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la Meurthe, de la Moselle, de la Meuse et des Vosges, %. Maijuin.
Sect. 2. VERONICASTRUM Koch, Syn. ed. 2, p. 608. — Fleurs en grappe terminale ; graines planes-convexes ou biconvexes.
9. V. saxatilis Jacq. Obs. 1, p. 200. ( Véronique des rochers.) — Fleurs disposées en petites grappes terminales, peu fournies ; pédicelles cylindriques, dressés, à la fin plus longs que le calice ; les inférieurs opposés. Calice couvert, ainsi que toute la grappe, de poils courts et crépus non glanduleux. à quatre lobes oblongs et obtus. Corolle grande, d’un beau bleu avec la gorge purpurine, à lobes arrondis au sommet. Style égalant la hauteur de la cloison du fruit. Capsule brievement velue, ovale, comprimée, une fois plus haute que large, un peu gonflée, atténuée au sommet à peine émarginé. Feuilles toutes opposées, glabres, luisantes, obtuses, entières ou faiblement crénelées, atténuées à la base ; les inférieures rapprochées, petites, spatulées ; les supérieures plus écartées, plus grandes, oblongues-elliptiques. Tiges sousfrutescentes à la base, très-rameuses et couchées inferieurement, puis redressées. — Plante glabre, si ce n’est au sommet.
Escarpements des hautes Vosges, sur le granit: Hohneck,
Rotabuc (Mougeot) ; Ballon de Servance (Perrin). 2%. Juilletaoût.
10. V. serpyllifolia L. Sp. 15. (Véronique à feuilles de Serpolet.) — Fleurs disposées au sommet des tiges en grappes terminales, lâches, multiflores, très-allongées ; pédicelles cylindriques, dressés, à la fin plus longs que le calice ; les inférieurs souvent opposés. Calice à quatre lobes égaux, ovales, obtus, un peu plus courts que la corolle et glabres ainsi que toute la grappe. Corolle blanche ou rosée, veinée de bleu, à lobes arrondis au sommet. Style égalant presque la hauteur de la cloison du fruit. Capsule plus large que haute, obréniforme, obtusément émarginée, comprimée et sarénée sur les bords brièvement ciliés-glanduleux. Feuilles tontes opposées, un peu épaisses, lisses etluisantes, obtuses, entières ou faiblement crénelées ; les inférieures brièvement pétiolées, ovales-arrondies ; les supérieures sessiles, oblonœues. Tiges simples ou un peu rameuses inférieurement, :… és à la base, puis dressées. — Plante tout à fait
olabre,
6 Borealis Lustat. — V,alpina Kirschl. fl. d'Alsace IIT. p. 369 non L. — Grappe Et pauciflore ; feuilles à paires également écartées
Commun dans les prairies, au bord des chemins, dans les lieux humides, sur tous les terrains ; la var. 6 Hohneck, Ballon de Servance (S. Perrin). %. Mai-octobre.
11. V. peregrina Z. Sp. 20 ; Dois. Fl. Meuse, p. 16! (Véronique voyageuse.) — Fleurs disposées en grappes Spiclformes, terminales, à la fin lâches, très-allongées et dépas-
sant la tige en longueur ; pédoncules quadra angulaires, Six fois plus “courts que le calice, ce qui fait paraitre les {leurs presque sessiles ; les inférieurs ordinairement alternes ; bractées atténuées à la base, cing à six fois plus longues que les fleurs. Calice à quatre lobes presque égaux, linéaires-oblongs, plus longs que la corolle. Corolle bleuñtre. Style presque nul. Capsule plus large que haute, en cœur renversé, superficiellement émarginée, comprimée et carénée sur les bords non ciliés, à lobes écartés et séparés par un sinus obtus. Feuilles d’un vert gai, opposées, oblongues, atténuées à la base, entières ou faiblement crénelées, se transformant insensiblement en bractées ; feuilles inférieures pétiolées, écartées. Tige dressée ou ascendante, très-rameuse. Racine fibreuse. — Plante glabre.
Très-rare ; lieux cultivés. Plante introduite avec les graines de céréales et naturalisée. Verdun (Doisy) ; Bar-le-Duc (Maujean). ©. Mai-juin.
12. V.acinifolia L. Sp. 19. — (Véronique à feuilles d’Acinos.) — Fleurs disposées en grappes terminales, d’abord corymhiformes, à la fin lâches, tres-allongées et dépassant la tige en longueur ; pédicelles étalés, grèles, cylindriques, trois ou quatre fois plus longs que le calice : les inférieurs toujours alternes ; bractées égalant le pédicelle. Calice à quatre lobes égaux, ovales, velus-glanduleux, plus courts que la corolle. Corolle d’un “beau bleu, jaune à la gorge, blanchâtre sur le lobe inférieur. Style égalant la hauteur de la cloison du fruit. Capsule du double plus large que haute, comprimée, finement aréolée (à une forte loupe), divisée Jusqu'au milieu en deux lobes orbiculuires, cilies et séparés par un sinus frés-aigu. Feuilles toutes opposées, un peu épaisses, entivres ou faiblement crénelées, ovales, obtuses,
écariées ; les inférieures brièvement pétioltes ; les supérieures sessiles. Tiges dressées où ascendantes, souvent nombreuses. Racine oblique, dure, tronquée, munie de fibres. — Plante couverte de poils articulés, étalés, glanduleux.
Danslesmoissonsetsurtout dansles colzas. Planteintroduiteet naturalisée dans les cultures. Nancy, à la Malgrange, Heillecourt, Fléville (Sward), Bar-le-Duc à Varney (Æumbert). ©. Avril-mai.
13. V. arvensis ZL. Sp. 18. (Véronique des champs.) — Fleurs disposées en grappes terminales, spiciformes, à la fin lâches, très-allongées et dépassant la tige en longueur ; pédicelles dressés-étalés, cylindriques, deux fois plus courts que le calice ; les inférieurs alternes ; bractées égalant les fleurs. Calice à quatre lobes linéaires-lancéolés, très-inégaux, velus. Corolle petite, d’un bleu pâle, blanche à la gorge. Style égalant l’échancrure du fruit ou un peu plus court. Capsule à peine plus large que haute, exactement en cœur renversé, comprimée, divisée jusqu'au tiers en deux lobes ciliés et séparés par un sinus aigu. Feuilles opposées, dentées en scie, d'un vert pâle, un peu luisantes, munies de trois fortes nervures ; feuilles inférieures ovales, pétiolées, souvent rougeñtres en dessous ; les supérieures sessiles, ovales en cœur, à paires écartées. Tiges tantôt soltaires, tantôt nombreuses et formant buisson, courtes ou très-allongées, simples ou rameuses, dressées ou ascendantes. Racine grêle, oblique, rameuse. — Plante polymorphe, munie de poils articulés disposés sur deux rangs dans le bas des tiges.
Commun dans les champs, les lieux stériles de tous les terrains. ©. Mars-octobre.
14. V. verna ZL. Sp. 19 (Véronique printanière.) — Fleurs disposées en grappes terminales, spiciformes, assez denses, à la fin plus longues que la tige : pédicelles dressés. cylindriques, une fois plus courts que le calice; les inférieures alternes ; bractées égalant presque les fleurs. Calice à quatre lobes inégaux, linéaires-lancéolés, velus-glanduleux, plus longs que la corolle. Corolle petite, d’un bleu pâle. Style court, égalant l’échancrure du fruit. Capsule beaucoup plus large que haute, en cœur renversé, comprimée, ciliéeglanduleuse, superficiellement échancrée, à lobes écartés, séparés par un sinus obtus. Feuilles opposées, d’un vert pâle, souvent rougeâtres en dessous, un peu velues, se transfor-
mant peu à peu en bractées ; feuilles radicales ovales, atténuées en pétiole, pinnatifides, à 5-7 lobes obtus, dont le supérieur plus large et plus long. Tiges grêles, courbées à la base, puis dressées, roides, fermes, simples ou rameuses. Raeine pivotante, longue, rameuse. — Plante de petite taille, munie dans le bas de poils courts erépus et dans le haut de poils plus longs glanduleux.
Peu commun ; sur l’alluvion silicieuse. Nancy à Montaigu ; Rosières-aux-Salines (Soyer- Willemet) ; Lunéville (Guibal). Creutzwald et Bitche (Holandre) ; Saint-Avold (Box). Epinal (Mougzot) ; Châtel-sur-Moselle (docteur Berher) ; Remiremont (Gauvain). ©. Avril-mai.
Sect. 3. Ompnarospoza Bess. Enum. Volh. p. 85. — Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ou en grappe feuillée ; graines profondément creusées en coupe sur une face, convexes sur l'autre.
15. V. triphyllos ZL. Sp. 19. ( Véronique à trois lobes.) — Fleurs en grappe feuillée ; pédoncules droits, plus longs que le calice. Calice à quatre lobes oblongs, obtus, velus-elanduleux, un peu inégaux. Corolle d’un beau bleu, plus rarement blanche ou violette. Style égalant le tiers de la longueur de la cloison du fruit. Capsule grande, orbiculaire, gonflée à la base, comprimée au sommet, ciliée-glanduleuse, devenant bleuâtre par la dessiccation, échancrée au sommet; sinus de l’'échancrure aigu. Feuilles un peu épaisses, velues, d’un vert sombre, souvent rougeñûtres en dessous ; les inférieures opposées, les supérieures alternes ; les radicales pétiolées, ovales, entières ; les caulinaires moyennes sessiles, arrondies à la base, palmatifides, à cinq segments oblongs et obtus ; le supérieur plus grand ; feuilles supérieures tripartites. Tiges couchées à la base, puis dressées, flexueuses, ordinairement rameuses ; rameaux étalés, — Plante toute couverte de poils fins, articulés, glanduleux.
Commun dans les champs sablonneux. ©. Mars-mai.
16. V. præcox All. Auet. p. 5, tab. 1, f. 1. (Véronique précoce.) — Fleurs en grappe feuillée ; pédoncules droits, plus longs que le calice. Calice à quatre lobes oblongs, velus-glanduleux, un peu inégaux. Corolle d’un beau bleu. Style égalant la moitié de la longueur de la cloison du fruit. Capsule ovale-orbiculaire, plus haute que large, gonflée, ei-
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lite glanduleuse, échancrée au sommet; sinus de l’échancrure obtus. Feuilles inférieures et moyennes pétiolées, ovales, irrégulièrement et profondément crénelées ; les supérieures ovales, souvent entières. Tiges dressées ou ascen— dantes, pubescentes. Racine fibreuse. — Plante couverte de poils fins, articulés, souvent glanduleux.
Rare ; dans les champs. Besange-la-Grande près de Vic sur les marnes irisées (Suard). Dans la Moselle sur les coteaux du calcaire jurassique à Auboué, Beaumont, Tichémont et Grimont (Holandre) ; Saint-Avcld, Philsberg (Box) ; eutre Courcelles et Remilly, Saury-sur-Nied (Dr Humbert). ©. Mars-mai.
17. V. agrestis L. Sp. 18 ( Véronique agreste.) — Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ; pédoncules non sillonnés, égalant presque les feuilles, cour bés au sommet après la floraison. Calice à lobes lancéolés, trés-obtus. Corolle rose ou bleuûtre, veinée de bleu, avec le lobe inférieur toujours blanc. Style égalant la moitié de la longueur de la cloison du fruit.
Capsule presque : aussi haute que large, en cœur renversé, réticulée-veinée, gonflée, mais étroitement carénée sur les bords, munie de poils épars et glanduleux ; sinus profond, étroit, aigu. Graines À à 5 dans ‘chaque loge. Feuilles d’un vert pèle, Jamais glaucescentes en dessous, ovules- -oblonques, crénelées, souv ent en cœur à la base ; les inférieures opposées. Tiges couchées, rameuses dès la base. Racine grêle, pivotante, rameuse,
Commun dans les lieux cultivés de tous les terrains. ©. Mars-octobre.
18. V. didyma Zen. FI. nap. prodr. p. 6. (Véronique didyme.) — Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ; pédoncules non sillonnés, égalant presque les feuilles, courbés au sommet après la floraison. Calice à lobes fortement veinés, largement ovales, atténués au sommet presque aiqu. Corolle d'un beau bleu, même sur le lobe inférieur, striée. Style égalant presque la longueur de la cloison du fruit. Capsule plus large que haute, en cœur renversé, non réticulée, ventrue et arrondie sur les bords, couverte de poils fins, serrés et glanduleux ; sinus aigu. Graines 8-10 dans chaque loge. Feuilles glaucescentes en dessous, luisantes en dessus, un peu épaisses, en cœur el presque ‘rénifor mes, pr ofondément creneltes, presque incisées. Tiges couchées, rameuses dès la base, — Plante ordinairement plus grèle que la précé-
dente, très-peu velue au printemps, mais se couvrant de poils plus nombreux vers l'automne.
Commun dans les lieux cultivés de tous les terrains. ©. Mars-octobre.
19. V. persica Poir. Dict. 8, p. 542 (1808); V. Buxbœaumii Ten. FI. nap. 1, p. 7, tab. 1; Godr. FI. lorr., éd. 1,4. 2, p. 164. (Véronique de Perse.) — Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ; pédoncules non sillonnés, courbés au sommet après la floraison, plus longs que les feuilles. Calice à lobes lancéolés, aiqus, ciliés, et munis de fortes nervures. Corolle grande, bleuätre, veinée. Style égalant presque la hauteur de la closon du fruit. Capsule mesurant en largeur plus du double de sa hauteur, réticulée-veinée, velueglanduleuse, comprimée et insensiblement amincie sur les bords en carêne aiquë, à sinus superficiel obtus, à lobes très-écartés et un peu rétrécis vers le sommet. Graines 6 à 8 dans chaque loge. Feuilles ovales-arrondies, dentées en scie, en cœur à la base ; les inférieures opposées. Tiges couchées, rameuses dès la base, radicantes aux premières divisions. Plante plus ou moins couverte de poils longs et articulés, s distinguant de prime abord des deux espèces précédentes par la grandeur de ses fleurs, la largeur et la forme de ses capsules.
4 Genuina Nob. Feuilles larges, profondément dentées, d'un tiers plus courtes que les pédoncules ; plante plus forte, plus velue.
6 Kochiana Nob. Feuilles plus petites, superficiellement dentées, n’égalant pas la moitié du pédoncule; plante peu velue ; tige filiforme. V. hospita var. 6 Mert. et Koch, Deutsch. Ft. 1, p. 332 ; V. filiformis DC. F1. fr. 6, p. 388, non Sm.
Nancy, entre Malzéville et Pixerécourt ÆSuard); Liverdun (Vincent), Pompey (Monard et Taillefert). Metz, au Sablon, à Montiguy (Holandre). Saury-sur-Nied, forêt de Creutzwald (Dr Humbert). Coramercy, sur les marnes oxfordiennes (Briard). Mirecourt (Mowgeot) ; Epinal (docteur Berher). ©. Avril-mai.
20. V. hederæfolia L. Sp. 19. (Véronique à feuilles de lierre.) — Fleurs solitaires à l’aisselle des feuilles ; pédoncules sillonnés, courbes au sommet après la floraison,
égalant les feuilles où plus longs. Calice à lobes en cœur, acuminés, aigus, longuement ciliés, appliqués sur la capsule, saillants en dehors par les côtés, ce qui donne au calice une forme quadrangulaire. Corolle plus courte que le calice, blanche ou d’un bleu pâle, veinée. Style n’égalant pas la moitié de la hauteur de la cloison du fruit. Capsule glabre, à peine émarginée, formée de deux sphères adossées et creusées d’un sillon sur le bord; une, plus rarement deux graines dans chaque loge, beaucoup plus grosses que dans les autres espèces de la section. Feuilles toutes pétiolées, un peu charnues et velues ; les inférieures opposées ; les supérieures alternes ; les radicales ovales, entières ; les caulinaires orbiculaires, en cœur à la base, à cinq, plus rarement toutes à trois lobes ; lobes ordinairement obtus, quelquefois aigus (V. Lappago Schrank, Baier. F1. 1, p. 218) ; le lobe supérieur très-grand. Tiges couchées, rameuses, souvent radicantes à la base. — Plante munie de longs poils articulés, étalés.
Commun dans les champs, au bord des haies sur tous les terrains. ©. Mars-mai.
Trib. 6. RHINANTHACEÆ DC. F1. fr. 3, p. 454. — Corolle irrégulière, tubuleuse, à limbe bilabié. Etamines 4, didynames ; anthères à 2 loges distinctes, paralleles, s’ouvrant chacune par une fente longitudinale et mucronées au sommet ; point d’appendice représentant la cinquième étamine. Capsule comprimée, à 2 loges, à 2 valves entières, à déhiscence loculicide.