Jungermanne dilatée. FL. FR., 1260, 1x
Jungermannia dilatata. LiN. sp., 1600.
Jungermanne à tiges rampantes, dont les feuilles sont auriculées en dessous, imbriquées sur deux rangs, et les rameaux élargis au sommet.
Tiges rameuses, rampantes, entrelacées, étroites, portant latéralement des deux côtés ses rameaux divisés, subdivisés et plus ou moins élargis au sommet, formant des gazons plaqués, d’un vert obscur pendant la pluie et d'un pourpre noirâtre pendant la sécheresse. Feuilles presqu'orbiculaires, convexes en dessus, concaves en dessous, portant postérieurement vers leur base un petit appendice en forme d'oreillette, imbriquées sur deux rangs, couvrant tout à fait la surface supérieure de la tige et lui donnant la forme d'une petite tresse aplatie. Urnes globuleuses, noirâtres ou livides, s'ouvrant bientôt en cloche quadrifide jusqu’à moitié, semblable aux fleurs de caille-lait ; les quatre petites divisions réfléchies et garnies de petits filaments roussâtres.
* Pédoncules plus courts que leur gaîne extérieure, terminant les rameaux florifères, qui sont plus courts que les autres. Calice extérieur composé d’écailles ovoides échancrées et mucronées, plus grandes que les feuilles ; l’intérieur enveloppant immédiatement la base du pédoncule, en forme de corolle obovale, trifide et fermée.
Cette plante se fait remarquer sur les troncs des arbres, où elle forme des
plaques orbiculaires d'un pourpre noirâtre. On y voit des urnes pendant une grande partie de l’année.
4 9. Jungermanne noirâtre. FL. FR., 1269, x.
Jungermannia tamarisci. LIN. sp., 1600.
Jungermanne dont les tiges sont décomposées, portant les pédon-
cules au sommet ; feuilles arrondies, auriculées en dessous, garnies de stipules ovales et échancrées.
Tiges très étroites, rameuses, portant des rameaux divisés et subdivisés latéralement sur les deux côtés, ramassées en grand nombre, ascendantes et plus ou moins entrelacées, longues de trois ou quatre centimètres, formant des gazons lâches d'un vert obscur dans l’état humide et d'un pourpre noirâtre pendant la sécheresse. Feuilles presqu'orbiculaires, très petites, convexes en dessus, concaves en dessous, portant postérieurement à leur base un petit appendice en forme d'oreillette, imbriquées sur deux rangs, ce qui donne à la tige la forme d’une petite tresse aplatie. Stipules ovales, échancrées, couchées sur la surface postérieure de la tige, très distinctes et un peu distantes sur les tiges principales. Urnes globuleuses, d’un brun livide, s’ouvrant en cloche fendue jusqu'à moitié en quatre petites divisions garnies de poils et semblables à de petites fleurs de caille-lait. Pédoncules terminant des rameaux latéraux plus courts que les autres, longs d’un peu plus d’une ligne. Gaîne extérieure composée d'écailles ovoides et mucronées, plus rarement et moins sensiblement échancrées que dans la précédente espèce.
On trouve cette plante sur les troncs des vieux arbres. Elle fleurit vers le milieu du printemps.
10, Jungermanne platyphylle.
Jungermannia platyphylla. LIN. sp., 1600.
Jungermanne à tiges tombantes, imbriquées en dessous, dont les feuilles sont cordiformes, aiguës.
Jungermanne à feuilles plates. FL. FR., 1269, x.
Tiges rameuses, portant les rameaux divisés et subdivisés latéralement sur les deux côtés, deux fois plus larges au moins que celles des deux espèces précédentes, longues de trois à cinq pouces, ramassées en grand nombre et tombant les unes sur les autres, formant des touffes larges et d’un vert triste. Feuilles cordiformes, peu sensiblement aiguës, à peu près planes, étroitement imbriquées sur deux rangs, couvrant la surface supérieure des tiges et des rameaux aplatis, dont la surface inférieure est aussi couverte de petites feuilles obtuses et plus lächement imbriquées. Urnes globuleuses, d’un brun livide, assez grosses, latérales et presque sessiles, s'entr'ouvrant en grelot quadrifide jusqu’à moitié, dont les valves ne sont point velues intérieurement comme dans les deux précédentes espèces. Pédoncule très court, portant l’urne à la hauteur de la gaîne extérieure et tout à fait caché dans l'intérieure.
Cette plante croît sur les vieux murs exposés au nord et sur les troncs des vieux arbres. Les urnes sont visibles depuis le commencement jusqu'au milieu de l'hiver.
11. Jungermanne cotonneuse. Dec. FL. FR., Il, 436. Jungermannia tomentosa. SYST. NAT., 1352.
Jets redressés, entassés, pennés, imbriqués sur deux rangs ; feuilles
déchirées, cotonneuses, ciliées. Capsules terminales et solitaires.
Tiges couchées à la base, plus où moins redressées, au moins deux fois ramifiées en rameaux disposés sur les deux bords latéraux, ce qui représente des feuilles de fougère ; plusieurs tiges rapprochées formant des tiges d'un vert pâle. Feuilles imbriquées sur deux rangs, divisées en découpures étroites, liées entre elles par des poils nombreux, couchés et entrelacés, difficiles à distinguer sans le secours de la loupe ; les ramifications paraissent foliacées et distinctement ciliées. Capsules oblongues, s'ouvrant jusqu'à la base en quatre divisions oblongues, d'un brun purpurin, non réfléchies. Pédoncules latéraux. Gaîne cylindrique, velue.
J'ai trouvé cette plante à Rébénacq, dans un bois appartenant à Me de Bitaubé. Les capsules étaient encore renfermées dans leurs gaines vers le milieu du mois de mars.
Plantes sans tige. Expansions membraneuses.