botépa, la matrice
Hysterium pulicare. PERS.
Tubercules noirs, oblongs ou arrondis, ouverts par une fente longitudinale.
Cette plante n'a point de croûte. Les tubercules naissent en groupes sur le bois mort, semblables à des puces par la grandeur. On la trouve sur le tronc et sur les rameaux secs des chênes, des bouleaux, des troënes et de plusieurs autres arbres et arbrisseaux.
Opégraphe dispersée. Dec. FL. FR., Il, 308. '
Croûte blanchâtre, mince. Lirelles noires, d'abord ovales ou oblongues, ensuite légèrement sinueuses ou rameuses, très petites et plus ou moins écartées les unes des autres. On la trouve sur l'écorce lisse du chêne, du châtaignier et du marronnier.
Opégraphe rougeâtre. Dec. FL. FR., Il, 300.
Croûte d’un gris rougeâtre. Lirelles noires, proéminentes, simples, oblongues, linéaires, droites ou fléchies, avec un sillon au milieu. Souvent elles se touchent ou elles se croisent, ce qui les fait paraître rameuses. On trouve cette espèce ordinairement sur l’écorce du marronnier.
Lichen écrit.
Lichen scriptus. Lin. sp., 1606.
Lichen blanchâtre avec de petites lignes noires, planes, divisées et simples.
Expansions crustacées, minces, blanchâtres, disposées par bandes transversales, isolées ou confluentes, et souvent entremêlées d’autres espèces crustacées.
Fructifications disposées en petites lignes noires ou bleuâtres, simples et divisées, imitant des caractères hébraïques épars sur la surface de la croûte.
Cette espèce est très commune sur les troncs des arbres. Il y en a plusieurs variétés que je n'ai pas examinées avec assez d'attention pour les rapporter.
Opégraphe fendillée. Dec. FL. FR., Il, 312.
La croûte est blanche, épaisse et fendillée, rembrunie par une multitude innombrable de lirelles noires, simples, rameuses, diversement contournées, extrêmement rapprochées et enfoncées dans des sillons formés par le renflement de la croûte au dessus de leurs bords. Malgré la confusion qui doit régner dans un si grand rapprochement et dans toutes sortes de positions, les lirelles sont en général isolées et, sauf les ramifications et les contours, elles sont rarement anastomosées entre elles. On trouve très fréquemment chez nous cette espèce sur les troncs et sur les grosses branches du noyer.
Opégraphe labyrinthiforme.
Aucune description de M. de Candolle ne me paraît représenter au naturel une espèce d'opégraphe qu’on trouve souvent ici sur le chêne à grappes et dont j'ai maintenant un double échantillon sous les yeux.
La croûte est d'un gris bleuâtre, lisse, très mince et irrégulière dans sa circonscription. Les lirelles sont linéaires, très étroites, superficielles, rameuses, très contournées et anastomosées entre elles, de manière qu’en suivant de l’œil les intervalles de la croûte on trouve presque toujours les issues fermées par la rencontre des lirelles. Plusieurs tubercules noirs, qui s'ouvrent par un trou, sont aussi répandus parmi les lirelles.
Verrucaire des rochers. Dec. FL. FR., Il, 317. Verrucaire des calcaires. Ibid.
La croûte est d'un gris cendré, mince et non fendillée, orbiculaire ou anguleuse, Les réceptacles sont noirs, globuleux et à moitié enfoncés dans la pierre, qui paraît percée de petits trous après leur chute. Ils s'ouvrent ensuite au milieu par un trou qui s’évase et leur donne la forme d’une cupule un peu plus petite qu'une graine de pavot.
La verrucaire des calcaires ne diffère de la première que par sa croûte très blanche et très unie. J'ai un échantillon de marbre gris sur lequel les deux variétés sont réunies en petits polygones irréguliers, circonscrits et séparés par des lignes noires. J'ai aussi un fragment de pierre calcaire blanche de Gan (marmor margodes) sur lequel les réceptacles sont si nombreux et si rapprochés qu'ils occupent plus de surface que la croûte grise, à peine visible.
La verrucaire des rochers est très commune dans nos montagnes et partout où les pierres calcaires sont communes comme à Gan.
Verrucaire noire.
Lichen niger.
Croûte noire, mince, très adhérente et irrégulièrement étendue. Tubercules noirs, protubérants, globuleux, fermés dans l'origine, percés au milieu dans la suite.
Cette espèce est très commune sur les pierres et sur les rochers. Il faut la regarder de près pour ne pas la confondre avec la lèpre des antiques.
Lichen géographique. DicT. BOT., n° 2.
Lichen geographicus. Lin. sp., 1607.
: Lichen jaunâtre avec de petites lignes rameuses et des points noirs qui représentent une carte de géographie.
Cette espèce forme des rosettes orbiculaires ou des plaques irrégulières, bigarrées de noir et de jaune verdâtre. La partie noire est formée par une couche mince étendue sur la pierre ; elle se montre sur les bords et dans les fentes d'une couche foliacée, mince et comme écailleuse, étroitement appliquée sur la première, irrégulièrement fendillée en aréoles inégales par des lignes simples ou rameuses dont la couleur est d'un jaune citron nuancé de vert. On aperçoit sur cette couche une multitude de corpuscules noirs scutelliformes, orbiculaires ou anguleux, à surface plane avec un léger rebord, souvent tout à fait ceints d'une bordure circulaire formée par la fracture de l’écaille foliacée, naissant d’abord sur les écailles et déjetés sur le côté dans la suite.
Cette espèce croît sur les pierres quartzeuses, sur les granits. On la trouve
fréquemment sur les rochers et sur les pierres saillantes des murs et des clôtures jusqu'aux environs de Pau.
Lichen byssoïde.
Lichen byssoïdes. SYST. NAT., 1357.
Lichen farineux à tubercules pédiculés et subglobuleux.
Expansions crustacées, farineuses, d'un gris cendré, glauque ou verdâtre, couvrant ordinairement des portions de surface assez considérables.
Tubercules fongiformes, pédiculés, d'un brun pourpré ou rougeâtre, subglobuleux et semblables à de petits champignons dans la jeunesse, plus ou moins ridés et lobulés dans la vieillesse ; les pédicules, quelquefois nuls, ont jusqu'à deux lignes de longueur.
Cette plante est très commune sur les revers des fossés couverts. Elle fleurit au commencement de l'hiver.
Pertusaire (1) commune. Dec. FL. FR., I], 320. . Lichen criblé. DicT. BOT., n° 11.
Lichen pertusus. SYST. NAT., 1358.
Lichen couvert de verrues presqu'en forme de dés, unies et percées d’un ou deux trous.
Expansions crustacées, mamelonnées, d’un gris jaunâtre, non circonscrites par une ligne colorée, disposées par bandes transversales et plus rarement en formes de plaques irrégulières, entremèêlées d’autres espèces crustacées.
Tubercules concolores en forme de mamelons, hémisphériques ou imparfaitement cubiques,
percés au milieu d’un ou deux petits trous dont les bords se détruisent peu à peu et laissent à découvert de petites cavités irrégulières et subscutelliformes.
On trouve cette espèce sur les troncs et sur les branches des arbres à écorce lisse. Les tubercules peuvent être bien observés au milieu de l'hiver.
Verrucaire à petit fruit. Dec. FL. FR., Il, 315.
Lichen punctiforme.
Lichen punctiformis. SYST. NAT., 1358.
Lichen cendré à tubercules punctiformes, noirs, percés, d’abord enfoncés et ensuite proéminents.
Expansions crustacées, blanchâtres, grumeleuses, non circonscrites par des lignes colorées, disposées par bandes transversales, quelquefois longitudinales, ou en forme de plaques irrégulières, ordinairement entremêlées d’autres espèces crustacées.
Tubercules noirs, petits, semblables à des points d’abord enfoncés au milieu de mamelons élevés sur la croûte qui paraissent percés d'un ou de quelques petits trous ronds, très saillants dans la suite, luisants comme du jais.
Cette espèce croît sur les troncs et sur les branches des arbres à écorce lisse. C’est vers le milieu de l’hiver qu'on peut observer ses tubercules dans leurs différents états.
Patellaire (2) distinguée. Dec. FL. FR., I], 347. Lichen sanguinaire.
Lichen sanguinarius. SYST. NAT., 1350.
Lichen d’un gris cendré, verdâtre, avec des tubercules noirs. Expansions crustacées, minces, d’un gris cendré bleuâtre ou .verdâtre, anguleuses, circonscrites par une ligne noirâtre, peu étendues, rarement isolées, ordinairement confluentes et distinguées par les lignes de leurs bordures, en sorte que ces agrégations sont assez semblables à de petites cartes géographiques.
Tubercules noirs, inégaux, hémisphériques dans la jeunesse, subscutelliformes dans la vieillesse, rougeâtres intérieurement ou en dessous, épars en grand nombre sur la surface de la croûte ; quelques-uns ayant jusqu’à demi-ligne de diamètre.
Cette petite plante croît sur les troncs des arbres et sur les pierres. Les