‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 5 sur 79 · CINERARIA Z · texte numérisé non relu

CINERARIA Z

Ne diffère du genre Senecio que par son péricline sirn ple. — Feuilles caulinaires alternes.

C. SPATHULÆFOLIA Gmel. Bad.5, p.454; C. campestris D. C. F1. fr. 4, p. 169, non Retz.— Cinq à dix calathides portées sur des pédoncules simples, lanugineux, disposés au sommet de la tige à peu près comme les rayons d’une ombelle ; péricline à folioles appliquées, linéaires très-aiguës, laineuses, glabres et colorées de brun au sommet ; fleurs de la circonférence en languette linéaire-oblongue et atténuée à la base, étalées et du double plus longues que le péricline. Akènes très-velus ; aigrette blanche, brièvement ciliée, égalant presque les fleurs. Feuilles un peu épaisses, blanches-laineuses en-dessous, munies en-dessus de quelques flocons laineux caducs et de poils courts articulés; les radicales dressées, ovales, tronquées ou un peu en cœur à la base, dentées ou crénelées, portées sur un pétiole 2-3 fois plus long que le limbe; les caulinaires inférieures oblongues, insensiblement atténuées en pétiole largement ailé; les supérieures sessiles, lancéolées ou linéaires. Tige dressée, sillonnée, simple. — Fleurs jaunes.

Très-rare ; Commercy (bois de Rébus : Maujean sub. nom. C. campesiris; 1832); Bitche : Schultz: 1845. 4%. Mai-juin.

Nora. Cette plante paraît exister dans presque toute la France; nous en avons vu des échantillons provenant d'Alsace, du Jura, de Paris, de Sampigny-les-Bois dans la Nièvre, de Saint Jcan-pied-de- Port; mais tous les auteurs français l'ont décrite sous le nom de €. compestris. Cette dernière espèce s'en distingue par ses fleurs plus petites, moins nombreuses, d’un jaune plus pâle; parles folioles du péricline presque glabres et non colorées au sommet ; par tes pédoncules plus courts ; par Les feuilles radicales presque entières,

SYNANTHÉRÉES. 15 lisses à Ja face supérieure, presque orbiculaires, contractécs en un pétiole plus court que le limbe; par sa taille plus petite, Le véritable €. campestris Retz a été publié par M. Schultz sous le n° 463 et le €. spathulæfolia Gmel. sous le no 88 de la 3*cent,

DORONICUM Z.

Péricline presque plane, à folioles égales embriquees; fleurs de la circonférence femelles, ligulées, sur un seul rang ; fleurs du centre hermaphrodites, tubuleuses; étamines et style comme dans le genre Senecio. Akènes ovoïdes, munis de côtes tout autour; ceux de la circonférence dépourvus d’aigrette ; ceux du disque couronnés par une aigrette formée de poils à peine dentelés et disposés sur plusieurs rangs. Réceptacle presque plane, velu. — Feuilles caulinaires alternes.

D. FARDALIANCHES L. Sp. 1247 var. 8. — Calathides grandes, solitaires au sommet de la tige et des rameaux; péricline à folioles étroites, lancéolées-acuminées, égalant presque les fleurs ligulées ; celles-ci très-étalées, d’un jaune plus pâle que les fleurs du disque. Akènes de la circonférence glabres; ceux du disque velus et pourvus d’une aigrette d’un blanc-jaunâtre. Feuilles molles, sinuées-dentelées ; les radicales longuement pétiolées, suborbiculaires, obtuses, profondément en cœur à la base ; les caulinaires inférieures brusquement rétrécies au-dessus de la base, embrassant la tige par deux oreilles arrondies; feuilles supérieures ovales, embrassantes. Tige dressée, striée, simple ou un peu rameuse au sommet. Racine tuberculeuse, émettant des stolons souterrains grêles très-allongés. — Plante d'un vert pâle, brièvement velue, un peu glanduleuse au sommet ; fleurs jaunes.

Forêts du versant oriental des hautes Vosges, sur le granit (vallée de Gucbwiller et de Munster : Mühlenbeck ; Champ-du-Feu : Mougeot. %. Mai-juin.

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