Jungermanne des bois. DICT. BOT., n
Jungermannia nemorosa. LiN. sP., 1508.
Jungermanne dont les frondes sont doublement pennées en dessus, à pennules ciliées, avec les pédoncules au sommet.
Frondes subbipennées, droites, simples ou peu rameuses, sensiblement élargies vers le sommet, longues d'un à deux pouces et ramassées en gazons plus ou moins étendus. Feuilles distiques, arrondies, ciliées, convexes en dessus, concaves en dessous, minces et pointillées, accompagnées à leur base d'une petite oreillette couchée sur la foliole principale dans la partie supérieure de la fronde, qui paraît imparfaitement bipennée ou composée de deux rangées de folioles inégales de chaque côté. Les folioles principales ont leurs sommets renflés en forme de tubercule coloré qui disparaît dans leur développement parfait. Urnes ovoïdes, d’un brun livide, s'ouvrant presque jusqu’à la base en quatre divisions lancéolées, nues et disposées en croix. Pédoncule terminal, blanc, ayant jusqu'à six et quelquefois neuf ou dix lignes de longueur. Gaïîne extérieure, entière, tronquée, aplatie, élargie vers le sommet.
On trouve cette plante dans les bois, sur les escarpements des ruisseaux et sur les bords des fossés humides. Elle fleurit vers la fin de l'hiver et au commencement du printemps.
6. Jungermanne blanchâtre. FL. FR., 1269, vi. Jungermannia albicans. LIN. sp., 1590.
Jungermanne dont les frondes sont doublement pennées en dessus, les pennules linéaires et recourbées, et les pédoncules insérés au sommet.
Frondes subbipennées, linéaires, simples ou peu rameuses, ayant leurs bases couchées les unes sur les autres, longues d'un à deux pouces, ramassées en gazons courts, denses, d'un vert triste ou roussâtre. Feuilles distiques, linéaires, ordinairement aiguës, très entières et plus ou moins recourbées en arc, accompagnées à leur base d’une petite foliole ascendante dans la surface supérieure de la fronde, qui paraît imparfaitement bipennée ou composée de deux rangées inégales de folioles de chaque côté. Urne ovoïde, d'un brun livide ou noirâtre, s'ouvrant jusqu'à la base en quatre divisions nues, lancéolées et disposées en croix. Pédoncule terminal, blanc, ayant jusqu’à six lignes de longueur. Gaîne extérieure ovale, froncée au sommet avant la sortie
de l'urne.
Cette espèce est très commune dans les bois, sur les revers des fossés où elle couvre souvent des portions de surface très considérables. Elle fleurit vers le milieu de l'été.
Frondes imbriquées, ou feuilles imbriquées sur deux rangs couvrant tout à fait les tiges.
‘ 7. Jungermanne aplatie. FL. FR., 1260, vu.
Jungermannia complanata."LiN. sP.. 1500.
Jungermanne à tiges rampantes, dont les feuilles sont auriculées en dessous, imbriquées sur deux rangs de chaque côté ; rameaux égaux.
Frondes aplaties, rampantes, rameuses, entrelacées, entassées et plaquées, formant de petits gazons d’un vert jaunâtre et larges de deux ou trois pouces. Feuilles presqu'orbiculaires, un peu convexes, imbriquées sur deux rangs, couvrant toute la surface supérieure des tiges et des rameaux, garnies d'une petite oreillette placée à la base de leur surface postérieure ; les inférieures extrêmement petites et bifides. Urnes ovoïdes, d'un brun livide, s’ouvrant en quatre divisions linéaires, nues et disposées en croix. Pédoncules latéraux, blancs, n'ayant pas au delà de deux lignes de longueur. Calice extérieur, monophylle, oblong, aplati, tronqué ou légèrement arrondi au sommet.
On trouve cette plante sur les troncs des arbres et sur les pierres saillantes des vieux murs. Elle fleurit vers le milieu de l'hiver.