‹ Flore de LorraineChapitre 215 sur 508 · XXXVII. TRAPÉACÉES · texte numérisé non relu

XXXVII. TRAPÉACÉES

Fleurs hermaphrodites, régulières. Calice gamosépale, à tube soudé à la moitié inférieure de l'ovaire, à limbe à 4 divisions bisériées, qui s’accroissent après l’anthèse, durcissent et forment 4 épines. Corolle périgyne, à 4 pétales, à préfloraison imbricative. Etamines 4, insérées avec les pétales et alternant avec eux ; antheres biloculaires, s’ouvrant en long. Style simple ; stigmate cbtus. Ovaire semi infère, formé de deux feuilles carpellaires, biloculaire, à loges monospermes. Le frnit est sec, ligneux, indéhiscent, uniloculaire et à une seule graine par avortement. Albumen nul ; cotylédons tres-inégaux, l’un charnu et formant presque toute la masse de la graine, l’autre très-petit et ressemblant à une écaille. — Plantes aquatiques.

3 TRAPA L.

Les caractères sont ceux de la famille,

1. T. natans Z. Sp. 175. (Macre flottante.) — Fleurs brièvement pédonculées, placées à l’aisselle des feuilles supérieures. Calice à segments lancéoles, aigus, carénés, plus courts que les pétales. Pétales obovés-orbiculaires. Fruit noir, à quatre épines opposées en croix, étalées horizontalement et terminées en pointe barhbeilée. Feuilles suymergées opposées, presque sessiles, pinnatilides, à lanières capillaires ; feuilles flottantes alternes, disposées en rosette au sommet de la tige, étalées, longuement pétiolées, plus larges que longues, rhomboïdales, luisantes en dessus, inégalement dentées sur les deux bords supérieurs ; pétioles d’abord cylindriques, puis devenant ventrns et vésiculeux vers le milieu au moment de la floraison. Tige rampante à la base, grêle, articulée, naissant sous l’eau et atteignant la surface de ce liquide. — Fleurs blanches.

Cette plante était autrefois commune en Lorraine; Buc’hoz l'indique à l’étang de Lindre et aux Grands-Moulins prés de Nancy, Willemet à Bosserville. M. le docteur Mougeot l’a observée autrefois à Rosières-aux-Salines, dans des mares qui depuis ont été desséchées, Enfin M. Suard à trouvé, il y a quelques années seulement, un fruit de cette plante sur les

bords de la Meurthe près de Nancy; elle existait donc encore dans la circonscription de notre Flore, mais nous ne pouvions indiquer de localité précise quand elle a été retrouvée par M. le Dr Ancelon dans l'étang de Lindre, au sud du Rouge- Etang, et par M. briard, à l’étang du Haut-Fourneau, près de Mangiennes. M. Mougeot la signale du reste à Neufchâteau. ©. Juin-juillet.

Page 1