ANDROSACE Z
Calice quinquefide; corolle tubuleuse, à tube dilaté à la base et atténué au sommet ; 5 étamines. Capsule se divisant au delà du milieu en cinq valves; graines anguleuses. — Fleurs en ombelle entourée d’un involucre.
A. MAXIMA J. Sp. 205; Soy.-Wäil. Cat. — Involucre à folioles grandes, étalées, obovées, quelquefois faiblement dentelées; calice velu, devenant très - grand à la maturité, à tube globuleux, divisé en 5 lobes très-étalés ovales aigus et quelquefois dentelés ; corolle beaucoup plus courte que le calice, à gorge plissée, mais non contractée, à limbe concave dont les segments sont obovés, obtus et entiers. Capsule globulense; graines nombreuses, brunes, {rigones, finement alvéolées sur les faces, velues sur les angles très-saillants. Feuilles toutes radicales, ‘disposées en rosette un peu épaisses, glabres ou presque glabres, souvent rougeâtres en dessous, elliptiques aiguës alténuées à la base, dentées dans leur moitié supérieure. Un ou plusieurs scapes naissant du collet de la racine: le central dressé, les latéraux étalés. Racine mince, longue, verticale. — Fleurs blanches, jaunes à ta gorge.
Très-rare; moissons. Nancy ( Sandronvillers : Konnier). Neufchâteau : Mougeot. Q. Avril-mai.
A. CARNEA L. Sp. 204; Willm. Phyt. 193; À. Lachenalii Gmel. Bad. 1, p. 451! — Involucre à folioles Uinéaires-lancéolées, entières; calice glabre ou peu velu, s’accroissant à peine à la maturité, à tube anguleux obconique, divisé en cinq lobes dressés aigus ; corolle un peu plus longue que le calice, à gorge plissée et contractée, à limbe plane, dont les segments sont obovés et entiers. Capsule ovoïde; cinq graines oblongues, très-comprimées, glabres et finement alvéolées. Feuilles un peu épaisses, carénées en dessus, brièvement ciliées, toujours entières, linéaires insensiblement atténuées à partir de la base et courbées en érochet au sommet. Tiges nombreuses, formant gazon, couchées et radicantes à la base, puis dressées et couvertes de feuilles étroitement embriquées dont
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les inférieures réfléchies et fanées; les supérieures formant rosette; du centre de la roselte des tiges principales s'élèvent des scapes dressés et finement pubescents en étoile. — Fleurs roses.
Très-rare; dans les rocailles au sommet du Ballon de Soultz, où celle plante fut trouvée dès 1757, dans une herborisation à laquelle ont pris part Lachenal, Stæhelinus, Spielmann (Lit. ad. Hallerum t. k, p. 119); elle y existe encore de nos jours. #. Juillet-août.
PRIMULA LZ.
Calice à cinq dents; corolle tubuleuse, à tube cylindrique, dilaté au point correspondant aux anthères ; 5 étamines. Capsule se divisant au sommet en 5-10 dents; graines angulenses, petites. — Fleurs disposées en ombelle au sommet d’une hampe, paraissant quelquefois radicales en raison de la brièveté de celle-ci.
Nora. Dans toutes les espèces de ce genre, le style est tantôt plus coart que le tube de la corolle, et alors les étamines sont placées à la gorge ; tantôt le style atteint la gorge, et alors les étamines sont in— sérées au milieu du tube.
* Feuilles insensiblement atténuées en pétiole.
P. GRANDIFLORA Lam. Îllust. n° 1999 ; Wällm. Phyt. 485; Soy.- Will. Cat.; P. acaulis Jacq. Misc. 1, p. 158.— Fleurs dressées, portées sur de longs pédoncules laineux, paraissant radicaux et munis à leur base d’une bractée étroite subulée; calice pentagonal, velu sur les angles, muni de dents égalant presque le tube, étroitement lancéolées, longuement acuminées-subulées, à pointe fléchie en dedans; corolle froncée à la gorge, à tube égalant le demi-diamètre du limbe; celui-ci plane, à 5 lobes en cœur renversé et maculés d’orangé à leur base. Capsule ovoïde, égalant la longueur du tube du calice étroitement appliqué sur elle; graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales,
“disposées en rosette, fortement ridées en réseau, glabres en dessus,
mollement velues et plus pâles en dessous, irrégulièrement dentées, obovées atlénuées insensiblement en pétiole ailé. Hampe presque nulle, — Fleurs les plus grandes du genre, presque inodores, d’un jaune pâle, plus rarement blanches lavées de violet (à l'état sauvage). UT
Nora C’est à tort que la plupart des auteurs disent cette plante
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acaule; la hampe existe, mais elle est très-courte et cachée dans la rosette de feuilles. Jamais je n’ai vu la hampe s’allonger, comme cela a lieu fréquemment dans l’espèce suivante; MM. Bastard et Goupil ont fait aussi la même remarque.
Bois du cale jur. Nancy (bois de Malzéville : Soyer-Willemet). Y. Mars-avril,
P. VARIABILIS (Goupil Ann. soc. lin. t. 5, p, 246 et 248 ett. 4, p. 294.— Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : fleurs moins grandes ; dents du calice beaucoup plus courtes, plus larges, lancéolées brièvement acuminées, égalant le tiers de la longueur du tube; corolle d'un jaune plus vif, à tube égalant presque le diamètre du limbe ; capsule plus courte que le tube du calice ; celui-ci évasé à la maturité, écarté de la capsule. Tantôt les pédoncules paraissent radicaux, mais plus souvent ils sont portés sur une hampe qui dépasse les feuilles et cela souvent sur une seule et même racine.
Nora.Cette plante n’est peut-être qu’un hybride du P. grandiflora et du P. officinalis avec lesquels il croît en société. La forme à hampe élevée peut être confondue au premier coup d'œil avec le P. elatior dont elle a le port, mais il s’en distingue par des caractères bien tranchés,
Le P. variabilis est cultivé dans nos jardins, où il a donné une foule de variétés.
Dans les mêmes lieux que l’espèce précédente, #. Mars-avrik. q P
** Feuilles brusquement contractées en pétiole.
P, OFFICINALIS Jacq. Misc. 1, p.159; Willm. Phyt. 183; Soy.-Will. Cat.; Dois. 181; Hol. 579; Schultz exsic. 2e cent. n° 44; P. veris « officinalis L. Sp. 107. — Fleurs penchées d'un même côté; pédoncules courts, inégaux, mollement et brièvement tomenteux, se redressant à la maturité; bractées petites, ovales longuement subulées; calice pentagonal, uniformément blanchàtre, enflé el très-ouvert, muni de dents égalant la moitié du tube et ovales brièvement mucronées; corolle plissée à la gorge, à tube plus long que le limbe; celui-ci concuve, à 5 lobes en cœur reuversé et maculés d'orangé à leur base. Capsule ovoïde n’atteignant pas la longueur du tube du calice qui en est très-écarlé; graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales, disposées en rosette, ridées en réseau, glabres supérieurement, pubescentes ou plus rarement blanches-tomenteuses en dessous
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(P. inflata Lehm. Monog. t. 2), onduleuses et inégalement dentées ou crénelées sur les bords, ovales obtuses, brusquement contractées en pétiole aïlé et souvent creusées en cœur à leur base. Hampe dressée, dépassant ordinairement les feuilles, rarement presque nulle. — Fleurs petites, d’un jaune vif, trèsodorantes.
Com. dans les prairies et dans les bois. #. Avril.
PB, ELATIOR Jacq. Misc. 1, p. 158; Wäillm. Phyt. 184; Soy.-Will. Cat.; Dois. 182; Hol. 578 ; Schultz exsic. 2e cent. n° 45; P.veris g elatior L. Sp. 204.— Fleurs penchées d’un même côté; pédoncules courts, inégaux, mollement velus, se redressant à la maturité; bractées petites, lancéolées-subulées ; calice pentagonal, vert sur les angles, blanchâtre et transparent dans les intervalles, non enflé et appliqué sur le tube de la corolle, muni de dents égalant la moitié du tube et lancéolées acuminées-subulées; corolle un peu dilatée à la gorge qui est glabre, souvent uniformément orangé, jamais plissée, à tube égalant presque le limbe ;
elui-ci plane, à 5 lobes à peine émarginés et non maculés à leur base. Capsule ovoïde-oblongue, dépassant le tube du calice étroitement appliqué sur elle; graines brunes, anguleuses, finement chagrinées. Feuilles toutes radicales, disposées en rosette, ridées en réseau, velues en dessous, ondulenses et inégalement dentées ou crénelées sur les bords, ovales ou oblongues obtuses, brusquement contractées en pétiole ailé. Hampe dressée, allongée.— Fleurs d’un jaune pâle, inodores, plus grandes que dans l’espèce précédente. |
Bois humides. 4. Mars-avril.