Peuplier noir. FL. FR., 242, u
Populus nigra. LIN. sp., 1464. ° Feuilles glabres des deux côtés, acuminées, serretées, deltoïdes, le diamètre longitudinal surpassant le transversal. Ligneuse.
Grand arbre, dont l'écorce est grisâtre, les branches grosses, très ouvertes et les boutons résineux. Feuilles alternes, deltoïides, acuminées, dentées en scie, glabres des deux côtés, plus longues que larges, dépourvues de glandes à la base, portées sur des pétioles comprimés, faibles et recourbés vers le sommet. Fleurs dioiques, amentacées. Chatons mâles cylindriques et pendants. Écailles calicinales déchirées, glabres. Étamines en nombre variable de huit à seize.
Cet arbre croit et prospère dans les terrains humides et réussit mal partout ailleurs. Il fleurit vers le commencement du printemps. Lorsqu'on lui coupe la tête, il se charge d'un grand nombre de grosses branches exploitables de six en six ans. Le bois qui provient de ces coupes réglées est d’une très grande ressource pour le chauffage. Les possesseurs de grandes prairies augmenteraient considérablement leurs revenus par des bordures de peuplier noir sur les côtés et sur les canaux d'irrigation. Son tronc acquiert en peu de temps plus de grosseur que celui du peuplier d'Italie. Son bois, quoique blanc et léger, peut servir pour plusieurs ouvrages de charpente intérieure. Son écorce est employée pour la préparation du maroquin. Les habitants du Kamtchatka en font du pain et les moutons en mangent lorsqu'elle est pulvérisée. Les bourgeons entrent dans la composition de l’onguent populeum. Cet onguent est un excellent remède adoucissant et anodin, dont on se sert avec succès pour calmer les douleurs causées par le gonflement des hémorrhoïdes et des mamelles des nourrices.