‹ Flore des Basses-PyrénéesChapitre 1159 sur 1213 · oûo4xn, ampoule, gros intestin · texte numérisé non relu

oûo4xn, ampoule, gros intestin

Expansions foliacées, laciniées, d’un blanc azuré en dessus, d’un blanc de neige en dessous, à découpures étroites, obtuses et bordées de petits filets blancs et quelquefois noirâtres ; plus ou moins couchées, quelquefois rampantes, formant de petites rosettes suborbiculaires, sessiles ou presque sessiles, ayant leur disque noir, le bord entier et de la couleur de la plante, agrégés en grand nombre au milieu de la rosette.

On trouve cette petite espèce sur les troncs et sur les branches des arbres. Elle se montre fréquemment dans nos jardins sur les poiriers.

Lobaire pulmonaire. Dec. FL. FR., Il, 402.

Lichen pulmonaire. DicT. BOT., n° 94.

Lichen pulmonarius. LiN. sP., 1612.

Lichen rampant, réticulé-lacuneux en dessus, cotonneux et d'un blanc roussâtre en dessous, portant les peltes sur les bords.

Expansions foliacées, amples, épaisses et coriaces, laciniées-sinuées, anguleuses, réticulées, lacuneuses (Réticulées, c'est-à-dire dont la surface offre des lignes saillantes, croisées, formant une espèce de réseau. Lacuneuses, c’est-à-dire dont la surface offre des excavations ou des fossettes creuses de distance en distance); d’un brun livide en dessus, vertes pendant la pluie, blanches et cotonneuses, un peu ferrugineuses et bosselées en dessous ; attachées par leur bord intérieur, couchées ou rampantes, lâchement imbriquées et adhérentes les unes aux autres aux points de contact. Peltes roussâtres ou de couleur de quinquina, de médiocre grandeur, attachés sur le bord des folioles, indépendamment des tubercules épars sur la surface en forme de petites verrues, moins constants et moins nombreux que dans l'espèce suivante.

Cette espèce couvre des portions de surface très étendues sur les troncs des gros arbres, surtout des chênes. Les médecins la prescrivaient autrefois avec confiance dans les maladies des poumons. Ils la regardaient comme un bon remède vulnéraire astringent, capable d'arrêter les progrès de la pulmonie. On ne s’en sert aujourd’hui que tres rarement.

Lichen plombé.

Lichen plombeus. SYsT. NAT., 1370.

Lichen rampant, découpé en lobes obtus, lacuneux et d’un gris de plomb en dessous, portant sur sa surface des globules farineux et des scutelles safranés à bordure blanche ; cotonneux et d'un blanc ferrugineux en dessous.

Expansions foliacées, épaisses et coriaces, laciniées et découpées en lobes arrondis, réticulées, lacuneuses et d’un gris de plomb en dessus, bosselées, cotonneuses, blanches et ochreuses en dessous, rampantes, lâchement imbriquées et ordinairement relevées en leurs bords, adhérentes entr’elles aux points de contact, couvrant des surfaces ordinairement très étendues. Scutelles

d’une belle couléur de canelle ou de safran, dont la bordure est grisätre ainsi que la surface postérieure ; sessiles et épars sur la surface de la plante, indépendamment d’un grand nombre

de tubercules farineux en forme de petites verrues.

On trouve cette espèce sur les troncs des arbres. Elle porte toujours des tubercules en forme de verrues ; on n’y voit pas toujours des scutelles. Sa couleur ne se change pas en vert pendant la pluie.

Lichen farineux, DicT. BOT., n° 80.

Lichen farinaceus. Lin. sp., 1613.

Lichen droit, comprimé, rameux, portant des verrues farineuses sur le bord.

Ramifications foliacées, dichotomes, ayant leurs découpures linéaires, subcanaliculées, d'un gris blanchâtre, partant plusieurs ensemble d'une base commune, formant de petites touffes d'un à deux et jusqu’à trois pouces de hauteur.

Fructifications en forme de petites verrues concolores et farineuses, elliptiques, ordinairement aplaties ou un peu concaves et sessiles sur les bords des ramifications de la plante.

Cette plante croît sur les troncs et sur les branches des arbres. On la trouve presque toujours chargée de fructifications. Il serait facile de la réduire en poudre fine et de s’en servir pour poudrer les cheveux. |

Physcie des frênes. Dec. FL. FR., Il, 308.

Les feuilles cartilagineuses et fermes avec raideur dans l’état sec sont profondément divisées en lanières étroites d’un gris verdâtre et glabres sur les deux surfaces, qui sont ridées et bosselées, chaque lanière se terminant en pointe lancéolée ; formant des touffes plus ou moins garnies, droites ou pendantes, molles lorsqu'elles sont humectées. Les scutelles, de la mème couleur que les feuilles, sont orbiculaires, d’abord concaves et bordés, ensuite plans, enfin convexes, ridés et sans rebord. Ils sont placés sur la surface et sur les bords des feuilles et soutenus par une sorte de pédicule gros et court formé par le prolongement de la feuille.

Cette espèce est très commune dans la plupart de nos cantons. On la trouve plus particulièrement sur le hêtre, le frêne et le chêne.

Physcie nivellée. Dec. FL. FR., Il, 308.

Cette espèce n’est vraisemblablement qu’une variété de la précédente. Elle a le même portet la même couleur. Elle n’en diffère que parce que les scutelles sont placés aux extrémités des divisions des feuilles. On la trouve sur les mêmes arbres et souvent mélée avec elle. -

Lichen de prunellier. DicT. BOT,, n° 70.

Lichen prunastri. LIN. sP., 1614.

Lichen plus ou moins droit, lacuneux, blanc et cotonneux en dessous.

Ramifications foliacées, profondément laciniées, ayant leurs découpures linéaires, d'un gris verdâtre, réticulées et lacuneuses d’un côté, blanches, subcotonneuses et bosselées de l’autre, assez semblables à des cornes de daim, partant plusieurs ensemble d'une base commune, formant des toufles plus ou moins garnies, ordinairement redressées, souvent plus ou moins inclinées et quelquefois pendantes, d'un à deux et jusqu’à trois pouces de hauteur, molles pendant la pluie, raides pendant la sécheresse. Je n’y ai pas encore trouvé les fructifications.

Cette plante croît sur les chênes, les châtaigniers, les cerisiers aussi bien que sur les prunelliers. On la trouve aussi très fréquemment sur les vieilles barrières et sur les palis. On dit que les Turcs en font bouillir dans l’eau destinée à la fabrication du pain pour lui donner un goût agréable. Ce lichen, macéré dans l'eau avec du sulfate de fer, donne une couleur tirant sur le bai brun. On pourrait en faire un excellente poudre pour les cheveux.

Lichen froncé. DicT. BOT., n° 61.

Lichen caperatus. LiN. sP., 1614.

Lichen pâle, vert, ride, ondulé vers le bord. Expansions foliacées, laciniées, lobées, froncées, ondulées, d'un gris verdâtre ou d'un vert jaunâtre en dessus, noires en dessous, imbriquées, plaquées et adhérentes dans toute leur éten-

due, formant des rosettes orbiculaires amples ou des bandes semi-circulaires distinctes ou confluentes ou entremélées d'autres espèces du même genre. Scutelles concaves, roussâtres en dedans,

de la couleur de la plante à l'extérieur, subglobuleuses ou urcéolées dans la jeunesse, ayant leur bord roulé en dedans, orbiculaires, difformes et ondulées dans la vieillesse, ramassées vers le milieu des rosettes et attachées par leur point central.

Cette espèce est une des plus communes du genre. On la trouve sur les troncs des vieux arbres et sur les pierres. Elle ne porte que rarement des scutelles. On en tire une belle couleur ferrugineuse nuancée en y ajoutant du sulfate de fer.

Lichen variable.

Lichen mutabilis.

Lobes et sinus arrondis. Surface supérieure d’un gris blanchâtre, devenant verte pendant la pluie ; l'inférieure blanche. Peltes épars et sessiles.

Expansions foliacées coriaces, amples, d’un beau vert en dessus pendant la pluie, d’un gris blanchâtre pendant la sécheresse ; d’un blanc laiteux devenant ochreux en dessous ; laciniées, sinuées et découpées en lobes arrondis et crénelés, froncées, ridées et ondulées ; plaquées en rosettes amples, orbiculaires, qui s'étendent en rampant et en couvrant des surfaces considérables. Scutelles en grand nombre, épars, sessiles, attachés par leur point central, d’un brun roussâtre intérieurement, de la couleur de la plante en dessous et sur la bordure ; d’abord en forme de mamelons qui font paraître la plante verruqueuse, ensuite en forme de bourrelet circulaire, qui en se déroulant fait paraître des peltes concaves de trois à cinq lignes de diamètre, difformes et ondulés dans la vieillesse, occupant le milieu des rosettes.

Cette plante est très commune dans le canton de Morlaas. Elle croît sur les troncs des arbres. On la voit ordinairement chargée de fructifications.

Page 1