Polytric commun. FL. FR
Polytrichum commune. Lin. sp., 1573.
Polytrich à tige simple et prolifère, dont les feuilles sont linéaireslancéolées et serrulées, les urnes oblongues et tétraèdres, et les coiftes velues.
Tiges droites, simples, feuillées, longues de quatre à huit travers de doigt, réunies en gazons amples, dont les uns ne portent que des urnes, les autres portant les gemmes. Feuilles linéaireslancéolées, très finement dentées en scie, ouvertes et ordinairement d’un vert obscur. Urnes oblongues et tétraèdres dans leur développement parfait, dont les progrès sont très lents; accompagnées d’un renflement remarquable de l'extrémité du pédoncule qui lui sert de base. Opercule conique, acuminé en pointe courte un peu courbée. Coiffe filamenteuse et roussâtre, enveloppant l’urne de tous côtés, déchirée néanmoins vers la base. Pédoncule terminal, long de trois ou quatre travers de doigt, enveloppé à la base par une gaïîne imbriquée formée des feuilles supérieures ; le sommet renflé du pédoncule forme l’apophyse qui se trouve à la base de l'urne. Péristome simple, garni de 32 petites dents dont les pointes sont fixées sur le bord d'une membrane orbiculaire et persistante qui ferme l'entrée de l’urne. Gemmes terminales, ayant la forme d’une petite coupe formée par des écailles minces, membraneuses, larges, pointues et imbriquées ; environnées par les feuilles supérieures rapprochées et ouvertes en rosette. I] sort annuellement du milieu de cette gemme un nouveau jet qui prolonge successivement la tige.
Cette plante est très commune dans les bois ; elle croît sur la terre et sur les bords des fossés couverts. Les urnes commencent à se montrer vers le milieu de l’hiver ; les gemmes ne paraissent qu'au printemps. Je crois qu'il y a une nouvelle floraison vers la fin de l'été.
1, — roks, nombreux ; Üof£, <o1/0<, cheveu. Coiffes velues,