‹ Flore de LorraineChapitre 59 sur 508 · RORIPA Scop · texte numérisé non relu

RORIPA Scop

Calice égal à la base. Pétales égaux, entiers. Etamines à filets dépourvus d’aile ou d’appendice. Silicule déhiscente, oblonque, ou globuleuse, un peu comprimée par le dos, à valves convexes dès les bords et dépourvues de nervure dorsale. Graines bisériées. Cotylédons plans, ovales, entiers ; radicule latérale.

1.R. nasturtioïdes Spach, Vég. phanerog. 6, p. 506; Sisymbrium Es Leyss. Fl. hal. 679 ; Nasturtium pa lustre DC. Syst. 2, p. 191; Godr. FI. lorr., éd. ds 6.2) p. 62. (Roripe faux-cresson. ) — Calice étalé, à sépales ovales, obtus, colorés, aussi longs que les pétales. Siliques linéaires-elliptiques, assez épaisses, étalées à angle droit et mème un peu réfléchies, longues de 6-8 millim. égalant les pédoncules. Graines bisérices, jaunàtres, ov ales, finement ponctuées. Feuilles toutes pinnaliséquées, à segments nom breux, lancéolés, dentés, décurrents sur le rachis par leur bord supérieur ; le segment supérieur plus grand, lobé ; pétiole dilaté à la base en oreillettes arrondies. Tiges dressces, sillonnées; ri imeaux nombreux, étalés. Racine verticale, fibreuse. — Plante glabre ; à fleurs plus petites et plus pâles que dans les autres espèces.

Lieux humides. Nancy, à Maxéville, Boudonville; Saint- Nicolas-de-Port (Soyer- Willemet) ; Lunéville (Guwibal); Château-Salins (Léré) ; Dieuze, Sarrebourg (de Baudot). Metz, au Pâté, ruisseau de la Cheneau, les Etangs (Xolandre), Moulins, Peltre, la Vacquinière (D' Humbert), Grigy (Monard et Taillefert), Aubécourt près de Remilly (Monard); Bitche (Warion). Commercy (Maujean) ; Verdun, aux bords de la Meuse {Doisy). Vosges, commun dans toute la région montagneuse (Berher). ©). Juin-septembre.

2, R. pyrenaïca Spach, Vég. phan. 6. p. 508; Sisymbrium pyrenaicum L. Sp. 916; Nasturlium pyrenaicum R. Brown, Hort. Kew. éd. 2, t. 4, p. 110; Godr. FL. lorr., éd. 1, 1. 1, p. 63. (Roripe des Pyrénées.) — Calice étalé, à sépales oblongs, colorés, un peu plus courts que les pétales. Siliques elliptiques, arrondies, très-Ctalées, mais jamais réfléchies, longues de 3-4 mill., quatre fois plus courtes que les pédoneules. Graines unisériées, brunes, élégamment alvéolées. Feuilles radicales longuement pétiolées, tantôt entières, arrondies ou obovées, quelquefois en cœur à la base, tantôt Iyrées, ordinairement détruites au moment de la floraison ; les caulinaires pinnatiséquées, à 7-11 segments écartés, linéaires, très-étroits, entiers ; les 2 segments inférieurs embrassant la tige comme par deux oreillettes. Tiges sgrèles, flexueuses, dressées, rameuses au sommet. Souche verticale, fibreuse. — Plante un peu velue inmférieurement, glabre supérieurement ; fleurs jaunes, en grappes plus courtes que dans les espèces voisines.

Toutes les vallées du versant oriental des Vosges. Prairies de la Haute-Moselle jusqu’à Ramonchamp (Perrin). % Mai-juin.

3. R. amphibia Less. en. pl. Volh., p. 27; Sisymbrium amphibium L. Sp. 917 ; Nasturtium amphibium R. Brown, Hort. Kew., éd. 2, t. h, p. 110 ; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p. 63. (Roripe amphibie.) — Calice étalé, à sépales ovalesoblongs, jaunâtres, plus courts que les pétales. Siliques étalées à angle droit, longues de 3-6 millim., trois ou quatre fois plus courtes que les pédoncules. Graines irrégulièrement bisériées, ovales, brunes et presque lisses. Feuilles toutes lancéolées, entières (var. x indivisa DC. Syst. 2, p. 197), ou bien les inférieures pectinces-pinnatifides et les Supérieures entières (var. 6 variifolia DC, L. €.), toutes atténuées en pétiole souvent auriculé à la base (war. + auri-

culata DC.l.e.). Tige dressée où un peu couchée à la base, ordinairement épaisse, fistuleuse, sillonnée ; rameaux étalés-dressés. Souche courte, prémorse, poussant des stolons rampants. — Fleurs d’un jaune vif.

4 Longisiliqua Nob. Siliques elliptiques, atténuées aux deux extrémités; style 2-3 fois plus court que la silique. N. riparium Wallr. Sched. 373; Cochlearia amphibia 2. Siliquis ellipticis Led. FT. Rossic. 1, p. 160.

6 Rotundisiliqua Nob. Siliques globuleuses ; style presque aussi long qu’elles. W. aquaticum Wallr. L. ce. ; Cochlearia amphibia 6 siliquis suborbiculatis Led. L. c.

Fu dans les lieux humides de tous les terrains. Z Juinjuillet.

k. R. rusticana Godr. et Gren. FI. France, 1, p. 127 ; Cochlearia Armoracia L. Sp. 90h; Armoracia rusticana FI. der Wett. 2, p. L96 ; Godr. F1. lorr., éd. 1, t. 1, p. 61. (Raifort rustique.) — Calice lâche, à sépales ovales, obtus, de moitié plus courts que les pétales. Silicules renflées, globuleuses, beaucoup plus courtes que les pédoncules étalés. Graines 5-6 dans chaque loge. Feuilles radicales grandes, longuement pétiolées, ovales-oblongues, en cœur à la base, crénelées ; les caulinaires inférieures pinnatifides ; les supérieures lancéolées, crénelées, ou linéaires, entières. Tige dressée, assez épaisse, sillonnée, fistuleuse, rameuse au sommet, Souche charnue, épaisse, cylindrique, àcre, poussant des stolons souterrains. — Plante tout à fait glabre ; à rameaux nus ; à feuilles vertes, un peu épaisses et luisantes ; à fleurs blanches.

Prairies humides, où il s’est naturalisé. Nancy, prairies des bords de la Meurthe jusqu’à Frouard, à Sainte-Anne près de Laxou; Toul, au bastion Saint-Mansuy (Husson) ; Sarrebourg, abonde le long du ruisseau du Stock, depuis l’Etang jusqu’à Langatte (de Baudot). Bouzonville, le long de la Nied (Léo); Sarreguemines (Warion). Bar-le-Duc (Humbert); Prairies de la vallée de la Meuse près de Stenay (Cardot). % Mai-juin.

Page 1