Éureroos, qui croît dans les rochers
me) — DIŒCIE — PENTANDRIE
GUI (1). Fleurs mâles : calice quadripartite ; corolle nulle ; filaments nuls ; anthères adnées au calice. Fleurs femelles : calice tétraphylle supérieur ; style nul ; corolle nulle ; baie pulpeuse, uniloculaire, monosperme ; semence cordiforme.
Gui commun. DIcT. BOT., n° 1.
Viscum album. Lin. sP., 1451.
Feuilles lancéolées, obtuses.Tige dichotome, Épis axillaires. Ligneuse.
Petit arbuste toujours vert, parasite, formant des touffes globuleuses d’un à deux pieds de diamètre.Tiges nombreuses, chargées de rameaux souvent verticillés, quelquefois dichotomes, divergents et articulés, leurs extrémités formant des nœuds qui les unissent par engrènement. Feuilles opposées, lancéolées, obtuses, très entières, coriaces et légèrement nerveuses des deux côtés, Fleurs dioïques, ramassées en bouquets sessiles dans les aisselles des feuilles et des rameaux. Fleurs mâles : calice quadrifide ; quatre étamines, chaque division calicinale portant une large anthère sessile sur la surface supérieure. Fleurs femelles : calice composé de quatre petites folioles placées sur le germe ; un stigmate sans style ; baies globuleuses blanches, remplies d’un suc mucilagineux ; une semence comprimée et cordiforme.
Cette plante singulière croît sur différentes espèces d'arbres, mais plus communément sur les chênes et sur les pommiers. Elle est fameuse par les cérémonies religieuses des druides, anciens prêtres gaulois, qui la révéraient comme une plante sacrée. Ils tenaient leurs assemblées sous des chênes chargés de gui. Un druide revêtu d’une robe blanche montait sur l'arbre, coupait le gui avec une faux d'or et, après l'avoir consacré, le distribuait au peuple pour des usages superstitieux. (Pline. Hist. nat., lib. XVI, cap. 44.) Cette consécration des plantes, si familière aux prêtres païens, fut adoptée par les prêtres chrétiens, qui n'ont pas du moins souillé leurs autels par des sacrifices sanglants. Il est étonnant que les druides, imbus du dogme de la métempsychose, se soient faits les ministres des horribles sacrifices de sang humain si fréquents parmi les Gaulois. (Cæsar. De bello gallico. lib. VI). Les Romains exterminèrent ces monstres lorsqu'ils firent la conquête des Gaules et Pline observe qu'on ne saurait assez estimer le service qu'ils rendirent à l'humanité. Mais le gui conserva sa réputation et les médecins l'ont regardé pendant longtemps comme un excellent remède contre l’épilepsie et autres maladies convulsives. On préfère toujours celui qui croît sur le chêne, quoique ses vertus ne soient pas plus réelles que celles du gui des pommiers. On le fait entrer dans la composition de la poudre de guttète dont on se sert inutilement dans les maladies convulsives des enfants.
MYRICA (2).
Myrica galé. Dec. FL. FR., III, 301.
Myrica gale. Lin. sP., 1453.
CHANVRE (3). Fleurs dioïques. Corolle nulle. Fleurs mâles : calice quinqué- è partite. Fleurs femelles : calice monophylle, entier, entr'ouvert d'un côté. Noix bivalve, renfermée dans le calice fermé.