M. hispida Schlecht. Mag. d. naturf. 3. Berl. 8, p
229. (Scorpione hérissée.) — Fleurs en g ‘appes ordinairement solitaires, nues à la base, à la fin très-lâches, et dont l'axe filiforme est «uù moment de la fuctification 2 ou 3 fois plus long que la tige ; pédicelles égalant le calice, où plus courts, à la fin étalés hor isontalement. Calice profondément quinquéfide, campanulé et ouvert à la maturité, à tube muni
de poils tous étalés ou réfléchis et courbes en cr ochet. Corolle à limbe concave, à tube toujours plus court que le calice. Style trés-court. Carpelles très-petits, bruns, luisants, ovoides, presque aigus au sommet. Feuilles d’un vert gai, couvertes de poils “droits et étalés ; les caulinaires oblongues, ordinairement arrondies au sommet ; les radicales atténuées en pétiole. Tige dressée ou brièvement couchée à la base, mince et très- flexible, simple ou divisée en rameaux très= allongés. Racine fibreuse, extrèmement ténue. — Plante beaucoup plus gréle que toutes les précédentes ; fleurs beaucoup plus petites, bleues.
Lieux arides, bords des champs. Nancy, au Champ-le-Bœuf (Soyer- Willemet), Tomblaine, Montaigu, Malzéville, Pompey ; Pont-à-Mousson (Léré); Sarrebourg (de Baudot). Metz, au Sablon et coteaux calcaires (Holandre) Bitche (Schultz) Saint- Mihiel (Léré). Stenay, Baâlon, Gagny (Cardot). Epinal, Charmes (docteur Berher) ; Remiremont (Treuvey) ; St-Dié (Boulay) ; Rambervillers (Billot). ©. Mai-juin.
7. M. versicolor Pers. Syn. 1, p. 156. (Scorpione changeante.) — Se distingue de l'espèce précédente par les caractères suivants : pédicelles plus courts ; calice plus gros, fermé à la maturité; style très-long ; car rpelles plus gros proportionnément plus larges, Ctroitement bordés dans “leur moitié supérieure ; feuilles plus étroites; les caulinaires linéaires-lancéolées ; tige moins ténue ; racine plus forte, munie de fibres plus nombreuses. Se distingue de l'espèce suivante par ses grappes plus lâches, à pédoneules plus longs et étalés horizontalement à la maturité; par ses fleurs qui ne naissent jamais de la base de la tige ; ; par ses carpelles moins oblongs, presque aigus au sommet : par ses
feuilles complètement dépourvues de poils courbés en crochet ; par ses tiges plus élancées, moins roides ; par sa racine plus fournie de fibres. Enfin on la distingue de toutes nos autres espèces par sa corolle d’abord jaune, puis bleue, ensuite violette, à tube à la fin une fois plus long que le calice. — Les deux feuilles placées sous la dernière bifurcation de la tige sont ordinairement presque opposées.
Champs sablonneux. Nancy, à Tomblaine, Montaigu, Dombasle ; Pont-à-Mousson (Léré). Metz, à Woippy, Châtel, les Genivaux, etc. (Holandre) ; Thionville (Creton). Bitche (Schults) ; Breux (Pierrot), Sarrebourg, Niederviller (de Baudot) et dans toute la région quartzeuse et feldspathique de la chaîne des Vosges. Ahéville, Ravenel (Reuss) ; Neufchâteau (Lefebvre). ©. Mai-juin.
8. M. stricta Link, Enum. hort. Berol. 1,p. 164. (Scorpione roide.) — Fleurs en grappes roides, feuillées dans leur moitié inférieure, 5 ou 6 fois plus longues que la tige ; pédicelles extrèmement courts, toujours dressés. Calice profondément quinquéfide, ferméà la maturité, muni dans sa moitié inférieure de poils étalés et courbés en crochet. Corolle à limbe concave, à tube plus court que le calice. Carpelles bruns, luisants, ellipsoides, arrondis aux deux extrémites, bordés au sommet, munis sur une des faces d’une côte peu saillante. Feuilles caulinaires elliptiques-oblongues, obtuses, pourvues à leur base et à la face inférieure de poils courbés en crochet qui se rencontrent également sur la tige au-dessous de chaque feuille ; feuilles radicales en rosette. Tiges rarement solitaires, ordinairement nombreuses, très-rameuse dès la base, dressées, disposées en petites touffes roides et peu élevées. Racine fibreuse. — Fleurs trèspetites, bleues, naissant le plus souvent dès la base de la tige et quelquefois même au milieu de la rosette à l’aisselle de la première bifurcation, de sorte que la tige et les grappes semblent se confondre.
Commun dans les champs sablonneux. ©. Avril-mai.
Trib. 3. Cyxocrossez DC. Prodr. 10, p. 117. — Fruit
formé de 4 carpelles adhérents à la colonne des styles dans une étendue plus où moins grande.