POLYGONUM L
Périgone à quutre ou cinq divisions inégales, ne s’accroissant pas sensiblement à la maturité; ordinairement huit étamines placées sur deux rangs; les unes géminées et opposées aux divisions extérieures du périgone; les autres solitaires devant les divisions intérieures, mais manquant quelquefois. Akènes trigones couronnés par trois styles, ou akènes lenticulaires munis de deux styles. — Fleurs ordinairement colorées.
* Feuilles non sagittées.
« Fleurs en épis terminaux.
xx Etamines exsertes.
P. BISTORTA J. Sp. 516; Willm.Phyt.451; Dois.378; Hol. 604.— Fleurs disposées en épi dense, dressé, ovale ou ovale-cylindrique, toujours unique et placé au sommet de la tige; bractées membraneuses, irrégulièrement dentelées, longuementacuminéessétacées ; pédoncule commun non glanduleux; divisions du périgone non glanduleuses, pourvues d’une nervure dorsale et de nervures latérales faibles; huit étamines exsertes; slyle divisé jusqu'à la base en trois branches allongées dressées. Akènes bruns, {ous trigones à faces excavés, très-lisses et très-luisants, plus longs que le périgone. Feuilles vertes et luisantes en dessus, blanchôtres et brièvement velues en dessous, un peu ondulées et souvent rudes sur les bords, veinées en réseau; les inférieures ordinairement grandes, ovales-oblongues, (ronçuées à la base, longuement pétiolées ; pétiole ailé au sommet; feuilles supérieures plus petites, lancéolées-acuminées, sessiles et presque embrassantes, gaînes des feuilles non ciliées, très-allongées, se terminant en une langueite lancéolée. Tige dressée, toujours simple, peu feuillée surtout au sommet. Racine épaisse, charnue, brune, horizontale, contournée sur elle-même, très-âpre. — Fleurs d’un beau rose.
Prairies bumides. Très-com. dans les terrains quartzeux et granitiques de la chaîne des Vosges. Plus rare dans les terrains calcaires ou d’alluvion ; Nancy (le Montet : Suard); Lunéville (Hériménil : Guibal); Blàmont : Lesaing; Metz (Frescati, Jouy-aux- Arches, les Etangs : Léo); Verdun : Doisy. #. Juin-juillet,
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P.AMPHIBIUM L.Sp.517; Willm.Phyt.453; Soy.- Will. Cat.; Dois. 519; Hol. 604.— Fleurs disposées en épis denses, dressés, oblongs ou ovales, solitaires au sommet de la tige et des rameaux, jamais axillaires ; bractées ovales ; pédoncules communs sillonnés, non glanduleux; divisions du périgone dépourvues de glandes et de nervures saillantes; cinq étamines à la fin exsertes; style bifide. Akènes bruns, tous ovales comprimés. Feuilles pétiolées, de consistance ferme, oblongues-lancéolées, arrondies ou en cœur à la base, très-rudes sur les bords, vertes et luisantes en dessus, jamais maculées; gaînes des feuilles allongées, tronquées au sommet. Tige simple ou un peu rameuse. Racine rampante. — Fleurs roses.
o NATANS Maærch Hass. 3528. Tige flottante, radicante à ses nœuds inférieurs ; feuilles nageant sur l'eau, tout à fait glabres ; pétioles 4-5 fois plus longs que les gaînes ; celles-ci non ciliées, pas plus que les bractées.
B TERBESTRE Leers Herb. 99. Tige dressée ; feuilles rudes sur les deux faces, hérissées de poils courts roides appliqués; pétioles plus courts que les gaines ; celles-ci ciliées , ainsi que les bractées.
La var. « com. dans les rivières et les étangs. La var. 8 dans les lieux humides, #.Juin-juillet.
£B ÆEtamines incluses.
P. LAPATHIFOLIUM L. Sp. 517; Willm. Phyt. 452; Soy.- Will. Cat.; Dois. 383; Hol. 605. — Fleurs disposées au sommet de la tige et à l’aisselle des feuilles supérieures en épis denses, cylindriques, obtus, dressés ou un peu penchés; pédoncules communs rudes et glanduleux; divisions du périgone glanduleuses, munies de trois nervures saillantes, anastomosées au sommet ; cinq à six étamines; style profondément bifide à branches réfléchies. Akènes bruns, luisants, orbiculaires comprimés, concaves sur les deux faces. Feuilles pétiolées, ondulées, lancéolées ou ovales-lancéolées, atténuées à la base, très-variables quant à leur largeur, vertes, ou blanches-tomenteuses en dessous (P. incanum Lois.), hérissées sur les bords et sur la nervure dorsale de poils appliqués; feuilles supérieures glanduleuses en dessous; gaines des feuilles tronquées au sommet, très briève= ment et finement ciliées. Tige arrondie, dressée, simple ou rameuse. Racine pivotante, fibreuse, — Plante polymorphe ; fleurs blanches ou roses.
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« GENVIERUM Nob. Tige verte ou rougeâtre, non ponctuée, ni. épaissie à ses articulations; feuilles lancéolées aiguës, non maculées.
£ zaxum Nob. Diffère de la variété précédente par ses feuilles étroites, acuminées; par ses épis beaucoup plus grêles, plus longuement pédonculés; par ses bractées prolongées en corne ; par ses pédoncules moins glanduleux. P. lazum Rchb. FI.
exc. D12.
, nonosum Mutel FI. fr. 5, p. 152. Tige ponctuée de rouge, épaissie à ses articulations; feuilles plus larges, ovales-lancéolées-acuminées, munies à la face supérieure d'une grande tache noire; plante plus robuste, mais à épis moins épais que dans la var. «. P.nodosum Pers. Syn. 1, p. 440.
Com.; champs et lieux humides. ©. Juillet-octobre.
P. PERSICARIA L. Sp. 518, «; Willm. Phyt. 455; Soy.- Will. Cat.; Dois. 581; Hol. 606. — Se distingue de l'espèce précédente aux caractères suivants : divisions du périgone dépourvues de glandes et de nervures saillantes; pédoncules lisses ou plus rarement munis de poils roïdes appliqués ; style moins profondément divisé, à branches étalées ; akènes noirs; lés uns trigones, fortement excavés sur les trois faces; les autres orbiculaires comprimés, convexes sur une face gibbeuse à la base; feuilles atténuées à la base, très-brièvement pétiolées, à gaînes tronquées, velues et bordées de longs cils. Varie du reste à tige rouge ou verte, simple ou rameuse, dressée ou couchée; à feuilles glabres vertes, ou blanches-tomenteuses en dessous (P. incanum Schmidt Boh. n° 591), maculées de noir en dessus ou immaeulées, larges ou étroites ; à fleurs blanches ou roses.
Com.; champs, et lieux humides. ©. Juillet-octobre,
Nora. Le P. pusillum Dors. 381 est une forme naine du 2. .Persicaria, d’après l'examen de trois échantillons envoyés par l’auteur à M. Suard.
. P. MITE Schrank Baier. FI. 1, p. 668. — Fleurs disposées au sommet de la tige et à l’aisselle des feuilles supérieures en épis filiformes interrompus, plus ou moins penchés; bractées bordées de cils nombreux; pédoncules lisses, non glanduleux; divisions da périgone dépourvues de glandes et de nervures saillantes; cinq à six étamines; style bifide, à branches dressées. Akènes noirs,
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lisses et luisants ; les uns ovales-comprimés, convexes sur les deux faces; les autrestrigones, moins excavés que dans le P. Persicaria et sur deux faces seulement. Feuilles brièvement pétiolées, lancéolées ou linéaires-lancéolées, ordinairement atténuées à la base, plus rarement arrondies, vertes, non maculées ; gaînes des feuilles velues et bordées de longs cils rapprochés. Tige dressée ou couchée à la base, simple ou plus souvent rameuse.Racine fibreuse. Plante non âcre. — Fleurs blanches dans les terrains calcaires, roses daus les terrains de grès.
#« GENUINUM Nob. Tige robuste , roide; feuilles lancéolées ; épis penchés à la fructification; port du P. Hydropiper. P. mite Hol. 607; Schullz exsic. 4 cent. n° 33 !; P. dubium Stein ap. Alex.
Braun in FI. od. bot. Zeit. 1824, p. 557; P.
laxiflorum Weih.Fl.od.bot. Zeit. 1826, p. 746. & æusizzum ob. Tige filiforme, rameuse dès la base, à rameaux inférieurs étalés à angle droit; feuilles linéaires-lancéolées; épis roides dressés à la fructification ; fleurs et akènes plus petits. P. pusillum Lam. FI. fr. 5, p. 255; P. minus Soy.- Will. Cat.; Hol.608; Schultz exsic. 4 cent. n° 54! Fossés, lieux humides, La var. & à Nancy (Maxéville, Pixerécourt, Turique : Suard ); Sarrebourg (bords de la Sarre : de Baudot); Metz (Féy, Lorry-lès-Metz, Augny, Moulins, Mercy-le-Haut : Holandre ); Bitche : Schultz. La var. 8 rare à Nancy : Soyer-JFillemet; à Rosièr-s, à Lunéville : Guribal; com. à Sarrebourg : de Baudot; Metz (Colombé, la Grange-aux-Bois, Woippy: Holandre); Bitche : Schultz; Verdun: Doisy. ©. Juillet-octobre. . Nora. Il n'existe, ce nous semble, aucun caractère qui puisse justifier la séparation de nos deux variétés en deux espèces distinc- Les, comme l'ont fait presque tous les auteurs modernes ; la petite taille, le port grêle, l’étroitesse des feuilles, la petitesse des fleurs et des épis ne peuvent être considérés comme caractères spécifiques dans un genre composé d’espèces aussi polymorphes. Le caractère le plas saillant, indiqué par M. Koch pour distinguer nos deux formes, consiste dans les feuilles qui d’une base arrondie s’atténuent insensiblement vers le sommet dans le P. pusillum, tandis qu’elles sont atténuées à la base dans le P. mite. Parmi les échantillons de P. pusillum, recueillis à Sarrebourg par M. de Baudot, il s’en trouve qui sur un même pied présentent les deux formes de feuilles et réunissent par conséquent les deux espèces des auteurs.
P. HYDROPIPER L. Sp. 517; Wüllm. Phyt. 455; Soy.= Will, Cat.; Dois. 580; Hol. 607. — Fleurs disposées au sommet
360 POLYGONÉES.
de la tige et à l’aisselle des feuilles supérieures en épis fiiformes, lâches, énterrompus, penchés; bractées munies d’un petit nombre de cils fins ; pédoncules lisses, non glanduleux ; divisions du périgone glanduleuses, mais dépourvues de nervures saïllantes ; six étamines ; style bifide, à branches étalées, Akènes bruns, très-finement ridés ; les uns ovales-orbiculaires comprimés, munis sur chaque face d'une saillie oblongue longitudinale ; les autres trigones, moins excavés que dans le P. Persicaria et sur deux faces seulement. Feuilles brièvement pétiolées, luisantes, lancéoléesacuminées, atténuées à la base, vertes, non maculées; gaînes des feuilles glabres ou peu velues,bordées de cils longs et écartés. Tige dressée ou couchée à la base, simple ou plus souvent rameuse. Racine fibreuse. Plante très-âcre. — Fleurs roses, plus rarement blanches. ;
Très-com.: marais, fossés. ©, Juillet-octobre.
£ Fleurs fasciculées à l’aisselle des feuilles.
P. AVICULARE L. Sp. 519; Willm. Phyt. 457; Soy.- Wüll. Cat.; Dois. 584; Hol. 608. — Fleurs fasciculées par 3-4 à l’aisselle de presque toutes les feuilles; divisions du périgone non glanduleuses, munies d’une nervure dorsale saillante et de nervures latérales plus faibles ; huit étamines ; trois styles extrêmement courts. Akènes bruns, trigones à faces excavées et finement ridées en long. Feuilles très-brièvement pétiolées, vertes, ordinairement un peu rudes sur les bords, linéaires, lancéolées ou elliptiques, aiguës ou très-obtuses ; gaînes des feuilles bifides, puis lacérées au sommet. Tiges finement striées, ordinairement très-rameuses dès la base, à rameaux étalés en cercle sur la terre et feuillés jusqu'au sommet; plus rarement la tige est dressée (P. aviculare 8 erectum Roth Germ. 2, 1, p. 454). Racine fibreuse. — Fleurs roses ou blanches.
« GENUINUM Nob. Feuilles elliptiques, ordinairement très-obtuses.
£ GBamixiFoziUM Nob. Feuilles étroitement linéaires aiguës; plante de petite taille. P. graminifolium Wierzb. in Rchb. exsic. n° 1758 !
Très-com, au bord des chemins. ©. Juillet-octobre.
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** Feuilles sagittées.
« Fleurs fasciculées à l'aisselle des feuilles.
P. CONVOLVULUS L. Sp. 522; Willm. Phyt. 459; Soy.- Will. Cat.; Dois. 385; Hol. 609. — Fleurs brièvement pédicellées, réfléchies, fasciculées par 3-6 à l’aisselle des feuilles ; les fascicules rapprochés presque en épis au sommet des rameaux filiformes ; huit étamines ; style non divisé, portant un stigmate à 3 lobes. Akènes d’un noir mat, trigones avec les faces un peu excavées, complétement recouverts par les divisions du périgone dont les trois extérieures sont ob{usément carénées. Feuilies toutes pétiolées, sagittées longuement acuminées, profondément creusées en cœur à la base ; pétiole rude. Tige grêle, rude ou lisse, anguleuse , flexueuse, rameuse , couchée, ascendante ou grimpante. Racine fibreuse. — Plante à la fin rougeätre ; fleurs herbacées.
Com. ; lieux cultivés. ©. Juillet-octobre.
P. DUMETORUM L. Sp. 522 ; Willm. Phyt. 460; Soy.- Wüill. Cat.; Dois. 385; Hol. 609. — Se distingue facilement du P. Convolvulus, auquel il ressemble par le port; fleurs plus grandes, plus longuement pédicellées ; akènes d’un noir luisant, complétement recouverts par les divisions du périgone dont les trois extérieures sont munies sur le dos d’une aile saillante membraneuse qui se prolonge sur le pédicelle. Tiges plus longues, plus flexueuses, plus volubiles, jamais rudes au toucher.
Com. ; haies, bois. ©. Juillet-octobre.
Ê Fleurs en grappes ou en épis.
P, FAGOPYRUM L. Sp. 522. — Fleurs pédicellées, à la fin réfléchies, disposées en grappes longuement pédonculées, axillaires et terminales; celles-ci corymbiformes ; huit étamines ; style divisé jusqu’à la base en trois branches très-allongées et dressées. Akènes gros, trigones avec les faces planes et les angles aigus droîts et entiers, d’un brun mat, lisses, beaucoup plus longs que les divisions du périgone appliquées. Feuilles sagittées brusquement acuminées, creusées en cœur à la base, toutes pétiolées si ce n’est les supérieures. Tige dressée, rameuse, rougeàtre, striée. Racine grêle, pivotante. — Fleurs blanches ou roses.
Cultivé et souvent subspontané. ©. Juillet-août.
262 THYMÉLÉES.
P. TATARICUM L. Sp. 521. — Se distingue du précédent par ce qui suit : fleurs de moitié moins grandes, disposées au sommet de la tige et à l’aisselle des feuilles en épis lâches ; akènes plus oblongs, très-inégaux à leur surface, épaissis sur les angles sinués-dentés.
Se rencontre quelquefois mêlé au précédeat près de Nancy :
Suard. ©. Juillet-août.
THYMÉLÉES.
Périgone libre, tubuleux, à limbe quadrifide; huit étamines insérées à la gorge ou dans le tube; anthères biloculaires, s’ouvrant par deux fentes longitudinales; un style; un stigmate. Ovaire libre, uniloculaire, monosperme ; le fruit est une baie ou un akène. — Feuilles simples, entières, sans stipules.