistant : graines munies d'ailes finement striées et dirigées du même côté. Feuilles opposées, sessiles, un peu ridées, ovales, souvent un peu en cœur, dentées ou crénelées avec la dent terminale plus grande ; les supérieures violacées. Tige dressée, tout à fait simple, quadrangulaire. Racine rampante. — Plante d’un vert sombre, noircissant par la dessiccation, couverte de poils étalés articulés glanduleux ; fleurs d’un violet foncé.
Escarpements des hautes Vosges, sur le granit (Hohneck : #Mougeot). #. Juin-août. |
RHINANTHUS Z.
Calice membraneux, comprimé, enflé, à quatre dents ; corolle tubuleuse, à lèvre supérieure comprimée latéralement et émarginée, à lèvre inférieure trifide ; quatre étamines didynames; anthères biloculaires, mucronées. Capsule ovale ou circulaire ; loges polyspermes; graines embriquées, comprimées, munies sur le dos seulement d'une aile membraneuse. — Feuilles toutes opposées.
R. MINOR Ehrh. Beit. 6, p. 144: Hol. 530: R. glabra Soy.- Will. Cat.; Dois. 561.— Fleurs très-brièvement pédicellées,
RHINANTHÉES . 169
unilatérales , disposées au sommet de la tige et des rameaux en épis terminaux d'abord serrés, puis allongés et lâches ; bractées herbacées, vertes , ovales, munies de dents profondes étroites et acuminées-subulées ; calice glabre, d’un vert obscur, maculé de brun, élégamment réticulé-veiné , ovale-orbiculaire, vésiculeux, comprimé, à deux lobes divisés au sommet en deux dents courtes conniventes; coroïle d’un jaune foncé, comprimée latéralement, à tube droit; lèvre supérieure courte, plus longue que l’inférieure, voûtée, dirigée en avant et munie sous le sommet de deux dents latérales {rès-courtes jaunes ou d’un bleu livide ; lèvre inférieure trifide, à lobes ovales ; style pâle et pubescent sous le stigmate, courbé en crochet au sommet et entièrement caché par la corolle. Capsule très-comprimée, aussi large que longue, presque arrondie, faiblement émarginée au sommet; graines comprimées, largement ovales, tronquées obliquement et épaissies à J’ombilic, non rugueuses sur les faces, toujours largement ailées. Feuilles sessiles, rudes, d’un vert foncé, dentées en scie et un peu réfléchies surles bords. Tige dressée, simple ou rameuse, glabre, ordinairement non maculée, munie de quatre angles saillants et sur deux faces opposées d’un faible sillon. — Plante glabre.
z GENUINUS [Nob. Tige non maculée; dents de la lèvre. supérieure de la corolle jaunes ; feuilles oblongueslancéolées.
g razzax Koch Syn. 544. Plante plus élevée ; tige maculée de linéoles noires ; dents de la lèvre supérieure de la corolle bleues ; feuilles oblongues-lancéolées.
7 BNGUSTIFOLIUS Éoch L. c. Tige non maculée ; feuilles de moitié plus étroites. R. minor Dois. 562!
La var. x très-com. dans les prairies humides. La var. & plus rare; Nancy,Sarrebourg, Mirecourt. La var. y; Nancy(fonds de Toul); Verdun (Balaycourt); vallée de la Vologne et Hohneck. ©. Mai- Juin.
B. ANGUSTIFOLIUS Gmel. F1. bad. 2, p. 669; Hol. 5351; Schullz exsic. À cent. n° 64! — Se distingue 1° du R. minor à ses bractées d’un vert pâle, toutes acuminées et pourvues de dents étroites bien plus longuement subulées ; à son calice à dents plus longues et plus aiguës; à sa corolle dont la lèvre inférieure est plus étalée, maculée de bleu à sa base et dont la lèvre supérieure est munie au sommet de deux dents latérales bleues beaucoup plus longues; 2° du R. major à ses fleurs plus petites; au tube de la corolle plus étroit, droit, et de moitié plus court ; à la lèvre infé-
470 RHINANTHÉES.
rieure plus profondément trifide ; à ses étamines plus courtes ; à ses graines plus petites, plus largement ovales ; 3° de tous les deux à la lèvre supérieure de la corolle fortement courbée ascendante; à sa capsule plus petite, plus large que haute; à ses feuilles généralement plus étroites, linéaires ou linéaireslancéolées, aiguës ; à sa tige plus grêle, plus rameuse ; à ses rameaux plus étalés. — Plante glabre ; feuilles rudes ; tige maculée de linéoles noires.
Rare. Bitche : Schultz; Gérardmer et Bruyères : de Baudot, et sans doute sur d’autres points de la chaïne des Vosges. ©. Juilletaoût.
R. MAJOR Ehrh. Beitr. 6, p. 144; Hol. 530. — Fleurs très-brièvement pédicellées, unilatérales, disposées au sommet de la tige et desrameaux en épis d’abord serrés, puis allongéset lâches,; bractées membraneuses, d'un blanc jaunû're, ovales, dentées en scie; calice pâle, non maculé, élégamment réticulé-veiné, membraneux, ovale-orbiculaire, vésiculeux, comprimé, à deux lobes divisés au sommet en deux dents profondes aiguës et écarlées en dehors; corolle d’un jaune-citron, comprimée latéralement, à tube courbé et plus court que le calice; lèvre supérieure égalant l’inférieure, voûtée, dirigée en avant et munie sous le sommet de deux dents violettes oblongues et tronquées; lèvre inférieure trifide, à lobes ovales-arrondis ; style violet, fléchi et glabre au sommet, un peu saillant hors de la corolle. Capsule très-comprimée, un peu plus longue que large, abliquement ovale-arrondie, apiculée et faiblement émarginée au sommet; graines comprimées, ovales, tronquées obliquement et épaissies vers l’ombilic, concentriguement rugueuses sur les faces, le plus souvent ailées sur le dos. Feuilles sessiles, vertes et rudes en dessus, ponctuées de blanc en dessous, élargies et presque en cœur à la base, oblongueslancéolées, dentées en scie, et un peu réfléchies sur les bords. Tige dressée, simple ou rameuse, maculée de brun, munie de quatre angles saillants et sur deux faces opposées d’un faible sillon. — Fleurs du double plus grandes que dans les deux espèces précédentes.
À aimsuTus Nob. Calice velu. R. hérsuta Lam. F1. fr. 2, p. 358; Soy.= Will. Cat.; Dois. 563.
« PLATYPTERUS Fries Mant, tert. p. 60. Ailes des semences plus larges que la moitié de leur largeur.
£ STEnOPTERUS Fries. |, c. Aïles des semences plus étroites que le tiers de leur largeur. R. Alectorolophus Poll, Pal. 2, p.177; Koch Syn. p.544,
RHINANTHEES. A7
B czasen Schultz Arch. de la FI. de France et d'Allemagne, p. 32. Calice glabre; ailes des semences plus larges que la moitié de leur largeur.
# PRATENSIS Nob. Fleurs grandes ; plante robuste.
8 azresTais Wahlenb. Fleurs beaucoup plus petites, égalant celles du R. minor; plante naïne. Alectorolophus alpestris Rchb. exsic. n° 49!
La var. À & com. dans les prairies humides, La var. À 8 plus rare et toujours dans les moissons; Rosières-aux-Salines; entre Remeréville et Haraucourt : Suard; Sarrebourg : de Baudot; Bitche : Schultz. La var. B « à Bitche : Schultz. La var. B 8 au Hohneck. ©. Mai-juillet.
Nora. La largeur de l’aile des semences ne peut pas servir dans le genre Rhinanthus comme caractère spécifique, ainsi que Fries et M. Schultz l'ont fait remarquer. J'ai observé des ailes de largeur différente dans une senle et même capsule. Cette Jargeur diminue généralement lorsque la plante croît dans un terrain plus sec. Dans le R. major l’aile peut même manquer tout à fait ; cette forme, qui jusqu'ici n’a pas été rencontrée en Lorraine, est le R. major y apterus Fries l. c.; Alectorolophus hirsutus Rchb. exsic. n° 1545!
PEDICULARIS £.
Calice un peu enflé, à cinq dents, dont la supérieure petite; corolle tubuleuse, à lèvre supérieure comprimée latéralement et émarginée, à lèvre inférieure tripartite ; quatre étamines didynames; anthères biloculaires, mucronées. Capsule ovale-aiguë ; loges polyspermes; semences oblongues , non ailées, élégamment alvéolées. — Feuilles toutes opposées.
PB, PALUSTRIS Z. Sp. 845; Willm. Phyt. 756; Soy.- Will. Cat. ; Dois. 569; Hol. 529. — Fleurs brièvement pédicellées, disposées au sommet de la tige et des rameaux en épis feuillés à la fin très-lâches et très-allongés ; calice oblong, à la fin vésiculeux, veiné en réseau, divisé en deux lobes latéraux incisés-dentés, crépus et glabres sur les bords ; corolle à tube plus long que le calice; lèvre supérieure allongée, faiblement courbée, munie sur les bords de deux dents subulées placées sous le sommet et de deux autres dents plus petites placées vers le milieu ; lèvre inférieure à trois lobes arrondis. Capsule plus longue que le calice, ovoide-comprimée, obliquement atténuée en pointe ; semences brunes, ovoides, munies d'un sillon et élégamment réticulées sur une face, finement
1472 RHINANTHÉES,
striées en long sur la face opposée. Feuilles éparses, pinnatipartites, à segments nombreux, linéaires-oblongs et munis au sommet de dents calleuses et blanches. Tige dressée, solitaire, fistuleuse, très-rameuse dans sa moilié inférieure ; rameaux plus minces que la tige, étalés-dressés. Racine épaisse, fibreuse. — Plante glabre ou presque glabre, d'un aspect rougeâtre ; fleurs grandes, purpurines.
Com.dans les prairies humides des vallées de la ae des Vosges. Plus rare dans la plaine ; Nancy Ghomhlaines Suard; Essey: Soyer- Willemet); Rosières-aux-Galines : Soyer-Willemet ; Lunéville : Guibal; Toul (prés de la Queue-Guérin et au Val-de-l’Ane près de Fous : "Husson et Gély); Metz (les Etangs); Creutzwald; marais de la Bisten : Holandre; Verdun (Baleycourt, Mouilly, Parois), Ar-
gonne : Poisy, ne lle. % ou E. Mai-juillet.
P. SYLVATICA L. Sp. 845; Willm. Phyt. 751; Soy.= Will. Cat.; Dois. 510; Hol. 529. — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : fleurs disposées, toujours au sommet des üges, en épis beaucoup plus courts et serrés; celui de la tige centrale occupant une grande partie de sa longueur ; calice à tube plus fortement anguleux, fendu antérieurement et divisé en cinq lobes inégaux velus sur les bords ; le supérieur plus petit, Jancéolé, entier ; les autres oblongs et munis de 3-5 dents; lèvre supérieure de la ‘corolle plus droite, plus longue, munie de deux dents sous le sommet seulement ; capsule plus courte que le calice, obtuse au sommet, mais munie sur le côté d'un fort mucron; graines de -moilié plus petites, plus oblongues, apiculées, irrégulièrement al- | véolées sur toute leur surface ; feuilles à segments moins nombreux, ovales, munis de dents mucronées au ‘sommet ; liges nom breuses, simples ; la tige centrale plus forte, dressée ; les tiges latérales couchées et élalées en cercle. — Plante beaucoup moins élevée; à fleurs purpurines, plus pâles, rarement à fleurs blanches.
Com. dans les prairies humides des vallées des Vosges. Plus rare dans la plaine; Naucy (Montaigu : Soyer-fillsmet); Metz (les Etangs), Creutzwald, vallée de la Bisten : Æolandre; Bar-le-Duc (ie. de Mossey), forêt d'Argonne, 4% ou ©. Mai-juiller,
Puce FOLIOSA L: Mant. p. 86; P. comosa Willm. Phyt. 7138!
— Fleurs très-brièvement pédicellées, disposées au sommet de la tige en un épi épais, serré, très-feuillé à la base ; calice campanulé anguleux, velu, muni de cing dents courtes triangulairesacuminées; la supérieure plus longue; corolle à tube plus long que le calice; lèvre supérieure velue sur les côtés, glabre sur la ca-
RHINANTHÉES. 173
rène,un peu courbée, très-obtuse, non dentée sous le sommet; lèvre inférieure à trois lobes arrondis, presque égaux. Capsule plus longue que le calice, régulièrement ovoiïde-comprimée , brièvement mucronée ; graines grisâtres, triquètres, fortement et élégamment alvéolées. Feuilles pinnatiséquées, à segments pinnatifides munis de dents incombantes mueronées. Une ou plusieurs tiges dressées, simples, anguleuses, peu feuillées, si ce n’est sous l'épi. Racine longue, épaisse, rameuse. — Plante un peu velue, plus robuste que les deux espèces précédentes ; fleurs grandes, jaunes.
Escarpements des hautes Vosges, sur le granit (Ballon de Soultz : Schauenbourg, Rotabac et Hohneck : Mougeot ). #. Juillet-août.
MELAMPYRUM £Z.
Calice tubuleux, non enflé, à quatre lobes ; corolle tu- ‘ buleuse, à lèvre supérieure carénée, étalée sur les bords et émarginée, à lèvre inférieure tridentée, plissée ; quatre étamines didynames ; anthères biloculaires, brièvement mucronées. Capsule ovale-aiguë ; loges mono-bispermes ; semences oblongues, lisses et luisantes, non ailées. — Feuilles toutes opposées ; plantes noiïrcissant par la dessiccation.
M. CRISTATUM Z. Sp. 842; Willm.Phyt.132; Soy.- Will. Cat.; Hol. 527. — Fleurs sessiles, étalées horizontalement, disposées sur quatre rañgs et formant avec les bractées un épi très serré même à la maturité et quadrangulaire avec les angles relevés en créles; bractées opposées, embriquées, en cœur-acuminées, pliées en deux, courbées en dehors et munies sur les bords de dents inégales très-aiguës et rapprochées; les bractées inférieures à sommet foliacé et réfléchi ; calice à quatre dents acuminées-subulées, ciliées, atteignant le milieu du tube de la corolle ; tube du calice pourvu de chaque côté d'une ligne de poils, du reste glabre ; corolle d’un blanc jaunâtre avec le palais jaune, souvent lavée de pourpre, à tube comprimé latéralement, fortement courbé en arc au-dessus du calice ; anthères ciliées. Capsule comprimée, obliquement ovale, surmontée d'une pointe fortement courbée en dehors ; loges bispermes ; semences plus petites que dans nos autres espèces. Feuilles sessiles, linéaires-lancéolées, rudes au toucher, très-étalées et même réfléchies. Tige dressée , obtusément quadrangulaire , rameuse ; rameaux très étalés, — Plante
174 RHINANTHÉES.
glabre ou brièvement velue; bractées supérieures tantôt d’un vert jaunâtre, tantôt purpurines.
Com. dans les bois du calc. jur. Plus rare dans la plaine ; Eunéville : Gtbal. ©. Juin-juillet.
: M. ARVENSE L. Sp. 842 ; Willm. Phyt. 132 ; Soy.- Wüll. Cat ; Dois. 567; Hol. 527. — Fleurs sessiles, dressées, disposées en tous sens et formant un épi cylindrique s’allongeant pendant la floraison et devenant lâche à la base ; bractées opposées (munies à la face inférieure de petites verrues noires luisantes et ombiliquées), lancéolées pinnatifides, à lobe supérieur d’autant plus grand que la bractée est plus inférieure, à lobes latéraux plus étroits linéaires subulés , les inférieurs capillaires ; calice velu, - divisé au delà du milieu en 4-5 dents terminées par une longue pointe sétacée rosée qui égale le tube de la corolle; celle-ci pubescente, purpurine sur la lèvre supérieure et au bord de la lèvre inférieure, jaune autour de la gorge ; anthères barbues à la base et un peu au sommet. Capsule obovée-comprimée , acuminée au sommet, atténuée en pointe à la base; loges monospermes ; semences luisantes, oblongues,d’un jaune brunâtre. Feuilles sessiles, linéaires lancéolées-acuminées, rudes au toucher; les supérieures dentées-pinnatifides à la base, et commençant à prendre la forme des bractées. Tige dressée, rougeâtre, rude au toucher, obtusément quadrangulaire, rameuse; rameaux étalés-dressés. — Plante d’un aspect sombre, couverte de poils courts et roides ; épi purpurin ( par la coloration des bractées) au moment de la floraison, devenant presque vert au moment de ia fructification.
Com. dans les moissons des terrains calcaires et arsilo-caleaires. ©. Juin-paillet. sé
M. PRATENSE Z. Sp. 845; Willm. Phyt. 154 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 568; M. sylvaticum Dois. 568; M. vulgatum Hol. 528. — Fleurs très-brièvement pédicellées, étalées horizontalement, disposées sur deux rangs en épi très-lâche unilatéral; braciées opposées, les deux inférieures semblables aux feuilles, les supérieures pourvues à leur base de 2-4 dents longuement acuminées-subulées; calice un peu rude, vert muni de deux taches brunes, divisé au delà du milieu en 4-5 dents longuement acuminéessétacées, appliquées et n’égalant pas le tiers de la longueur du tube de la corolle ; celle-ci fermée à la gorge, à tube triangulaire et droit, d’abord blanche avec les lèvres jaunes, puis lavée de lilas avant de se faner; anthères ciliées. Capsule comprimée, lancéolée, arrondie à la base ; loges bispermes ; semences oblen-
OROBANCHÉES. 175 gues, jaunâtres. Feuilles très-brièvement pétiolées, ovales-lancéolées ou lancéolées-linéaires , rudes sur les bords et sur les nervures. Tige dressée, obtusément quadrangulaire , rameuse ; rameaux grêles, allongés, très-étalés, diffus. — Plante presque glabre ; bractées toujours vertes.
Com. dans les bois. ©. Juin-juillet,
M. SYEVATICUM L. Sp. 845. — Ressemble par le port au M. pratense, mais s’en distingue aux caractères suivants : fleurs deux fois plus petites, dressées ; bractées entières; dents du calice étalées, ovales-lancéolées , égalant le tube de la corolle ; celle-ci d’un jaune doré uniforme, ouverte à la gorge; lèvre supérieure plus fortement courbée ; l'inférieure trifide, réfléchie; capsule de moitié plus petite, acuminée, moins comprimée, à la fin réfléchie; loges monospermes ; tige le plus souvent simple, plus grêle ; taille moins élevée.
Escarpements des hautes Vosges, sur le granit ; Hohneck : Mougeot. ©. Juillet-août. ’
OROBANCHÉES.
Calice persistant, ordinairement à deux sépales, plus rarement tubuleux à 4-5 divisions; corolle tubuleuse, irrégulière, persistante, disposée en deux lèvres, à estivation imbricative; quatre étamines didynames, toutes fertiles ; anthères à deux loges s'ouvrant longitudinalement et terminées par un mucron très -aigu ; style unique; stigmate ordinairement bilobé, rarement entier. Ovaire uniloculaire, polysperme; capsule s’ouvrant en deux valves; placentas pariétaux, fixés sur le milieu de la face interne des valves ; semences ovales ou obiongues, luisantes, élégamment alvéolées. — Plantes parasites sur les racines d’autres végétaux, munies d'écailles au lieu de feuilles.
OROBANCHE Z,
Calice le plus souvent à deux sépales latéraux. Ovaire dépourvu de glande à la base; deux placentas étroits, rapprochés sur chaque valve. — Fleurs en épi.
176 OROBANCHÉES.
* Une seule bractée sous chaque fleur.
« Sépales contiqus ou soudés.
«x Corolle réqulitrement courbée sur le dos.
- ©. BAPUM Thuill. FI. par. 317. — Fleurs nombreuses, formant un épi dense et très-allongé; bractées ovales à la base, s'amincissant en une pointe longue très-cassante qui dépasse la fleur ; calice à deux sépales distincts, munis de nervures saillantes, fendus jusqu’au milieu en deux lobes étroits très-aigus ; corolle d'un brun rouge clair, couverte de poils glanduleux courts et blanchâtres, ventrue antérieurement à la base, régulièrement courbée en arc sur le dos, à lèvres ondulées et à peine crénelées sur les bords; la supérieure voutée en casque et ordinairement émarginée; l’inférieure à trois lobes ovales dont le médian est du double plus grand que les latéraux ; étamines insérées toutes les quatre à la base de la corolle ; filets blancs, cannelés et fout à fait glabres à la base, munis vers le haut, ainsi que le style, de poils glanduleux; les filets des étamines longues se courbent l’un vers l’autre, mais non en forme d’anse ; anthères jaunâtres sur le vif, blanches après la dessiccation, longuement mucronées. Ovaire et style blancs ; stigmate profondément bilobé, non marginé, un peu rougeâtre sur le dos, mais jaune citron sur ses pelottes. Tige simple , pourvue d'écailles jusque sous l’épi, renflée à sa base en un tubereule bulbiforme gros sphéroïdal ou ovoïde, plein et couvert d’écailles embriquées, charnues, larges, courtes, très-obtuses ; à partir de ce renflement la tige est fistuleuse , couverte de poils crépus glanduleux, munie d’écailles plus écartées et passant insensiblement à la forme lancéolée-aiguë. Radicelles nulles. — Plante robuste, atteignant jusqu’à 6 décim. ; fleurs d’une odeur spermatique, fugace.
Sur les racines du Sarothamnus scoparius. Nancy (bois de Tomblaine : Soyer-WWillemet) ; Laneuveville, Rosières-aux-Salines, Vitrimont : Suard. Com. dans la chaîne des Vosges; Bruyères : Mougeot; Rambervillers : Billot; vallées de la Mulbach, de la Lebure : Xirschléger; Schneeberg : Mutel. %. Mai-juin.
©. MAJOR Z. Fl'suec. 561; O. elatior Sutton Engl. bot. t. 368; O. stigmatodes Wimm. FI. von Schles. 280; O. Centaureæ Scabiosæ Hol. 520. — Fleurs nombreuses, en épi serré; bractées lancéolées , atténuées en une longue pointe qui dépasse la fleur ; calice à deux sépales munis d’1-3 nervures, ordinairement un peu soudés à la base, plus pâles que la corolle, divisés au delà du mi-
OROBANCHÉES, 177
lieu en deux lobes acuminés-subulés et dépassant un peu le milieu du tube de la corolle; celle-ci d’un violet ferrugineux, couverte de poils courts glanduleux jaunâtres , resserrée au-dessous de l'insertion des étamines, un peu ventrue au-dessus et antérieurement, régulièrement courbée en arc sur le dos, à lèvres irrégulièrement dentées et plissées sur les bords ; la supérieure voûtée, arrondie et dépassant à peine l’inférieure ; celle-ci à trois lobes presque égaux, dirigés en avant, arrondis au sommet et rétrécis à la base; étamines insérées au quart inférieur de la corolle ; filets laineux sur la face interne dans presque toute leur longueur, arqués et de plus courbés au sommet en forme d’anse; anthères d’un brun cendré même après la dessiccation, pubescentes à la base. Style rougeûtre, garni de quelques poils glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelottes jaunes globuleuses veloutées. Tige simple, fistuleuse, rougeâtre, couverte de poils jaunes-bruns glanduleux, épaissie à la base, pourvue jusque sous l’épi d’écailles toutes aiguës; les inférieures rapprochées, lancéolées; les supérieures écartées , iinéaires-lancéolées. Radicelles nombreuses. — Plante robuste, atteignant jusqu’à 6 décim.; fleurs inodores.
Nora. On a pendant longtemps appliqué le nom d'©. major L. à plusieurs autres espèces. Il est démontré aujourd’hui que ce nom s'applique à l'Orobanche de la Centaurée Scabieuse : Wahlenberg (Suec. 380), Fries (F/. scan. A et Nov. Mant. tert. 57) n’ont trouvé que cetie espèce dans les lieux que Linnée indique comme étant la patrie de son @. major.
Sur les racines du Centaurea Scabiosa. Nancy (champs arides au-dessus de Laxou : Suard ). Metz (côtes de Lessy, de Roséricules, des Genivaux : Holandre) ; sur le musch, à Bitche : Schultz. 7? Juin. |
©. GALII Duby Bot. gall. 1, p. 349; Soy.- Will. Cat. supp. ; Hol. 520; Schultz exsic. n° 496! — Fleurs moins nombreuses et plus grandes que dans les deux espèces précédentes, disposées en épi lâche; bractées lancéolées très-aiguës, un peu plus courtes que la fleur développée,et pourvues de nervures rapprochées saillantes; calice à 2 sépales contisus ou soudés antérieurement, munis de plusieurs nervures, entiers ou bifides, larges à la base, terminés en pointe subulée,égalant la moitié du tube de la vorolle; celle-ci d’un lilas pâle ou d’un rouge violet, velue-glanduleuse , à tube étroit à la base, insensiblement dilaté vers la gorge, régulièrement courbé en arc sur le dos et nullement ventru en devant ; lèvres inégalement dentélées ; la supérieure large, voûtée, entière ou lé-