‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1144 sur 1213 · Jungermanne perfoliée · texte numérisé non relu

Jungermanne perfoliée

Jungermannia perfoliata. |

Jets ramassés, élevés, sans division. Folioles opposées, perfoliées, incombentes, tournées du même côté, ovales-obtuses sans division.

Cette petite plante est remarquable par sa délicatesse, par son élégance et par la disposition singulière de ses folioles. Ses jets sont nombreux et divergents, simples, couchés et rampants

inférieurement ; leurs extrémités se relèvent, sans adhérence aux corps voisins. Les folioles sont opposées, arrondies ou ovales-obtuses, d'un vert gai, pointillées et transparentes lorsqu'on les examine à la loupe, inclinées les unes vers les autres de chaque côté, dirigées de bas en haut sur deux rangs et tournées du même côté. Les deux folioles de chaque paire ayant les bases réunies entr'elles, elles sont toutes traversées par la tige qui n’a que trois ou quatre lignes de longueur. Les capsules sont noirâtres, presque globuleuses, ayant un peu plus de longueur que de largeur, s’ouvrant jusqu’à la base en quatre divisions ovales étalées en croix, non réfléchies, chargées d’un duvet laineux adhérent à leur surface intérieure. Une poussière d’un brun roussâtre est interposée dans ce duvet. Le pédicelle est droit, blanc et transparent, cylindrique, finement strié, long .de trois ou quatre lignes ; il sort du sommet d'une tige différente des jets stériles, plus grosse, plus courte et plus pâle ; les feuilles y sont plus rapprochées et les supérieures, comme celles qui forment la gaîne, sont droites et dentées au sommet. Les jets stériles partent de la base de ces tiges florales.

Cette plante croît sur la terre humide, souvent entremêlée de différentes espèces de petites mousses. Je l’ai trouvée sur la route de Gan à Rébénacq, au delà de Guillempau. Elle fructifie vers le milieu du mois de février.

Page 1