Patella, petit plat
poiriers en sont ordinairement couverts dans les jardins. Le lichen viridi-ater … ne me paraît pas différent de cette espèce. Le lichen cœruleo-nigricans et le graniformis n'en sont peut-être que des variétés.
Lichen calcareux. DicT. BOT., n° 12.
Lichen calcareus. Lin. sp., 1607.
Lichen blanc à tubercules noirs.
Cette espèce forme une croûte un peu épaisse, blanche ou grisâtre, inégale et crevassée, chargée de tubercules noirs. Elle se plaît sur les rochers calcaires. Cette croûte râclée, séchée,
pulvérisée et macérée pendant longtemps dans l’urine fournit une matière colorante d’un rouge écarlate.
Patellaire enfoncée. Dec. FL. FR., Il, 346.
Lichen immersus.
Croûte blanche, quelquefois grise ou cendrée, unie, mince, plus ou moins étendue, parsemée d'un grand nombre de tubercules noirs, petits, quelquefois entourés d’un rebord et imitant de petits scutelles, plus souvent convexes, ayant le centre relevé en forme de manchon, toujours
distincts quoique rapprochés sans ordre, presque toujours enfoncés dans la pierre qui soutient la croûte et qui paraît alors profondément percée de petits trous.
Cette plante est très commune sur les pierres calcaires des environs de Rébénacq. On la trouve presque partout dans nos montagnes. La croûte est quelquefois coupée par des lignes noires en plusieurs polygones irréguliers imitant les divisions d’une carte géographique.
Patellaire des pierres. Dec. FL. FR., Il, 348. Lichen concentrique.
Lichen concentricus.
Croûte blanche ; tubercules plans, noirs et confluents, en lignes spirales.
Croûte d'un blanc de chaux, non farineuse, formant des plaques irrégulières assez étendues, qui ne sont point terminées par une ligne noire. Tubercules noirs, peu convexes ou presque plans, sessiles, de grandeur moyenne, imitant des scutelles par un petit renflement du bord, la plupart confluents à la file, formant des lignes courbes peu régulièrement concentriques. Leur bordure, qui ne paraît bien que $ous la loupe,
est de la même substance et de la même couleur que les tubercules : on ne doit pas confondre ces tubercules avec les véritables scutelles, dont la bordure est de la nature de la croûte.
Ce lichen est très commun sur les grès micacés et tabulaires qui forment les montagnes des environs de Rébénacq.
Patellaire à mille scutelles. Dec. FL. FR., Il, 346.
La croûte est mince, d'un gris verdâtre et un peu grenue, non circonscrite par une ligne noire, Les tubercules sont noirs, convexes et sans rebords, extrêmement nombreux et souvent contigus sans confusion, plus petits que ceux de la patellaire distinguée.
J'ai trouvé cette espèce sur le tronc d’un noyer dans le canton de Morlaàs. Variolaire du hêtre. Dec. FL. FR., Il, 424.
a. Lichen des hêtres. DicT. BOT., n° 13.
Lichen fagineus. Lin. sp., 1608.
Lichen blanc dont les tubercules sont blancs et farineux. b. Lichen albescens. Dir. Musc.
Expansions crustacées, blanches et grumelées, couvrant ordinairement des surfaces très con-
sidérables. Tubercules concolores, couverts de petits grains farineux, convexes dans la jeunesse, devenant plans, même concaves et scutelliformes dans la vieillesse.
On trouve cette espèce sur les rochers, sur les pierres et sur les troncs des arbres vivants. Elle se plaît plus particulièrement sur le hêtre et sur le chêne. Le lichen albescens n’est que la même plante dans l’état de vieillesse. Le lichen des hêtres, râclé et macéré dans une dissolution d’alun donne une teinture ferrugineuse rousse.
Patellaire rouge d'ocre. Dec. FL. FR., II, 351.
Deux individus que je possède sont plaqués sur le granit, formant des rosettes orbiculaires dont la croûte est fendillée et d’un rouge ferrugineux qui paraît accidentel parce qu’il ne s'étend pas jusqu’au bord de la croûte, qui est d’un blanc grisâtre. Les tubercules sont noirs, épars, très rapprochés et souvent contigus, convexes avec un rebord de la même substance un peu renflée. Quelquefois le centre du tubercule est un peu relevé en petit mamelon.
Cette espèce est très commune dans la vallée d'Ossau, où les rochers granitiques sont à découvert, et dans les cantons inférieurs, où le granit a été transporté par les torrents.
Patellaire crétacée. Dec. FL. FR., 353.
Lichen cretaceus.
Croûte étendue, uniforme, pulvérulente, d’un blanc de chaux. Scutelles plans, noirâtres ou bleuâtres, couverts d’une poussière blanchätre.
J'ai trouvé cette espèce sur les rochers calcaires des environs de Louvie.
Patellaire en coupe. Dec. FL. FR., II, 356.
Lichen cupularis. HEDW. CRYPT.
Croûte mince, fugace, rouge. Réceptacles en forme de coupe, rougeûtres, entourés d’un rebord épais, arrondi et un peu crénelé.
J'ai trouvé cette espèce sur les rochers calcaires des environs de Louvie.
Patellaire orangée. Dec. FL. FR., Il, 358.
Lichen aurantiacus.
Croûte mince, blanchâtre ou d'un gris bleuâtre, arrondie, souvent circonscrite par une ligne noire. Tubercules ferrugineux ou fauves, ou orangés, petits, épars, d’abord un peu concaves, ensuite plans, enfin convexes avec un petit rebord de la même couleur.
Cette plante se trouve souvent sur l'écorce du hêtre et rarement sur celle des autres arbres.
Patellaire des roches. Dec. FL. FR., Il, 360.
Croûte mince, grenue, d’un gris blanchâtre ou jaunâtre, étendue irrégulièrement en rond. Tubercules d’un jaune fauve, scutelliformes dans la jeunesse, c’est-à-dire enfoncés au milieu et entourés d’un bourrelet circulaire, convexes dans la suite avec le même rebord formé par un petit renflement du tubercule non membraneux et de la nature de la croûte, ce qui distinguerait cette espèce du lichen lentiger, dont la croûte est foliacée vers la circonférence.
On trouve cette espèce sur les grès micacés de Gan à Rébénacq et sur les rochers de nos montagnes.
Patellaire creusante. Dec. FL. FR., Il, 361.
Croûte mince, blanche, sans forme déterminée. Tubercules d'un jaune orangé, petits, plans ou concaves, enfoncés dans la pierre pendant la jeunesse ; plus grands, d’un roux plus foncé, hémisphériques et sans rebord dans la vieillesse.
J'ai trouvé fréquemment cette espèce sur les pierres calcaires des vallées d'Aspe et d'Ossau.
III. — LES LÉPREUX SCUTELLIFÈRES- TUBERCULEUX. Croûte lépreuse partout adherente, portant des scutelles qui se changent
en tubercules.
a. Lichen candélaire.
Lichen candelarius. LIN. sp., 1608.
Lichen à croûte jaune, farineux et scutellifère dans sa jeunesse, presque foliacé et tuberculeux dans sa vieillesse.
b. Lichen flavescens. DiLL. Musc.
Expansions crustacées jaunes ou d’un jaune orangé, farineuses dans la jeunesse, obscurément foliacées dans la vieillesse, formant d'abord de petites rosettes, qui deviennent confluentes en couvrant des portions de surface assez considérables. Scutelles d’un jaune orangé, perdant leurs bords dans la suite, ce qui les change en tubercules agrégés en grand nombre au milieu de la croûte qui les soutient.
Cette espèce croît sur les murs, sur les pierres et sur les pièces de bois des
charpentes intérieures.
Lichen élégant.
Lichen elegans. SYST. NAT., 1361.
Lichen imbriqué, foliacé vers les bords. Feuilles appliquées, d’un jaune orangé. Tubercules concolores.
Expansions foliacées, laciniées, d’un jaune orangé, appliquées par tous les points de leur surface postérieure, crustacées au milieu, formant des rosettes très élégantes. Tubercules concolores, scutelliformes dans la jeunesse, agrégés au centre crustacé des rosettes.
Cette petite espèce de lichen croît sur les rochers et sur les pierres saillantes des murs et des fossés. On la trouve très fréquemment sur les bords de la route de Pau à Laruns, près de Sévignac et de Louvie.
Lichen charbonné.
Lichen carbonarius. SYST. NAT., 1361.
Lichen farineux noir, à tubercules et scutelles concolores.
Cette espèce croît sur les pierres et sur les rochers calcaires des Pyrénées. On la trouve très fréquemment sur la route de Gan à Rébénacq.
Urcéolaire (1) contournée. Dec. FL. FR., II, 370.