DAPHNE Z
Périgone caduc, ordinairement pétaloïde ; style court, terminal. Le fruit est une baie. — Sousarbrisseaux,
D. MEZEREUM L. Sp. 509; Wäillm. Phyt. 447; Soy.- Will. Cat.; Dois. 575; Hol. 611. — Fleurs sessiles, géminées ou ternées, disposées latéralement le long des rameaux en épis inter- Tompus el couronnes par un faisceau de jeunes feuilles ; quelques écailles caduques, ovales, scarieuses entourant la base des fleurs; périgone velu extérieurement, à tube égalant le limbe plane et divisé en segments ovales aigus. Baie ovoïde, d'abord verte, puis rouge. Feuilles caduques, se développant après les fleurs, d’un vert blanchôtre en dessous, glabres, lancéolées longuement atténuées à la base, entières, très-brièvement pétiolées. Tige dressée, rameuse , à écorce grisâtre ponctuée de brun. — Fleurs roses, odorantes.
Com. dans les bois du calc. jur. Se trouve aussi sur le muscb, à Sarreouemines : Schultz. b. Février-mars.
D. LAUREOLA L. Sp. 510; Willm. Phyt. 248; Soy.- Will. Cat.; Dois. 316 ; Schultz exsic. 2 cent., n° 49! — Fleurs briëvement pédicellées, disposées par 5-8 en petites grappes axillaires penchées et placées sous le sommet des rameaux; bractées Jaunätres,
THYMÉLÉES. 263
concaves, ovales, caduques ; périgone glabre, à tube du double plus long que le limbe étalé et divisé en segments ovales aigus. Baies ovoïdes, d’abord vertes, puis noires. Feuilles persistantes, rapprochées au sommet des rameaux, vertes, coriaces, glabres, obovées-lancéolées longuement atténuées à la base, entières,trèsbrièvement pétiolées. Tige dressée, peu rameuse, à écorce jaunâtre ou brune, — Fleurs d’un jaune verdätre, inodores.
Bois du cale. jur. Nancy (le Montet, Malzéville: Soyer- Willemet; fonds de Toul, Pompey, Frouard : Suard) : Toul (bois du Val-de- Passé, près de Choloy : Husson et Gély).Commercy ( Vignot, Sampigny : Dorsy). Neufchâteau : Mougeot. b. Mars-avril.
D. CNEORUM Z. Sp. 511 ; Sehullz exsic. 1 cent., n° 74!; D. alpina Willm. Phyt. 449, non L. — Fleurs brièvement pédicellées, fasciculées presque en ombelle au sommet des rameaux; bractées très-courtes, tronquées ; périgone pubescent, à tube un peu plus long que le limbe étalé et divisé en segments ovales-lancéolés. Baïe oblongue, verte, puis brune, moins charnue que dans les espèces précédentes. Feuilles éparses, vertes, coriaces, glabres, petites, linéaires-oblongues obtuses, ordinairement un peu échancrées et mucronulées au sommet , sessiles. Tiges couchées à la base, puis redressées, très-rameuses diffuses, formant buisson ; rameaux élancés, grêles, bruns, finement velus dans leur jeunesse. — Fleurs d’un beau rose, très-odorantes.
Bruyères, pâturages secs. Sur le grès vosgien à Bitche (Haspelscheid, la Main - du - Prince, Isgelhard , Waldec, Sturzelbionn : Schultz).Sur le cale jur. près de Commercy (bois de Rébus : Dorsy). b. Avril-mai,
STELLERA LZ,
Périgone persistant, herbacé ; style presque nul. Le fruit est une capsule. — Plantes herbacées.
S. PASSERINA L. Sp. 512; Willm. Phyt. 449; Soy.- Will. Cat.; Hol. 611.—Fleurs très-petites, presque sessiles, solitaires, géminées ou ternées à l’aisselle des feuilles supérieures, formant par leur réunion de longs épis qui occupent la moitié supérieure de la tige ; à la base de chaque faisceau de fleurs on trouve deux petites bractées latérales plus courtes que la feuille; périgone velu, à tube à la fin ventru à sa base, contracté sous le limbe ; celui-ci à dents courtes, ovales obtuses, dressées. Capsule noire, luisante, pyriforme acuminée. Feuilles sessiles, éparses, nombreu-
264 SANTALACÉES.
ses, linéaires atténuées aux deux extrémités, entières. Tige ferme, grêle, roïde dressée, simple ou plus souvent très-rameuse à partir du milieu ; rameaux dressés. Racine mince, pivotante, — Plante glabre ; fleurs verdâtres ; port d'un Thesium.
Champs du calc. jur. et du musch. Nancy (Champ-du-Bœuf : Soyer-}W'illemet; Buthegnémont, vallon de Champigneules, Villersle-Sec); Sarrebourg : de Baudot. Metz (Sablon, Corny, Jouy, Colombé : Holandre) ; Bitche et Sarreguemines : Schultz. Verdun. Dompaire; Domèêvre : Mougeot; Rainbervillers (Hardaueourt, St.- Maurice : Billot). ©. Juillet-sentembre.
SANTALACÉES.
Périgone tubuleux, à tube adhérent à l'ovaire, à limbe à 3-4-5 divisions; 3-4-5 étamines opposées aux divisions florales et insérées à leur base; un style; stigmate souvent lobé. Ovaire infère uniloculaire, à 2-4 ovules fixés au sommet d’un placenta central ; le fruit est une capsule indéhiscente à une graine. — Feuilles entières, éparses ou alternes, sans stipules.
THESIUM LZ.
Périgone en soucoupe, à lobes à la fin roulés en dedans; étamines barbues sur le dos; stigmate simple. Fruit courogné par le limbe du périgone persistant.
* Fruit égalant le limbe du périgone persistant.
T. ALPINUMZ. Sp. 501; Willm. Phyt. 257; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 2355; Hol. 614; Schullz exsic. 1 cent. n° 15! — Fleurs brièvement pedicellées, solitaires au sommet de rameaux courts presque égaux étalés dressés, entourées à la base du pédicelle de trois bractées dont la médiane ordinairement très-longue, formant par leur réunion une grappe ordinairement simple, étroite, à la fin unilatérale, occupant la moitié supérieure de la tige; axe de la grappe droit; périgone tubuleux et mince à la base, divisé mais non jusqu’au milieu en 4 plus rarement en 5 lobes ovales blancs en dedans, d’abord très-étalés, puis connivents et courbés en dedans mais à leur sommet seulement ; filets des étamines du double plus longs que les anthères. Fruits presque globuleux,
SANTALACÉES. 265 plus rarement ovoïdes, veinés en long, égalant le périgone. Feuilles étroites, linéaires aiguës, à une nervure. Tiges nombreuses, étalées-dressées, ordinairement simples, plus rarement quelques-unes sont rameuses (7°. alpinum g ramosum D. C. FL. fr. 3, p. 552). Racine simple, pivotante.
Sur les collines sèches du calc. jur.; Nancy (Maron : Soyer-Willemet); Toul (côte Barrine: Husson, Blénod-aux-Oignons : Suard ); Metz : Holandre; Verdun (Tavanne et Belrupt : Doisy). Sur le grès vosgien à Bitche (Sturzelbronn : Schul!z). Dans la région granitique des hautes Vosges (Hohneck, Rotabac, Ballon de Soultz : Mougeot et Nestler). #. Juin-jJuillet.
T. PRATENSE Ehrh. Herb. exs. n° 12. — Se distingue du précédent aux caractères suivants : grappe plus large, jamais unilatérale, ordinairement composée à la base, à rameaux plus allongés, à la fin écartés à angle droit ; axe de la grappe fléchi en zig zac au sommet au moment de la fructification; bractées plus courtes; périgone divisé au dela du milieu, à tube plus épais et moins long ; fruits égalant le périgone, pourvus de côtes plus saillantes et plus rapprochées; feuilles plus longuement atténuées au sommet, à 3 faibles nervures ; tiges d’abord dressées, mais ordinairement décombantes au moment de la fructification.
Prairies sèches. Nancy (Maron : Suard); Toul ( Blénod-aux-Oi gnons : Suard). Epinal et Neufchâteau (Liffol-le-Grand ) : de Baudot; Rambervillers, Docelle, Girecourt : Mougeot; vallées de Munster et de Guebwillers : Kirschléger. #. Juin-juillet,
** Pruil deux fois plus long que le limbe du périgone per- P 5 q périgone p sistant.
T. MONTANUM Ehrh.Herb. exs. n° 2. — Fleurs brièvement pédicellées, formant au sommet de la tige et de ses divisions des grappes larges composées pyramidales, à rameaux lisses fins et divariqués; les rameaux supérieurs portant une seule fleur terminale, munie à la base de son pédicelle de trois bractées courtes et lisses sur les bords; les rameaux moyens plus allongés, dichotomes au sommet, portant trois à cinq fleurs ou plus dont les terminales pourvues de trois bractées, les latérales de deux et une fleur placée dans la dichotomie n’en présente qu'une ; périgone divisé profondément en cinq segments ovales, blancs intérieurement, d'abord étalés, puis connivents et roulés en dedans ; filets des étamines du double plus longs que les anthères. Fruits
266 SANTALACÉES.
presque globuleux, munis de cinq côtes et de veines saillantes, deux fois plus longs que le périgone. Feuilles allongées, linéaires longuement acuminées très-aiguës, pourvues de 3-5 nervures. Tiges roides dressées, un peu sillonnées, rameuses au sommet; rameaux étalés. Racine rameuse, fibreuse. — Plante plus robuste et plus élevée que toutes nos autres espèces.
Très-rare; sur le versant oriental des hautes Vosges ( Hochstaufen près de Soulzbach : Nestler; vallée de Munster : Buchinger). %, Juillet-août. | MERE
T. INTERMEDIUM Schrad. Spicil. F1. Germ. p. 27; Hol. 614; Schultz exsic. 2 cent., n° 59! ; T. linophyllum L. Sp. ? — Se distingue 1° du T. montanum par ses grappes moins grandes et moins larges, à rameaux moins grêles ; par son style une fois plus long; par son fruit ovoïde, muni de veines à peine visibles ; par ses feuilles d’un vert jaunâtre, ordinairement plus étroites, linéaires aiguës, à Snervures moins prononcées ; par satige moins élevée ; 2° du T. kumifusum par son mode d'inflorescence qui est le même que dans l’espèce précédente ; par les rameaux de la grappe plus allongés et d'autant plus longs qu'ils sont plus inférieurs, {out à fail lisses; par ses fleurs moins brièvement pédicellées ; par ses fruits plus gros ; par ses feuilles plus larges ; par ses tiges plus fortes, dressées, rameuses seulement au sommet ; 5° de tous les deux par sa racine rampante.
Bruyères et forêts. Assez-com. dans la chaîne des Vosges, sur le grès vosgien. %. Juillet-août. pa
T. HUMIFUSUM D. C. El. fr. supp. 566; Hol. 613; Schultz exsic. 2 cent., n° 51!; T. linophyllum Willm. Phyt. 256; Soy.- Will. Cat.: Dois. 234; T. Hussenoti Huss. Chard. 114. — Fleurs très-brièvement pédicellées, formant au sommet des tiges et de leurs divisions des grappes étroites , simples, à rameaux courts, presque tous d’égale longueur, étalés à angle droit, uniflores, munis sur les angles de petites aspérités; fleurs toutes terminales, toutes pourvues à la base de leur pédicelle de trois braclées courtes et bordées de petites aspérités ; périgone divisé profondément en cinq segments ovales, blancs intérieurement, d’abord étalés, puis connivents et roulés en dedans à leur sommet ; filets des étamines à peine plus longs que les anthères. Fruits ovoïdes ou globuleux, munis de côtes rapprochées anastomosées, une ou deux. fois plus longs que le périgone. Feuilles étroitement lénéairesaïguës , à une seule nervure. Tiges nombreuses, filiformes, cou
ARISTOLOCHIÉES, 267
chées en cercle sur la terre, rameuses dès leur milieu; rameaux divariqués. Racine rameuse, fibreuse.
Com. sur les collines sèches du cale. jur. Nancy (Maxéville, côte de Toul, Pompey, Maron, etc.) ; Toul (côte Barrine : Hussonet Gélj) ; Pont-à-Mousson : Couteau. Metz ( Lessy, (Châtel, les Genivaux, Ars : Holandre). Verdun (côtes St. Michel et de la Renarderie : Doisy), St.-Mihiel, Doit se trouver aussi à Neufchàteau. #. Juin-juillet.
ARISTOLOCHIÉES.
Fleurs hermaphrodites; périgone pétaloïde, à tube adhérent à l'ovaire, à limbe tronqué obliquement au sommet ou régulier et trifide; 6-12 étamines insérées sur le pistil ; un style court ; stigmate à 6 lobes. Ovaire infère à 3-6 loges polyspermes; le fruit est une capsule ou une baïe ; placenta central. — Feuilles simples, pétiolées.
ARISTOLOCHIA LZ. %
Périgone à tube dilaté à la base, à limbe entier obliquement tronqué et prolongé en languetie; six anthères insérées sous le stigmate. Loges de la capsule pourvues de graines nombreuses, triquêtres.
A. CLEMATITIS Z, Sp. 1563; Willm. Phyt. 1095; Soy.- Will. Cat.; Dois. 829 ; Hol. 615. — Fleurs brièvement pédonculées, fasciculées à l’aisselle des feuilles supérieures et beaucoup plus courtes qu’elles ; périgone terminé en languette dressée, ovale-lancéolée, presque obtuse. Capsule pendante, ovoïde. Feuilles grandes, alternes, pétiolées, réticulées-veinées, rudes sur les bords, obtuses ou émarginées au sommet, en cœur, profondément échancrées à la base en deux lobes arrondis et rapprochés ; échancrure bordée par une nervure. Tiges dressées, flexueuses, sillonnées , simples. Racine longuemeut rampante. — Plante glabre, d’une odeur désagréable ; fleurs d’un jaune verdätre.
Champs calcaires et argileux. Nancy (Dombasle: Soyer-Willemet; Burthecourt-aux-Chénes, Sandronvillers); Toul : Husson; Nomeny : Monnier; Sarrebourg et Fénétrange: de Baudot. Metz (moulin de Longeau), Thionville; Briey (Moutier) : Holandre. Verdun (Moulainville, Thierville : Doisy); Commercy. Neufchätean, Coussey, Domremy-la-Pucelle : Mougeot. 1%. Mai-juin,
ASARUM £Z.
Périgone campanulé, trifide : douze étamines insérées sur l'ovaire ; anthères fixées latéralement au milieu des filets. Loges de la capsule pourvues chacune de 3-4 graines ovoiïdes, creusées sur une face munie d’un crête longitudinale.
B. EUROPÆUM L. Sp. 635; Willm. Phyt. 536; Dois. 429; Hol. 616. — Fleurs pédonculées, naissant entre deux pétioles au sommet de la tige et des rameaux ; pédoncule beaucoup plus court que les pétioles, courbé en erochet ; périgone velu sur les deux faces, campanulé, trifide à segments épais, dressés, ovales, subitement contractés au sommet en une pointe fléchie en dedans, bruns intérieurement ; filets des étamines prolongés en pointe au sommet. Capsule ovoïde-globuleuse , indéhiscente ; graines verdâtres, transversalement rugueuses. Feuilles longuement pétiolées, géminées, luisantes, un peu coriaces, réticuléesveinées, réniformes profondément en cœur à la base; pétiole canaliculé, lanugineux. Tige longuement rampante, émettant des
- rameaux courts, ascendants, d’abord munis de trois grandes écailles membraneuses ovales et à la fin caduques. — Plante d'une odeur désagréable.
Bois montagneux, principalement sur le cale. jur. Nancy (fonds de Toul : Soyer-Jfillemet, Maron, Liverdun, etc.); Toul ( val de Monet”: Husson et Gély). Metz (les Genivaux, Gorze), Briey : Holandre. Verdun et Commerey : Doïisy. Neufchâteau : Mougeot. Sur le musch. à Sarreguemines: Schultz.Dans les hautes Vosges sur le granit (Ballon de St.-Maurice; Saussure : Mougeot). %. Marsavril.
Fleurs monoïques, dioïques ou hermaphrodites ; périgone monosépale, à 3-5 plus rarement à 6-18 divisions, souvent muni intérieurement d’appendices glanduleux alternes avec les divisions florales ; étamines en -nombre ordinairement indéterminé, insérées sur le ré- ceptacle; anthères à deux loges s'ouvrant en long; styles multiples ou divisés. Ovaire libre, sessile ou stipité, à 2-3 loges mono-bispermes, disposées en cercle autour
d’un placenta central ; le fruit est une capsule s'ouvrant avec élasticité par 4-6 valves; graines munies d’une arille, quelquefois rudimentaire.
BUXUS £Z.
Fleurs monoïques. F1. mâles : périgone à 5 divisions ; 4 étamines; rudiment d’ovaire. F{. femelles : périgone à 6-7 divisions; 3 styles; 3 stigmates; capsule sessile, trigone, à trois cornes, à 3 loges bispermes; graines enveloppées par une arille. — Arbustes.
B. SEMPERVIRENS L. Sp. 1394; Willm. Phyt. 1128; Hot. 617. — Fleurs petites, fasciculées à l'aisselle de presque toutes les feuilles dans les rameaux supérieurs ; anthères ovalessagittées. Capsule dure, réticulée à sa surface, à cornes divergentes et plus courtes qu’elle ; graines noires , luisantes, oblongues comprimées. Feuilles opposées, persistantes , très-brièvement pétiolées, coriaces, luisantes en dessus, elliptiques, le plus souvent un peu émarginées au sommet, du reste Mes-ontières , Tap= prochées et plus longues que les entre-nœuds. Tige ligneuse, dressée, très-rameuse ; rameaux opposés, tétragones, très-feuillés, velus dans leur jeunesse. — Fleurs blanches, fétides.
Bois montagneux. Metz (Rupt-de-Mad, bois de Buret), Sierck :
Holandre. Saint-Mibhiel, Naix: Maujean. Neufchâteau (Bazoilles : Mougeot). b. Mars-avril.
Fleurs hermaphrodites; périgone campanulé, à 5 dents membraneuses, pourvu intérieurement de 4-5 glandes dirigées en dehors et alternant avec les divisions florales; 10 étamines ou plus, à filets libres, articulés au milieu et munis à la base de petites écailles ciliées; style tripartite; stigmates bifides ou émarginés. Capsule stipilée, dépourvue de cornes, à trois loges monospermes; graines munies d’une arille rudimentaire. — Plantes à suc laiteux et très-âcre.
Nora. Nous n’avons pas suivi l’opinion des modernes qui considèrent les fleurs de ce genre comme étant monoïques; pour cela, il
faut considérer le périgone comme un involucre commun, chaque élamine comme une fleur mâle et le pistil central comme une fleur
femelle. Nous ne voyons rien dans la disposition des diverses parties de la fleur qui diffère de ce qu’on observe dans les fleurs hermaphrodites et nous avons adopté l'opinion de Linné.
* Feuilles éparses.
« Glandes des fleurs arrondies ou transversalement ovales, dé- | pourvues de cornes.
xx Semences alvéolées.
E. HELIOSCOPIA JZ. Sp.658; Wullm.Phyt.548; Soy.- Will. Cat.; Dois. 438; Hol. 618. — Ombelle grande, à cinq rayons trichotomes, puis dichotomes, étalés et pourvus de quelques poils longs; folioles de l’involucre grandes, obovées tronquées ou un peu émarginées au sommet, dentées en scie; celles de l’involucelle conformes, mais plus petites et inégales ; glandes des fleurs arrondies. Capsule globuleuse-trigone, arrondie sur les angles et lisse ; graines brunes, ovoïdes, fortement et élégammentalvéolées. Feuilles écartées, obovées-cunéiformes, rétuses ou émarginées et dentées au sommet ; les inférieures plus petites, pétiolées. Tige ferme, dressée, ordinairement simple. Racine grêle, pivotante. — Plante un peu velue.
Com. dans les lieux cultivés. ©. J'uillet-septembre.
Semences lisses: capsule tuberculeuse.
5 Cap
E, PLATYPHYLLOS Z. Sp. 660; Willm. Phyt. 549; Soy.- Will. Cat.; Dois. 441; Hol. 618. — Ombelle à 3-5 rayons trichotomes, puis dichotomes; folioles de l’involucre ovales-lancéolées mucronées ; celles de l'involucelle {riangulaires mucronées, denticulées sur les bords, munies de quelques poils longs sur la nervure dorsale et de poils plus courts et plus nombreux au-dessus de leur aisselle ; glandes des fleurs transversaiement ovales. Capsule globuleuse, munie de sillons superficiels et couverte de petits tubercules hémisphériques ; graines noires, luisantes, subglobuleuses comprimées. Feuilles étalées ou réfléchies, un peu onduleuses, finement dentées en scie dans leur moitié supérieure; les inférieures obovées, obtuses, longuement atténuées en pétiole; les moyennes et les supérieures lancéolées, très-aiguës, rétrécies dans leur moitié inférieure, un peu échancrées en cœur à la base et sessiles. Tige herbacée, dressée, Racine annuelle, pivotante. — Plante ordinairement glabre. :
EUPHORBIACÉES. 271 Assez com. dans les moissons. ©). Juillet-septembre,
E. STRICTA JL. Syst. nat. ed. 10, t. 2, 1049; Hol. 619. — Se distingue de l'espèce précédente, avec laquelle on l’a souvent confondu, aux caractères suivants : fleurs plus petites ; capsule trois fois moins grosse, globuleusestrigone, à 3 sillons profonds, couverte de tubercules saillants cylindriques ; graines beaucoup plus petites, brunes, ovoïdes ; feuilles plus minces, plus petites ; plante moins élevée, beaucoup plus grèle, plus roïde ; floraison plus précoce. Sa racine grêle et annuelle, ses feuilles supérieures échancrées en cœur à leur base le distinguentdes trois espèces suivantes. — Plante glabre ou peu velue.
Bois, haies, chemins ombragés. Nancy, Toul, Pont-à-Mousson, Sarrebourg; Metz, Moyeuvre, Sarreguemines; Mirecourt et probablement dans toute la région calc. de la Lorraine, où cette plante paraît être plus commune encore que la précédente. ©. Juin-septembre.
E. DULCIS L. Sp. 656; Willm. Phyt. 547; Soy.-Will. Cat.; Dois. 440; Hol. 620 ; E. purpurata Thuill. F1. par. 235. — Ombelle à cinq rayons une seule fois dichotomes ; folioles de l'involucre elliptiques-lancéolées ; celles de l’involucelle triangulaires-aiguëés, denticulées sur les bords; glandes des fleurs orbiculaires. Capsule globuleuse-trigone, arrondie sur les angles, glabre (chez nous) , munie de tubercules inégaux et arrondis ; graines globuleuses, brunes, lisses et luisantes. Feuilles d’un vert gai, plus pâles et un peu velues en dessous, étalées, finement dentées en scie dans leur moitié supérieure, oblongues-obovées, toutes atténuées à la base non échancrée en cœur ; les inférieures obtuses et même émarginées, brièvement pétiolées ; les supérieures plus aiguës et sessiles. Tige dressée, arrondie, simple, munie à sa base de petites écailles éparses. Rhizome horizontal, formé de pièces obliquement articulées et portant chacune à leur sommet les restes d’une ancienne tige. — Plante prenant à la fin une teinte rougeâtre. | |
Bois du calc. jur. Nancy (Boudonville, fonds de Toul, etc. :
Soyer-Willemet). Metz (Rébaville, Ars : Holandre). Bar-le-Duc : Maujean. Neufchâteau et Grand : Mougeot. %. Avril-mai.
E. VERRUCOSA Lam. Dict. 2, p. 454; Willm. Phyt. 549; Soy. Will. Cat.; Dois. 440; Hol. 620.— Ombelle à cinq rayous trichotomes, anguleux, à peine plus longs que les folioles de l'involucre ovales-arrondies et dentées en scie au sommet ; involucelle
à 2-5 folioles ovales-arrondies, inégales , jaunes ; glandes des fleurs orbiculaires. Capsule globuleuse, munie de sillons superficiels et couverte de tubercules saéllants cylindriques; graines brunes, ovoïdes-globuleuses un peu comprimées, lisses. Feuilles vertes, étalées, sessiles, finement dentées en scie dans leur moitié supérieure, elliptiques, la plupart obiuses, atténuées à la base non échancrée en cœur; les inférieures plus petites, obovées, Tiges nombreuses, simples, ascendantes, formant buisson, ligneuses à la base. Racine grosse, charnue, vivace, à plusieurs souches. — Plante à ombelles d’un beau jaune,
Assez com. dans les bois du calc. jur. de la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges. Descend quelquefois dans les vallées et jusque sur les bords de la Meurthe et de la Moselle. #. Mai-juin.
E. PALUSTRIS /. Sp. 662; Wäillm. Phyt. 552; Soy.- Will. Cat.; Dois. 441; Hol. 620. — Ombelle à rayons nombreux, trichotomes , puis dichotomes, plus longs que les folioles de l'involucre largement ovales et entières; folioles de l’involucelle 0bovées, plus petites, jaunes; glandes des fleurs transversalement ovales. Capsule grosse, globuleuse -trigone, munie de sillons profonds et couverte de tubercules inégaux et arrondis ; graines brunâtres, globuleuses non comprimées, lisses. Feuilles d’un vert gai, minces, sessiles, oblongues-lancéolées presque obtuses , atténuées à la base non échancrée en cœur, munies d’une bordure étroite transparente et très-finement dentelée; les feuilles des rameaux stériles plus étroites, plus rapprochées. Tige grande, épaisse, dressée. Racine frès-grosse, vivace. — Plante glabre, à ombelles d'un beau jaune.
Rare ; prés humides, bords des eaux. Nancy (fonds de Toal : Soyer-Willemet). Metz (fortifications, bords de la Seille, la Maxe, Frescati : Holandre). Environs de Verdun : Doësy. 4. Mai-Juin.
y Semences et capsule lisses.
À, GERARDIANA Jacq. Fl. aust. 5, p. 17,t.56;Hol. 624. — Ombelle petite, à rayons nombreux, dichotomes, courts mais à la fin plus longs que les folioles de l’involucre ovales mucronées et entières; folioles de l’involucelle plus larges que longues, transversalement rhomboïdales, mucronées; glandes des fleurs arrondies. Capsule globuleuse-trigone, arrondie sur les angles, munie de papilles très-fines; graines ovoïdes, non comprimées, d'un blanc
rosé. Feuilles fermes, rapprochées, dressées, glauques, très-entières, linéaires-mucronées. Tiges nombreuses, dressées ou ascendantes, simples, ligneuses à la base. Racine ligneuse, verticale, à plusieurs souches. — Plante glabre, d'un vert jaunâtre.
Très-rare; n’a été trouvé jusqu'ici que dans le département de la Moselle entre Rosselange et Moyeuvre sur le coteau aride, à droite de la route : Æolandre. 1%. Juin- juillet,
B Glandes des fleurs lunulées et munies de deux cornes.
ux Semences lisses.
E. AMYGDALOIDES L. Sp. 663; Willm. Phyt. 552; E. sylvatica Willm. Phyt. 553 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 459; Hol. 624. — Ombelle à 5-10 rayons dichotomes ; folioles de l’involucre obovées-arrondies ; celles de l’involucelle connées en un disque orbiculaire perfolié et échancré sur les côtés ; glandes des fleurs lunulées, à deux cornes convergentes. Capsule globuleuse-trigone, arrondie sur les angles, couverte de petites papilles ; graines ovoïdes, lisses, d’un blanc bleuâtre. Feuilles de deux sortes : les inférieures et celles des tiges stériles, qui ont passé l'hiver, sont plus grandes, plus fermes, d’un vert plus foncé et souvent rougeâtres, obovées longuement atténuées en pétiole, rapprochées presque en rosette ; les autres placées au-dessus sur les tiges fleuries et développées seulement depuis le printemps sont plus molles, plus petites, d’un vert jaunâtre, plus écartées, sessiles, oblongues ou obovées, arrondies à la base, et d’autant plus grandes qu’elles sont placées plus haut. Tiges ligneuses à la base, dressées, nues et pourvues de cicatrices inférieurement. Racine dure, rameuse, à rameaux grêles et très-allongés. — Plante mollement velue, fétide.
Bois du ealc. jur. à Nancy, Metz, Verdun, Neufchâteau. Se trouve aussi sur le muschelkalk à Sarrebourg : de Baudot, à Charmes : Mougeot, à Rambervillers : Billot; et sur l’eurite dans Îles vallées de la Bruche, de Massevaux, de St.-Amarin et de Guebwiller: Kirschléger. #. Avril-mai.
E. CYPARISSIAS L. Sp. 661; Wüillm. Phyt. 551; Soy.- Will. Cat.; Dois. 458; Hol. 622. — Ombelle à rayons nombreux, dichotomes; folioles de l’involucre semblables aux feuilles caulinaires ; celles de l’involucelle Zbres, réniformes presque en cœur; glandes des fleurs lunulées, à deux cornes courtes. Capsule globuleuse-trigone, munie de petites papilles sur les angles très-oh-
tus ; graines brunes ou blanchâtres, ovoïdes, lisses. Feuilles d’un vert foncé, sessiles, très-étalées ou réfléchies, entières; celles de ‘Ja tige et des rameaux fleuris linéaires obtuses ou peu aiguës ; celles des rameaux stériles érès-rapprochées, très-étroîtes, sétacées. Tige dressée, entièrement herbacée, munie sous l’ombelle de rameaux feuillés nombreux et souvent de quelques rameaux fleuris. Racine rampante. — Plante glabre.
#æ GENUINA ob. Feuilles caulinaires rapprochées ; rayons de l’ombelle étalés ; plante atteignant 2 décim.
& esuzoines D. C. FI. fr. supp. 562. Feuilles caulinaires plus écartées; rayons de l'ombelle plus nombreux, plus rapprochés; plante plus robuste e plus élevée.
Com. dansles lieux cultivés. #. Avril-mai.
E. ESULA L. Sp. 660; Willm. Phyt. 550; Hol. 622. — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : fleurs plus grandes; folioles de l’involucelle réniformes en cœur, mucronulées ; feuilles d’un vert jaunâtre, un peu réfléchies sur les bords, ordinairement plus larges, lancéolées longuement atténuées à la base et les inférieures presque pétiolées; feuilles des rameaux stériles conformes aux feuilles caulinaires. Tige ligneuse à la base, plus élevée, fistuleuse. — Plante glabre, beaucoup plus robuste.
Rare; lieux secs et sablonneux. Metz (bords de la Moselle; le Saulcy : Holandre). 1%. Mai-juin. x
BB Semences munies de fosset tes ou de tubercules.
&. SEGETALIS L. Sp. 657; Willm. Phyt. 549; Dois. 431. — Ombelle à 5-8 rayons allongés, dichotomes ; folioles de l’involucre sessiles, ovales, mucronées ; celles de l’involucelle libres, réniformes, mucronées; glandes des fleurs lunulées, à deux cornes longues et très-fines. Capsule globuleuse-trigone,un peu rugueuse mais non carénée sur les angles, du reste lisse; graines d’un blanc bleuâtre, puis brunes, ovoïdes non anguleuses, entièrement couvertes de petites fosseltes disposées irrégulièrement. Feuilles d’un vert glauque, étalées, sessiles, lénéaires-lancéolées, aiguës ou plus rarement rétuses, atténuées à la base, ressemblant beaucoup à celles du ZLinaria vulgaris; les supérieures plus grandes. Tige roide dressée, rameuse seulement sous l’ombelle ou simple. — Plante glabre, Pr ;
EUPHORBIACÉES, 275 Très-rare ; moissons. Commercy (Sampigny : Pierrot). © Juinjuillet,
E. PEPLUS L. Sp. 653; Willm. Phyt. 544; Soy.- Will. Cat.; Dois. 455; Hol. 625. — Ombelle à 3 rayons plusieurs fois dichotomes ; folioles de l’involucre obovées, non mucronées, brièvement pétiolées ; celles de l'involucelle libres, sessiles, obliquement tronquées à la base ; glandes des fleurs lunulées, munies de deux longues cornes. Capsule globuleuse-trigone, à deux faibles carènes sur chacun des angles, du reste lisses ; graines d’un blanc bleuâtre, à la fin brunes, ovoides presque hexagonales, munies d'un large sillon sur deux faces et de 2-3-4 fosseltes sur chacune des quatre autres faces. Feuilles étalées, pétiolées, obovées trèsobtuses, presque arrondies dans les petits échantillons (E. peploides Gouan FI. 174). Tige dressée, rameuse. — Plante glabre.
Com. dans les lieux cultivés. ©. Juillet-octobre.
Nora. Reichenbach (F7. exc. p. 759) admet comme espèce dis— tincte l'E. peploides, et il se fonde principalement sur ce que le nombre des fossettes de la graine est de 44 dans cette espèce, tandis qu’il est de 22 dans l'E. Peplus. Nous avons trouvé le nombre des fossettes trop variable, et cela sur les graines d’un seul et même échantillon pour pouvoir considérer l’£,. peploides comme espèce et même comme variélé.
E. EXIGUA L. Sp. 654; Willm. Phyt. 545; Soy.- Will. Cat.; Dois. 456; Hol. 623. — Ombelle à 3, plus rarement à 4-5 rayons une ou plusieurs fois dichotomes ; folioles de l’involucre et de l'involucelle libres, linéaires-lancéolées, élargies et presque en cœur à la base ; fleurs petites ; glandes lunulées , à deux petites cornes. Capsule tout à fait lisse, globuleuse-trigone, arrondie sur les angles ; graines d’abord d’un blanc bleuàtre, à la fin noires, ovoides presque tétragones, rugueuses luberculeuses. Feuilles nombreuses, dressées, sessiles, linéaires, tantôt aiguës, tantôt tronquées et apiculées au sommet (E. retusa Cavw. Ic. 1, t. 54, f. 3). Tiges grêles, dressées ou étalées, simples ou rameuses. — Plante ordinairement de très-petite taille, glabre, verte ou plus rarement rougeûtre,
Com, dans les moissons. ©. Juin-octobre.
** Feuilles opposées en croix.
E. LATHYARIS L,. Sp. 655; Willm. Phyt. 546; Dois. 436. — Ombelle à 4 rayons dichotomes ; folioles de l’involucre sem-
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blables aux feuilles supérieures; folioles de l'involucelle larges à la base, rétrécies supérieurement et très-aiguës ; glandes des fleurs lunulées, munies de deux cornes dilatées et arrondies au sommet. Capsule la plus grande du genre; graines brunes, ovoides, tronquées à la base, rugueuses et presque réticulées. Feuilles épaisses, nombreuses, d’un vert foncé en dessus, d’un vert glauque en dessous, très-entières, oblongues-lancéolées obtuses mucronées, sessiles et opposées en croix ; les supérieures échancrées et embrassantes à la base. Tige épaisse, simple, roide-dressée, glauque-pruineuse. Racine pivotante, rameuse.
Assez rares; coteaux calcaires. Nancy (Avant-sarde de Pompey, vignes de Malzéville). Commercy : Maujean. Neufchâteau : Mougeot, Rap Billot. ©. Juin-juillet.
MERCURIALIS Z.
Fleurs dioiques, plus rarement monoïques. FT. males : périgone tripartite; 9-12 étamines. FI. femelles : périgone comme dans les fleurs mâles; style court; 2 stigmates allongés; capsule sessile, dépourvue de corne, à deux loges monospermes; graines munies d’une arille rudimentaire.
M. ANNUA L. Sp: 1465; Willm. Phyt. 1198; Soy.-Wil Cat.; Dois. 909; Hol. 625. — Fleurs mâles disposées en es verticiiles écartés ou confluents sur un pédorcule commun filiforme, axillaire, plus long que la feuille ; 12 étamines. Fleurs femelles opposées, solitaires ou géminées à l’aisselle des feuilles, presque sessiles. Capsule didyme, réniforme, hérissée de pointes terminées par un long poil blanc ; graines brunes, globuleuses, rugueuses. Feuilles opposées, d’un vert pâle, lisses, ovales-lancéolées obtuses, crénelées, pétiolées. Tige lisse, dressée, épaissie à ses nœuds, rameuse ; rameaux opposés, étalés-dressés, anguleux. Racine pivotante, fibreuse. — Plante glabre.
Com. dans les lieux cultivés. ©. Juin-octobre.
M. PERENNIS Z. Sp. 1465; Wüillm. Phyt. 1199 ; Soy.- Will. Cat.; Dois. 908; Hot. 625. — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : fleurs femelles ordinairement solitaires, longuement pédonculées ; capsule plus grosse, en cœur, hérissée de poils plus nombreux et non insérés sur des pointes ; graines du double plus grosses, grisâtres, alvéolées ; feuilles d'un vert foncé, bleuissant par la dessiccation, velues et un peu rudes
URTICÉES. 277 au toucher, lancéolées acuminées très-aiguës, moins longuement pétiolées, très-rapprochées au sommet de la tige ; celle-ci toujours simple, nue inférieurement ; racine longuement rampante. — Plante pubescente.
Com. dans les bois montagneux du calc. jur.; se trouve aussi sur le musch. à Sarreguemines, Rorbach : Schultz. #. Avril-mai,.
Fleurs monoïques, dioïques ou polygames. F1. males : périgone persistant, monosépale, à 4, plus rarement à 3-6 divisions; étamines définies, ordinairement au nombre de 4, insérées à la base du périgone et opposées à ses divisions. F1. femelles : périgone régulier et divisé en plusieurs lobes, ou irrégulier entier et en forme de spathe ; 1-2 styles. Ovaire libre, à 1-2 loges monospermes; le fruit est un akène ou nne samare. — Feuilles pourvues de stipules libres, ordinairement caduques.