Arroche étalée. DICT. BOT., n
Atriplex patula. LiN. sP., 1494.
Tige herbacée, étalée. Féuilles subdeltoïdes, lancéolées. Calice du fruit denté sur le disque. Annuelle.
Tige rameuse et diffuse, glabre, verte et cannelée, dont les premiers rameaux sont opposés et ordinairement étalés ou couchés sur la terre ; les autres alternes, très ouverts, s’élevant jusqu’au delà d'un demi-mètre, ou depuis un pied et demi jusqu’à ‘trois. Feuilles presque toutes alternes, pétiolées, subdeltoïdes, oblongues, plus ou moins sinuées et dentées ; tantôt avec deux oreillettes latérales courbées en -avant, tantôt avec une seule et quelques dentelures vagues ; les supérieures lancéolées ou lancéolées-linéaires et très entières ; toutes très glabres et garnies de quelques poils farineux en dessous. Fleurs disposées par pelotons sessiles, formant des épis axillaires et terminaux. Calice des fleurs hermaphrodites ou plutôt mâles divisé jusqu’à la base en cinq folioles concaves, ovales, scarieuses et blanchâtres sur la bordure, Etamines au nombre ordinaire de cinq. Filaments opposés aux divisions du calice. Anthères rouges et bilobées. Calice des fleurs femelles diphylle. Style bifide. Semence comprimée, renfermée entre les deux folioles calicinales planes, hastées, appliquées l’une contre l’autre, portant sur leur dos quelques pointes herbacées, qui manquent souvent.
Cette plante croît dans le voisinage des lieux cultivés. Elle fleurit pendant l'été. Je n'ai jamais observé ni style ni germe dans les fleurs à étamines. Les grappes fructifères n'offrent que des fruits provenant de fleurs femelles, en
sorte que l’arroche étalée appartient plutôt à la monœæcie qu'à la polygamie.
FRÊNE (1). Fleurs hermaphrodites : calice nul ou quadripartite ; corolle nulle ou tétrapétale ; deux étamines ; un pistil ; une semence lancéolée. Fleurs femelles : un pistil lancéolé.
Frêne commun. DICT. BOT., n° 1.
Fraxinus excelsior. LIN. SP., 1500.
Folioles serretées. Fleurs apétales. Ligneuse.
Arbre élevé, dont l'écorce est unie et cendrée, le bois blanc, dur et flexible, les branches opposées. Feuilles pennées avec impaire, à folioles opposées, lancéolées, dentées en scie. Fleurs apétales, hermaphrodites sur un pied, femelles sur un autre, quelquefois sur le même, disposées en panicules branchues terminant les rameaux, précédant les feuilles. Calice nul. Deux étamines opposées à la base de chaque germe dans les fleurs hermaphrodites. Semences lancéolées, renfermées dans des capsules membraneuses, uniloculaires.
Cet arbre croît dans les terrains humides. Il fleurit au commencement du printemps. On le trouve dans les plaines et dans les montagnes.
Le frêne fournit plusieurs objets d'une grande utilité dans les arts et dans
1. — Frax, fraces, marc d'olives. Le frêne est de la même famille que l'olivier.
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la médecine. Son bois est dur et flexible. On le préfère pour des brancards et autres pièces de charronnage ; on en fait des manches d'outils, on s’en sert pour armer les lances, on en fait des cerceaux, etc. Les feuilles du frêne sont une excellente nourriture pour les moutons, qui en sont friands. Les mouches cantharides vivent sur le frêne, dont elles dévorent les feuilles ; on sait que ces insectes sont la base des emplâtres vésicatoires. L'écorce de la racine et du tronc du frêne commun est reconnue pour apéritive et fébrifuge. L'eau qui coule par les deux bouts d’une jeune branche de frêne mise en travers sur le feu est regardée comme un excellent remède pour guérir la surdité, lorsque
cette maladie n’est pas l'effet d’un vice de conformation ou de la présence de
quelque corps étranger. La manne est un suc qui transsude des feuilles d’une espèce de frêne (fraxinus ornus) ; on la recueille en Italie et dans quelques départements de la France.
FIGUIER. Réceptacle commun, turbiné, charnu, connivent, renfermant dans son sein des fleurs mâles et des fleurs femelles, tantôt sur le même arbre, tantôt sur des individus séparés.
Fleurs mâles : calice tripartite ; corolle nulle ; trois étamines. Fleurs femelles : calice quinquépartite ; corolle nulle ; un pistil ; une semence.
Figuier commun. DICT. BOT., n° 1 Ficus carica. LIN. sP., 1513.
Feuilles trilobées, scabres en dessous. Réceptacles lisses, turbinés et ombiliqués. Ligneuse.
a. Figuier sauvage, stérile.
Ficus caprificus (1). BAUH. PIN., 457.
b. Figuier cultivé.
1. — C'est avec les rameaux chargés de fruits de cette espèce de figuier que les anciens pratiquaient ce qu’on a appelé de son nom la caprification. Plus tard on a voulu expliquer et justifier cette méthode empirique en disant que les figues sauvages contenaient des étamines et que les insectes, après avoir pénétré dans l’intérieur de ces figues et s’y être chargés de pollen, allaient féconder les autres figugs. Mais il ne semble pas que cette explication soit nécessaire, la pratique de la caprification étant inutile. Personne n’y a recours dans nos pays, et les figuiers n’en portent pas moins quantité de figues succulentes.