‹ Flore de LorraineChapitre 211 sur 508 · ŒNOTHERA L · texte numérisé non relu

ŒNOTHERA L

Calice à tube longuement prolongé au-delà de l'ovaire et se séparant au-dessus de lui après la floraison. Pétales 4. Etamines huit. Capsule linéaire-oblongue, s’ouvrant en 4 valves et à 4 loges polyspermes. Graines dépourvues d'aigretle.

1. Œ. biennis L. Sp. 192. (Onagre bisannuelle.) —Fleurs en grappe feuillée, s’allongeant à la maturité. Calice à divisions lancéolées, resserrées au sommet terminé par une pointe molle. Pétales en cœur renversé, de moitié plus courts que le tube du calice, dépassant les étamines. Capsule sessile, appliquée, arrondie-quadrangulaire, velue, persistant longtemps, à h valves entières au sommet. Graines nombreuses, petites, anguleuses. Feuilles radicales en rosette appliquée, pétiolées, obtuses, profondément sinuées-dentées à leur base, toujours desséchées au moment de la floraison ; les caulinaires éparses, la plupart atténuées en pétiole, lancéolés, à peine dentelées. Tige dressée, simple ou rameuse au sommet, très-feuillée, munie d’aspérités. Racine fusiforme. — Fleurs grandes, jaunes, odorantes, s’ouvrant le soir.

Plante américaine naturalisée sur les bords des rivières dansles lieux sablonneux et devenue commune. ©). Juin-juillet.

2. Œ. muricata L. Syst. nat. 2, p. 263. (Onagre rude.) — Très-voisin du précédent, il s’en distingue par ses fleurs trois fois plus petites ; par ses pétales deux fois plus courts que le tube du calice et égalant les étamines ; par ses feuilles plus étroitement lancéolées, plus aiguës, plus fortement dentées ; par ses tiges rougeitres.

Plante américaine naturalisée sur les bords de nos rivières et assez commune. (©). Juillet-août.

Œ. bienni-muricata. — Bords de la Moselle au-dessous d’'Epinal (Berher).

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