CAMELINA Crantz
Calice égal à la base. Pétales égaux, entiers. Etamines à filets dépourvus d’aile et d’appendice. Silicule déhiscente, obovée ou turbinée, déprimée sur les bords, à valves très convexes, munies d’une nervure dorsale, contractées au som-
met en ux prolongement étroit qui embrasse la base du style. Graines bisérites. Cotylédons plans, ovales, entiers ; adicule dorsale.
1. C. fœtida Fries, Nov. mant. 3. p.70; C.dentata Godr. FL. lorr., éd. 1, t. 1, p. 68. (Caméline fétide). — Calice lâche. Pétales à limbe Ctroit, obtus. Silicules mûres Jaunàtres, obovées, renflées, à bords peu saillants et obtus ; à ralves molles, réticulées et munies d’une faible nervure dorsale., Graines jaunâtres. Feuilles caulinaires linéaires oblongues, sinuées-dentées ou pinnatifides. Tige dressée, rameuse au sommet, — Se distingue en outre de lespèce suivante par ses feuilles plus longues, plus étroites et plus molles ; par ses silicules plus grandes, se rapprochant davantage de la forme globuleuse, étalées en grappe plus Biche et plus allongée ; par ses valves plus minces; par ses graines plus grosses.
Introduit et naturalisé chez nous, mais exclusivement dans les champs de lin. ©. Juin-juillet.
2. C. sativa Fries, Nov. mant. 3, p. 27. (Caméline cultivée). — Calice lâche. Pétales à limbe étroit, obtus. Silicules müres jaunâtres, pyriformes, atténuées à la base, étroitement déprimées sur les bords ; valves dures, réticulées et parcourues par une nervure dorsale. Graines Jaunàtres. Feuilles caulinaires moyennes oblongues-lancéolées, auriculéés à la base, entières ou dentées. Tige dressée, cylindrique, simple ou rameuse. — Plante peu velue, à poils courts, bi-trifides ; à fleurs jaunes, disposées en grappe peu allongée,
Cultivé et subspontané dans les moissons. ©. Juin-juillet.
3. C. sylvestris Wallr. Sched. 347 ; C. microcarpa Andrz. in DC. Syst. 2, p. 517. (Caméline sauvage). — Calice lâche. Pétales étroits, oblongs-cunéiformes. Silicules mures grisâtres, pyriformes, plus petites et moins oblongues que dans l’espèce précédente, plus largement déprimées sur les bords ; valves dures, finement ponctuées et parcourues par une nervure dorsale. Graines brunes. Feuilles caulin: ires nombreuses, lancéolées, presque entières, auriculées à la base. Tige dressée, simple ou rameuse. — Plante roide et grèle, velue ; à grappe fructifère bien plus longue que dans l’espèce précédente ; fleurs d’un jaune pâle.
Assez rare; moissons. Nancy, sur le calcaire jurassique, au Champ-le-Bœuf, Champigneules, Liverdun, Rogéville ; Pontà-Mousson ; Toul ; Chäteau-Salins, Sarrebourg sur le muschelkalk (de Baudot), Metz, à Belletanche, Borny, Colombé, Saulny, Rupt de Mad (Holandre); Gorze (Tailefert) ; Sarralbe (Warion) ; Amnéville (Barbiche) ; Saint-Mihiel (Léré) ; environs de Montmédy (Bénot), Baalon (Cardol. Neufchâteau (de Baudot) ; Rambervillers (Bil'ot). ©. Juin-juillet.