‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1038 sur 1213 · PIN · texte numérisé non relu

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Calices biflores. Ariste de la fleur mâle dorsale, réfléchie. Vivace.

Racine fibreuse dans les endroits incultes, tuberculeuse dans les jardins. Tiges droites, articulées, ayant les genoux colorés, tantôt glabres, tantôt velus : s’élevant jusqu’à trois et quatre pieds. Feuilles planes, larges d'environ trois lignes, ordinairement velues, souvent glabres dans les jardins, ayant à l'entrée de la gaîne une languette courte et obtuse. Fleurs glumacées. Panicule égale et diffuse. Calice bivalve, biflore. Valves calicinales inégales, aiguës, scarieuses : la plus grande subtrinervée, presqu’aussi longue que la bâle florale ; la plus petite carénée, plus courte de moitié que la fleur correspondante. Bâles florales insérées au milieu d'une collerette de poils blancs : l’inférieure mâle, avec deux petites lames à la place du germe, portant sur le dos de sa valve florale extérieure une longue ariste géniculée ; la supérieure hermaphrodite, ayant aussi deux petites lames à la base du germe et portant sur sa valve florale extérieure une très

courte ariste insérée au dessous du sommet.

Cette plante croît naturellement sur les crêtes des fossés et dans les pâturages incultes. Elle forme le fond herbeux de nos touyas, où elle offre une nourriture abondante aux bestiaux. Ses feuilles radicales, longues et touffues, fauchées avec les tiges de l’ajonc, sont la meilleure matière de nos fumiers. Elle fleurit au commencement de l'été. La variété à croît dans les jardins, qu’elle infeste. Sa racine tuberculeuse fait périr les plantes cultivées en poussant des jets nombreux au milieu de leurs racines.

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