‹ Flore de Lorraine (volume 2)Chapitre 64 sur 79 · CHENOPODIUM Z · texte numérisé non relu

CHENOPODIUM Z

Fleurs hermaphrodites; périgone herbacé même à la maturité, quinquefide ou quinquepartite, entourant le fruit; 5 étamines; 2 stigmates. Graines lenticulaires, horizontales,

plus rarement dressées. — Plantes souvent couvertes de poussière farineuse.

2358 CHÉNOPODÉES,

* Graines la plupart horizontales.

æ Divisions florales non carénées.

x Feuilles dentées ou lobées.

C. URBICUM £ inlermedium Koch Syn. 605 ; C. intermedium Mert. et Koch Deutsch. F1. 2, p.297; Soy.- Will. Cat. supp. ; Hol. 592. — Fleurs sessiles, réunies en glomérules globuleux le long d'un axe central, formant des grappes spiciformesinterrompues, simples ou rameuses, axillaires, tout à fait nues ou un peu feuillées àleur base seulement, roides-dressées, d’abord appliquées contre la tige, puis un peu étalées à la fructification ; ces grappes forment par leur réunion une panicule pyramidale qui occupe la moitié supérieure de la tige ; divisions florales étalées et laïssant le fruit à découvert. Graines presque toutes horizontales, obluses sur les bords, noires, lisses el luisantes. Feuilles d’un vert gai en dessus, plus ou moins blanches et farineuses en dessous, un peu épaisses, toutes pétiolées, décurrentes sur le pétiole, pourvues sur les bords latéraux de dents inégales triangulaires-lancéolées étalées et séparées par des sinus obtus ; bord inférieur entier, si ce n’est qu’il existe une dent de chaque côté sous les angles latéraux ; feuilles inférieures triangulaires ; les moyennes rhomboïdales; les supérieures lancéolées. Tige roide-dressée, fortement sillonnée, munie de bandes vertes alternant avec des bandes blanches ou rouges, ou plus rarement tout à fait rouges. — Plante glabre.

Com. le long des chemins, autour des villages. Nancy; Lunéville; Dieuze; Sarrebourg. Metz ; Bitche, et probablement dans toute la Foire ©. Aoùût- septembre.

Nora. Nous n’avons pas encore trouvé en Lorraine la forme à feuilles non farineuses en dessous et’ pourvues de dents courtes, triangulaires. Celle-ci serait, suivant M. Koch, le véritable €: urbi-

cum L. Sp. 518.

C. HYBRIDUM L. Sp. 319; Willm. Phyt. 267; Soy.- Wu. Cat.; Dois. 242; Hol. 592.— Fleurs sessiles, d’° abord rappro= chées en grappes compactes et nues; les unes terminales plus grandes ; les autres axillaires; toutes s’allongeant et s’étalant bientôt en cymes dichotomes, très-lâches, étalées et à rameaux grêles divariqués ; toujours une fleur sessile à l’aisselle des ramifications supérieures ; divisions florales appliquées, mais ne couvrant pas complétement le fruit. Graines assez grosses, horizon-

CHÉNOPODÉES, 259 tales, obluses sur les bords, noires, males, alvéolées. Feuilles grandes, minces, molles, d’un vert gai, assez analogues pour la forme à celles du Datura Stramonium, échancrées en cœur à la base, munies de chaque côté de deux à quatre angles saillants, aigus, inégaux, séparés par des sinus arrondis ; l’angle terminal plus grand. Tige dressée, anguleuse, ordinairement rameuse., — Plante verte, plus rarement rougeûtre, glabre, très-fétide.

Com. dans les lieux cultivés et autour des fumiers. Nancy ; Lunéville ; Marsal ; Sarrebourg. Metz. Verdun. Neufchâteau ; Bambervillers. ©. Juillet-aout.

C. MURALE L. Sp 518; Willm. Phyt. 265; Soy.-Wüll. Cat.; Dois. 242 ; Hol. 591. — Se distingue du précédent aux caractères suivants : fleurs plus petites, blanches-farineuses ; divisions florales couvrant complétement le fruit ; graines de moitié plus petites, amincies sur les bords munis d'une carène tranchante, très-finement rugueuses, mais non alvéolées ; feuilles plus petites, moins larges proportionnellement, d’un vert foncé, luisantes, mais farineuses dans leur jeunesse, ovales-rhomboïdales, cunéiformes à la base, munies sur les côtés de dents nombreuses, aiguës, dirigées en avant et séparées par des sinus arrondis. — Plante moins fétide que la précédente. ‘

Com.; décombres, bords des routes. ©. Juillet-septembre,

£R Feuilles entières.

©. POLYSPERMUM JL. Sp. 3521; Willm. Phyt. 270; Soy.- Will. Cat.; Dois. 246; Hol, 588. — Fleurs sessiles, réunies en glomérules peu fournis et formant, au sommet des rameaux et à l’aisselle de presque toutes les feuilles, des grappes lâches, feuillées presque jusqu au sommet ; divisions florales étalées à la maturité et laissant voir le fruit. Graines toutes horizontales, petites, noires, lenticulaires, arrondies sur les bords, luisautes, très-finement ponctuées (à une forte loupe). Feuilles d’un vert foncé et quelquefois rougeâtres, toutes pétiolées, entières, ovales obtuses ou un peu aiguës, émarginées ou mucronulées, décurrentes sur le pétiole. Tiges anguleuses, ordinairement très-rameuses, couchées, diffuses ou ascendantes ; rameaux dressés ou étalés. — Plante souvent rougeâtre, non fétide, glabre et dépourvue de poussière farineuse.

SPICATUM Moq.-Tand. Chenop. mon. 22. Grappes dressées, spiciformes. C. acutifolium Sm. Comp.

F1. brit, p. 42.

340 CHÉNOPODEES.

£ cemosum Chevall. Fl. par. 2, p. 385. Grappes dichotomes, à rameaux supérieurs allongés, très-étalés.

Com. dans les lieux cultivés. ©. Août-septembre.

©. VULVARIA L. Sp. 521; Willm. Phyt. 269; Soy.- Will. Cat.; Dois. 246; Hol. 588. — Fleurs sessiles, réunies en glomérules globuleux et formant de petites grappes axillaires et terminales toué à fait nues ; divisions florales couvrant le fruit.Graines toutes horizontales, petites, d’un noir brun, lenticulaires, presqué aigués sur les bords, lisses et luisantes. Feuilles d’un vert blanchâtre surtout en dessous, toutes assez longuement pétiolées, très entières, ovales-rhomboïdales. Tiges grêles, cylindriques, très-rameuses dès la base, couchées de tous côtés ; rameaux trèsétalés. — Plante très-fétide, exhalant l'odeur du poisson salé pu- “tréfié, couverte d’une poussière farineuse assez abondante.

Com. sur les décombres et surtout le long des murs. ©. Juilletaoût.

£ Divisions florales carénées sur le dos.

C. LEIOSPERMUM D. C. FI. fr. 3, p. 392 ; Soy.-Wäll. Cat.; C. album Hol. 590. — Fleurs sessiles, réunies en glomérules globuleux le long d'un axe central, formant des grappes compactes ou interrompues, simples ou rameuses, terminales et axillaires, nues ou un peu feuillées à leur base ; divisions florales fortement carénées sur le dos, couvrant le fruit.Graines horizontales, lenticulaires, aiguës sur les bords, noïres, luisantes, lisses. Feuilles toutes pétiolées, du double plus longues que larges, entières et cunéiformes à la base, sinuées-dentées sur les bords, plus l'aTe= ment très-entières (C. Janceolatum Mérat. El. par. 3° éd. 2, p. 129): les moyennes ovales-rhomboïdales ; Îles supérieures plus étroites, linéaires-lancéolées. Tige dressée, anguleuse, munie de bandes alternativement hanches et vertes, simple ou rameuse ; rameaux roides dressés ou étalés. —Plante polymorphe.

x ALBUM Nob. Plante blanche-faririeuse : ; glomérules de fleurs gros, disposés enépis épais, compactes, dressés, pourvus de fleurs jusqu’à la base. C. album L. Sp. 519; Willm. Phyt. 266; Dois. 243.

8 Virine D. C. FI. fr. 5, p. 590. La même plante que la précédente, mais à feuilles vertes, luisantes à peine farineuses. C. viride Willm. Phyt. 266; Dois. 244, non L.; C. paganum Rchb. FI, exc. 579.

CHENOPODÉES. 2414

» CONCATENATUM D. C. I. c. Glomérules de fleurs plus petits, étroitement sessiles et disposés comme les grains d'un chapelet le long des rameaux. C. concatenatum Thuill. FI, par. 125.

3 PANICULATUM /Vob. Plante verte; glomérules de fleurs petits, disposés en grappes rameuses très-lâches ; rameaux filiformes; les supérieurs rapprochés, très-étalés. C. viride L. FI. suec. 79; Rchb. FI. exc. 519 ; C. album £ cymigerum Koch Syn. 606.

Com. partout. ©. Juillet-septembre.

Nora. Les auteurs ne sont pas d'accord sur la plante à laquelle Linné a donné le nom de €. viride. Suivant M. Moquin-Tandon (Chenop. Monog. p. 28), cette espèce serait le €. opulifolium de Schrader; il appuie son opinion sur la figure de Vaillant (Par. 56, t. 7, f. 1) citée par Linné comme synonyme de son €. viride. Cette figure nous paraît mauvaise et fort peu propre à résoudre la dificulté. À la vérité les feuilles y sont représentées presque aussi larges que longues, mais leur forme n’est pas celle des feuilles du €. opulfolium; les deux lobes latéraux manquent. Cette figure est si peu caractéristique qüe Linné, dans la seconde édition du Flora suecica la rapporte au C. album. Du reste Linné cite aussi : {oc l’Atripexæ sylvestris de Bauhin (Hist. 2, p.972) qui a les feuilles Jlancéolées d’après la figure; 2° le C. folio oblongo integro Dill. App. 62. Ces synonyines ne peuvent appartenir au €, opulifolium. Le C. viride L. paraît être notre C. leiospermum 3 paniculatum, ce que confirment ces mots de Linné : n sequenti (C. viridi) racemi florum semper ramosi et fer corymbosi sparsis acervis sessi— libus flosculorum (F1. suec. 2 ed., p. T9) et ceux-ci : racemi filiformes, dipisi nudi (Sp. 319).

C. OPULIFOLIUM Schrad. ap. Koch et Ziz. Cat. pl. Pal. p. 6; Soy.-Will. Cat.; Hol. 591. — Fleurs sessiles, réunies en glomérules globuleux le long d’un axe central, formant des grappes spiciformes interrompues, simples ou rameuses, terminales et axillaires, nues ou plus souvent un peu feuillées à leur base ; divisions florales un peu carénées sur le dos, couvrant le fruit. Graines horizontales, lenticulaires, arrondies sur les bords, noires, luisantes, lisses, Feuilles d’un vert pâle, très-glauques en dessous, toutes pétiolées,aussi larges que longues, arrondies-rhomboïdales, obtuses, presque à trois lobes, un peu sinuées-dentées; les supérieures plus aiguës et un peu plus allongées, mais toujours beaucoup plus larges proportionnellement que dans le C.polyspermum. Tige dressée, anguleuse; munie de bandelettes alternativement

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vertes et blanches, simple ou plus souvent très-rameuse. — Plante couverte d’une poussière farineuse.

Peu com.:; décombres, bords des chemins. Nancy; Metz. ©. Juinseptembre.

C. FICIFOLIUM Sm. Brit. 1,p. 276; Schullz exsic. 4 cent. ne 31 bis! — Fleurs sessiles, réunies le long d'un axe central en glomérules globuleux ou ovoïdes, formant des grappes spiciformes courtes interrompues, simples ou rameuses, nues ou un peu feuillées à leur base ; divisions florales munies d’une carène aiguë, couvrant le fruit. Graines petites, horizontales, leniiculaires, arrondies sur les bords, luisantes, élégamment et finement tuberculeuses. Feuilles vertes, toutes péliolées, trois fois plus longues que larges, entières et cunéiformes à la base; les moyennes presque hastées, à trois lobes dont les latéraux courts et étalés; le terminal allongé, presque également large dans loute sa longueur, très-obtus et inégalement sinué-denté; feuilles supérieures plus étroites, linéaireslancéolées, souvent entières. Tige dressée, anguleuse, munie de bandes alternativement blanches et vertes, simple ou rameuse. — Plante couverte dans sa jeunesse d'une poussière farineuse.

Rare. Dieuze (étang de Lindre) ; Sarrebourg (étangs da Stock et de Schneckenbuch : de Baudot).Q. Août-septembre.

C. GLAUCUM L. Sp. 320; Willm. Phyt. 267; Soy.- Wäll. Cat.; Dois. 245; Hol. 588. — Fleurs sessiles, réunies le long d’un axe central en glomérules peu fournis et globuleux, formant des grappes spiciformes interrompues, axillaires, nues ou feuillées à leur base, dressées; ces grappes occupent quelquefois toute la longueur de la tige; divisions florales carénées, appliquées sur le fruit, maïs ne le recouvrant pas complétement..Graines horizontales et dressées entremêlées (les horizontales plus nombreuses), très-petites, lenticulaires, aiguës sur les bords, brunes, lisses et luisantes. Feuilles vertes en dessus, très-glauques et farineuses en dessous, toutes pétiolées, oblongues, cunéiformes à la base, inégalement sinuées-dentées, à dents peu nombreuses et écartées; feuilles supérieures plus étroites, quelquefois entières. Tiges dressées ou ascendantes, épaisses, rameuses. — Plante n’atteignant pas une taille aussi élevée que les espèces précédentes. | |

Lieux humides autour des villages, Nancy; Metz; Verdun; Neufchâteau. ©. Juillet-septembre.

CHÉNOPODÉES. 2%

** Graines la plupart verticales. p'up

©. BUBRUM L. Sp. 518 ; Willm. Phyt. 265 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 241; Hol. 589. — Fleurs sessiles, réunies le long d’un axe central en glomérules globuleux ou ovoïdes très-fournis, formant des grappes spiciformes interrompues, axillaires, feuillées jusqu'au sommet, étalées-dressées; ces grappes occupeut quelquefois presque toute la longueur de la tige ; fleur terminale de chaque glomérule à 5 étamines; les autres à 1-2 étamines seulement ; divisions florales non carénées, appliquées sur le fruit, mais ne le couvrant pas complétement. Graines toutes dressées, si ce n’est la terminale qui est horizontale, lenticulaires, obtuses sur les bords, brunes, lisses et luisantes. Feuilles vertes ou rougeâtres, luisantes, non farineuses en dessous, toutes pétiolées, rhomboïdales ou hastées, dentées ou entières, cunéiformes à la base. Tige simple ou rameuse, dressée ou couchée, fortement sillonnée, munie alternativement de bandes vertes et de bandes blanches ou reuges, et souvent tout à fait rouge.— Plante polymorphe.

« GENUINUM JVob. Feuilles dentées dansleur moitié supérieure; tiges ordinairement dressées et robustes.

2 saztmum Nob. Feuilles plus petites, charnues, non dentées, ou à peine dentées ; tiges ordinairement de petite taille et couchées. C. crassifolium Rœm. et Schult. 6, p.262,

Peu com.; lieux humides. La var. « à Nancy : Soyer-Willemet; Dieuze, Vic, Marsal : Suard; Sarrebourg, Niedervillers : de Baudot; Metz : Holandre; Bitche : Schultz; Verdun : Doisy; Ramber villers : Billot. La var. 8 dans les prés salés à Dieuze. ©. Juilletseptembre,

C. BONUS-HENRICUS L. Sp. 518; Willm. Phyt. 264; Soy.- Will. Cat.; Dois. 240; Hol. 592.— Fleurs sessiles, réunies le long d’un axe central en glomérules globuleux serrés, formant une grappe composée pyramidale, terminale, un peu feuillé à la base seulement; fleur terminale de chaque glomérule à 5 étamines; les autres à 2-3 étamines seulement ; divisions florales non carénées, appliquées, mais ne couvrant pas le fruit. Graines toutes dressées, si ce n’est la terminale qui est horizontale, lenticulaires, obtuses sur les bords, brunes, lisses et luisantes. Feuilles vertes, toutes pétiolées, très-entières mais ondulées sur les bords, {réan-

JA CHENOPODÉÈES.

gulaires-sagiltées; les supérieures ovales-lancéolées. Tige assez épaisse, sillonnée, dressée, rameuse, munie de bandes alternanativement vertes et rougeâtres. — Plante couverte dans sa jeunesse d'une poussière farineuse.

Très-com. au bord des chemins et autour des fumiers. ©. Maiaoût.

BLITUM Z.

Fleurs kermaphrodites; périgone à trois ou cinq divisions devenant charnues et enveloppant le fruit à la maturité; une étamine; 2 stigmates. Graines lenticulaires, dressées.

B. VIRGATUM L. Sp. 7; Wüillm. Phyt. 7; Hol. 593. — Fleurs réunies en glomérules globuleux serrés, d’abord verts, puis rouges, (ous solilaîres à l'aisselle de presque toutes les feuilles. Graines d’un noir brun, lisses, canaliculées sur le bord. Feuilles brièvement pétiolées, lancéolées longuement-acuminées, cunéiformes et entières à la base, munies sur les côtés de dents étroites, rapprochées, séparées par des sinus obtus et d'autant plus longues qu'elles sont plus inférieures ; feuilles supérieures plus étroites, ordinairement hastées. Tige grêle, très-feutllée jusqu'au sommet, rameuse; rameaux très-allongés.— Plante tout à fait glabre.

Décombres, bords des routes. Nancy (Grands-Moulins : Suard; Malzéville); Toul : Æusson. Metz (Sablon, Polygone : Holandre). Commercy. ©. Juin-juillet.

B. CAPITATUM L. Sp. 6; Willm. Phyt. 6. — Se distingue du précédent aux caractères suivants : glomérules de fleurs disposés au sommet de la tige et des rameaux en épis interrompus à la base, nus au sommet ; graines plus petites, munies d’une carène aiguë; feuilles longuement pétiolées, beaucoup moins longues proportionnellement , triangulaires-subhastées, très-aiguës, sinuées-dentelées sur les côtés ou entières. Tige non feuillée au sommet, simple ou pourvue des rameaux courts.

Rare, Toul (bords des moissons de la rive droite de la Moselle depuis le grand pont jusque vis à-vis le fossé du Jard : Æusson et Gélr). ©. Juin-août.

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