‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 54 sur 79 · D, DENTS DU CALICE ÉPIN&USES · texte numérisé non relu

D, DENTS DU CALICE ÉPIN&USES

GALEOPSIS Z.

Calice tubuleux-campanulé, à 5 dents presque égales, épineuses au sommet; corolle bilabiée, à tube dépourvu intérieurement d’un anneau de poils ; lèvre supérieure voûtée ; lèvre inférieure étalée, à trois lobes, munie à Ja base de deux dents creuses ; 4 étamines parallèles, rapprochées par paires sous là lèvre supérieure de la corolle ; anthères à 2 loges opposées bout à bout et s’ouvrant chacune par une valve barbue. Akènes ovoïdes, arrondis au sommet.

G, LADANUM L. Sp. 810 ; Willm. Phyt. 698 ; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 558; Hol. 554 ; G. parviflora Dois. 539. — Fleurs sessiles, disposées à l’aisselle des feuilles supérieures en verticilles ordinairement écartés ; calice couvert de poils mous appliqués un peu glanduleux, à dents inégales friangulaires à la base longuement subulées-épineuses au sommet, tantôt aussi longues que le tube de la corolle, tantôt de moitié plus courtes; corollé pubescente, à tube droit grêle peu à peu dilaté vers la gorge. Akènes bruns, deux fois plus petits, plus oblongs et plus évidemment triquètres que dans le G&. Tetrahit. Feuilles pétiolées, de forme variable. Tige dressée, simple ou plus souvent rameuse, obtusément quadrangulaire, non gonflée sous l'insertion desfeuilles, souvent colorée de pourpre, couverte de poils mous articulés réfléchis appliqués. — Plante polymorphe, verte ou blanchâtre (G. canesvens M. Bieb. Taur. cauc. 3, p. 397); fleurs de grandeur variable, purpurines, rosées, blanches ou panachées. |

x LANCEOLATA JVob. Feuilles lancéolées, à dents très-écartées. G. Ladanum Rchb. FI. exc. 322.

g ovaztrOLIA Nob. Feuilles ovales, à dents plus rapprochées. G. intermedia Vill. Delph. 2, p. 381.

y ANGUSTIFOLIA Wimm. et Grab. FI. Siles. 2, p.190. Feuilles linéaires ou linéaires-lancéolées, entières ou pourvues de quelques dents fines très-écartées. G. angustifolia Ehrh. Herb. 137.

Com. dans les moissons, surtout dans les terrains calcaires. ©. Juillet-août. ñ

G. DUBIA Leers. Herb. 135; G. grandiflora Willm. Phyt. 699; G. ochroleuca Soy.-Will. Cat.; Dois. 540 ; Hol. 555. — Se rapproche beaucoup du précédent par son port et ses tiges mollement velues, non gonflées sous l'insertion des feuilles ; mais s'en distingue aux caractères suivants : calice couvert de poils mous étalés et de poils glanduleux plus nombreux, pourvu de dents lancéolées brièvement épineuses au sommet ; corolle toujours du double plus grande que dans les échantillons à grandes fleurs du G. Ladanum, à tube quatre fois plus long que le calice, à lèvre supérieure incisée-dentée ; feuilles plus fermes, mollement velues presque tomenteuses en dessous, toujours ovales-lancéolées ou lancéolées, atténuées aux deux extrémités, également dentées en scie, munies de nervures plus saillantes, rapprochées et parallèles. — Plante d’un vert blanchâtre, soyeuse; fleurs les plus grandes du genre, entièrement jaunes ou blanches, ou purpurines panachées de jaune quelquefois sur le même pied !

Dans les moissons. Très-com. dans les terrains de grès ; à Bitche : Schultz, St.-Avold : Holandre; à Badonvillers, Sarrebourg, Cirey, St.-Quirin : de Baudot; Rambervillers, Bruyères : Mougeot; Plombières. Plus rare dans la plaine; Rosières-aux-Salines : Soyer- Willemet; Lunéville; Flavigny. Bar-le-Duc : Humbert. ©. Juillet-août.

G. TETBAHIT J. Sp. 810; Willm. Phyt. 699; Soy.- Will. Cat.; Dois. 539; Hol. 555; G. versicolor Dois. 540 ? — Fleurs sessiles, disposées à l’aisselle des feuilles supérieures en verticilles compactes rapprochés ou plus ou moins écartés ; calice tubuleuxcampanulé , coriace, muni de nervures saillantes et de dents un peu inégales, étroitement laneéolées, longuement subulées épineuses, ciliées-glanduleuses ; corolle pubescente, à tube droit grêle peu à peu dilaté vers la gorge. Akènes gros, bruns marbrés. Feuilles pétiolées, ovales-lancéolées , souvent acuminées | G. acuminata Rchb. F1. exc. 325), largement crénelées et munies de nervures latérales parallèles. Tige dressée, simple ou plus souvent rameuse, obtusément quadrangulaire, gonflée au-dessous de l’insertion des feuilles et hérissée sur la partie dilatée et quelquefois dans toute sa longueur de poils roîdes, articulés, dirigés en bas ; rameaux étalés. Racine fibreuse. — Plante polymorphe ; fleurs de grandeur variable, purpurines, rosées ou blanches, diversement panachées sur la lèvre inférieure.

4 GENUINA Mulel F1. fr. 3, p. 29. Dents du calice égalant le tube de la corolle ; lobe moyen de la lèvre in-

560 LABIEES.

férieure carré, plane, crénelé ou à peine émarginé. G. T'etrahit Rchb. F1. exc. 323.

8 stripA Muiel 1. c. Dents du calice égalant le tube de la corolle ; lobe moyen de la lèvre inférieure oblong, échancré ou bifide, à bords réfléchis. G. bifida Bônningh. F1. monast. 178; Hol. 355.

> PUBESCENS Muiel l. c. Diffère de la var. « par les deñts du calice courtes, égalant le tiers de la longueur du tube de la corolle, et par les feuilles pubescentes ainsi que la tige. G. pubescens Besser Prim. FI. Galic. 2, p. 27. |

Nora Nous n'avons pas pu, avec les auteurs allemands, admettre comme espèces distinctes les trois variétés précédentes ; les caractères sur lesquéls ils les ont établies sont trop variables et de nom-— breux intermédiaires réunissent toutes ces formes.

Com. dans les bois, les champs, le long des haies. ©. Juilletaoût,

STACHYS Z.

Calice tubuleux-campanulé, à 5 dents presqueégales, épineuses au sommet; corolle bilabiée; lèvre supérieure voûtée, entière ou faiblement échancrée; lèvre inférieure à trois lobes inégaux, dont les latéraux réfléchis ; 4 étamines parallèles, rapprochées par paires sous la lèvre supérieure de la corolle; anthères à 2 loges opposées bout à bout, s’ouvrant par une fente longitudinale commune. Akènes arrondis et glabres au sommet.

Tube de la corolle pourvu intérieurement d’un anneau de poils; étamines fléchies en dehors après l’anthèse.

à Calice muni à la gorge d'un cercle de poils.

ST. GERMANICA J. Sp. 812; Soy.= Wäll.Cat.; Dois. 546; #Hol. 556. — Fleurs sessiles, en verticilles de 30 à 50 fleurs, formant un épi terminal allongé interrompu à la base ; bractéoles nombreuses, linéaires - lancéolées aiguës ; calice laïineux, obconique, à 5 dents friangulaires aiguës surmontées par une épine subulée jaunâtre ; corolle longuement velue ; tube aussi long que le calice, un peu courbé , pourvu antérieurement vers son milieu d’une dépression à laquelle correspond intérieurement un anneau

de poils transversal ; lèvre supérieure oblongue ; lèvre inférieure égalant la longueur du tube. Akènres noirs, lisses. Feuilles épaisses, ridées en réseau, couvertes d'un tomentum blanc épais et soyeux, lancéolées, crénelées, un peu en cœur à la base ; les inférieures pétiolées; les supérieures sessiles. Tiges dressées, simples, plus rarement rameuses, quadrangulaires, blanches-laineuses comme le reste de la plante. — Fleurs purpurines.

Peu com.; coteaux secs du cale. jur. et du musch. Nancy (Frouard: Hussenot, Villev-St.-Etienne : Suard, Chavigny, entre Toul et Villers-le-Sec : Billot); VPont-à-Mousson. Metz (Rapt-de-Mad : Holandre); Bitche : Schultz. Verdun (bois de Sommedieue et de Thierville : Doisy); Commercy, la Woëvre : Maujean, Châtel (Domèvre-sur-Durbion : Mougeot). %. Juillet-août. À

ST. ALPINA L. Sp. $12; Wäillm. Phyt. 705; Soy.- Will. Cat.; Dois. 546; Hol. 557; St. germanica Willm. Phyt. 705! — Se distingue facilement du précédent par ce qui suit : verticilles de 10-15 fleurs, moins compactes, plus écartés ; bractéoles peu nombreuses, linéaires-subulées, atténuées à la base, réfléchies ; calice velu-glanduleux, campanulé, plus ouvert, à dents plus larges ovales obtuses, brièvement épineuses ; corolle plus grande, à tube plus dilaté vers la gorge et muni intérieurement d'un anneau de poils oblique ; lèvre supérieure moins oblongue, presque arrondie; lèvre inférieure moins réfléchie; akènes bruns, plus arrondis, du double plus gros; feuilles plus minces, vertes, plus grandes, plus écartées, ovales-lancéolées, plus fortement crénelées, munies de poils roides disséminés et mêlés de poils glanduleux dans les feuilles supérieures ; feuilles inférieures plus longuement pétiolées; tige plus élancée, ordinairement rameuse au sommet, velue, mais jamais blanche -laineuse. — Fleurs d’un pourpre obscur, tachées de blanc ; feuilles florales souvent rougeâtres.

Bois da calc. jur. Nancy (fonds de Toul et de Morvaux ; Liverdun); Pont -à-Mousson. Metz (vallons de Montvaux, des Genivaux, Gorze; Moyeuvre : Holandre). Verdun {bois de Châtillon, de Tavanne, de Thierville: Doisy); Commercy : Maujean. Neufchâteau Vitel, Mirecourt : Mougeot. %. Juillet-août.

g Calice nu à la gorge.

us Plantes vivaces; tube de la corolle plus long que le calice.

ST, SYLVATICA L. Sp. 811; Willm. Phyt.705;Soy.- Will. Cat.; Dois, 544; Hol, 557. — Fleurs brièvement pédicellées,

étalées horizontalement, en verticilles de 6 fleurs, formant un épi terminal allongé interrompu ; bractéoles très-petites; calice veluglanduleux, campanulé, à dents égales, lancéolées-subulées, brièvement épineuses; corolle brièvement velue, glanduleuse ; tube droit, contracté à la base, un peu ventru en avant au-dessus de la constriction et pourvu intérieurement d'un anneau de poils oblique; lèvre supérieure oblongue ; lèvre inférieure égalant le tube moins la partie rétrécie. Akènes petits, noirs. Feuilles molles, vertes, grandes, écartées, ovales-lancéolées acuminées, profondément en cœur à la base, fortement dentées , munies de poils disséminés, mélangés de poils glanduleux dans les feuilles supérieures ; feuilles inférieures et moyennes longuement pétiolées. Tige grêle, dressée, simple, quadrangulaire, hérissée ainsi que le reste de la plante de poils roïdes étalés. — Fleurs purpurines, striées de blanc.

Com. le long des haies et dans les bois humides. #.Juillet-août.

ST. PALUSTRIS L. Sp. 811 ; Wilim. Phyt. 704 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 545; Hol. 557. — ! Fleurs sessiles, étalées horizontalement, en verticilles de 6-12 fleurs, formant un épi terminal interrompu; bractéoles très-petites ; calice velu-glanduleux, campanulé , à dents égales , {riangulaires longuement subulées, brièvement épineuses; corolle brièvement velue-glanduleuse ; tube droit, contracté à la base, un peu ventru en avant au-dessus de la constriction et pourvu intérieurement d’un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure ovale obtuse; lèvre inférieure éga- Jant le tube. Akènes petits, noirs. Feuilles molles, vertes,oblongues-lancéolées aiguës, un peu en cœur à la base, dentées en scie, finement velues, sessiles ou brièvement pétiolées. Tige dressée, simple où pourvue de rameaux courts, quadrangulaire, rude au toucher, munie de poils réfléchis un peu roïdes insérés sur des glandes. — Fleurs purpurines, maculées de blanc, plus tout à fait blanches,

z GENUTINA ob. Feuilles supérieures sessiles embrassantes.

8 sameiGvA Mulel F1. fr. 5, p. 51. Feuilles plus larges, tou-

tes brièvement pétiolées. St. arbre Sm.Engl.

bot. 1. 2089.

Pie le long des ruisseaux, dans les prés et les champs humides.

ha Tulle août.

ST. RECTA L. Mant. 82: Willm. Phyt. 106 : Soy.- Will. Cat.; Dois. 547; Hol. 559. — Fleurs très-brièvement pédicellées, étalées-dressées, en verticilles de 6-12 fleurs, formant ua épi ter-

minal interrompu à la base ; bractéoles courtes, peu nombreuses, sétacées ; calice velu , largement campanulé, très-ouvert à la gorge, à dents courtes lancéolées épineuses; corolle pubescente ; tube un peu courbé, un peu contracté inférieurement, muni intérieurement d'un anneau de poils oblique ; lèvre supérieure allongée, étroite, concave à la base, un peu redressée vers le sommet ; lèvre inférieure égalant le tube ou un peu plus longue. Akènes noirs, finement ponctués à une forte loupe. Feuilles vertes, velues, ridées en réseau, lancéolées-oblongues atténuées à la base, crénelées ou dentées; les inférieures brièvement pétiolées, les autres sessiles; feuilles florales supérieures beaucoup plus courtes, entières, ovales, terminées par une épine. Tiges nombreuses, dressées ou ascendantes, simples ou un peu rameuses, quadrangulaires. — Fleurs d’un jaune pâle, maculées de brun.

Com. dans les champs arides et pierreux. 4%. Juin-août.

RE Plantes annuelles; tube de la corolle égalant le calice.

ST. ANNUA L. Sp. 815; Willm. Phyt. 706; Soy.-Wüil. Cat.; Dois. 547; Hol. 558. — Fleurs brièvement pédicellées, étalées horizontalement, en verticilles écartés et formés de 4-6 fleurs ; bractéoles subulées, barbues ; calice velu et glanduleux, à dents très-longues, courbées en faux, étroitement lancéolées-subulées, brièvement épineuses, mais velues jusqu’au sommet de l’épine ; corolle velue; tube presque droit, ni contracté ni dilaté à la base, muni intérieurement d’un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure oblongue, dressée au sommet, ondulée-frisée sur les bords; lèvre inférieure plus courte que le tube, à lobe médian très-large émarginé et ondulé-crénelé. Akènes noirs, finement ponctués à une forte loupe. Feuilles vertes, glabres ou peu velues, longuement ciliées sur le pétiole, lancéolées-oblonques atténuées à Ja base, plus ou moins crénelées ou dentées, toutes pétiolées, si ce n’est les feuilles florales supérieures qui sont sessiles, plus étroites, entières, linéaires très-aiguës. Tige dressée, solitaire, quadrangulaire, divisée dès la base en rameaux allongés et étalés. — Fleurs d’un blanc jaunâtre.

Com. dans les champs calcaires et argileux. ©. Juillet-octobre.

ST. ARVENSIS Z. Sp. 814; Willm. Phyt. 107; Soy.- Will. Cat.; Dois.548; Hol.558.,—Fleurs brièvement pédicellées, étalées horizontalement, en verticilles peu nombreux, écartés, formés de 4-6 fleurs; bractéoles nulles ; calice velu-glanduleux, à dents lan-

céolées, brièvement épineuses, glabres au sommet de l’épine ; corolle très-petite, brièvement velue-glanduleuse ; tube droit, dilaté à la base, pourvu au-dessus et intérieurement d’un anneau de poils transversal ; lèvre supérieure orbiculaire ; lèvre inférieure plus courte que le tube, à lobe médian plus grand, arrondi, faiblement émarginé. Akènes petits, noirs, luisants, fuberculeux.Feuilles molles, d’un vert pâle, écartées, ovales-arrondies, obtuses, échancrées en cœur à la base, crénelées, un peu velues, toutes pétiolées, si ce n’est les feuilles florales supérieures. Tiges faibles, quadrangulaires, dressées ou ascendantes, simples ou plus souvent divisées dès la base en rameaux très-étalés; couvertes de poils longs articulés étalés. — Plante plus petite, plus grêle que les précédentes ; fleurs d'un blanc rosé.

Com. dans les champs sablonneux sur l’alluvion et sur le grès. ©. Juillet-octobre.

** Tube de la corolle dépourvu intérieurement d’un anneau de poils; étamines restant droites méme après l'anthèse.

ST, BETONICA Benth. Lab., non Scop.; Betonica officinalis L. Sp. 810; Willm. Phyt. 762!; Soy.- Will. Cat.; Dois. 542 ; Hol. 559. — Fleurs sessiles, en verticilles serrés et formant un épi terminal dense au sommet, mais souvent interrompu à la base; bractéoles courtes, ovales-lancéolées, terminées par une pointe épineuse ; calice longuement cilié à la gorge, à dents triangulaires longuement subulées, épineuses au sommet ; corolle pubescente, à tube courbé, mince à la base, insensiblement dilaté jusqu’à la gorge, dépourvu d’un anneau de poils intérieurement ; lèvre supérieure à la fin redressée, ovale, entière ou plus rarement crénelée. Akènes bruns, lisses. Feuilles ovales-oblongues, obtuses, en cœur à la base, largement crénelées ; les radicales nombreuses, longuement pétiolées ; les caulinaires très-écartées ; les supérieures sessiles et plus étroites. Tiges dressées ou ascendantes, tétragones , ordinairement simples. Racine épaisse, horizontale, prémorse. — Fleurs d’un pourpre foncé, plus rarement blanches.

« HIRTA Koch Syn. 569. Tiges et calices velus. Betonica hirta Rchb. Ic. f. 953. La forme très-robuste de cette variété est le Betonica stricta Ait. H. kew. 299; Dois. 543; Belonica hirsuta Willm.

Phyt. 305.

& cLasnATA Koch l. c. Tiges et calices glabres.

La var. & très-com. dans les prairies et au bord des bois. La var. 8 très-rare près de Nancy et de Metz, très-com, dans la chaîne des Vosges et à Bitche : Schultz. 15. Juin-août,

LEONURUS Z.

Calice tubuleux-campanulé, à 5 dents égales épineuses; corolle bilabiée ; lèvre supérieure un peu voûtée, rétrécie à la base; lèvre inférieure à trois lobes ; 4 étamines parallèles, rapprochées par paires sous la lèvre supérieure de la corolle ; anthères à deux loges opposées bout à bout et s’ouvrant par une fente longitudinale commune. Akènes trigones, tronqués et velus au sommet.

L. CARDIACA L. Sp. 817; Willm. Phyt. 710 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 551; Hol. 462. — Faisceaux de fleurs corymbiformes très-serrés, sessiles, formant des verticilles axillaires très-nombreux et disposés en un long épi feuillé interrompu; bractéoles courtes, sétacées; calice velu, pentagonal, très-ouvert, à dents triangulaires à la base, et acuminées en une longue pointe épineuse ; les 3 dents supérieures dressées; les 2 inférieures réfléchies ; corolle trèsvelue, à tube plus long que le calice, resserré sous le milieu et muni là d'un anneau de poils oblique; lèvre supérieure d’abord dirigée en avant, puis se roulant en dessus; étamines courbées en dehors après l’anthèse. Feuilles toutes longuement pétiolées, trèsétalées, d’un vert foncé en dessus, pubescentes et blanchâtres en dessous; les inférieures grandes, creusées en cœur à la buse, palmatipartiles, à segments munis de dents très-inégales et peu nombreuses ; les supérieures en coin à la base, trifides ou bidentées au sommet. Tige dressée, quadrangulaire, très-rameuse et très-feuillée. — Fleurs rosées, beaucoup plus grandes que dans l'aspèce suivante.

Haies, décombres, bords des routes. Nancy ( la Malgrange, Tomblaine, Bouxiéres-aux-Dames); Pont-à-Mousson; Dieuze; Lunéville; Sarrebourg ( Walscheid , Bénaménil : de Baudot). Metz (Frescati, moulin de Longeau, ferme de St.-Eloi : Ho/andre). Verdun : Doisy. Ramberviller Billot; St.-Amé, Docelle, Chéaiméuil : Mougeot. #. Juillet-août.

L. MARRUBIASTRUM J. Sp. 817; Hol. 563; Chailurus Marrubiastrum Rchb. FL. exc. AT. — Faisceaux de fleurs corymbiformes, très-serrés, presque sessiles, formant des verticilles axillaires écartés et disposés en un long épi feuillé interrompu ;

bractéoles nombreuses, sétacées; calice brièvement pubescent, pentagonal, à dents dressées-étalées, triangulaires à la base, acuminées en une longue pointe épineuse; corolle pubescente, à tube cylindrique, un peu courbé, plus court que le calice, dépourvu intérieurement d'un anneau de poils; étamines non courbées en dehors après l’anthèse. Feuilles toutes pétiolées, molles, pubescentes, d’un vert obscur en dessus, d’un vert grisâtre en dessous; les inférieures ovales-arrondies, inégalement crénelées; les moyennes ovales-aiguës, dentées ; les supérieures lancéolées, atténuées aux deux extrémités. Tige dressée, quadrangulaire, rameuse, — Plante couverte de poils fins et courts ; fleurs blanchâtres.

Metz (bords de la Moselle près da pont de Novéant et près de Corny : Holandre). ©. Juillet-août. :

B. LIMBE DU CALICE DISPOSÉ EN DEUX LÈVRES. A. QUATRE ÉTAMINES FERTILES ; LOGES DES ANTHÈRES RAPPROCHÉES,

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