‹ Flore de LorraineChapitre 183 sur 508 · P. verna L. Sp. 712. (Potentille printanière · texte numérisé non relu

P. verna L. Sp. 712. (Potentille printanière

Fleurs jaunes. Calice HAE lancéolées, plus larges que celles du calicule. Pétales 5, en cœur renversé, plus longs que le calice. Carpelles mûrs presque lisses, ovales s, glabres ;

réceptacle très-velu. Feuilles radicales et ‘caulinaires infe-

rieures pétiolées ; les radicales palmatiséquées, à 5-7 folioles obovées-cunéiformes, planes sur les bords, entières dans leur tiers inférieus, dentées dans les deux tiers supérieurs ; les dents étalées, la supérieure plus courte et plus étroite ; stipules longuement adhérentes au pétiole ; celles des feuilles radicales et des tiges stériles munies d’oreillettes étroitement linéaires-subulées ; celles des tiges fleuries lancéolées. Tiges couchées, quelquefois radicantes, formant avec les feuilles un ; gazon circulaire épais, naissant à l’aisselle de feuilles de la rosette ; axe indéterminé. Souche ligneuse, brune, rameuse. — ‘Plante couverte de poils dressés-étalés, roides, insérés sur des glandes ; à pédoncules axillaires ; à feuilles d’un vert foncé : à pétales uniformément jaunes ou pourvus d’une tache safrance à l'onglet (P. verna 6 crocea Koch, Syn. 217).

Commun ; lieux secs, collines, bois, dans tous les terrains. 2%. Avril-mai et quelquefois encore en juillet et en août.

8. P. salisburgensis /æœnck, in Jacq. Coll. 2, p. 68. 1788. (Potentille de Salzbourg.) — Fleurs jaunes. Calice à divisions lancéolées plus larges que celles du calicule. Pétales 5, en cœur renversé. plus longs que le calice. Carpelles mûrs presque lisses, ovales, glabres ; réceptacle trés velu. Feuilles planes sur les bords, d'un vert gai, plus longuement pétiolées que dans le précédent ; les radicales palatiséquées, toujours à cinq folioles, Jamais à sept ; celles-ci plus largement obovées, munies au sommet seule= ment de 5-7 dents étalées et toutes 6 jales en largeur ; stipules largement ovales. Tiges plus élevées, moins rameuses, moins feuillées, dressées ou ascendantes, naissant à l’aisselle des feuilles de la rosette; axe indéterminé. — Plante mollement velue, à fleurs plus ‘grandes. d’un jaune doré plus vif que dans l’espece précédente.

Firma Koch, Syn. 216. Folioles se recouvrant par leurs bords, à dents larges ; tige épaisse. P. sabauda DC. F1. fr. 4, p. 158.

6 Gracilior Koch, 1. e. Folioles plus étroites, un peu écartées l’une de l autre, à dents plus petites ; tiges filifor-

mes. P. filiformis DC. FL. fr. suppl., p. 542; P. sabauda 6 salisburgensis Soy.- Will. Obs., p. 58.

Escarpements des hautes Vosges, sur le granit et la grauwack, au Hohneck, Ballon de Soultz (Mougeot) 1812; Ballon de St-Maurice (Renaud); Ste-Sabine près de Remiremont (Boulay). %. Juin-août.

9. P. reptans L. Sp. 714. (Potentille rampante.) — Fleurs jaunes. Calice à divisions lancéolées, plus courtes que celles du calicule, Pétales en cœur renversé, plus longs que le calice. Carpelles mürs un peu tuberculeux, ovales, glabres ; réceptacle très-velu. Feuilles toutes pétiolées. pédalées, à 3-5 folioles obovées-en-coin, dentées presque jusqu’à la base; stipules entières ou incisées. Tiges trèslongues, flagelliformes, simples couchées, naissant à l'aisselle des feuilles de la rosette ; axe indéterminé. Souche épaisse, noire. — Plante couverte de poils appliqués ; à feuilles naissant 2? ou 3 à chaque nœud ; à pédoncules axillaires solitaires ou géminés, aussi longs que les feuilles ; à fleurs orandes.

Commun ; bords des chemins, décombres des terrains calcaires et argileux. Ne se trouve pas dans les terrains de grès (Mougeot). Z. Juin-août.

10. P. anserina Z. Sp. 710. (Potentille ansérine.) — Fleurs jaunes. Calice à divisions lancéolées, égales à celles du calicule ; celles-ci souvent dentées ou incisées. Pétales ovales, ondulés sur les bords, veinés-plissés à la face inférieure, plus longs que le calice. Carpelles mürs très-gros, ovales, lisses, canaliculés faiblement sur le dos ; réceptacle très-velu. Feuilles radicales grandes, formant gazon, pinnatiséquées, interrompues ; segments nombreux, ovales-oblongs, dentés presque jusqu'à la base; stipules incisées. Tiges flagelliformes, rampante et radicantes, naissant à l’aisselle des feuilles de la rosette ; axe indéterminé. Souche rameuse. — Plante velue, à feuilles soyeuses-argentées en dessous, souvent aussi en dessus (P. anserina y concolor DC.Prodr. 2, p. 582); à fleurs grandes, portées sur des pédoncules axillaires.

Commun le long des routes et des habitations, dans les prés des terrains calcaires et argileux. %. Mai-juillet ; fleurit de nouveau en automne.

Page 1