II. — LES LÉPREUX TUBERCULIFÈRES
Opégraphe (1) du hêtre. Dec. FL. FR., I], 308. Lichen rugosus. SYST. NAT., 1357.
Croûte blanchâtre, chargée de lignes et de tubercules noirs, ramassés.
Cette plante se fait remarquer par des taches noires plus ou moins nombreuses sur l'écorce du tronc et des principales branches du hêtre. Ces taches sont formées par l'assemblage d'une multitude de petites lignes saillantes avec un sillon au milieu et de petites pustules dont le centre est creusé, formant des réceptacles d'un noir mat, très rapprochés. La croûte qui les soutient est très mince et quelquefois nulle.
Opégraphe du chêne. Dec. FL. FR., Il, 307.
La croûte est d'un blanc cendré, grisâtre et tellement mince qu'elle paraît être une altération de l'épiderme. Elle est comme percée de petits trous qui semblent être les orifices des réceptacles ; cependant ceux-ci ne se développent que par groupes, formant des taches noires séparées par de grands espaces. Les lirelles sont d'un noir mat, orbiculaires ou ovales, ou peu allongées, bordées par les débris de l'épiderme et ordinairement confluentes. Cette espèce croît sur l'écorce des jeunes branches du chêne et ne diffère que très peu de l'opégraphe du hêtre.
Opégraphe du cerisier. Dec. FL. FR., Il, 310. Opegrapha: cerasi. PERSOON.
Sur une croûte mince d’un blanc grisâtre ou argenté, formant des taches transversales, on aperçoit des lirelles proéminentes, noires, avec un sillon au milieu, linéaires et parallèles, simples, rarement fourchues, disposées transversalement dans le sens des fibres de l'écorce du cerisier.
Hystérie (2) naine. Dec. FL. FR., Il, 307.
1. — ôr, trou; ypayw, j'écris. La croûte offre un aspect qui rappelle des lignes d'écriture et elle est parsemée de cavités.