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B. NIGRA L. Sp. 814; Wüillm. Phyt. 708; Hol. 561; B. fœtida Soy.- Will. Cat.; Dois. 549. — Fleurs sessiles, disposées en deux faisceaux pédonculés, souvent inclinés du même côté et placés à l'aisselle de chacune des feuilles supérieures ; bractéoles nombreuses, subulées, ciliées, étalées ; calice pubescent, très-dilaté au sommet, muni de 410 côtes saïllantes et de 5 dents courtes arrondies, brusquement acuminées-subulées; corolle velue, à tube droit, cylindrique jusqu'à la gorge. Feuilles toutes pétiolées, molles, velues, ridées en réseau, largement ovales, crénelées. Tige dressée ou ascendante, quadrangulaire, rameuse. — Plante mollement velue, féuide; fleurs rosées, plus rarement blanches.
Com. Le long des chemins, sur les décombres. #. Juin-août,.
LAMIUM Z.
Calice tubuleux-campanulé, à cinq dents presque égales; corolle bilabiée, à tube ordinairement pourvu intérieurement d’un anneau de poils; lèvre supérieure grande, entière, voûütée ; lèvre inférieure à un lobe échancré : bords de la gorge entiers ou dentés; # étamines parallèles, rapprochées par paires sous la lèvre supérieure de la corolle, à la fin divariquées; anthères à deux loges opposées bout à bout et s’ouvrant par une fente longitudinale commune. Akènes trigones, rudes sur les angles, tronqués au sommet.
* Tube de la corolle courbe.
L. ALBUM L. Sp. 809; Wüllm. Phyt.696; Soy.- Will. Cat.; Dois. 535; Hol. 551. — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 12-14 en verticilles écartés et placés à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice ordinairement maculé de noir à la base, pourvu de dents lancéolées longuement subulées étalées ; tube de la corolle égalant le calice, courbé, obliquement resserré à la base, muni audessus de la constriction et en avant d’un cran à partir duquel la corolle s’élargit peu à peu vers la gorge et pourvu intérieurement d'un anneau de poils érès-oblique ; lèvre supérieure longuement velue, fortement courbée, doublement carénée sur le dos, dentelée en avant; lèvre inférieure pendante, profondément échancrée en cœur au sommet, mesurant la longueur du tube de la corolle jusqu’au cran ; eutre les deux lèvres, et sur les bords de l’ouverture, on trouve de chaque côté deux dents dont la postérieure est
large triangulaire et l’antérieure lancéolée-subulée ; anthères fortement barbues. Feuilles pétiolées, d’un vert gai, en cœur acuminées, fortement et inégalement dentées, la dent terminale plus longue; feuilles supérieures ovales, longuement acuminées. Tiges dressées ou ascendantes , quadrangulaires, fistuleuses, très-feuillées à la base etau sommet. — Plante velue ; fleurs blanches, un peu jaunâtres.
Com. le long des haies et des murs. #.Avril-mai.
L. MACULATUM L. Sp. 809; Willm. Phyt.695; Soy.= Will. Cat.; Dois. 535; Hol. 551; L. hirsutum Dois. 536! — Ressemble beaucoup à l'espèce précédente par son port, mais s’en distingue à des caractères certains : tube de la corolle plus allongé et dépassant le calice, transversalement resserré à la base, brusquement élargi-ventru au-dessus de la constriction , dépourvu de cran et muni intérieurement d’un anneau de poils {ransversal; lèvre supérieure moins fortement dentelée en avant ; lèvre inférieure égalant seulement la moitié du tube ; entre les deux lèvres et sur les bords de la gorge on trouve de chaque côté une seule dent subulée ; feuilles proportionnellement plus courtes, souvent pourvues dans leur jeunesse et quelquefois jusqu’à la floraison d’une tache blanchâtre longitudinale, — Plante plus ou moins velue ; à fleurs purpurines, plus rarement blanches !
Monstroso-subavortioum Mutel F1. fr. t. 5, add. p. 401 € fig. 562. Lèvre inférieure de la corolle trèscourte, étroite, et profondément divisée à son extrémité en deux dents très-aiguës.L. Grenier Mutel FI. fr. 1.3, p.25.
Nora. Maloré l’assertion de M. Koch (Deutsch. FI. 4, p.263) qui considère la couleur purpurine de la corolle comme constante, nous sommes certain cependant que cette plante se rencontre quelquefois avec des fleurs tout à fait blanches ; nous avons plusieurs fois trouvé cette forme près de Nancy (vignes de Malzéville, Turique, Pépinière); les caractères distinctifs que nous avons indiqués empêcheront qu’elle puisse être confondue avec le L. album.
Com. le long des haies et des fossés humides. La monstruosité à
Turique près de Nancy. #. Avril-automne.
** Tube de la corolle droit.
L. PURPUREUM L. Sp. 809; Willm. Phyt. 697; Soy.- Will. Cot.; Dois. 537; Hol. 552, — Fleurs sessiles, réunies au
nombre de 8-10 en verticilles placés à l’aisselle des feuilles ; les verticilles supérieurs rapprochés ; l’inférieur quelquefois trèsécarté; calice pourvu de dents lancéolées longuement subulées, divariquées après l’anthèse ; corolle à tube plus long que le calice, droit, resserré transversalement à la base, étroit jusque vers la gorge dilatée brusquement, pourvu intérieurement au-dessus de la constriction d'un anneau de poils transversal; lèvre supérieure brièvement velue, ovale , entière ; lèvre inférieure étalée, large, profondément échancrée en cœur, mesurant le cinquième de la - longueur du tube ; entre les deux lèvres et sur les bords de l’ouverture on trouve de chaque côté deux dents; la postérieure subulée; l’antérieure ovale obtuse ; anthères petites, barbues. Feuilles toutes pétiolées, d’un vert gai, en cœur, plus ou moins fortement crénelées; les inférieures plus petites, longuement pétiolées; les supérieures rapprochées, réfléchies. Tiges quadrangulaires, rudes sur les bords, très-feuillées au sommet, longuement nues au milieu ; la tige centrale dressée, les latérales ascendantes. — Plante un peu velue; fleurs petites, purpurines. Com. dans les lieux cultivés. © et ©. Avril-octobre.
L. INCISUM Wild. Sp. 3, p. 89 ; Hol. 552 ; L. hybridum Soy.-Will. Cat. — Se distingue du L. purpureum par ses fleurs plus petites et plus pâles ; par le tube de la corolle dépourvu d'un anneau de poils intérieurement ; par ses feuilles profondément et inégalement incisées-crénelées; par ses tiges lisses au toucher. Les verticilles de fleurs formant par leur rapprochement au sommet de la tige un capitule compacte ; les dents du calice lancéoléessubulées et divariquées après l’anthèse ; la corolle dont le tube est plus court que le calice et dont la gorge est pourvue de chaque côté d’une dent saillante subulée ; les feuilles supérieures rapprochées, pétiolées, décurrentes sur le pétiole et souvent cunéiformes à la base; enfin le port séparent le L. éncisum du L. amplexicaule. — Plante presque glabre ; fleurs petites, roses.
Peu com.; lieux cultivés. Nancy (vignes de Malzéville : Soyer- JP'illemet). Metz (vergers à Féy, à Ancy-sur-Moselle : Ho/andre, Corny : Léo). Rambervillers : Billot. ©. Avril-mai,
L. AMPLEXICAULE L. Sp. 809; Willm. Phyt. 697; Soy.- Will. Cat.; Dois. 537; Hol. 552. — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 15-20 en verticilles écartés et placés à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice muni de dents lancéolées-acuminées, conniventes ; corolle à tube trois fois plus long que le calice, droit, très-grêle, cylindrique jusque sous la gorge brusquement dilatée,
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dépourvu intérieurement d'un anneau de poils ; lèvre supérieure très-velue, ovale, entière ; lèvre inférieure étalée, large, profondément échancrée en cœur, mesurant à peine la sixième partie de la longueur du tube ; les bords latéraux de l’ouverture de la corolle roulés en dehors et pourvus de chaque côté d’une très-petite dent obtuse; anthères petites, barbues. Feuilles inférieures pétiolées, arrondies, en cœur à la base, bordées de crénelures trèslarges; feuilles supérieures plus grandes, écartées, sessiles embrassantes, réniformes, crénelées-lobées, étalées horizontalement. Tiges nombreuses, quadrangulaires, ascendantes, peu feuillées si ce n’est au sommet. — Plante un peu velue; fleurs petites, d'un rose vif.
Monstroso-clandestinum Mutel F1. fr. t. 5, p. 566. Corolle rudimentaire, dépassant peu le calice et ne s’ouvrant pas.
Com. dans les lieux cultivés. ©. Avril-octobre,
GALEOBDOLON #Muds.
Se distingue du genre précédent par la lèvre inférieure de la -corolle à trois lobes entiers.
G. LUTEUM Huds. FI. angl. 258; Soy.- Will. Cat.; Dois. 541 ; Hol. 554; Galeopsis Galeobdolon L. Sp. 810; Willm.Phyt. 700. — Fleurs sessiles, réunies au nombre de 6-10 en verticilles écartés et placés à l’aisselle des feuilles supérieures ; calice mun! de dents inégales, triangulaires à la base, puis subulées, très-étalées ; tube de la corolle égalant le calice, courbé, étroit dans sa moitié inférieure, puis dilaté vers la gorge, muni vers son milieu et intérieurement d’un anneau de poils très-oblique; lèvre supérieure longuement velue, courbée, atténuée à la base, irrégulièrement denticulée au sommet ; lèvre inférieure étalée, à trois lobes lancéolés aigus ; le terminal un peu plus grand ; anthères glabres. Feuilles pétiolées, d’un vert gai, ovales un peu en cœur à la base, doublement dentées , très-souvent munies d’une tache blanche longitudinale sur la face supérieure; feuilles supérieures plus étroites, acuminées. Tiges quadrangulaires; les unes fleuries et dressées ; les autres sans fleurs, couchées et même radicantes. — Plante velue ; fleurs jaunes.
Com. dans les bois montagneux. #, Mai-juin,