POLYGAMIE
Tableau général des genres.
MONOËECIE
HOUQUE, holcus. Fleurs hermaphrodites : calice, bâle uniflore, bivalve ; corolle, bâle aristée ; trois étamines ; deux styles ; une semence. Fleurs mâles : calice, bâle bivalve ; corolle nulle ; trois étamines.
BARBON, andropogon. Calice, bâle univalve, uniflore ; corolle, bâle vivalve, l'une des valves portant une ariste à sa base. Fleurs hermaphrodites : trois étamines ; deux styles ; une semence. Fleurs mâles :
trois étamines.
VAILLANTIE, vaillantia. Fleurs hermaphrodites : calice nul ; corolle partagée en quatre divisions ; quatre étamines ; style bifide ; une semence. Fleurs mâles : calice nul ; corolle partagée en quatre ou trois parties ; quatre étamines, rarement trois.
1. — Ce qui a été dit de la monœcie et de la diœcie est encore plus vrai de la polygamie. Le caractère de la classe est que les plantes qui en font partie peuvent avoir des fleurs mâles, des fleurs femelles et des fleurs hermaphrodites, soit sur le même pied soit sur des pieds différents. 11 est impossible de rien imaginer de moins caractéristique. Aussi cette division ne tarda-t-elle pas à être abandonnée. On ne la trouve déjà plus dans Gmelin. Il paraît expédient de s’en tenir au caractère d’après lequel Jussieu a formé sa 15° classe, la diclinie, qui contient toutes les plantes à fleurs unisexuelles, sans rechercher si les plantes de sexe différent sont ou non sur le même pied, si elles sont ou non entremêlées de fleurs hermaphrodites. II y aurait cependant une distinction à faire dans la diclinie, suivant que la fleur est unisexuelle par simple avortement des organes de l’autre sexe, ou qu'elle a une organisation différente pour chaque sexe. Le lychnis dioïque, par exemple, ne diffère des autres lychnis que par l'absence, dans chaque fleur, soit du pistil, soit des étamines. Dans le chêne, au contraire, les fleurs mâles et les fleurs femelles sont différentes non seulement par leur sexe mais par toute leur organisation et même par l’inflorescence.
— 737 — POLYGAMIE — TRIŒCIE
ERABLE, acer. Fleurs hermaphrodites : calice quinquéfide ; corolle pentapétale ; huit étamines ; deux styles ; capsule mono, di ou trisperme, terminée par une aile. Fleurs mâles : calice quinquéfide ; corolle pentapétale ; huit étamines.
PARIÉTAIRE, parietaria. Fleurs hermaphrodites : calice quadrifide ; corolle nulle ; quatre étamines ; un style ; une semence. Fleurs femelles : calice quadrifide ; corolle nulle ; un style ; une semence.
ARROCHE, atriplex. Fleurs hermaphrodites : calice pentaphylle ; corolle nulle ; cinq étamines ; style bifide ; une semence. Fleurs femelles : calice diphylle ; corolle nulle ; une semence.
*Eupborbe. (Voir dans la Dodécandrie).
DIOËECIE
FRÊNE, fraxinus. Fleurs hermaphrodites : calice nul ou quadripartite ; corolle nulle ou tétrapétale ; deux étamines ; un pistil ; une semence. Fleurs femelles : calice nul ou quadripartite ; corolle nulle ou tétrapétale ; un pistil ; une semence.
*Houx commun. (Voir dans la Tétrandrie).
TRIOECIE
FIGUIER, ficus. Réceptacle commun turbiné, connivent, charnu, renfermant
dans son sein des fleurs apétales, mâles ou femelles.
Fleurs femelles : calice quinquépartite ; corolle nulle ; un pistil ; une semence. Certains individus ne portent que des fleurs femelles.
Fleurs mâles : calice tripartite ; corolle nulle ; trois étamines. Certains individus ne portent que des fleurs mâles : ils sont nécessairement stériles.
Fleurs femelles et fleurs mâles renfermées dans le même réceptacle commun.
HOUQUE. Fleurs hermaphrodites : calice, bâle uniflore, biflore, triflore ; corolle, bâle garnie d’ariste ; trois étamines ; deux styles ; une semence. Fleurs mâles : calice, bâle bivalve : corolle nulle ; trois étamines.