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H. præruptorum Wob; H. prenanthoïdes Gris

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Comm. de Hierac. p. 33 ; Godr. FL. lorr., éd. T,1. 2, p.81, certè non Vall.; 11. prenanthoides vogesiacum Gren. et Godr. Fl. de France. 2, p. 380. (Epervière des escarpements.) — Calathides en grappe le plus souvent composée, un peu feuillée, à rameaux gréles, flexueux, étalés, portant le plus souvent trois calathides, munis d’un léger duvet et poils noirs glanduleux au sommet, ainsi que les pédoncules ; ceux-ci pourvus de bractéoles aiguës. Péricline noircissant par la dessiccation, de grandeur moyenne, à folioles appliquées, munies sur le dos de poils noirs et glanduleux ; les internes obtuses. Corolles de la circonférence à dents profondes, étroites, non ciliées. Styles livides. Akènes de couleur pâle. Feuilles vertes en dessus, d’un vert glauque en dessous, munies sur les deux faces et surtout en dessous de poils épars, allongés, épaissis à la base, barbellés, qui deviennent bien plus nombreux sur les bords ; les radicales détruites au moment de la floraison; les caulinaires inférieures atténuées en pétiole ailé et demi-embrassant ; les caulinaires moyennes et supérieures nombreuses et rapprochées, lancéolées, acuminées, aiguës, embrassant la tige par deux oreillettes arrondies, munies de dents aiguës, saillantes, écartées et très-étalées, qui manquent dans le tiers supérieur du limbe. Tiges fasciculées, dressées, lisses, fistuleuses, simples ou un peu rameuses au sommet, munies de poils épars, semblables à ceux des feuilles. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs d’un jaune pâle.

Dans les hautes Vosges, sur le granit; escarpements du Hohneck. %. Août-septembre.

Nora. Be véritable H. prenanthoïdes Viil. est connu d’un petit nombre de botanistes, et croît non pas dans la région alpine, mais sur les montagnes sèches, chaudes, exposées au soleil ; il est plus velu, bien plus pâle, plus élevé; ses calathides sont de moitié plus petites, ne noircissent pas par la dessiccation et forment une grappe oblongue, très-rameuse, très-velue-glanduleuse, à rameaux grêles, très-flexueux, arqués, à divisions très-divariquées ; ses feuilles sont entières ou presque entières; les inférieures et les moyennes sont toutes rétrécies au-dessus de leur base amplexicaule, comme dans le Prenanthes purpurea, auquel Villars compare sa plante ; du reste, la description si caractéristique de cet auteur (Flore du Dauphiné, 3, p. 109) et l'excellente figure qu'il donne de cette Epervière (Précis d'un voyage botanique, Puris, 1812, p. 58, tab. 3) ne laissent pas de doute sur la plante à laquelle elles s'appliquent.

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18. H. auratum Fries ! Symb. ad. hist. Hierac. p. 181 et herb. norm. fase. 12, n° 11; 4. sabaudum lanceolatum Monnier, Ess. monogr. p. 39; H. boreale lanceolatum Godr. Fl. lorr.. éd. 1, t. 2. p. 81; Æ. strictum Kirschl. ! FI. d'Alsace. 1, p. 422, non Fries; H. umbellato-prenanthoïdes F. Schultz! Arch. de Flore, p. 2h. (Epervicre dorée.) — Calathides en grappe corymbiforme, simple ou composée, à rameaux étalés-dressés, portant chacun une, deux, trois calathides, munis d’un duvet jaunûtre, fin et épars, mais dépourvus de poils glanduleux, ainsi que les pédoncules ; ceux-c1 pourvus de petites bractéoles éparses. Péricline noircissant par la dessiccation, plus grand que dans l’espèce précédente, à folioles appliquées ; les extérieures munies de quelques poils glanduleux sur le dos, les autres glabres ; les internes subobtuses. Corolles de la circonférence à dents profondes, étroites, non ciliées. Styles livides. Akènes bruns-pourpres. Feuilles vertes, plus pâles en dessous, un peu fermes, presque glabres ; les radicales détruites au moment de la floraison; les caulinaires inférieures atténuées en pétiole non embrassant ; les moyennes et les supérieures nombreuses et rapprochées, sessiles, lancéolées, aiguës, dentées vers le milieu des bords, rarement entières. Tiges dressées, lisses, roides, pleines, simples, glabres. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs d’un jaune foncé.

Dans les hautes Vosges, sur le granit ; escarpements du Hohneck et du Rotabac. La Schlucht (Kirschléger) ; montagnes du Valtin (Berher). %. Août-septembre.

19. H. asperum Schleich. ap. Rchb. Fl. excurs. p. 267; H. ambiquum Schult. Obs. bot. p. 165. non Ehrh. (Epervière rude.) — Calathides assez grosses, en grappe corymbiforme, ordinairement très-rameuse, un peu feuillée à la base, à rameaux roides, étalés-dressés, couverts ainsi que les pédoncules d'un duvet étoilé et entremélé de poils trèscourts, jaunätres, glanduleux au sommet; les rameaux inférieurs très-allongés. Péricline d’un noir grisàtre, à folioles très-inégales, toutes atténuées au sommet obtus, appliquées, dépourvues de duvet étoilé, munies sur le dos de quelques poils noirs où blancs, glanduleux ou sans glande, entremêlés de poils beaucoup plus petits, jaunâtres et glanduleux. Corolles de la circonférence à dents courtes,

ovales, non ciliées. Styles bruys. Akènes d’un brun noir. Feuilles vertes, coriaces, plus pâles en dessous, glabres et lisses à la face supérieure, un peu rudes et pourvues à la face inférieure et sur les bords de longs poils barbellés épars, d’un duvet rare étoilé et de petits tubercules coniques plus ou moins nombreux ; les radicales détruites ou complètement flétries au moment de la floraison ; les caulinaires nombreuses, rapprochées, insensiblement décroissantes de la base au sommet ; les inférieures atténuées à leur base en un très-court pétiole ; les moyennes ovales-lancéolées, sessiles ; les supérieures ovales, acuminées, toutes bordées de quelques dents saillantes et étalées. Tige dressée, tres-roide, dure, pleine, très-velue et très-rude dans sa partie inférieure, souvent rougeûtre. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se developpent au printemps. — Fleurs jaunes.

Bois du calcaire jurassique et du lias. Nancy, Champigneules, Tomblaine, Saulxures, Commercy (Briard). Sur le grès bigarré, à Bitche. %. Juin-juillet.

20. H. magistri Vob ; H. gothicum Kirschl.! FI. d'Alsace, t. 1, p. 418, non Fries. (Epervière de maître Friedrich.) Calathides solitaires ou plus souvent réunies deux à dix en grappe simple où composée, au sommet de la tige ; pédoncules étalés-dressés, grèles, hérissés de petites pointes coniques, très-inégales et quelquefois terminées par un poil blanc, entremèlées de très-petites glandes presque sessiles. Péricline noir, à folioles très-inégales, un peu atténuées au sommet obtus, appliquées, munies sur la carène d’une série de poils glanduleux. Corolles de la circonférence à dents longues et non ciliées. Styles bruns. Akènes d’un brun rouseûtre. Feuilles d’un vert foncé en dessus, plus pâles en dessous, un peu fermes, hérissées sur la face inférieure de poils blancs, longs, barbellés et de petites pointes coniques qui rendent cette face et les bords rudes au toucher ; les radicales détruites au moment de la floraison; les caulinaires assez nombreuses, également espacées, insensiblement décroissantes de bas en haut, munies sur les bor&; de petites dents étalées et très-écartees ; l'inférieure obtuse au sommet, atténuée en un tres-court pétiole ; les moyennes oblongues-lancéolées, cunéiformes à la base et sessiles ; les supérieures petites, un peu élargies à la base. Tige dressée, gréle, flexueuse, mais très-roide, pleine et «dure, un peu

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velue à la base; trés-rude dans le reste de son étendue. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs jaunes.

Escarpements des hautes Vosges, sur le granit; Hohneck, où cette plante a été découverte par mon savant ami, le docteur Kirschléger, qui, avec son obligeante habituelle, me l’a fait recueillir lui-même, en 1855, dans une excursion sur les sommités des Vosges, où il dirigeait les botanistes lorrains et leur faisait les honneurs de ces localités si curieuses et si riches en plantes rares. %. Août-septembre.

21. H. tridentatum Fries! Symb. ad hist. Hierac, p. {71 ét herb. norm. fasc. 12, n° 1h et fase. 3, n° 4 : I. rigidum Godr. FI. lorr., éd. 1, t. 2, p. 80, non Hartm. (Epervière à feuilles tr ridentées.) — Calathides en ç grappe corymbiforme, composée, non feuillée, à rameaux étalésdressés, couverts ainsi que Îles pédoncules, d’un duvet étoilé, entremélé de poils très-courts, jaunâtres, glanduleux au sommet. Péricline d’an vert grisûtre, à folicles très-iné-

gales, atténuées au Sommet, obtusiuseules, appliquées, munies de poils peu nombreux, les uns simples, les autres glanduleux. Corolles de la circonférence à dents étroites, profondes, non ciliées. Styles bruns. Akènes d’un brun noir. Feuilles d'un vert pàle, minces et molles, lisses sur les deux faces, glabres en dessus, munies en dessous de poils épars, longs et barbellés ; les radicales détruites au moment de la floraison : : les caulinaires écartées les unes des autres et également espacées ; les inférieures atténuées en un long pétiole ailé ; les moyennes subsessiles, allongées, lancéolées, atténuées aux deux extrémités, bordées de quelques dents écartées, tantôt courtes, tantôt très-longues, étalées ou ascendantes ; les supérieures sessiles et élar gles à la base, plus longuement acuminées. Tige élancée, dressée, molle, fistulense, g glabre ou peu velue, lisse. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs jaunes.

Bois du calcaire jurassique, Nancy, Boudonville, Champigneules, Fonds de Toul, Liverdun, Pompey, etc. Bruyères (Mougeot); Epinal (Berher) ; Vagney (Pierrat) ; Hohneck (Kirschléger). %. Juin-juillet.

22. H. boreale Fries ! Now. éd. 2, p. 161 et herb. norm. fase. AT, n° 10; A. autumnale Gries; Comment. p. 55.

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(Æpersière boréale.) — Calathides en grappe allongée, simple ou composée, feuillée à la base, à rameaux simples où portant des calathides disposées en corymbe au sommet, brièvement tomenteux ; les inférieurs tres-allongés; tous dressés ; pédoncules également tomenteux, non glanduleux, munis de petites bractées. Péricline noircissant par la dessication, assez gros, à folioles très-inégales, atténuées insensiblement au sommet, appliquées, obtuses, glabres ou munies sur le dos de quelques poils. Corolle de la circonférence à dents larges et non ciliées. Styles bruns. Akènes d’un brun rougeâtre. Feuilles munies à leur face inférieure et quelquefois à la supérieure de poils épars, allongés, épaissis à la base et barbellés dans le reste de leur étendue, rudes sur les bords et quelquefois sur les faces, nombreuses, plus rapprochées vers leur tiers supérieur ; les radicales détruites au moment de la floraison; les caulinaires inférieures atténuées en un court pétiole ailé; les caulinaires moyennes et supérieures ovales-lancéolées, aiguës, arrondies à la base, presque embrassantes, munies de quelques dents de chaque côté, ou plus rarement entières. Tige dressée, roide, rude au toucher, dure et pleine, simple ou rameuse dans sa partie supérieure, velue, surtout à la base. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs jaunes.

Bois, dans tous les terrains ; commun %. Aoùt-cotobre.

23. H. latifolium Spreng. Syst. 3, p. 615 ; Fries, Symb. ad hist. Hierac. p. 180 ; H. umbellatum © latifolium Gries. Comm. de Hierac. p. 19. (Epervière à feuilles larges.) — Calathides peu nombreuses, en grappe corymbiforme, ordinairement simple, à rameaux étalés, couverts c’un duvet fin, étoilé, eitremélé de très-petites glandes brièvement pédicellées. Péricline à folioles très-inégales, atténuées au sommet, obtuses, glabres, d’un vert foncé, courbées ct réfléchies au sommet. Corolles de la circonférence à dents longues, étroites, non ciliées. Styles jaunes. Akè°es d’un brun noir. Feuilles vertes et un peu velues en dessus, plus pàles et plus velues en dessous ; les radicales détruites au moment de la floraison ; les caulinaires nombreuses et très-rapprochées, denticulées ou entières, toutes sessiles ; les inférieures atténuées à la base, oblongues-obovées, obtuses ; les autres ovales ou ovales oblongues, élargies et arrondies à la base.

n'étant jamais trois fois plus longues que larges ; les supérieures petites, aiguës. Tige dressée, roide, hérissée de poils blancs. Souche émettant avant l'hiver des bourgeons qui se développent au printemps. — Fleurs jaunes.

Dans les hautes Vosges, sur le granit ; Hohneck. 2%. Septembre.

24. H. umbellatum ZL. Sp. 1131. (Epervière en ombelle.) — Calathides en grappe oblonque et souvent ombelliforme au sommet, Simple ou composée, à rameaux étalés-dressés, couverts ainsi que les pédoncules d’un duvet étoilé, jamais vélus ni glanduleux. Péricline à folioles très-inégales atténuées au sommet, obtuses, glabres courbées et réfléchies au sommet, Corolles de la circonférence à dents longues, étroites, non ciliées. Styles jaunes. Akènes d’un brun rougeûtre. Feuilles vertes, glabres ou un peu velues et rudes en dessous ; les radicales détruites au moment de la floraison ; les caulinaires très-nombreuses, rapprochées, lancéolées linéaires ou plus rarement linéaires, atténuées à la base et au sommet, rudes aux bords, plus ou moins fortement sinuées-— dentées : les inférieures brièvement pétiolées, les autres sessiles, non embrassantes. Tige dressée, roide, dure, pleine, glabre ou un peu velue. Souche émettant avant l'hiver des bour geons qui se développent au printemps. — Plante polymorphe ; fleurs jaunes.

« Genuinum Gries. Comm. de Hierac, p. 48. Inflorescence ombelliforme ; péricline vert ; feuilles allongées, aiguës, atténuées à la base.

6 Limonium Gries. L. c. Inflorescence réduite à un petit nombre de calathides ; péricline noir ; feuilles proportionnement moins longues, obtusiuscules. H. monticola Jord! Cat. du jard. de Grenoble, 1849, p. 20 ; Æ. æstivum Billot! pl. exsicc. n° 1522, non Fries.

Commun dans les bois, sur les coteaux secs, dans tous les

terrains. La var 6 au sommet des hautes Vosges. 2%. Aoûtoctobre.

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