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montanum, il s’en distingue en outre par ses feuilles plus oblongues, munies de nervures plus saillantes et de dents beaucoup plus rapprochées ; fleurs plus petites, d’un rose très-pâle, veinées ; pétioles beaucoup plus longs que dans aucune autre espèce.

Commun ; fossés, bords des ruisseaux, dans tous les terrains. %. Juillet-août.

8. E. trigonum Schranck, Baier. F1. 1, p. 6h ; E. alpestre Rchb. Ice. 2, tab. 200. (Epilobe trigone.) — Fleurs penchées avant la floraison ; bouton floral atténué aux deux bouts, non acuminé. Calice à segments non acuminés. Stigmate entier, en massue. Graines lisses, oblongues, atténuées à la base, quatre fois plus longues que larges. Feuilles ternées, plus rarement opposées ou quaternées, inégalement dentées ; les moyennes et les supérieures lancéolées, acuminées, arrondies à la base, sessiles. Tige simple, dressée dès la base, munie de 2 ou 3 lignes saillantes et pubescentes ; stolons sessiles, se développant à l'automne, bulbiformes écailleux. Souche courte, tronquée. — Plante élevée, d’un vert gai, pubescente ; fleurs assez grandes, purpurines.

Escarpements des hautes Vosges ; Hohneck, Rotabac, Ballon de Servance (Mougeot) ; Ballon de St-Maurice (Parisot). %. Juillet-août.

9. E. Duriæi Gay! Ann. Sc. nat. 2° sér. t. 6. p. 193 ; Godr. Mém. de l'Acad. de Nancy, 1849, p. 219. (Epilobe de Durieu.) — Fleurs penchées avant la floraison ; bouton floral ovoide, obtus. Calice à segments linéaires, aigus. Stigmate quadrifide, à lobes étalés. Graines presque lisses oblongues, atténuées à la base. Feuilles opposées, minces et molles, ovales ou lancéolées, non acuminées, arrondies à la base, brièvement pétiolées, dentées. Tige couchée et radicante à la base, puis ascendante, simple, sans lignes saillantes ; stolons souterrains jaunûätres, munis d’écailles charnues opposées, à paires écartées les unes des autres. — Fleurs grandes, purpurines. |

Escarpements des hautes Vosges; Hohneck (Mougeot). %. Juillet.

Obs. J’ignore quelle est la plante voisine de la précédente, que M. Schultz indique dans les hautes Vosges et qu'il consi-

dère comme une hybride des Z, montanum et alpinum; mais la plante que uous venons de décrire est tout à faitsemblable, même par ses stolons souterrains écailleux et longs souvent de 3 et 4 centimètres, à l’£ Duriœi publié par Durieu (P4. astur. exsicc. n° 343 |). L'E Duriœi ne peut donc pas être une hybride des Æ. montanum et alsinefolium, comme le pense M. Schultz, puisque ce dernier parent ne croît pas dans les Vosges. On a admis plusieurs autres plantes hybrides dans le genre qui nous occupe; mais je n’ai pas fait d'observations assez précises sur ces plantes à l’état de vie et dans leur station naturelle, pour en admettre l’existence ou pour laffirmer.

10 E. montanum Z. Sp. 49h. (Epilobe de montagne.) — Fleurs penchées avant la floraison ; bouton floral ovoide, mamelonné au sommet. Calice à segments lancéolés, obtus. Stigmate quadrifide, à lobes étalés. Graines papilleuses, oblongues, atténuées à La base. Feuilles opposées, plus rarement ternées, ovales-lancéolées, non acuminées, arrondies à la base, inégalement dentées, pétiolées. Tige dressée dés la base, simple ou presque simple, sans lignes saillantes ; stolons "souterrains, Jaunûtres, se développant tardivement et quelquefois pas du tout, du moins avant l'hiver, munis d'écailles charnues, opposées et à paires plus ou moins écartées. Souche courte, tronquée. — Fleurs plus petites que dans l’espèce précédente, d'un pourpre pâle.

Commun dans les bois de tous les terrains. Z%. Juillet-août.

11. E. collinum Gmel. FI. bad. 4, 265, (Epilobe des coteaux.) — Cette plante est voisine de la précédente ; ; INAIS se présente toujours avec un port bien tranché, même dans les lieux où sa congénere croit avec elle. L’£. collinum s’en distingue par ses fleurs plus petites ; par ses capsules plus courtes et beaucoup plus grêles ; par ses feuilles bien plus petites, rapprochées, toutes alternes, plus brièvement pétiolées, plus ovales, portant très- souvent à leur aisselle un rameau feuillé rudimentaire ; par ses tiges étalées et trésrameuses dès la base.

Commun dans les escarpements des hautes Vosges sur le

granit; Hohneck, Rorabac, vallée de Munster, etc. Epinal (Berher) ; St-Dié (Boulay.) %. Juillet-août.

12. E. parviflorum Schreb. Spic., p. 146. (Epilobe à peliles fleurs.) — Fleurs dressées avant la floraison ; bouton

floral ovoide, mamelonné. Calice à segments lancéolés, arrondies à la base, dentées, à dents étalées, les inférieures très-brièvement pétiolées, les supérieures sessiles, non embrassantes. Tige arrondie, sans lignes saillantes, dressée dès la base ; stolons courts, se développant à l'automne, dressés, pourvus d'une rosette de feuilles luncéolées. — Plante très-velue, souvent blanchâtre, mais non glanduleuse ; fleurs d’un violet pâle.

Commun ; lieux humides, dans tous les terrains ; plus rare cependant sur les grès. 2%. Juin-juillet.

13. E. hirsutum Z. Sp. 49h. (Epilobe velu.) — Fleurs dressées avant la floraison ; bouton floral brusquement apiculé. Calice à segments lancéolés, mucronés. Stigmate quadrifide, à lobes étalés. Graines papilleuses, oblongues, trois fois plus longues que larges. Feuilles amplexicaules, un peu décurrentes, lancéolées, dentées, à dents fines et courbées en dedans. Tige arrondie, sans lignes saillantes, dressée dès la base. Souche rampante et persistante, émettant des turions charnus, écailleux, qui se développent en tiges l'année suivante. — Plante élevée, rameuse, velue-glanduleuse; à fleurs très-grandes, purpurines.

Très-commun le long des ruisseaux et des rivières, dans les terrains calcaires et argileux, nul dans les sols siliceux. %. Juin-juillet.

Seet. 2. CHAMÆNERION DC. Prodr. 3, p. 40. Fleurs irréœulières, à corolle en roue; pétales entiers où émarginés ; étamines et style déclinés.

14. E. angustifolium Z. Sp. 493. (Epilobe à feuilles étroites.) — Fleurs en grappe terminale, allongée. Calice à sewments linéaires-lancéolés. Pétales faiblement échancrés, les deux inférieurs écartés pour laisser passer les étamines réfléchies. Stigmate quadrilide, à lobes roulés en dehors. Graines très-comprimées, lisses, 5 à 6 fois plus longues que larges. Feuilles éparses, lancéolées, entières ou faiblement glanduleuses-denticulées. Tige arrondie, rougeûtre, simple, très-feuillée ; des stolons allongés. — Plante élégante, peu velue; à fleurs grandes, pourpres, rarement blanches, en longue grappe terminale.

Commun ; bois des collines et des montagnes, dans tous les terrains ; plus abondant dans les Vosges. 2%. Juillet-août.

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