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gèrement échancrée, jamais réfléchie ni étalée sur les bords ; l'in« férieure est trifide, à lobes presque égaux, arrondis, dirigés en avant ; étamines insérées un peu au-dessus (à 3 millim.) de la base de la corolle ; filets courbés en forme d’anse au sommet, abondamment pourvus sur leur fage. interne et dans leur moitié inférieure de poils blancs et dans lur moitié supérieure de poils glanduleux ; anthères brunes, pubescentes à la base. Style blanc, velu-glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelottes d’un “brun pourpre foncé, veloutées. Tige simple, blanche ou jaunâtre, rougeâtre vers le sommet, velue-glanduleuse, non épaissie ni bulbeuse à sa base, pourvue d’écailles toutes linéaires-lancéolées aiguës, d’abord violacées puis brunes, rapprochées dans le bas, trèsécartées dans le haut, sillonnées par des nervures saïllantes rapprochées. Radicelles nombreuses.—Plante atteignant 3-4 décim.; fleurs exhalant souvent l’odeur de gérofle.
Très-com. dans les bois sur les racines des Galium Mollugo, verum et sylvaticum!, accidentellement sur l’AÆchillea Millefolium. %. Juin-juillet. |
O. LIGUSTRI Suard ined. — Cette plante est très-voisine de l'O. Galii, dont elle a le port; elle en diffère toutefois par les caractères suivants : bractées plus longues, dépassant la corolle et formant au sommet de l’épi un faisceau plus saillant; sépales divisés jusqu’au tiers de leur longueur en deux lanières inégales ; corolle jaune, à lèvre supérieure entière, à lèvre inférieure moins profondément divisée en trois lobes à peine dentés ; étamines à filets moins velus; stigmate jaune citron ; toute la plante est d’un beau jaune qui pâlit dans un âge avancé.
Sur les racines du Ligustrum vulgare. M. Suard a découvert cette plante en 4839 au bois de Boudonville près de Nancy. Il m'a communiqué l'échantillon desséché et encore adhérent à la racine de la plante mère ; c’est d’après l’examen que j'en ai fait, maïs surtout d’après des notes recueillies sur le vif par M. Suard que J'ai denné la description précédente,
ge Corolle droite sur le dos dans une grande partie de sa lon- = gueur.
- ©. TEUCRII PF. G. Schullz Ann. der Reg. bot.5, p.505; Hol. 329; O. atrorubens Schultz FI. od. bot. Zeit.; exsic. 497! — Fleurs ‘au nombre de 10-15 en épi court, un peu lâche; bractées lancéolées-acuminées, aussi longues que la fleur et pourvues de nervures rapprochées; calice à deux sépales contigus, rarement soudés,
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binerves, bifides à lanières presque égales et ne dépassant pas la moitié du tube de la corolle ; celle-ci d’un rouge brun, couverte extérieurement de poils glanduleux et jaunâtres,brièvement velueglanduleuse intérieurement , resserrée sous le point d'insertion des étamines, peu à peu dilatée jusque vers la gorge, droûle sur le dos depuis la base jusqu'au milieu de la lèvre supérieure courbée en avant ; lèvres inégalement dentées ; la supérieure large, arrondie, voûlée; l'inférieure à trois lobes profonds, presque égaux, étalés ; étamines insérées au-dessus (à 3-4 millim.) de la base de la corolle; filets des étamines longues courbés au sommet,mais non en forme d’anse, violacés, velus sur la face interne dans leur moitié inférieure, glanduleux supérieurement ; anthères d’un brun pâle, apiculées, velues à la base ; style lavé de violet, velu-glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelottes veloutées, d’un violet noir. Tige simple, épaissie à la base, d’un jaune rougeûtre, glanduleuse-visqueuse à poils serrés, pourvue d'écailles lancéoléesacuminées, très-rapprochées à la base, très-écartées au sommet. Radicelles nombreuses. — Plante de petite taille , dépassant rarement 2 décim., répandant l'odeur de gérofle.
Sur les Teucrium Chamæœdrys et montanum et accidentellement sur le T'hymus Serpillum. Sur les côteaux secs du calcaïre jur. et du musch.; Nancy (Boudonville, Malzéville, etc. : Suard); Metz ( Lessy, Châtel, St.-Quentin : Holandre); Bitche : Schultz; Commercy (Bussy, Manton, Vignot! : Maujean), et probablement aussi à Neufchâteau. #. Juin,
O. MEDICAGINIS F. G. Schultz Ann. der Reg. bot. 5, p. 905 ; Soy.- Wül. Cat. supp.; O. rubens Wallr. Diasc. Orob. gen. 46; Hol. 524, — Fleurs au nombre de 18-30 en épi peu allongé, à la fin un peu lâche; bractées lancéolées longuement acuminées, brunes, presque aussi longues que la fleur et pourvues de nervures rapprochées ; calice à 2 sépales multinerves, contigus antérieurement, plus rarement soudés, tantôt entiers largement ovales-acuminés et munis d’une dent de chaque côté, tantôt inégalement bifides, égalant presque le tube de la corolle ; celle-ci d’un rouge brun, jaunâtre à la base, velue-glanduleuse intérieurement, assez rétrécie à la base et un peu bossue antérieurement, peu élargie vers le haut, courbée au-dessus de la base, puis droîle et carénée sur le dos jusqu’au milieu de la lèvre supérieure qui descend subitement et se redresse à son sommet; lèvres inégalement dentées ; la supérieure profondément divisée en deux lobes élalés; \èvre inférieure égalant la supérieure, profondément trifide à lobes presque égaux, souvent terminés par une longue pointe; les
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lobes latéraux divergents; celui du milieu obliquement dirigé en bas; étamines insérées un peu au-dessus (à 5 millim.) de la base de la corolle ; filets courbés en forme d’anse au sommet, jaunes inférieurement, rougeûtres supérieurement, velus sur la face interne dans leur moitié inférieure et munis de quelques poils glanduleux dans leur moitié supérieure; anthères brunes, pubescentes à la : base; style rougeâtre, velu-glanduleux; stigmate bilobé, non marginé, à pelottes d'un jaune de cire et un peu veloutées.Tige simple, ordinairement égale à la base, d’un rouge noirâtre, velue-glanduleuse, pourvue d’écailles d’un brun foncé, lancéolées et rapprochées dans le bas, très-étroites et très-écartées dans le haut. Radicelles nombreuses. — Plante atteignant 3-4 décimètres.
Sur Îles racines des Medicago sativa et falcata, accidentellement sur le Galium Mollugo. Nancy (au-dessus de Champigneules, Pom-
pey : Suard); Metz (côtes de St.-Quentin et de Gorze : Holandre). 4%. Mai-juin.
B Sépales toujours distincts, écartés. «
©. CERVARIÆ Suard ined. — Plante voisine de la précédente, mais s’en distinguant aux caractères suivants : fleurs en épi plus étroit, plus serré; calice à 2 sépales écartés, bifides, de moûtié plus courts que le tube de la corolle; celle-ci jaunâtre-violacée, glabre intérieurement, couverte extérieurement de poils glanduleux très-courts, plus étroitement tubuleuse, moins fortement courbée en dehors, régulièrement arquée sur le dos caréné dans presque toute sa longueur ; lèvres irrégulièrement dentées, non ciliées ; la supérieure superficiellement bifide, l'inférieure à 3 lobes inégaux, le médian plus long terminé par une longue pointe; filets des étamines plus fortement courbés au sommet, moins velus à la base; anthères plus petites, fauves, devenant blanches par la dessiccation et à loges plus fortement divergentes; stigmate d’un jaune de cire; tige d’un jaune-rougeâtre, plus grêle, épaissie et un peu bulbeuse à la base.
Sur les racines du Peucedanum Cervaria! Très-rare; Nancy {bois de Malzéville au-dessus se la Gueule-du-Loup: Suard 1839). %. Juin.
Nora. Cette espèce a été décrite d’après des notes recueillies sr lé vif par M. Suard et d'après lexamen fait par moi d’échantillons desséchés.
Nora. MM.Schulta et Kirschléger ont indiqué en Alsace une Oro-
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banche à laquelle ils ont donné le nom d'O. alsatica et ils pensent, sans avoir pu toutefois constater le fait positivement, qu’elle naît sur les racines du Peucedanum Cervaria. Cette plante ne peut pas être la mème que la nôtre, à en juger du moins par la description qui a été donnée par M. Kirschléger dans le Prodrome de la Flore d'Alsace. M. Kirschléger dit les fleurs petites; les bractées et les lobes calicinaux acuminés en pointe très-longue surpassant la corolle; les filets velus et insérés à {a base de la corolle; le stigmate purpurin; etc. M. Mutel qui a vu dans l’herbier de M. Kirschléger un échantillon d’Q. alsatica le regarde comme bien voisin de l'O. variegata Wallr. (voy. Mutel F1. franc. 2, p. 429).
Je possède un échantillon d'O. Cerpartiæ adhérent à la racine de la nourrice et qui a été recueilli par M. Zienkowiez à Mirau pres d'Olmutz en Moravie. Cette plante est donc à la fois nouvelle pour la Flore française et la Flore d'Allemagne,
©. FICRIDIS F. W. Schultz ap. Koch Deutsch. FI. 4, p. 453, et exsic. 2e cent. n° 42!; Hol. 5235.— Fleurs au nombre de 20-40 en épi serré, un peu lâche à la base; bractées lancéolées, longuement acuminées, très-velues, égalant presque la fleur ; calice à deux sépales écartés, lancéolés longuement acuminés-subulés, souvent munis d’une dent vers leur milieu et d’une ou de deux nervures, plus longs que le tube de la corolle ; celle-ci d’un blanc un peu jaunâtre, tubuleuse, peu élargie vers la gorge, assez fortement courbée en dehors, arquée sur le dos, déprimée vers le point d'insertion des étamines ; lèvres crénelées, non ciliées; la supérieure un peu voûtée, non bilobée, un peu étalée sur les bords ; l'inférieure égalant la supérieure, à trois lobes arrondis dentés et crépus, le médian un peu plus long; étamines insérés presque au milieu du tube de la corolle; filets courbés en forme d’anse au sommet, blancs, velus sur la face interne dans leur moîlié inferieure, finement verruqueux supérieurement; anthères blanchâtres, brièvement apiculées ; style blanc lavé de lilas, velu-glanduleux ; stigmate bilobé, non marginé, à pelottes d'un violet sale, glabres, mais couvertes de glanulations. Tige simple, grêle, très-velue, presque égale à la base, jaunâtre souvent légèrement lavée de violet, pourvue d’écailles lancéolées aiguës, très-écartées au sommet. Radicelles nombreuses. — Plante baute de 2-4 décim., beaucoup plus grêle et plus pâle que l’espèce précédente, munie sur la tige, mais surtout sur l’axe de l’épi et les bractées, de poils bien plus nombreux longs blancs crépus articulés terminés par une glande pâle ; fleurs plus petites. |
Sur les racines du Picris hieracioides ; coteaux secs du cale. jur. et da musch.; Sarrebourg (près du bois de Hoff : de Baudot); Mete