x0alos, coupe. Le chapeau se creuse en vieillissant
Chapeau d’abord convexe et presque globuleux, devenant orbiculaire, concave et relevé en forme d’entonnoir ; de couleur verte au milieu, cendrée ou livide vers le bord ; large de trois à quatre ou cinq pouces. Lames blanches, presque toutes bifurquées, insérées autour du pédicule sans interruption de substance. Pédicule blanc, cylindrique, ordinairement un peu ventru, farci d'une substance molle et spongieuse bientôt dévorée par les vers, ce qui le fait juger fistuleux au toucher ; portant un ou deux pouces de longueur. Chair blanche, grenue et cassante. Saveur douce ct farineuse.
On trouve cette espèce dans les bois pendant l'automne. Elle est très promptement attaquée par les limaçons, en sorte qu'on ne la trouve presque jamais entière.
Agaric semi-pétiolé.
Agaricus semi-petiolatus. SYST. NAT., 1410.
Chapeau safrané-ochreux avec des bandes concentriques peu apparentes, ayant le bord ondulé, le pédicule concolore, plein, obcoà nique, les lames plus pâles et rameuses.
Chapeau safrané, visqueux, convexe, enfoncé au milieu, roulé dans son bord pendant la jeunesse ; relevé en entonnoir, grossièrement strié vers le bord, ondulé avec des bandes concentriques peu apparentes dans son développement parfait, ayant alors jusqu'à cinq pouces de diamètre. Lames d’un jaune safrané plus pâles que le chapeau, minces, nombreuses, décurrentes et
souvent rameuses. Pédicule concolore, noircissant dans la vieillesse, plein, dilaté vers le sommet, formant le chapeau par son épanouissement, ayant à peine un pouce de longueur.
On trouve très fréquemment cet agaric dans les bois et autres lieux couverts pendant l'automne.
Agaric roulé.
Agaricus revolutus.
Chapeau convexe, d’un jaune sale, avec une teinte rougeâtre au milieu, ayant son bord étroitement roulé en dessous et visqueux dans la jeunesse ; relevé en entonnoir peu creusé, grossiè-
rement strié et ondulé dans son développement parfait, ayant alors jusqu’au delà de six pouces de largeur. Lames inégales, très nombreuses, d'un blanc sale ou jaunâtre...
F). Chapeau semi orbiculaire. Pédicule latéral.
Agaric pétaloide.
Agaricus petaloïdes. SYST. NAT., 1411.
Chapeau d’un brun violet, ondulé dans son bord ; lames rapprochées, décurrentes, d’un blanc jaunâtre. Pédicule blanchâtre et plein.
On trouve cette espèce sur les troncs des vieux arbres.
Agaric flabelliforme.
Agaricus flabelliformis. SYST. NAT., 1411.
An agaricus cespitosus. SYST. NAT., 1429 © Chapeau subfurfuracé, pâle. Lames d'une couleur de canelle. Pédicule latéral, comprimé, dilaté au sommet.
Chapeau membraneux et coriace, semi-orbiculaire, spatulé, paraissant quelquefois lunulé,
plus ou moins incliné sur son pédicule, d'un jaune ochreux, plus foncé et déployé en éventail pendant la pluie, blanchâtre et plus ou moins roulé ou replié en dessous dans l'état sec, à sur-
face grenue et comme furfuracée, ayant au delà d'un pouce et demi de largeur. Lames inégales, d'un jaune argileux ou d’une couleur de canelle tantôt pâle tantôt foncée, disposées sur quatre ou cinq longueurs, déployées en éventail, plissées intérieurement ; les intermédiaires souvent unies par la base à leurs voisines de manière à les faire paraître bifides, les plus longues tendant à se réunir vers la base intérieure du chapeau. Pédicules fasciculés, solides, comprimés, d'un blanc ochreux, continués avec leur chapeau, soutenant les lames sur leur surface intérieure, ayant rarement au delà de deux ou trois lignes de longueur.
Cette plante croît en agrégations nombreuses sur les troncs et sur les vieilles souches des arbres secs ou renversés, où elle persiste pendant longtemps dans un état de dessication.
G). Suc laiteux coulant des parties blessées.
Agaric à zones.
Agaricus zonarius. SYST. NAT., 1412.
Chapeau d'un roux clair ou jaunâtre avec des stries concentriques, enfoncé au milieu. Lames blanchâtres. Pédicule d’un blanc roussätre, court, plein, térete.
Chapeau d’un roux clair ou jaunâtre, remarquable par des sillons concentriques, dont le bord est roulé en dessous dans la jeunesse, relevé en entonnoir, plus ou moins ondulé ou lobé dans son, développement parfait, ayant trois ou quatre et jusqu’à huit pouces de diamètre. Lames blanchâtres, devenant ochreuses ou ferrugineuses, nombreuses, inégales de manière qu'entre deux entières, souvent réunies près de la base et un peu décurrentes, il y en a jusqu’à quinze intermédiaires de différentes longueurs. Pédicule blanc, devenant roussâtre, cylindrique, rempli d’une moëlle spongieuse, très court, ayant à peine un pouce de longueur. Chair blanche ; suc laiteux, blanc, âcre ; odeur cadavéreuse:
On trouve ce champignon dans les bois pendant l’automne. On s'accorde a le regarder comme vénéneux.
Agaric doux.
Agaricus dulcis. SYST. NAT., 1412.
Agaric d’un rouge sale, blanc intérieurement, rempli d’un suc blanc, doux. Chapeau infundibuliforme dans l’âge adulte. Lames nombreuses, subdécurrentes.
Chapeau convexe dans la jeunesse, enfoncé en entonnoir dans la suite, d’un rouge sale avec quelques zones concentriques peu ou point apparentes, ayant depuis un jusqu’au delà de trois pouces de diamètre. Lames d’un blanc sale et rougeâtre, inégales, minces, nombreuses, un peu décurrentes, c’est-à-dire quelques bases descendant un peu sur le pédicule autour duquel elles sont attachées. Pédicule cylindrique, plein, roussâtre comme le chapeau, souvent courbé, long d’un à deux pouces et demi. ?
On trouve très fréquemment cet agaric sous les arbres pendant l'automne. Il est ordinairement plus petit qu’un grand nombre d'espèces membraneuses.
Agaric livide.
Agaricus livens. SYST. NAT., 1412.
Agaric roide, fragile. Chapeau avec des taches brunes, obscures. Lames d’un blanc ochreux.
Chapeau concave, roide et fragile, d’un brun pâle et livide avec des taches brunes, obscures, et des inégalités tuberculeuses ; ayant jusqu'au delà de trois pouces de diamètre. Lames d’un blanc ochreux, inégales et très fragiles. Pédicule cylindrique, blanc, plein, court, n'ayant qu’environ un pouce de longueur. Chair blanche, mince, devenant rougeûtre à l'air après l'écoulement du suc laiteux, âcre et blanc.
On trouve cet agaric sous les arbres pendant l'automne.
Agaric entonnoir.
Agaricus infundibulum.
Fungus lactens maximus infundibuli formà. VAILLANT, 61.
Agaric blanc dans toutes ses parties, rendant un suc laiteux et doux. Chapeau cotonneux, infundibuliforme. Pédicule gros, court, plein et cylindrique.
Chapeau dur et cassañt, blanc et cotonneux, devenant ochreux, enfoncé au milieu, à bords, roulé en dessous dans la jeunesse, relevé et formant régulièrement l’entonnoir dans son développement parfait, ayant jusqu'au delà de six pouces de diamètre. Lames blanches devenant ochreuses ou jaunâtres, inégales, rameuses, médiocrement larges, avec un peu de roideur. Pédicule blanc, cylindrique, plein, dur, gros, court, ayant à peine un pouce et demi de longueur. Chair blanche, ferme et cassante ; suc laiteux, blanc, très abondant, légèrement acerbe sans âcreté ; odeur cadavéreuse.
Cette espèce d’agaric est très commune dans les bois pendant l'automne. Personne ne s’avise d’en manger, parce qu'on la regarde comme très vénéneuse. J'ai quelquefois rencontré des individus sans suc laiteux.
Agaric poivré.
Agaricus piperatus. LiN. sP., 1641.
Agaric blanc, rendant un suc âcre. Chapeau lisse et fragile, enfoncé au milieu dans la vieillesse, ayant le bord rabattu. Lames inégales, irrégulières, étroites. Pédicule plein, rétréci par les deux bouts.
On trouve cette espèce dans les bois et dans les pâturages. On la regarde comme un poison dangereux.
Agaric. Chapeau pédiculé, membraneux, peu ou point charnu.
A). Les coriaces. Chapeau et lames coriaces, opaques.
Agaric ombiliqué.
Agaricus umbilicatus. SYST. NAT., 1414.
Chapeau d'un blanc ochreux, ombiliqué et jaune au milieu, doublé de lames subdécurrentes, porté sur un pédicule plein, térète et dilaté au sommet.
a. Agaricus decurrens. Ibid.
Chapeau coriace, orbiculaire, ombiliqué, d'un blanc ochreux, jaune au milieu, strié vers le bord, ayant jusqu'à un pouce et demi de diamètre. Lames d'un blanc sale, nombreuses, minces, inégales et décurrentes. Pédicule blanc devenant brun, térète, épaissi vers le sommet, rempli
d'une moëlle spongieuse, souvent dévorée par des larves, ce qui le rend fistuleux dans la
variété 4.
On trouve cette espèce dans les bois et autres lieux couverts pendant l’automne.
Agaric des coteaux.
Agaricus collinus. SYST. NAT., 1414.
Chapeau convexe, umboné, blanc ou pâle ochreux, luisant. Pédicule concolore, allongé, demi-transparent. fistuleux. Lames d’un gris blanchätre.
Chapeau coriace, blanc, devenant ochreux et luisant, conique en naissant, bientôt après convexe, umboné, paraissant strié vers le bord par l’écartement, déchiré dans son développement parfait. Lames blanchâtres, se changeant en gris rougeâtre, enfin noirâtre, minces, nombreuses et très fragiles, disposées sur trois ou quatre différentes longueurs, les plus longues insé-
rées autour du pédicule. Pédicule blanc, cylindrique, fistuleux, demi-transparent, finement strié vers le sommet, se détachant facilement du chapeau comme s’il ne faisait que le soutenir.
On trouve cet agaric sur les coteaux, sur les bords des fossés et dans les jardins. Il se montre pendant l'été.
Agaric en roseau. Dec. FL. FR., Il, 150.
Chapeau membraneux, blanchâtre, strié sur le bord, convexe dans l'origine, ensuite conique, enfin plus évasé et relevé en mamelon au milieu, plus ou moins déchiré dans son développement parfait. Lames blanches, larges, denticulées, inégales, les plus longues rétrécies à la base, non insérées sur le pédicule, les plus courtes au nombre de trois et quelques intermédiaires très petites vers le bord du chapeau. Pédicule nu, cylindrique, glabre, souvent aplati avec un sillon plus ou moins profond, d'une texture fibrillaire, continu avec le chapeau, s'élargissant brusquement pour le former. Les lames sont insérées dans la courbure. La couleur du pédicule est le brun clair ou livide.
‘Agaric tigré.
Agaricus tigrinus. SYST. NAT., 1414.
Chapeau convexe, écailleux, blanchâtre, enfoncé au milieu. Lames décurrentes, d’un jaune argileux.
Chapeau convexe, enfoncé au milieu, Bastille couvert de petites écailles brunes qui le font paraître tigré, ayant depuis un jusqu'au delà de deux pouces de diamètre. Lames décurrentes, inégales, étroites, blanches, d'un jaune ochreux. Pédicules agrégés, tortueux, pleins, blancs et souvent tigrés, dilatés vers le sommet et formant le chapeau par leur épanouissement.
On trouve ce champignon dans les bois, ordinairement sur les souches et sur les vieilles racines des arbres. Il s’en exhale une odeur forte et agréable.
Agaric safrané. Bulliard. HERB. FRANC.
Agaricus croceus. SYST. NAT., 1415.
a. Agaric écarlate. FL. FR., 1281, xIv.
b. Agaricus psittacinus.
Chapeau safrané, lisse, sec, conique, ayant le sommet mamelonné, le bord gauderonné, déchiré, les lames rares, le pédicule jaunâtre, farci, cylindrique.
Chapeau campanulé-conique dans la jeunesse, d’une superbe couleur de safran, tantôt tirant sur l’orangé, tantôt passant au rouge écarlate, à bord plus ou moins gauderonné ; à surface
unie et souvent visqueuse : orbiculaire, mamelonné et plus ou moins déchiré dans la vieillesse, ayant depuis un jusqu’à deux pouces et demi de diamètre. Lames plus ou moins colorées en
jaune, larges, inégales et distantes. Pédicule droit, cylindrique, d’un beau jaune à la surface, portant jusqu'à deux pouces et demi de longueur : d'une substance fibreuse, moëlleuse et très rare au milieu, ce qui le rend souvent fistuleux. La couleur jaune du pédicule et jaune pâle des lames se change bientôt en bleu passant au pourpre noirâtre dans les endroits meurtris et coupés.
On trouve cette espèce dans les prés et dans les bois pendant l’automne.
La variété a se fait remarquer par sa couleur d'un beau rouge écarlate, ai colore aussi plus ou moins les lames et le pedicule.
Agaric caméléon. Dec. FL. FR., Il, 180.
Agaricus amaricans. SYST. NAT., 1416.
Chapeau convexe ou ovale-obtus, d’un vert d'herbe, couvert d’un suc gluant. Pédicule cylindrique fistuleux, vert et visqueux en dehors, blanc et fistuleux en dedans, courbé ou tortueux, long d'environ un pouce sur une ou deux lignes de largeur. Lames verdâtres devenant blanchätres ou jaunâtres sur le bord, les plus longues insérées autour du pédicule au sommet, terminées en pointe sur le bord du chapeau, une lame courte entre deux longues. Chair blanche devenant bleuâtre à l'air lorsqu'on déchire ou coupe le chapeau. Cette chair a une ligne d'épaisseur au centre et va en diminuant insensiblement vers le bord membraneux.
Ce champignon est assez rare. Il m'a paru solitaire. Je l'ai rencontré sur la terre parmi les mousses, dans le canton de Morlaas, en novembre et décembre. Il m'a paru presqu'insipide. Les lames sont assez épaisses et elles m'ont paru divisées en deux rameaux vers le bord du chapeau.
Agaric doré.
Agaricus auratus. SYST. NAT., 1416.
Chapeau convexe, visqueux, d’un jaune orange. Pédicule fistuleux et concolore. Lames d’un jaune sulfureux.
a. Le même d’un jaune vitellin. |
Cette charmante espèce d’agaric croît sous les arbres des environs de Pau et de Morlaäs. Son chapeau est mince, convexe et fragile, souvent un peu enfoncé au milieu, ordinairement strié vers le bord, relevé en entonnoir dans la vieillesse, ayant jusqu’à un pouce et demi de diamètre. Les lames sont médiocrement épaisses et un peu distantes, disposées sur trois différentes longueurs, les plus longues insérées autour du pédicule et paraissant décurrentes surtout lorsque le chapeau est relevé. Le pédicule est cylindrique, souvent comprimé et couvert d’un suc gluant. Le chapeau et le pédicule sont d’un jaune orangé très agréable, quelquefois simplement jaunes, . ce qui constitue la variété a.
Agaric déchiré.
Agaricus scissus. SYST. NAT., 1416.
Agaric sulfureux, ayant le chapeau presque conique, déchiré dans son bord ; les lames très larges, étroites à la base, disposées sur trois rangs ; le pédicule fistuleux et contourné.
Chapeau membraneux, tendre et fragile, imparfaitement conique dans la jeunesse, devenant plan et concave dans la vieillesse, d'un jaune quelquefois vif, quelquefois pâle et sulfureux, devenant roussâtre dans la suite, ayant le bord plus ou moins lobé ou déchiré, quelquefois strié dans son développement parfait. Deux pouces de diamètre. Lames très larges, médiocrement épaisses et nombreuses, d'un jaune blanchâtre et toujours plus pâle que le chapeau, ayant leur plus grande largeur au milieu arrondi, disposées sur trois rangs ; les pluë longues remontant en se rétrécissant pour s'insérer au sommet du pédicule, dont elles se détachent plus ou moins à mesure que le chapeau se développe en s'évasant. Pédicule fistuleux et visqueux, d'un jaune
semblable à celui du chapeau, souvent contourné comme si on l’avait tordu, ayant jusqu’au delà de deux pouces de longueur et quelquefois la grosseur du petit doigt.
On trouve cette espèce agrégée sur les arbres au commencement de l’automne.
Agaric tortu.
Agaricus contortus. SYST. NAT., 1416.
Chapeau sec, obscur et convexe, relevé en mamelon au milieu. Lames fragiles et pédicule contourné blanchâtres.
Chapeaux agrégés, d’un brun roussâtre, convexes, dont le centre est relevé en mamelon dans la jeunesse, la surface lisse, sèche et le bord ordinairement lobé, ayant trois ou quatre travers de doigt de largeur. Lames blanchâtres, minces, fragiles, distantes et inégales. Pédicule blanchâtre, devenant brun ou roussâtre, anguleux ou sillonné, tortueux ou contourné en spirale.
Chair blanchâtre, tenace, ayant une ou deux lignes de largeur au milieu, nulle vers le bord dans une grande étendue.
Cet agaric croît en agrégations nombreuses sous les arbres pendant l'été.
Agaric sulfureux.
Agaricus sulfureus. SYST. NAT., 1417.
Chapeau d’un jaune sulfureux, à peu près conique, sec. Lames nombreuses, disposées sur trois rangs, les plus longues contiguës au pédicule fibreux.
Chapeau conique, évasé en cloche, d’un jaune sulfureux, finement strié vers le bord par de petites déchirures superficielles, ayant neuf ou dix lignes de diamètre. Lames d’un jaune plus pâle, nombreuses, disposées sur trois longueurs, finement serrulées. Pédicule cylindrique, plein,
blanchâtre, légèrement garni vers le sommet d’une efflorescence fibrilleuse, ayant à peu près deux pouces de longueur.
Agaric à flocons jaunes.
Agaricus flavo-floccosus. SYST. NAT., 1417.
Chapeau umboné, sulfureux-ochreux et furfuracé, ayant le bord crénulé, le pédicule plein, ferrugineux, chargé de flocons sulfureux. Lames blanchâtres, de quatre différentes longueurs.
Chapeau d’un jaune ochreux ou safrané, chargé d’une poussière farineuse, concolore, crénulé dans son bord par des fragments du voile, d'abord conique, très évasé, devenant orbiculaire, ordinairement umboné, ayant jusqu’à neuf ou dix lignes de diamètre dans son développement parfait. Lames blanchâtres, disposées sur quatre différentes longueurs, très rapprochées, plus étroites vers le bord du chapeau que du côté du pédicule. Pédicule cylindrique, d’une couleur ferrugineuse, chargé de petits flocons jaunâtres, portant vers le milieu de sa longueur une apparence de collier, rempli d'une moëlle spongieuse qui le rend mou, ayant jusqu’au delà de deux pouces de longueur.
On trouve assez fréquemment ce petit agaric sur les revers des fossés couverts pendant l'automne.
Agaric subcarné.
Agaricus subcarneus. SYST. NAT., 1417.
Agaric humide, dont le chapeau est changeant, ochreux, le pédicule fistuleux, droit et
fibreux, les lames couleur de chair, semi-transparentes, de trois différentes longueurs, les plus longues attachées au pédicule, Chapeau convexe, quelquefois umboné, souvent ombiliqué, deve-
nant orbiculaire concave et plus ou moins déchiré dans la vieillesse, d'un jaune ochreux dans l'état sec, fauve pendant la pluie, à surface écailleuse ou drapée, retenant l'humidité, ayant depuis un pouce de diamètre ordinaire jusqu'à deux et au delà. Lames de couleur de chair, semi-transparentes, distantes, disposées sur trois différentes longueurs, ayant leur plus grande largeur vers la base, les plus longues attachées autour du pédicule, dont elles se détachent à mesure que le chapeau se relève. Pédicule couleur de chair, souvent chargé de pellicules écail leuses, à texture fibreuse, ordinairement fistuleux, droit et quelquefois contourné, ayant depuis un jusqu’au delà de trois pouces de longueur.
On trouve très communément cette espèce dans les bois, dans les champs, sur les bords des fossés et au pied des haies. Elle se montre pendant l'été et pendant l'automne.
Agaric violet.
Agaricus janthinus. SYST. NAT., 1410.
Agaric améthyste. Dec. FL. FR., II, 172.
Agaric pourpré. Chapeau convexe. Lames distantes, convexes et décurrentes. Pédicule allongé, linéaire.
a. Agaricus farinaceus. Ibid.
b. Agaricus lanatus. Ibid.
Chapeau convexe, violet, obscurément strié, à surface écailleuse et comme farineuse, paraissant drapée, ayant jusqu’au delà d'un pouce de diamètre. Lames violettes, distantes, disposées sur trois différentes longueurs ; les plus longues quelquefois bifides, décurrentes sur le pédicule. Pédicule cylindrique, d’un pourpre foncé devenant brun, rempli d’une moëlle spoñgieuse bientôt
dévorée par les insectes, ce qui le rend fistuleux, ayant jusqu’au delà de trois pouces de longueur.
On trouve cet agaric dans les bois pendant l'automne.
Agaric semi-globuleux.
Agaricus semi-globatus. SYST. NAT., 1418.
Chapeau glabre, semi-globuleux et jaunâtre. Pédicule subconcolore, opaque, grêle, allongé, avec des points noirs au milieu. Lames cendrées, avec des taches obscures ; les plus grandes attachées autour du pédicule.
Chapeau semi-globuleux, souvent un peu acuminé, lisse et jaunâtre, plus pâle vers le bord, ordinairement visqueux, ayant depuis six ou sept lignes jusqu’à un pouce et demi de diamètre. Lames blanches avec des taches grises, devenant cendrées avec des taches noires, disposées sur trois différentes longueurs, figurées en quart de cercle, remplissant toute la concavité du chapeau ; les plus longues attachées autour du pédicule par leur base égale au demi-diamètre du chapeau. Pédicule grêle, cylindrique, droit, fistuleux, couvert d’un suc visqueux avec des points noirâtres au milieu et une bande circulaire brune en forme d'anneau, ayant jusqu’à trois pouces de longueur.
On trouve ce petit champignon le long des haies et sur les bords des fossés pendant l'automne.
Agaric du sapin.
Agaricus abietis. SYST. NAT., 1420.
Chapeau très glabre, plus ou moins visqueux, convexe, enfoncé au milieu. Lames blanchâtres. Pédicule linéaire, allongé, de couleur fauve.
mnt si
tb
Chapeau membraneux, convexe avec un enfoncement plus ou moins sensible au milieu, devenant orbiculaire, plan ou concave, obscurément strié vers le bord, paraissant crénulé par une petite saillie des extrémités des lames, d’un jaune orangé au milieu, pâle vers la circonférence, ayant jusqu’au delà d’un pouce de diamètre. Lames blanchâtres, inégales, nombreuses, les plus longues ayant la base arrondie avant leur insertion autour du pédicule. Pédicule d’un jaune fauve ou roussâtre, cylindrique et souvent comprimé, fistuleux, pouvant être facilement détaché du chapeau, comme s’il ne faisait que le soutenir, ayant depuis un jusqu’à deux pouces de longueur.
On trouve cette espèce ordinairement agrégée sous les arbres, vers le commencement de l’automne. Elle croît partout, mais plus particulièrement sous les pins et sous les sapins.
Agaric clou.
Agaricus clavus, SYST. NAT.; 1420.
Chapeau presque plan, umboné, d’un jaune argileux, ayant le bord strié ou plissé, les lames d’un blanc sale, le pédicule linéaire, térète, farci et contourné inférieurement.
Ce petit agaric croît sur les feuilles mortes et sur les troncs des arbres parmi les mousses. Il est assez semblable aux clous dorés employés par les tapissiers, d’où il a tiré son nom.
Agaric agrafe.
Agaricus fibula. SYsT. NAT., 1421.
Agaric ochreux, à chapeau rond, infundibuliforme.; lames décurrentes ; pédicule linéaire, plein et uni.
Chapeau lisse, infundibuliforme, d’un blanc ochreux, ayant environ un pouce et demi de diamètre. Lames concolores, décurrentes, inégales, minces et très nombreuses. Pédicule uni,
blanchâtre, cylindrique, farci d’une moëlle soyeuse bientôt dévorée par des larves, ce qui le rend souvent fistuleux ; ayant jusqu’à trois pouces de longueur.
On trouve cet agaric dans les endroits couverts pendant l’automne. Son chapeau imite les boucles en forme de plaque qui servaient anciennement à attacher la ceinture sur le devant du corps.
Agaric cupelliforme.
Agaricus cupelliformis.
Chapeau brun, infundibuliforme ; lames grises et inégales ; pédicule gros, fibreux, plus épais vers la base, farci d’une moëlle cotonneuse.
Chapeau coriace, d’un brun noirâtre, lisse, enfoncé au milieu, avec le bord roulé en dessous, souvent umboné dans la jeunesse, relevé en cône renversé formant régulièrement l’entonnoir dans son développement parfait, ayant alors jusqu’à deux et trois pouces de diamètre, Lames d'un gris blanchâtre, prenant ensuite une teinte brunâtre, nombreuses, inégales, les plus longues quelquefois bifides, ayant les bases légèrement acuminées insérées autour du pédicule. Pédicule droit, d'un brun grisâtre, médiocrement gros, cylindrique, plus épais vers la base légèrement cotonneuse ; d’une texture fibreuse ; la surface légèrement gercée par l’écartement des fibres extérieures ; rempli d’une moëlle cotonneuse, ayant jusqu’au delà de trois pouces de longueur.
On trouve cet agaric sous les arbres pendant l'automne. La grosseur remarquable du pédicule, égalant celle du petit doigt, pourrait le faire rapporter à la cinquième division de la première famille. Je ne vois pas qu'il soit décrit
dans la collection de Gmelin et je le crois très différent de l’agaricus placenta et de l’agaricus murinus, avec lesquels il me paraît avoir le plus de rapports. J'ignore s’il se trouve dans les ouvrages de Bulliard ou de Schæffer, que je n'ai pas sous les yeux.
B). Les délicats. Chapeau, lames et pédicules transparents, ordinairement concolores. Le chapeau strié ou plissé.
Agaric minutule.
Agaricus minutulus. SYST. NAT., 1423.
Chapeau campanulé, d'un jaune orangé fugace ; lames rares, jaunâtres ; pédicule térète, farci, un peu courbé et blanchâtre. Chapeau conique, d’un jaune orangé, souvent mêlé de rose dans la jeunesse, devenant campanulé, mince, transparent, strié, pâle ou blanchâtre vers le bord, d'un jaune pâle au milieu, souvent acuminé, n'ayant que cinq ou six lignes de diamètre. Lames blanchâtres, devenant jau-nâtres, inégales, distantes et peu nombreuses. Pédicule blanchâtre, cylindrique, très grêle, légèrement tortueux, fistuleux, se détachant facilement du chapeau, ayant deux ou trois pouces de
longueur.
On trouve ce joli petit agaric sur le bord des prés couverts, au commencement de l’automne.
Agaric en roue. Dec. FL. FR., Il, 158.
Agaricus rotula.
Chapeau blanchâtre, ombiliqué, strié vers le bord. Lames larges, écartées et attachées sur un bourrelet annulaire qui entoure le pédicule.
Ce petit agaric est facile à distinguer des autres espèces par la petite gaîne qui entoure l'origine du pédicule et autour de laquelle les lames sont insérées. Ces lames, blanches comme le chapeau, sont assez larges, égales et un peu distantes. Le pédicule est capillaire, noir ou d'un violet foncé, plein et roide, ayant jusqu’à deux pouces de longueur. Le chapeau est petit, convexe, ombiliqué, mince et transparent.
Cet agaric est rare dans la plupart de nos cantons. Je l'ai trouvé sous les arbres de Guiraudet, chez M. Perpigna à Jurançon.
Agaric androsace.
Agaricus androsaceus. LiN. sP., 1644.
Chapeau conique, transparent, strié, crénelé. Chapeau et lames blanchâtres. Pédicule grêle et obscur.
Chapeau conique, strié, glabre, crénulé, blanchâtre, prenant une teinte brunâtre, livide, ayant cinq ou six et jusqu'à dix lignes de diamètre. Lames blanchâtres, un peu distantes, disposées sur trois rangs, celles du bord très courtes et souvent effacées dans les petits individus. Pédicule grêle, térète, plus épais et souvent laineux vers la base, d'un brun pâle ou livide, rendant
ordinairement un suc laiteux lorsqu'on le coupe en travers.
Cette petite espèce d'agaric croît sur les feuilles mortes, parmi les mousses et sur le bois pourri. Elle est très commune pendant l'automne.
Agaric bâtard.
Agaricus nothus. SYST. NAT., 1423.
Chapeau blanchâtre, devenant cendré ou jaunâtre. Lames décurrentes. Chair blanche. Pédicule grêle et plein.
Chapeau convexe, tendre et fragile, d’un blanc de cire, devenant jaunâtre, légèrement strié vers le bord, ayant trois ou quatre et jusqu’à huit lignes de diamètre. Lames blanches et décurrentes, médiocrement épaisses, assez larges, distantes et disposées sur deux ou trois différentes longueurs. Pédicule blanc, plein, cylindrique, plus épais vers le sommet, diminuant de grosseur vers la base, long d’un à un pouce et demi.
On trouve cet agaric dans les prés, dans les pâturages et sur les revers des fossés. Il est assez commun pendant l'automne. Le chapeau tend à s’aplatir en se développant et il est souvent ombiliqué dans son développement parfait.
Agaric en famille (1).
Agaricus pseudonothus.
Agaricus amadelphus.
Chapeau d’un brun terreux au milieu, d’un fauve pâle ou blanchâtre vers le bord, convexe, ombiliqué dans tous les temps, grossièrement strié vers le bord, membraneux, mince et flexible, de trois à six lignes de diamètre, ondulé et à peu près plan dans son développement parfait. Pédicule plein, cylindrique, recourbé, ayant la base renflée en tubercule, conservant la même grosseur, à peu près égale à une épingle moyenne, jusqu’à l'insertion des lames, se dilatant ensuite pour former le chapeau par continuité. Sa: couleur, d’un gris plus ou moins clair, passe bientôt au brun plus ou moins foncé. Lames d’un blanc sale, assez nombreuses quoique distantes, décurrentes ; une demi-lame placéé entre deux entières, et souvent aussi une courte nervure dans les intervalles vers le bord.
On trouve fréquemment cet agaric dans les cantons de l'arrondissement de Pau. Il croît sur les revers des fossés, sur les troncs des arbres, pendant les mois d'octobre et de novembre.
Agaric ombellé.
Agaricus umbellatus. SYST. NAT., 1423.
Couleur blanchâtre. Chapeau convexe, subconique, enfin à peu près plan, umboné et plissé. Lames distantes. Pédicule grêle, térète et fistuleux.
Chapeau mince et transparent, strié vers le bord, conique ou campanulé dans la jeunesse, plan ou peu convexe et umboné dans son développement parfait, blanc, devenant jaunâtre ou brunâtre, ayant depuis demi jusqu’à deux pouces de diamètre. Lames blanches, distantes, ayant leur plus grande largeur au milieu, disposées sur trois ou quatre différentes longueurs, les plus longues ayant la base rétrécie en arc avant leur insertion autour du pédicule. Pédicule cylindrique, blanc, devenant jaunâtre ou brun, fistuleux, ayant depuis deux jusqu’au delà de quatre pouces de longueur.
Cette espèce croît sur les feuilles mortes et sur les bois pourris, vers le
1. — Pseudonothus signifie faux bâtard ; c’est un nom qui rappelle d’une façon bien indirecte l’idée de famille. Quant à amadelphus, c'est un mot hybride qui exprime de l’amitié en latin pour des frères en grec.
milieu de l'automne. Plusieurs individus sont souvent réunis par les bases de leurs pédicules.
Agaric ombellifere.
Agaricus umbelliferus. SYST. NAT., 1423.
Agaric petit, blanc, transparent ; chapeau hémisphérique, plissé vers le bord ; lames distantes ; pédicule filiforme.
Chapeau blanc, hémisphérique, transparent, dont le bord est plissé dans l’âge avancé ; ayant de deux à quatre lignes de diamètre. Lames blanches, peu nombreuses, distantes, disposées sur trois différentes longueurs. Pédicule filiforme, térète, plein, lisse et blanchâtre, ayant depuis neuf ou dix lignes jusqu’à un pouce et demi de longueur.
Ce petit agaric croît sur les feuilles mortes et sur les bois pourris pendant l'automne.
Agaric candide.
Agaricus candidus. SYST. NAT., 1423.
Agaric petit, blanc ; chapeau hémisphérique, ayant le bord roulé en dessous ; lames flexibles ; pédicule térète, courbé ou tortueux.
On trouve ce petit agaric dans les fossés, parmi les mousses. Il est d’un blanc de neige dans toutes ses parties. Le pédicule n’est pas fistuleux.
Agaric délié.
Agaricus tenuis. SYST. NAT., 1424.
Couleur blanchâtre. Chapeau campanulé, membraneux ; lames disposées sur trois longueurs ; pédicule très long, fistuleux et transparent. ?
a. Agaricus luteo-albus. Ibid.
Ce petit agaric croît sur les revers des fossés pendant l'automne. L'agaricus luteo-albus n’est vraisemblablement qu'une variété, facile à distinguer par une teinte jaune sur le pédicule.
Agaric conique.
Agaricus conicus. SYST. NAT., 1424.
Chapeau campanulé, aigu, luisant, livide, strié ; lames blanches ; pédicule fistuleux, d'un gris cendré.
Chapeau conique, lisse, d'un brun livide, strié vers le bord, ayant depuis deux ou trois jusqu'à neuf ou dix lignes de diamètre. Lames blanches, nombreuses, disposées sur deux ou trois longueurs. Pédicule cylindrique, lisse, fistuleux, transparent, d'un brun cendré, ayant jusqu'au
delà de trois pouces de longueur.
On trouve très fréquemment ce petit agaric dans les bois et dans les fossés, sur les arbres pourris et sur les feuilles mortes. La base du pédicule est laineuse.
Agaric guêtré.
Agaricus peronatus. SYST. NAT., 1424.
Chapeau hémisphérique ; lames peu nombreuses, étroites, disposées sur trois rangs. Pédicule glabre supérieurement, laineux
inférieurement, arqué à la base.
Chapeau convexe, mince et transparent, lisse au milieu, strié vers le bord, d’une couleur pourprée, ayant jusqu’à huit lignes de diamètre. Lames purpurines ou blanchâtres, étroites, un peu écartées, disposées sur trois rangs, les plus longues ayant la base acuminée, un peu décurrentes. Pédicule cylindrique, fistuleux, d'un beau pourpre, glabre dans la partie supérieure, garni de poils blanchâtres inférieurement, ayant depuis deux jusqu’à trois pouces de longueur.
Ce champignon croît sur les feuilles mortes, vers le milieu de l’automne.
Je l'ai trouvé à Morlaàs, sur le bord d’un fossé, dans un petit bois du Basacle confrontant avec la pièce de terre dite Laherrère et la métairie dite du Parrat.
Agaric fistuleux.
Agaricus mammillaris. HorFM.
Chapeau membraneux et transparent, rarement gris ou blanchâtre, ordinairement brun ou livide au milieu, pâle, jaunâtre ou roussâtre, strié vers le bord et crénulé, conique ou campanulé, à surface plane mais conservant une protubérance au milieu dans son développement parfait ; ayant depuis cinq ou six lignes jusqu’à un ou deux pouces de diamètre. Pédicule cylindrique, glabre, fistuleux, un peu ferme, pâle ou blanchâtre vers le haut, brun ou roussâtre et un peu renflé vers la base, souvent aussi brun dans toute sa longueur, s’allongeant ensuite en une petite racine souvent réunie à celles de plusieurs individus, entrant dans les racines des arbres, enveloppée par un duvet laineux. La longueur varie entre un et trois pouces. Lames blanches, larges, un peu distantes, disposées sur trois longueurs, les plus longues insérées autour du pédi- Cule, dont le tube est fermé au sommet par une substance spongieuse, rare, qui part du chapeau.
Ce champignon, très commun dans nos cantons, croît par groupes nombreux, et quelquefois solitaire, sur les troncs et les racines des arbres, pendant les mois d'octobre et de novembre.
C). Chapeau se fondant partiellement en un suc noir, ou doublé de lames noires.
Agaric momentané.
Agaricus momentaneus. SYST. NAT., 1425.
Chapeau conique, submamelonné, d’un brun cendré, strié, crénulé ;
pédicule fistuleux, linéaire ; lames et pédicule d'un gris cendré. Chapeau conique, d’un gris cendré dans l'état sec, d'un brun jaunâtre pendant la pluie, strié
vers le bord et crénulé, avec une élévation en forme de mamelon peu sensible au milieu dans son développement avancé, ayant environ un pouce et demi de diamètre. Lames grises dans la jeunesse, devenant noires dans la vieillesse, disposées sur quatre rangs, se fondant en pulpe noire qui salit les doigts. Pédicule blanchâtre, cylindrique, fistuleux, ayant quatre ou cinq pouces de longueur.
On trouve cet agaric sur les excréments des animaux, sur les fumiers, dans les prés et dans les jardins. Il naît, croît et se dissout en deux ou trois jours.
Agaric acuminé.
Agaricus acuminatus. SYST. NAT., 1426.
Chapeau conique, acuminé, d’un gris de rat pâle ; lames noires ; pédicule térète, étroit, fistuleux, d’un pourpre noirâtre.
Chapeau conique, non strié, d’un gris de rat pâle, un peu jaunâtre au sommet, quelquefois légèrement prolongé en pointe, ayant environ un pouce de diamètre. Lames noires et disposées sur quatre différentes longueurs, se fondant entre les doigts en suc noirâtre. Pédicule cylindrique, grêle et fistuleux, d’un brun noirâtre avec une teinte rougeitre, ayant jusqu'à quatre ou cinq pouces de longueur.
On trouve fréquemment cet agaric sous les arbres, parmi les feuilles, vers
la fin de l'automne. Il ne diffère que peu de l’agaric momentané.
Agaric ombilicaire.
Agaricus umbilicaris. SYST. NAT., 1426.
Agaric coriace, blanchâtre, se fondant en liqueur brune ; lames disposées sur trois rangs et distantes ; pedicule farci.
Chapeau convexe ou largement campanulé, blanc, lisse et sec dans la jeunesse, devenant grisâtre, ochreux avec une teinte noirâtre et se fondant entre les doigts en liqueur brune dans la vieillesse, ayant jusqu’à deux pouces de diamètre. Lames d’un gris noirâtre dans la jeunesse, noires dans la vieillesse, larges, distantes, disposées sur trois différentes longueurs, se fondant en liqueur brune comme le chapeau. Pédicule blanc, cylindrique, rempli d’une substance médullaire, ayant depuis deux jusqu'à cinq pouces de longueur.
On trouve cet agaric sur les excréments des bestiaux dans les pâturages et jusque dans les étables. Il se montre plus fréquemment pendant l'été.
Agaric fasciculé.
Agaricus fasciculatus. SYST. NAT., 1425.
Agaric brunissant et tombant en dissolution. Chapeau convexe, lisse et d'un jaune fauve ; lames nombreuses, étroites et d'un jaune olivâtre ; pédicule jaune, tortueux et fistuleux.
Chapeau convexe, quelquefois umboné, lisse, d’un jaune orangé au milieu, d’un jaune pâle ou blanchâtre vers le bord, médiocrement charnu au milieu, devenant brun et pulpeux, tachant en noir et très salissant dans la vieillesse, ayant jusqu’à deux pouces de diamètre dans son développement parfait. Lames d’un jaune olivâtre, très étroites, minces et très nombreuses, cachées dans l'origine sous un voile filamenteux dont il reste souvent quelques traces sur les bords du chapeau et au milieu du pédicule. Pédicules fasciculés, jaunes, tortueux et fistuleux, à texture fibreuse, ayant jusqu’à cinq et six pouces de longueur.
Cette espèce d’agaric est très commune dans toutes les saisons. Elle croît en agrégations extrèmement nombreuses dans les bois, sur les troncs et sur les racines des arbres pourris. Il n'est presque pas douteux qu'elle soit une variété de l'agaricus fascicularis.
Agaric roussâtre. FL. FR., 1281, XVII.
Agaricus succineus. SYST. NAT., 1427.
Chapeau convexe campanulé, déchiré, glabre, d'un jaune orangé pâle, strié ; lames plombées ; pédicule allongé, blanc.
Chapeau campanulé, strié, fauve ou roussâtre dans la partie supérieure, plus pâle vers l'inférieure, déchiré dans son bord lorsqu'il s'étend en parasol, n'ayant qu'environ demi-pouce de diamètre, Lames d'un brun plombé, se fondant en pâte noire qui salit les mains. Pédicules grèles, cylindriques, blancs, fistuleux, agrégés, ayant depuis un pouce et demi jusqu'à trois pouces de longueur.
Cet agaric croit au pied des arbres, formant des groupes très nombreux. I se montre pendant l'été et au commencement de l'automne.
he
Agaric de terreau. Dec. EL. FR., II, 151.
Agaric des fumiers. FL. FR., 1281, XXXII.
Agaricus fimiputris. SYST. NAT., 1428.
Chapeau campanulé, à bord inégal, blanchâtre ; lames concolores avec des taches noires ; pédicule noirâtre, garni d’un collier épaissi vers la base.
Cet agaric croît sur les fumiers et sur les excréments des bestiaux. Je l’ai trouvé dans les pâturages de Bious, près du pic du Midi d'Ossau. Il se montre pendant l'automne.
Agaric des fumiers. Dec. FL. FR., Il, 150.
Agaric stercoraire.
Agaricus stercorarius. SYST. NAT., 1428.
Chapeau convexe, diaphane, cendré, dont le bord est déchiré et révoluté, les lames grises, le pédicule oblique, étroit et plus épais vers la base.
Chapeau naissant oblong, convexe dans la suite, devenant orbiculaire, plan, enfin concave, déchiré dans son bord révoluté, d’un gris cendré, mince, transparent et très élégamment strié autour d’un petit plateau central lisse et roussâtre, ayant depuis un jusqu’à deux pouces et demi de diamètre. Lames d’un gris cendré, devenant noires sur la bordure, insérées autour du plateau central à une petite distance du pédicule, se fondant en liqueur noire qui salit les doigts. Pédi-: cule blanc, fistuleux, plus épais vers la base, rétréci vers le sommet, extrêmement tendre et fragile, couvert d’une efflorescence neigeuse, ayant depuis deux ou trois jusqu’à cinq pouces de longueur. |
Cet agaric, tres fugace et d’une délicatesse extrême, croît sur les fumiers et autres endroits humides et putrilagineux. On le distingue de l’agaric cendré, auquel il ressemble beaucoup, par l'absence de la poussière écailleuse qui couvre le chapeau de ce dernier.
Agaric cendré. FL. FR., 1281, XVII.
Agaricus cinereus. SYST. NAT., 1427.
Chapeau cendré, umboné, strié ; lames connées ; pédicule allongé, d’un blanc brunissant.
Chapeau d’un gris cendré, cylindrique dans l’origine et formant une gaîne qui embrasse le pédicule, s’évasant en cloche, enfin en cône très obtus, lisse au milieu, finement strié vers le bord déchiré et roulé en dessus, ayant jusqu’à trois et quatre travers de doigt de diamètre. Pédicule fistuleux, cylindrique, opaque, blanc, ayant la surface légèrement marbrée par de petites peluchures brunes ou roussâtres, ayant jusqu'à six travers de doigt de longueur sur trois ou quatre lignes de largeur. Lames très nombreuses, très étroites, inégales, distinctes du pédicule, noircissant promptement en se fondant en eau noire comme de l'encre.
Cet agaric est ordinairement solitaire. Le chapeau est souvent couvert d’une efflorescence farineuse, qui disparaît dans la suite. La membrane qui forme presque seule la substance du chapeau se fond aussi en eau noire après la déliquescence des lames. Je l’ai souvent rencontré sur la terre, au pied des arbres.
Agaric campanulé. FL. FR., 1281, XXIV.
Agaricus campanulatus. LIN. sp., 1643.
Agaric transparent ; chapeau campanulé, varié, strié ; lames cendrées,
ascendantes, placées sur deux rangs ; pédicule linéaire, grêle, nu.
Chapeau campaniforme, obtus, d'un gris de rat variable, strié au dessous du sommet, mince
et transparent, extrêmement tendre et fragile, se fondant entre les doigts en liqueur noire et
fétide, petit, n'ayant que depuis trois jusqu'à cinq lignes de diamètre. Lames cendrées, devenant
noires, disposées sur deux ou trois rangs ; les extrémités antérieures légèrement courbées en
dessus en suivant la courbure du bord du chapeau. Pédicules agrégés, blanchâtres, grêles, fistu-
leux, transparents et fragiles, recourbés pour gagner la perpendiculaire lorsqu'ils sont implantés sur un plan vertical, ayant depuis un jusqu’à deux ou trois pouces de longueur.
Ce petit agaric croît sur les murs, au pied des arbres et sur les revers des fossés. Les individus sont groupés en quantités innombrables, mais si bien arrangés que les chapeaux ne sont ni difformes ni gênés dans leur développement comme dans la plupart des autres agrégations.
Agaric drapé. Dec. FL. FR., I], 147.
Agaricus tomentosus.
Chapeau cylindrique dans la jeunesse, formant une gaine qui couvre presque tout le pédicule, ayant quatre ou cinq pouces de longueur, devenant conique par l'évasement du bord, qui se déchire en s’écartant du pédicule ; couvert d’une peau peluchée ou cotonneuse, qui se détache et laisse le dos des lames à découvert, mais très serrées et adhérentes entr'elles, formant encore un cylindre d’un beau blanc. Lames inégales, extrêmement nombreuses et serrées les unes contre les autres sans aucune adhérence avec le pédicule, d’un beau blanc dans la jeunesse, noircissant bientôt et se fondant en eau noire ; chaque lame composée de deux feuillets appliqués l’un contre l’autre. Pédicule d’un beau blanc dans la jeunesse, cylindrique, aminci vers le sommet, bulbeux à la base avant le développement du chapeau, à peu près fistuleux, ne contenant qu'un duvet lâche ou filamenteux, paraissant à la surface un peu cotonneux par la rupture de quelques filets extérieurs, soutenant le chapeau, dont il se détache très facilement, sans aucune adhérence avec les lames, ayant jusqu’à six pouces de longueur.
Cette belle espèce d’agaric ne dure que trois jours. On le trouve dans nos bois, dans nos prés et dans nos jardins, vers le milieu de l'automne.
Agaric. Chapeau sessile.
Agaric d’aulne.
Agaricus alneus. LIN. SP., 1645.
Chapeau coriace, blanchâtre, cotonneux, semi-orbiculaire, dont le bord est gauderonné et les lames rameuses.
Chapeau sessile, semi-orbiculaire, dont la surface est plane ou peu convexe, cotonneuse et blanchâtre, devenant brune ou verdâtre ; le bord gauderonné ou découpé en lobes arrondis.
Lames cendrées ou roussâtres et rameuses,
On trouve cet agaric sur les troncs et sur les racines découvertes des arbres, surtout de l’aulne et du bouleau.
Agaric cotonneux. FL. FR., 1281, XLI.
Agaricus betulinus. LIN. sP., 1645.
Chapeau sessile, coriace, cotonneux. Lames simples et divisées.
Chapeau sessile et coriace, presque orbiculaire ou lunulé, ayant le bord arrondi sans division, la surface supérieure blanche et garnie d'un duvet cotonneux, quelquefois coloré par des zones
concentriques, ayant trois ou quatre pouces de diamètre transversal. Lames brunes, minces, flexibles, inégales, libres et très rarement rameuses ou anastomosées entr’elles.
On trouve cet agaric sur les troncs des arbres pourris, des arbres morts et abattus, et plus souvent sur les bouleaux. Les chapeaux sont ordinairement agrégés en grand nombre, souvent adhérents et comme imbriqués. Les lames m'ont toujours paru simples et coupées en travers, jamais rameuses ni anastomosées, en sorte qu'il est douteux que cette espece soit réellement l’agaricus betulinus de Linné et de ses commentateurs.
Agaric de chêne. FL. FR., 1281, XXXIx.
Agaricus quercinus. LiN. SP., 1644.
Chapeau subéreux-coriace, plan, velu, semi-orbiculaire avec des zones de diverses couleurs ; lames cartilagineuses, ramassées, anastomosées, blanchâtres ou brunâtres.
Chapeau sessile, semi-orbiculaire, d’une consistance subéreuse, ayant la surface supérieure plane, couverte d’un duvet cotonneux, lâche ; coloré par des zones concentriques de diverses couleurs. Lames épaisses, blanchâtres, devenant brunes ou roussâtres, interrompues par des fractures irrégulières, anastomosées, c’est-à-dire réunies entr’elles, formant des cloisons et des excavations difformes, entremêlées de pores, très apparents vers le bord.
Cet agaric croit sur les troncs des arbres et sur les vieux bois pourris. Sa substance spongieuse, assez ferme, serait propre à faire de l’'amadou et serait peut-être préférable à celle du bolet amadouvier pour les usages de la chirurgie.
Agaric labyrinthiforme.
Merulius labyrinthiformis. SYST. NAT., 1431.
Substance ligneuse, brune et difforme ; lames plus pâles et labyrinthiformes.
Cet agaric ne diffère du précédent que par une plus grande épaisseur, par une plus grande dureté, par une couleur tannée et par une surface glabre et pulvinée. On le trouve sur les troncs des arbres vivants.
Agaric. blanc de neige.
Agaricus niveus. SYST. NAT., 1431.
* Chapeau lisse, horizontal, d’un blanc de neige en dessus, brun en dessous.
Cet agaric croît sur les troncs et sur les vieilles souches des arbres. Il est semblable à l’agaric de chêne et ne s’en distingue que par l’absence du duvet cotonneux qui couvre ce dernier.
L'agaric d’aulne, l’agaric cotonneux, l’agaric de chêne et l’agaric blanc de neige sont compris dans le genre du mérule dans les ouvrages de quelques botanistes, et les deux dernières espèces sont rapportées au genre du bolet dans quelques autres. On ne conçoit pas comment les premiers ont préféré une ramification en forme de veine, très obscure, qui n’a pas même lieu dans l'agaric cotonneux, à une organisation lamelleuse très apparente pour transporter ces quatre plantes du genre de l’agaric à celui du mérule ; car il est
certain qu'un novice n'ira jamais le chercher dans ce dernier. Ceux qui rapportent les deux dernières espèces au genre du bolet sont plus logiques, puisqu'elles sont réellement poreuses dans l'origine et qu'on y voit toujours quelques trous, surtout vers le bord, dans leur développement parfait. Il vaudrait peut-être mieux en faire un genre particulier ayant pour caractère un chapeau doublé de lames et de pores, auquel on donnerait le nom de lamellipore.
Agaric glanduleux.
Agaricus glandulosus. SYST. NAT., 1428.
Chapeau presque sessile, brun en dessus, blanc en dessous.
Chapeau presque sessile, horizontal, un peu renversé, semi-orbiculaire ou obovale, charnu et très épais au milieu, à peu près plan ou concave, d’un brun plus ou moins clair en dessus, blanc et ventru en dessous, rétréci en pédicule gros et court à la base, Lames blanches, minces, médiocrement larges et très nombreuses, disposées sur plusieurs longueurs ; les plus longues froncées, formant une crépure en réseau à la base près du point d'attache du chapeau, rétréci en pédicule gros, extrêmement court. Cette partie, qui n'est point couverte par les lames, est garnie d’un duvet court, blanc et drapé.
Cet agaric croit sur les troncs à demi-pourris des arbres, où les individus sont agrégés et placés les uns au dessus des autres. On le trouve surtout sur les peupliers, vers la fin de l'automne. Il est remarquable par ses grains glanduleux, groupés et liés par des filets dans les intervalles des lames.
Agaric appliqué.
Agaricus applicatus. SYST. NAT., 1429.
Chapeau renversé, orbiculaire, cendré-noirâtre ; lames blanchâtres avec une teinte bleuâtre, tendant vers le centre du chapeau adné. Chapeau membraneux, fragile, orbiculaire, d’un gris cendré, noirâtre au milieu, appliqué à la renverse et adhérent en partie aux corps qui le soutiennent, offrant aux yeux sa surface lamelleuse. Lames inégales, d’un gris cendré, noirâtres dans la vieillesse, ayant la base arrondie
et sans appui ; les plus longues tendant à se réunir au point central en forme de rayons. Pédicule nul.
Ce petit agaric très singulier croît sur le bois pourri, dans l'intérieur des bâtiments humides.
Agaric réniforme.
Agaricus reniformis.
Chapeau blanc, réniforme, attaché par le point central de la surface supérieure.
An agaricus niveus. SYST. NAT., 1420 ?
Chapeau coriace, convexe, réniforme, d’un blanc de neige en dessus, ayant le bord roulé en dessous, obliquement renversé et attaché par la moitié inférieure de sa surface supérieure. Lames blanches avec une légère teinte rougeàtre, disposées sur trois ou quatre différentes longueurs ; les plus longues tendant à se réunir vers le sommet de l'angle rentrant de l'échancrure du chapeau, où elles se terminent sans appui dans un enfoncement qui correspond au point central de l'adhérence. Largeur de six lignes.
Cet agaric croît sur les rameaux secs et à demi-pourris des arbres et des
— 871 SF CRYPTOGAMIE — CHAMPIGNONS
arbrisseaux. On le trouve dans les bois et dans les haies, au milieu et à la fin de l'automne.
Agaric fulvescent.
Agaricus fulvescens. SYST. NAT., 1420.
Chapeau sessile, coriace, velu, blanc ; lames fauves.
Chapeau sessile, horizontal, convexe, blanc et hérissé de filets nombreux en dessus, ayant le bord replié en dessous, mince, coriace et un peu subéreux, ayant jusqu'à six lignes de diamètre. Lames d'un gris tirant sur le fauve, réunies deux à deux par les bords fixes, ayant les bords libres repliés, l’un d’un côté, l’autre de l’autre ; le point central du concours des bases étant plus près du bord fixe que du bord libre du champignon. Les lames, vues à la loupe, paraissent garnies de poils fins et courts.
J'ai trouvé ce petit agaric sur les branches sèches des arbres, dans les environs de Morlaas. Il croît par groupes et se conserve longtemps.
MÉRULE. Champignon garni en dessous de veines ou de plis ramifiés.
A). Chapeaux pédiculés.
Mérule hydropipide.
Merulius hydropipis. SYST. NAT., 1430.
Chapeau d’un brun noirâtre. Pédicule fistuleux jusqu’à la base.
Chapeau coriace, brun, devenant noirâtre en dessus, convexe, enfoncé au milieu et percé en
entonnoir, ayant jusqu'au delà de deux pouces de diamètre. La surface inférieure d'un gris cendré, doublée de plis ramifiés quelquefois très apparents et souvent presque tout-à-fait effacés. Pédicule tortueux, légèrement anguleux, d’un brun clair, fistuleux jusqu’à la base, supérieurement évasé en trompe, formant le chapeau par son épanouissement.
Ce champignon croît dans les endroits frais et humides. Je l’ai trouvé sur
les bords des fossés dans le canton de Morlaàs, notamment sur les bords de la grande route de Vic, près de Morlaàs.
Mérule ondulé. Dec. FL. FR., II, -131. Merulius crispus. SYST. NAT., 1430.
Chapeau coriace, infundibuliforme, ayant le bord frisé et le pédicule solide.
Chapeau coriace, d’un brun clair en dessus, ayant le bord lobé, très ondulé, frisé et relevé en entonnoir ; le diamètre variant d’un à deux pouces. La surface inférieure d’un gris cendré clair, plissée en ramifications peu saillantes. Pédicule solide dans toute son étendue, d'un brun
clair, cylindrique vers la base, épaissi en cône renversé vers la partie supérieure, formant le chapeau par son épanouissement.
Ce champignon croît dans les bois et autres lieux couverts. Je l'ai trouvé dans les mêmes endroits que le précédent. Il se montre au milieu de l’automne.
Mérule chanterelle. (1). Dec. FL. FR., Il, 128.
1. — Qu'il faudrait écrire cantharelle. De xdvÜæpos, coupe ; parce que le chapeau se creuse en vieillissant.
Merulius chantarellus. SYST. NAT., 1430.
Mérule dont la couleur est celle d’un jaune d'œuf et l'odeur agréable, le chapeau enfoncé dans la vieillesse, ondulé et lobe dans son bord, les veines décurrentes, le pédicule plein et dilaté dans sa partie supérieure.
En patois lecassine.
Chapeau lisse et convexe dans la jeunesse, enfoncé au milieu dans l’âge avancé, ayant le bord relevé en entonnoir, ondulé et lobé, large de deux à quatre travers de doigt. Veines rameuses, décurrentes, froncées, presque lamelleuses et concolores. Pédicule plein, concolore, dilaté en cône renversé, continu avec le chapeau formé par son épanouissement. Chair d'un blanc sale, fibreuse, odorante.
On trouve cette plante dans les bois pendant l'automne, et plus rarement dans les autres saisons. Elle est agréable au*goût et très recherchée dans quelques cantons, comme dans celui de Pontacq. On la prépare en omelette après lui avoir fait rendre l'eau dont elle est imprégnée en la fricassant à sec pendant quelque temps dans une poêle avant d'y mêler la graisse ou l'huile et les œufs.
Mérule pezizoïde.
Merulius pezizoïides. SYST. NAT., 1431.
Mérule presque sans tige, infundibuliforme, ayant le disque ouvert, lobé ou sinué, et les veines effacées.
Pesise corne d’abondance. FL. FR., 1287, 11.
Peziza cornucopioïde. LiN. sP., 1650.
Fongosité membraneuse, coriace, fragile, infundibuliforme, ayant le bord plus ou moins ondulé, lobé ou sinué et ponctué, la surface inférieure d’un brun plus ou moins clair, l'extérieure d'un gris cendré, plutôt ridée qu'obscurément veinée, ayant jusqu'au delà de trois pouces de hauteur. Pédicule presque nul, le chapeau se dilatant insensiblement de la base au sommet en forme de trompe creuse dans toute son étendue, dont la partie inférieure est à peu près de la grosseur du petit doigt et presque cylindrique dans une petite étendue.
On trouve cette plante ordinairement agrégée ou fasciculée au pied des arbres et sur les bords des fossés couverts pendant l'automne.
Mérule de chêne.
Merulius quercinus. SYST. NAT., 1430.
Mérule subéreux, coriace, plan, velu, semi-orbiculaire, peint par des anneaux de diverses couleurs, dont les veines sont ramassées, cartilagineuses, anastomosées, blanchâtres ou brunûtres.
Chapeaux nombreux, sessiles, coriaces et très flexibles, situés horizontalement, semi-orbiculaires, plans, couverts d'un duvet dense et laineux, bigarrés par des bandes concentriques, blanches, brunes et roussâtres. Veines lamelleuses, cartilagineuses, blanches, devenant brunes ou
roussâtres dans la vieillesse, interrompues par des fractures, souvent anastomosées entr'elles, quelquefois bifurquées ou rameuses, Chair mince, blanche et cotonneuse.
On trouve cette plante sur les troncs des arbres, plus souvent sur les chênes que sur les autres. Sa substance serait aussi propre que celle du bolet amadouvier à être préparée en amadou et lui serait peut-être préférable par une plus grande souplesse pour arrêter les hémorrhagies.
; e nÉ i PET MAT Re
Mérule des feuilles mortes.
Merulius squamila. SYST. NAT., 1430.
Chapeau blanc, convexe, double de plis rares et rayonnants. Pédicule très grêle et filiforme.
Chapeau blanc, convexe, très mince et transparent, glabre et uni en dessus, relevé en dessous par cinq ou six nervures qui vont du centre à la circonférence en forme de rayons. Son diamètre est d’une à deux lignes. Pédicule central, capillaire, blanc et transparent dans la jeunesse, devenant bientôt noirâtre ou d’un brun roussâtre, surtout vers la base, où la loupe fait apercevoir de petits poils courts, conservant la même grosseur dans toute sa longueur, qui ne surpasse guère quatre lignes.
On trouve cette petite espèce sur les feuilles mortes, sur les branches à demi-pourries, parmi les mousses. Elle est assez commune dans nos cantons de l’arrondissement de Pau, vers le milieu de l’automne.
B). Chapeaux sessiles.
Mérule auriculaire.
Merulius auricularia.
Fongosité coriace, d’un jaune fauve. Veines réticulées. Substance coriace, molle et tenace, appliquée sur des troncs d'arbres par une grande portion de sa surface inférieure, se renversant et devenant horizontale à mesure qu’elle se développe, ayant la surface devenue supérieure d'un jaune fauve et drapée, l’inférieure ou l’antérieure d’un roux ferrugineux et réticulée par une multitude de veines sinueuses, anastomosées et entremêlées de trous difformes, formant une espèce de tricot qui dégénère vers le bord en simple plissure. La surface postérieure est peluchée, d'un blanc pâle ou rougeâtre et attachée sur les arbres ; l’antérieure est d’un jaune orangé pâle, quelquefois blanche.
Cette espèce a le port d’une théléphore et semble tenir le milieu entre les mérules et les bolets. Elle croit sur des troncs d’arbres renversés. Les individus y sont agrégés et imbriqués ; leurs bords sont plus ou moins lobés et ondulés. Je l’ai trouvée dans le canton de Morlaas vers la fin de l'automne. Les individus très jeunes ont la forme d’un petit bassin ou d’une oreille d'homme attachée postérieurement par la base. Dans les progrès du développement les bords s’élargissent, la plante se renverse, s'attache par la surface postérieure et forme ou des rosettes orbiculaires ou plus souvent des bandes horizontales d’une consistance molle, plus gélatineuse que coriace.
Mérule blanc.
Merulius albus.
Chapeau membraneux, blanc, convexe dans la jeunesse, plan dans son développement parfait. Veines blanches. Pédicule grêle, plein, cylindrique, devenant un peu plus épais à l'origine des veines, qui sont un peu lamelleuses dans cet endroit ; elles se rétrécissent ensuite en forme de plis rameux et liés entr'eux par des plis transverses. Le chapeau acquiert jusqu'à un pouce de diamètre.
J'ai trouvé cette espèce sur de vieilles souches dans les fossés des environs de Pau, au mois d'octobre.
BOLET (1). Chapeau doublé de pores ou de tuyaux.
A). Chapeaux pédiculés.
Bolet comestible. Dec. FL. FR., II, 124.
Boletus edulis. Buzz.
Boletus lapidum. SYST. NAT., 1434.
Boletus esculentus. PERS. OBS. Myc.
Boletus bovinus. Lin. sP., 1646.
Chapeau charnu, convexe, brun en dessus, jaune en dessous ; chair blanche ; pédicule solide, d'un blanc roussâtre, ayant la surface réticulée vers le sommet.
En patois lou cep.
Chapeau convexe, d’un brun marron, quelquefois noirâtre, souvent jaunâtre, pâle ou bjanchâtre, ferme et cassant dans la jeunesse, charnu, très épais et très volumineux dans son développement parfait, mollasse dans la vieillesse, ayant jusqu'au delà de dix pouces de diamètre. Tuyaux cylindriques, parallèles et contigus, occupant la surface inférieure du chapeau, blanes et fermés dans la jeunesse, jaunes dans la suite et s’ouvrant en dehors par des trous ou pores anguleux, joints ensemble sans aucune substance intermédiaire. Pédicule solide, conique et blanchâtre, ayant la base renflée en forme de grosse bulbe, s'allongeant en cylindre dont la surface ordinairement roussâtre est superficiellement réticulée dans sa moitié supérieure, ayant jusqu'à
trois et quatre pouces de longueur. Chair blanche, souvent un peu vineuse sous la peau, ne changeant point de couleur, susceptible de dessication.
Ce bolet est extréèmement commun dans nos contrées. On le trouve presque \partout dans les bois et autres lieux couverts.
Bolet vitellin.
Boletus vitellinus.
Chapeau charnu, convexe, brun en dessus, jaune en dessous ; chair jaune ; pédicule solide, ayant la surface réticulée vers le sommet.
Ce bolet est à peu près semblable au précédent dans sa forme, dans sa grandeur et dans sa consistance ; mais sa chair est constamment d’un jaune vif et elle ne change point de couleur. Ses tuyaux et ses pores sont aussi d'un jaune vif dans la jeunesse. Le pédicule est jaune avec une teinte roussâtre ; sa surface est légèrement réticulée dans sa moitié supérieure. On le trouve dans les bois et autres lieux couverts. Il est regarde comme suspect.
Bolet orangé. Dec. FL. FR., II, 127.
Boletus aurantiacus. Bull. HERB. FR.
Chapeau charnu, hémisphérique, d'une couleur d'orange ; pédicule ridé et tache.
Chapeau hémisphérique d'un jaune orangé, ferme dans la jeunesse, très charnu, ayant jusqu'à six et sept pouces de diamètre. Pores blancs et fermés dans la jeunesse, devenant jaunâtres dans
la vieillesse, ayant la bouche plutôt arrondie qu'anguleuse. Pédicule blanchâtre, plein, fibreux, devenant roussâtre avec des taches noires et des aspérités fibreuses et rétinées qui rendent sa
1. — Güho;s, motte, masse. C'est un champignon de forme arrondie.
surface raboteuse ; gros, épais, court, ayant la base renflée en bulbe dans la jeunesse, devenant presque cylindrique dans la suite. Chair blanche, spongieuse, ne changeant point de couleur à l'air, conservant l'impression du doigt dans la vieillesse.
On trouve cette espèce de bolet dans les bois et autres lieux couverts. Il est généralement regardé comme un poison.
Bolet changeant.
Boletus mutabilis. SYST. NAT., 1432.
Chapeau pulviné, brun ; tuyaux jaunes ; pédicule court, épaissi vers le sommet, brun ou rougeätre.
a. Bolet changeant jaunâtre.
b. Bolet changeant rouge.
Chapeau convexe, plan ou concave, médiocrement charnu, ayant la surface lisse, quelquefois drapée ou veloutée, souvent gercée ; très variable dans ses couleurs, dont les principales sont le brun, le jaune et le rouge ; ayant rarement au delà de trois pouces de diamètre. Pores jaunes, anguleux, inégaux et très ouverts. Chair d’un jaune pâle avec une teinte rougeûtre sous la peau, ne changeant point de couleur à l'air. Pédicule jaunâtre, avec une légère teinte rougeûtre, ordinairement courbé et épaissi vers le sommet, quelquefois gros, cylindrique, bulbeux à la base, quelquefois grêle, ayant à peine la grosseur du petit doigt, rempli d’une moëlle fibreuse et jaunâtre, ayant ordinairement moins de deux pouces de longueur.
On trouve cette espèce de bolet dans les bois, dans les allées et sur les revers des fossés, pendant l'été et pendant l'automne. Les vieux sujets sont couverts d’un duvet blanc, qui paraît être une espèce voisine du bissus bombycina. On mange dans quelques-uns de nos cantons les variétés brunes, et nos gourmands les préfèrent au bolet comestible. J'en ai mangé plusieurs fois sans éprouver la plus légère incommodité. Les variétés jaune et rouge sont dédaignées ou regardées comme suspectes.
Bolet enragé.
Boletus rabidus.
An boletus subvescus. SCHŒFF. ?
Chapeau charnu, convexe, brun en dessus, rouge en dessous ; chair jaune devenant bleue à l’air ; pédicule épais et rougeûtre.
En patois cep arrouyous.
Chapeau charnu, convexe, plan ou concave, d’un beau fauve ou noirâtre, ordinairement couvert d’un enduit visqueux, ayant jusqu’au delà de trois pouces de diamètre. Tuyaux jaunes. Pores d’un rouge ferrugineux. Chair jaune, devenant promptement d'un bleu d'azur passant au noir par le contact de l'air. Pédicule bulbeux à la base, diminuant vers le sommet, solide, jaune
intérieurement, couvert d’une espèce de rouille dans le voisinage du chapeau, long de deux à quatre pouces.
On trouve très fréquemment ce champignon dans les bois, dans les allées
et sur les revers des fossés, pendant l’automne. Il est regardé comme un poison très redoutable.
Bolet rameux.
Boletus frondosus. SYST. NAT., 1433.
Masse fongueuse divisée en chapeaux à peu près plans et réfléchis ; pores blancs.
Ce bolet forme une grande masse charnue, divisée en plusieurs ramifications à peu près planes, réfléchies les unes sur les autres et comme imbriquées, brunes en dessus, blanches et poreuses en dessous.
Bolet écailleux.
Boletus subsquamosus. Lin. sP., 1647.
Chapeau jaunâtre, écailleux ; pores difformes, oblongs, tortueux,
blancs ; pédicule latéral.
Chapeau plan ou peu convexe, semi-orbiculaire, horizontal, d’un jaune pâle, couvert d’écailles membraneuses rousses ou noirâtres, d'une consistance charnue et coriace ; ayant jusqu'à dix pouces de largeur sur sept ou huit pouces de longueur dans son développement parfait, Pores blancs, grands, inégaux, ordinairement allongés et tortueux, superficiels dans la jeunesse, profonds, déchirés et presque lamelleux dans la vieillesse. Pédicules courts, épais, latéraux, sortant plusieurs ensemble d’une masse radicale commune. Chair d’un blanc de lait, médiocrement épaisse et tenace.
Cette espèce croit sur les vieux troncs des ormes, des chênes et autres arbres. On la trouve assez fréquemment au printemps.
Bolet ombiliqué.
Boletus umbilicatus. SYST. NAT., 1434.
Chapeau coriace, concave, creusé au milieu, ayant le bord brun et les pores connexes.
Chapeau coriace et tenace, légèrement concave, quelquefois plan, ayant le centre enfoncé en forme d’entonnoir, la surface d’une couleur de canelle ou de quinquina, finement rayonnée avec des zones circulaires concentriques plus ou moins apparentes, le bord plus ou moins frangé dans la vieillesse et jusqu’au delà d'un pouce de diamètre. Pores concolores, plus pâles, difformes et confluents, formés par des lames courtes et déchirées descendant un peu sur le pédicule, ne s'étendant pas tout à fait jusqu'au bord, près duquel seulement on reconnaît bien distinctement la disposition poreuse très superficielle. Pédicule térète, grêle, plein et roussâtre, bulbeux à la base, continu avec le chapeau, n'ayant ordinairement que trois ou quatre lignes de longueur.
On trouve cette petite espèce de bolet sur la terre dans les endroits couverts et humides. Les pores déchirés se rapprochent un peu des hydnes par une
disposition érinacée, et des agarics par une disposition lamelleuse ; mais les
pores superficiels et très distincts vers le bord du chapeau ne permettent pas de le confondre avec ces deux genres.
B). Chapeaux sans pédicule.
Bolet à mèche. Dicr. BOT., n° 2.
Boletus fomentarius. SYST. NAT., 1436.
Bolet pulviné, inégal, obtus, dont les pores sont ronds, égaux et de couleur glauque.
Chapeau sessile, semi-orbiculaire, blanc ou cendré, devenant fauve et quelquefois noirâtre, très épais à la base, diminuant insensiblement vers le bord obtus, à surface inégale, bosselée et tuberculeuse, glabre avec des bandes concentriques bombées et irrégulières, portant depuis trois jusqu'à dix pouces de diamètre transversal. Pores très petits, arrondis ou un peu lunulés, liés entr'eux très étroitement et formant dans leur ensemble une surface unie, plane ou convexe, plus ou moins bosselée, d'une couleur glauque dans la jeunesse, brune ou fauve dans la vieillesse.
Substance intérieure fauve et spongieuse, mais d’un tissu tellement serré que la plante a souvent la dureté du bois.
Cette espèce croît sur les troncs des arbres, principalement sur les vieux hêtres.
Bolet odorant. Dec. FL. FR., Il, 118.
Boletus suaveolens. PERS. SYN. BULL. CHAMP.
Corps fongueux, tout à fait brun en dehors et en dedans, lisse en dessous ; pores inégaux.
Ce bolet est sessile, attache par le côté et un peu par le dos, de manière que la surface inférieure descend au dessous de l'insertion de la supérieure. Le chapeau est d'un beau blanc, épais, arrondi, en sabot de cheval, de consistance subéreuse ; la surface supérieure est lisse dans la jeunesse, l’inférieure est poreuse dans toute son étendue. Les pores sont inégaux, tres apparents : les uns sont ronds, les autres anguleux, d’autres linéaires : quelques-uns sont cordiformes. L’odeur est agréable, approchant de celle de l’anis. Sa couleur blanche et uniforme dans la jeunesse devient roussâtre dans la vieillesse. Il croît sur les vieux troncs des saules. Il est très commun sur la route de Pau à Rébénacq. On le croit utile dans la phtisie pulmonaire : la dose est depuis 1 gr. 25 jusqu'a 4 grammes en poudre et préparée en électuaire.
Bolet subéreux.
Boletus suberosus. SYST. NAT., 1436.
Chapeau pulviné, blanc ; pores aigus et difformes.
Chapeau sessile, horizontal, semi-orbiculaire, subéreux, médiocrement épais à la base, diminuant insensiblement d'épaisseur vers le bord très aigu, ayant la surface supérieure à peu près plane, ridée et légèrement creusée par des sillons concentriques vers le bord, blanche, quelquefois brune avec une bordure blanche dans la jeunesse, devenant roussâtre dans la vieillesse, ayant jusqu’à neuf ou dix pouces de diamètre transversal sur quatre ou cinq pouces de rayon. Surface inférieure poreuse, un peu convexe, d’un blanc de lait dans la jeunesse, se colorant promptement en rouge dans les endroits touchés et meurtris, devenant roussâtre, enfin brune dans la vieillesse. Pores inégaux, rarement arrondis, la plupart linéaires, plus ou moins allongés, aboutissant à des tubes qu'il est impossible de séparer ni de détacher du chapeau.
Ce champignon croît sur les troncs des saules et des bouleaux. On le rencontre souvent dans les haies des environs de Pau. Sa consistance est subéreuse. Le chapeau se laisse fléchir et n’acquiert jamais la dureté du bois, mais
on ne peut le déchirer que très difficilement.
Bolet rouge.
Boletus cinnabarinus. SYST. NAT., 1436.
Chapeau pulviné, tout à fait rouge en dehors et en dedans.
Chapeau sessile, subéreux, rouge, pulviné, drapé en dessus, semi-orbiculaire, médiocrement épais, doublé de tubes d’un rouge plus vif, dont les ouvertures sont anguleuses et tres apparentes.
On trouve ce bolet sur les troncs des arbres abattus, surtout de ceux dont le bois est rouge, comme l’aulne et le cerisier.
Bolet blanc.
Boletus salignus. SYST. NAT., 1436.
Odeur agréable ; chapeau blanchâtre, d’un blanc de neige intérieurement ; tubes extrêmement courts.
Ce champignon est parasite et ordinairement agrégé. Le chapeau est mince, sessile, semiorbiculaire, ordinairement sinueux et comme festonné. Sa surface supérieure est d'un blanc sale, glabre, et devient roussâtre ou terreuse ; l'inférieure est blanchâtre et poreuse dans toute son étendue. Les tubes sont extrêmement courts et on peut facilement en séparer la substance fibreuse du chapeau. Cette substance est d'un blanc de neige, sèche et divisible en fibres très déliées. Le chapeau se divise facilement dans la direction des fibres, mais la résistance est plus grande en travers. Plusieurs chapeaux sont ordinairement réunis par les bases, On les trouve sur les troncs et sur les souches du saule et de plusieurs arbres. C’est par erreur que M. de Candolle l'a décrit sous le nom de boletus salicinus dans la Flore française. Cette espèce en diffère essentiellement, comme on peut s'en convaincre en comparant les descriptions. On pourrait le confondre avec le bolet sulfureux décoloré, mais il s’en distingue par son odeur agréable et par sa flexibilité.
Bolet sulfureux.
Boletus sulphureus. SYST. NAT., 1436.
Chapeau mou, d’un jaune orangé en dessus, d’un jaune de soufre en dessous.
Chapeaux sessiles, difformes, ayant la surface supérieure plissée et d’une belle couleur orangée, l'inférieure poreuse et d’un jaune de soufre, la substance intermédiaire blanche et fibreuse, le bord festonné, lobé ou déchiré. Plusieurs individus agrégés les uns sur les autres dans une situation horizontale. <
Ce champignon croît sur les troncs des chênes et des châtaigniers. Il est mou, cassant et d’une odeur désagréable. Il perd ses belles couleurs en peu
de temps.
Bolet amadouvier.
Boletus igniarius. LiN. sP., 1645.
Bolet pulviné, lisse, dont les pores sont très petits. a. Boletus betulinus. Bull. HER. FR.
Chapeau sessile, semi-orbiculaire, subéreux, pulviné, lisse, roussâtre ou d'un rouge pourpré en dessus, épais vers la base, allant en diminuant vers le bord arrondi en sabot de cheval. Pores ronds, très petits, formant une surface unie, blanchâtre dans la jeunesse, d'un brun tanné dans la vieillesse, Substance intérieure subéreuse, tenace, douce au toucher, de couleur fauve.
On trouve cette espèce sur les troncs des vieux arbres. Sa substance est la matière ordinaire de l’amadou et de l'agaric des chirurgiens. Pour préparer
l'amadou ‘on enlève l'écorce et on bat le reste à coups de marteau.
Bolet des saules.
Boletus salicinus. SYST. NAT., 1437.
Bolet renversé, subéreux, largement répandu, ondulé, ridé, de couleur de canelle.
Expansions subéreuses, sessiles, étendues à la renverse et plus ou moins plaquées sur les corps qui les soutiennent, ayant le bord légèrement divisé en lobes arrondis, d'une couleur de canelle, montrant la surface poreuse par leur situation renversée, devenant dures et schisteuses dans la vieillesse et d’une étendue assez considérable, Pores concolores, très petits, formant une surface unie ou peu raboteuse, exposée à la vue par la situation renversée de la plante.
Cette espèce de balet croît sur les racines et sur les troncs des vieux arbres. Sa surface supérieure tend toujours à se plaquer sur ces différents appuis et,
lorsque leur situation ne s'y prête pas, elle est toujours inégale, difforme et couverte de terre ou de mousse. Les tuyaux sont superposés par couches plus ou moins nombreuses et persistantes. Il se forme une nouvelle couche tous les ans, de manière qu'on peut déterminer l'âge du bolet par le nombre des couches.
Bolet bigarré.
Boletus versicolor. LiN. sP., 1645.
Bolet à bandes de diverses couleurs, doublé de pores blancs.
Chapeaux sessiles, coriaces, flexibles, semi-orbiculaires, plus ou moins ondulés ou lobés, ayant la surface supérieure veloutée et bigarrée par des bandes concentriques de différentes couleurs. Pores blancs, petits, à peu près ronds et superficiels, couvrant toute la surface inférieure.
. On voit des agrégations nombreuses et imbriquées de cette espèce sur les troncs des arbres secs et sur les pieux exposés aux injures du temps.
Boletus decipiens. SYST. NAT., 1437.
Hydne trompeur. Dec. FL. FR., Il, 112.
Hydnum decipiens.
Chapeau coriace, tenu, mince, cotonneux, blanc et marqué de sillons concentriques en dessus ; d’un brun rougeâtre ou vineux ou grisâtre en dessous, sessile et attaché par une portion de la surface postérieure, ayant par conséquent la base ascendante et le sommet arrondi et replié horizontalement, imitant dans la jeunesse une valve de coquille, plus ou moins élargi dans la suite, quelquefois lobé, adhérent ou réuni à d’autres individus de la même espèce. Pores très irréguliers, peu profonds vers le bord, confluents plus loin et tellement difformes que la plante pourrait être facilement rapportée au genre de l’agaric ou à celui de l’hydne si les pores du bord ne la retenaient pas dans le genre du bolet. Elle a d’ailleurs le port du bolet bigarré.
Ce champignon croît sur les troncs des arbres renversés. Je l’ai trouvé aux environs de Morlaäs.
THÉLÉPHORE (1). Fongosité subéreuse garnie de mamelons fructifères en dessous.
Théléphore soyeuse.
Thelephora sericia. SYST. NAT., 1441.
Théléphore sans tige, imbriquée, coriace, soyeuse, ornée de bandes et pâle en dessus, glabre et jaunâtre en dessous.
Expansions coriaces, rampantes, devenant libres et horizontales en se réfléchissant, ayant le bord arrondi, lobé, ondulé ou plissé ; la surface supérieure couverte d’un duvet soyeux, pâle dans la jeunesse, avec des bandes concentriques de différentes couleurs ; la surface inférieure glabre, d’un jaune fauve, pâle dans la jeunesse, foncé ou brun dans la vieillesse, parsemée de mamelons qui contiennent les parties de la fructification.
Cette plante croît sur les troncs des arbres secs et coupés. Les individus sont très nombreux, agrégés et imbriqués.
1. — ÜfAn, mamelon ; sécw, je porte. Champignon garni de mamelons.
Théléphore bleue. DicT. BOT., n° 10, Thelephora cœærulea.
Expansions membraneuses, ridées, d’un beau bleu d'outre-mer, en- | suite brunes.
Cette plante, remarquable par sa belle couleur bleue, commence à se montrer sous la forme
de petites rosettes orbiculaires, membraneuses, minces, d'un tissu velouté, fin, court et très
serré au milieu, plus lâche et d’un bleu plus clair, un peu blanchâtre sur la bordure, étroitement
appliquées sur le bois qui les soutient par leur surface postérieure. Ces rosettes, semblables à
celles des lichens, s'étendent ensuite en se confondant et forment des expansions irrégulières
dont la surface antérieure est ridée et parsemée de petits mamelons, que j'ai vus très distinc-
tement.
On la trouve sur les pieux, sur les planches et sur les vieux bois à demipourris.
Auriculaire des mousses.
Thelephora muscigena. PERS. SxN.
Cette petite espèce croît sur les différentes espèces de mousse, comme le polytric commun, l’hypne prolifère, etc. Elle est simple, mince et membraneuse, blanche, arrondie ou irrégulière, attachée par son bord et plus ou moins aussi par la surface stérile ; n'ayant qu'environ deux à quatre lignes de diamètre.
On la trouve vers la fin d'octobre et au commencement de novembre. Elle est un peu renversée et présente ordinairement la surface fructifère, dont les papilles sont peu sensibles.
ÉRINACE (1). Fongosité hérissée en dessous de pointes subulées.
A) Chapeaux pédiculés.
Hydne charnu.
: Hydnum carnosum. SYST. NAT., 1438.
Chapeau convexe, glabre, rougeâtre ; pointes grises ; pédicule concolore.
Chapeau convexe, plus ou moins bosselé, souvent lobé, dont la surface est lisse, d'un brun pourpré ou rougeâtre, ayant jusqu’au delà de six pouces de diamètre dans son développement parfait. Pointes grises, extrêmement nombreuses, couvrant toute la surface inférieure du chapeau et une partie du pédicule, Pédicule d’un gris blanchâtre ou roussâtre, charnu, solide, dilaté vers le sommet, formant le chapeau par son épanouissement. Chair blanche, épaisse. Odeur faible. Saveur douce et glutineuse.
On trouve ce champignon dans les bois pendant l'automne. Je l'ai trouvé plus souvent dans les montagnes que dans les plaines.
Érinace sinué.
Hydnum repandum. Lin. sP., 1647.
1. — Ou mieux hérinace, Herinaceus, hérisson. Ce champignon est garni de pointes.
bèvov, de oièéw, j'enfle.
Érinace dont le chapeau est convexe, roux, blanc en dessous, et le pédicule plus gros à la base.
En patois brouquichous.
Chapeau lisse, inégalement convexe dans la jeunesse, d’un jaune ochreux, tantôt vif tantôt pâle, plus ou moins ondulé, légèrement sinué et relevé en entonnoir dans l’âge avancé, ayant deux ou trois pouces de diamètre. Pointes nombreuses, courtes, fragiles, blanchâtres, passant bientôt à la couleur du nankin, couvrant la surface inférieure du chapeau, s'étendant un peu sur le pédicule. Pédicule épais, plein, anguleux ou bosselé, souvent plus épais à la base, continu avec le chapeau, ayant jusqu’au delà de deux pouces de longueur.
Cette plante est très commune dans les bois pendant l'automne. Elle a une saveur âcre et légèrement poivrée ; elle est cependant bonne à manger, très savoureuse et très estimée dans plusieurs cantons. J'en ai mangé plusieurs fois en société d’une famille nombreuse : elle était préparée en omelette et nous tombions d’accord que cette espèce de champignon a un goût plus délicat que les meilleures espèces d'agaric.
Érinace cotonneux.
Hydnum tomentosum. SYsT. NAT., 1438.
Chapeau plan, infundibuliforme.
Chapeau subéreux, brun au milieu, blanc et cotonneux vers le bord, enfoncé en entonnoir très évasé, ayant jusqu’au delà de trois pouces de diamètre. Surface inférieure doublée de pointes: courtes, d’un gris blanchâtre. Pédicule brun et très court. Toutes les parties deviennent mollasses et noires comme de l’encre dans la vieillesse.
Ce champignon croît dans les bois et en général sous les arbres, au milieu des feuilles mortes. On le rencontre assez fréquemment vers le milieu de l'automne.
Érinace cyathiforme. Dicr. BOT., n° 3.
Hydnum cyathiforme. SYST. NAT., 1430.
Individus agrégés. Chapeau infundibuliforme avec des bandes concentriques, fibreux et élastique. Pédicule court.
Chapeau coriace, infundibuliforme, d’une couleur roussâtre avec des bandes concentriques et des inégalités fibreuses en dessus, ayant jusqu’au delà d’un pouce de diamètre, le bord plus ou moins sinué ou déchiré; la surface inférieure figurée en cône renversé et tout à fait couverte de pointes courtes, inclinées les unes sur les autres, brunes, ferrugineuses ou cendrées. Pédicule concolore, cylindrique ou un peu ventru, court, mollasse et cependant d’une consistance subéreuse, élastique et difficile à déchirer.
On trouve ce champignon dans les bois, sur les revers des fossés et autres lieux couverts. Les individus sont ordinairement agrégés et souvent réunis par leurs bords ou par leurs pédoncules. Ils paraissent vers le milieu de l'automne.
Chapeaux sessiles. Pointes subulées.
Érinace blanc.
Hydnum candidum. SYST. NAT., 1430.
Érinace blanc dont les pointes sont concolores.
FLORE DES BASSES-PYRÉNÉES Fa =
Corps fongueux, sessile, blanc, globuleux, hérissé de pointes subulées, longues, fragiles, concolores. Chair d'un blanc de neige, spongieuse, rendant une odeur de champignon assez agréable.
J'ai trouvé cette espèce assez rare sur les troncs des vieux arbres, vers le milieu de l'automne.
Hydne papyracé.
Hydnum papyraceum. SYST. NAT., 1440.
Base membraneuse, d'un blanc de neige, lisse en dessus, garnie en dessous de pointes simples et multifides.
En effet la base de ce champignon est membraneuse et mince comme une feuille de papier, blanche et adhérente par la surface supérieure, qui quelquefois est l'inférieure par sa position. Cette surface n’est ni velue ni cotonneuse. La surface inférieure est hérissée de pointes subulées et subéreuses, nombreuses, blanches, comprimées, inégales : les unes sont simples, les autres bifides ou trifides.
J'ai trouvé cette espèce sur les troncs des arbres morts et dans leurs fentes pourries ou cariées.
Chapeaux sessiles. Pointes lamelleuses.
* Hydne renversé.
Hydnum supinatum.
Chapeau blanc, sessile et renversé ; pointes subulées et lamelleuses.
Ce champignon, toujours parasite sur les troncs des chênes et des châtaigniers, pourrait être rapporté au genre du mérule ou à celui de l’agaric ; car ses pointes, nombreuses et très inégales en grosseur et en longueur, paraissent formées par la rupture des lames, qui se présentent comme des plis vers la circonférence. Les individus, d’un blanc de lait dans la jeunesse, forment un chapeau médiocrement épais, convexe en dessus, sessile, sans aucune trace de pédicule, horizontal mais tendant à se renverser et s'attachant plus ou moins largement par la surface supérieure, qui devient postérieure, et présentant à découvert sa surface inférieure, devenue antérieure. Ce renversement se fait plus facilement dans les fentes ou dans les entailles des arbres. Le bord du chapeau s'élargit, devient plus ou moins sinueux ou lobé. Sa surface supérieure, inégale, perd sa blancheur et devient fauve ou ventre de biche. La consistance du champignon est presque subéreuse et se laisse diviser assez facilement avec les doigts ; la texture peut être comparée à un duvet cotonneux extrémement serré ; elle paraît fibreuse à la loupe. La surface inférieure ou antérieure est doublée d'un mélange de pointes subulées et de lames coupées ou plus ou moins divisées, plus longues vers la base du champignon que vers la circonférence, où l'on ne voit que des plis difformes et superficiels. Ces pointes lamelleuses, intimement unies à la substance du chapeau, acquièrent promptement une couleur de ventre de biche. J'ai aperçu sur leur surface
une efflorescence farineuse ou de petits grains de poussière blanchâtre. L’odeur de ce champignon est faible et n’est point désagréable.
Urchin du cerisier. DIcT. BOT.
Hydnum cerasi.
Chapeau coriace, blanc et cotonneux en dessus, orbiculaire, attaché à la renverse par les deux tiers de sa surface postérieure, n'ayant que cinq ou six lignes de diamètre dans le premier
âge, s'étendant ensuite en largeur et en longueur, se réunissant et formant des imbrications avec les individus de la même espèce. Le bord supérieur devient horizontal en se repliant un peu ;
mais toute la surface antérieure se montre à la vue ; elle est hérissée de pointes lamelleuses, inégales, déchirées, d’un blanc qui devient un peu ochreux dans la suite.
J'ai trouvé cette espèce sur le tronc et sur les branches d’un cerisier dans le canton de Morlaäs.
MORILLE (1). Surface supérieure du chapeau réticulée et comme cellulaire ; l'inférieure lisse.
Morille fétide. FL. FR., 1284, 11.
Phallus impudicus. Lin. sp., 1648.
Chapeau conique, crénulé sur le bord, percé au sommet. Base du pédicule reçue dans une volva.
J'ai trouvé ce champignon à St-Castin, sur le revers d’un fossé, vers la fin de novembre. Son chapeau est petit, mince, d'un blanc sale ou verdâtre et percé au sommet. Le pédicule est blanc, fistuleux, d’un tissu rare et comme caverneux, ce qui le rend très léger et très fragile. Sa longueur est de quatre à six pouces ; sa grosseur va en diminuant vers le sommet. Une forme approchant de celle de la verge de l'homme a fait donner à cette espèce le nom trivial d'impudique. Les individus répandent au loin une odeur cadavéreuse insupportable.
Morille comestible. FL. FR., 1284, 1.
Phallus esculentus. Lin. sP., 1648.
Chapeau ovale, adhérent par le bord, avec des rides ondulées et anastomosées de toutes parts.
Cette espèce de morille croît en abondance dans les Pyrénées. Je ne l'ai jamais rencontrée dans l'arrondissement de Pau. S
HELVELLE (2). Fongosité avec un chapeau enflé, difforme, concave, uni ; la partie supérieure jetant élastiquement de petits corpuscules regardés comme les semences de ce genre.
— De l'allemand Morchel.
oal\os, emblème de la génération, Forme du thapeau. k :
. — Helvella, petit chou.
Chapeaux pédiculés.
Helvelle en miître. FL. FR., 1286, 1.
Helvella mitra. LIN. sp., 1649.
Pédicule fistuleux avec des sillons et des lacunes, portant un chapeau fléchi en dessous, multilobé et adné.
Chapeau mince et fragile, d'un gris livide, multilobé, fléchi en dessous, attaché latéralement au pédicule, représentant grossièrement une miître. Pédicule imparfaitement fistuleux, lamelleux, lacuneux et blanchâtre, long d’un à deux pouces.
On trouve cette plante dans les bois et ailleurs au pied des arbres. Elle se montre pendant l’automne.
Helvelle blanche.
Helvella candida.
Helvelle d'un blanc de neige, à pédicule gros, sillonné, lacuneux et caverneux, ayant le chapeau multilobé, fléchi en dessous, libre et lisse des deux côtés.
Chapeau coriace, mince et fragile, blanc, devenant ochreux ou livide, multilobé, froncé ou plissé d’une manière inégale et difforme, fléchi en dessous, sans adhérence aux côtés du pédicule, ayant les deux surfaces lisses : la supérieure éjaculant une poussière extrêmement subtile en forme de vapeur gazeuse très visible et d’une odeur très pénétrante, lorsque la plante est à un certain point de développement. Pédicule d'un blanc de neige, gros, plus épais vers la base que vers le sommet, profondément sillonné avec des lacunes et des ouvertures latérales communiquant avec des cavités intérieures, caverneuses et imparfaitement fistuleuses ; continu avec le chapeau ; ayant jusqu'à trois ou quatre pouces de longueur et depuis un jusqu'à deux pouces dans la plus grande largeur.
Cette plante singulière croît dans les bois et sur les bords des fossés couverts. Je ne l'ai vue que dans les environs de Morlaàs, vers le milieu de
l'automne.
Helvelle hispide.
Helvella hispida. SYST. NAT., 1450.
Chapeau plan ou concave, subhispide à l'extérieur.
Chapeau membraneux, mince et cassant, plan ou concave, d'un gris obseur et glabre en dedans, d'un gris pâle et garni d'une villosité courte en dehors, ayant jusqu'au delà d'un pouce de diamètre. Pédicule concolore, térète, allant en diminuant vers le sommet, rempli d'une moëlle cotonneuse rare et très blanche, inséré au milieu du chapeau qu'il soutient comme un bâton de paræsol, ayant jusqu'au delà de deux pouces et demi de longueur.
On trouve ce champignon sur le bord des fossés couverts parmi les feuilles mortes. Il se montre vers le milieu de l'automne.
Helvelle en trompette. FL. FR., 1286, 11.
Helvella revoluta. SYST. NAT., 1440.
Helvella tubæformis. SCHŒFF.
Pédicule fistuleux et un peu comprimé. Chapeau plan et enfoncé, ayant le bord roulé en dessous et très entier.
Chapeau d'un jaune obscur ou livide, turbiné par la dilatation du pédicule, ayant la surface supérieure unie, convexe dans l'origine, devenant plan et plus ou moins enfoncé au milieu. La
surface inférieure couverte de grains gélatineux ; le bord roulé en dessous, paraissant plus ou moins lobé par des sinuosités inégales et peu profondes. Pédicules fasciculés, jaunes, térètes ou légèrement comprimés, même sillonnés, fistuleux mais remplis d’un suc gélatineux qui disparaît dans la dessication, plus épais vers la base que vers le sommet, couvert de grains gélatineux, formant le chapeau par leur dilatation en cône renversé, ayant jusqu'au delà de quatre pouces de longueur.
Cette plante croît sur la terre dans les endroits couverts et humides. Elle
se montre vers le milieu de l'automne.
Chapeaux sessiles.
Helvelle écarlate.
Helvella coccinea. SYST. NAT., 1451.
Helvelle subglobuleuse, campanulée, d’un rouge écarlate à l'intérieur, ayant le bord entier.
Chapeau sessile, coriace, fragile, globuleux dans la première jeunesse, devenant bientôt semblable à des cupules de gland, prenant enfin la forme d’une écuelle plus ou moins évasée, difforme, ondulée et quelquefois lobée, d'un beau rouge écarlate et lisse à l'intérieur, d'un rose pâle et couverte d’une efflorescence globuleuse à l'extérieur, ayant jusqu'à deux pouces de diamètre.
Cette charmante petite plante croît en agrégations dans les bois et sur les sentiers couverts. Elle se montre pendant l'automne.
Helvelle brune.
Helvella brunea.
Helvelle subglobuleuse, campanulée, d’un brun foncé à l’intérieur, d’un brun pâle ou roussâtre extérieurement.
Chapeau sessile, coriace et fragile, globuleux, campaniforme dans la jeunesse, prenant dans son développement la forme d’une écuelle de plus en plus évasée, jusqu’à devenir orbiculaire, plane, même convexe, difforme et ondulée dans la vieillesse, lisse et d’un brun plus ou moins foncé intérieurement, d’un brun pâle ou roussâtre et granuleuse à l'extérieur, ayant jusqu'à deux pouces de diamètre.
Cette espece est très commune sur le revers des fossés et sur les escarpements des ruisseaux ; elle s'y montre pendant l'automne et une partie de l'hiver. Lorsqu'on examine attentivement la surface extérieure avec le secours d’une loupe, on en voit jaillir de petits grains noirâtres qui sortent de l'intérieur avec élasticité : on peut même les apercevoir à la simple vue.
Helotrium aureum. SYST. NAT., 1422.
Spathulaire jaunätre. Dec. FL. FR., Il, 05.
Clavaria media. SYST. NAT., 1445.
Ce petit champignon a la forme d’un agaric et n’a que quatre à six lignes de hauteur. Sa couleur est d’un jaune safrané. Le chapeau, convexe en dessus, est relevé obliquement ou presque vertical. Son bord forme un bourrelet qui déborde à peine le pédicule très rétréci à la base, très gros, ventru, plein et un peu comprimé vers le sommet ; les deux bords du chapeau descendent latéralement sur le pédicule et se confondent postérieurement avec lui, de manière que le champignon a la forme d’une petite spatule.
Il croît en automne par touffes. Je l'ai trouvé sur les troncs des chênes abattus, dans les environs de Morlaäs.
TASSETTE (1). Fongosité campaniforme ou cylindrique, portant inférieurement des corpuscules lenticulaires.
Tassette lisse.
Cyathus lœvis. SYST. NAT., 1461.
Pesise à lentilles. FL. FR., 1287, 1.
Tassette campaniforme, velue à l'extérieur, lisse intérieurement. Fongosité coriace, campaniforme, brune ou grisâtre, velue en dehors, glabre en dedans,
longue de cinq à six lignes, portant dans sa concavité des corpuscules lenticulaires semblables à des semences.
On trouve cette plante pendant l'hiver sur la terre, sur les feuilles, sur les racines et les souches des arbres secs.
Tassette striée.
Cyathus striatus. SYST. NAT., 1461.
Tassette campaniforme, velue à l'extérieur, striée intérieurement.
Ce champignon est à peu près semblable au précédent ; il se trouve dans les mêmes endroits ; on l'en distingue par les stries de la surface intérieure.
SPHERIE (2). Champignon rempli de semences arrondies, qui se montrent au dehors en sortant par les pores de la surface extérieure. Loges séminales portées sur une base allongée, charnue ou subéreuse.
Sphérie militaire. DiCT. BOT.
Sphæria militaris. PERS. SYN.
Clavaria militaris. LIN. sP., 1652.
Clavaire écailleuse. FL. FR., 1288, 1.
Corps charnu, en masse allongée, rouge, chargé de tubercules. Pédicule lisse.
Cette sphérie se présente sous la forme d’une petite massue rouge ou orangée, obtuse, charnue, rétrécie en pédicule simple et quelquefois divisée en plusieurs têtes, longue d’un à deux ou trois pouces, couverte de petits grains saillants, qui ne se rencontrent point sur la partie inférieure rétrécie en pédicule.
On la trouve dans nos cantons sur la terre, parmi les mousses ou sur les troncs des arbres pourris. Elle se montre au commencement et au milieu-de l'automne.
Sphérie cornue. DicT. BOT.
Sphæria cornuta. HoFFm.
Sphæria hypoxylon.
Individus agrégés ; tiges rameuses, comprimées, noires, hérissées à la base.
1. — Petite tasse. Chapeau en forme de coupe, x54b0s. 2. — papa, boule. Forme des sporanges.
Cette espèce se distingue de la précédente par sa consistance dure et subéreuse. La plante est ordinairement allongée en forme de corne divisée au sommet en rameaux comprimés qui deviennent cendrés ; quelquefois aussi la plante est courte et trapue. Elle est couverte dans sa jeunesse de poils noirs, qui tombent dans la suite, et c’est alors qu’on aperçoit les loges séminales sous la forme de petits points noirs mêlés à un suc glaireux.
On la trouve pendant toute l'année dans nos bois, sur les vieilles souches, sur les pieux et sur les troncs abattus.
Sphérie manette. Dec. FL. FR., Il, 200.
Sphæria typhina.
On voit souvent sur les tiges des plantes graminées, principalement sur celles du dactyle pelotonné, une enveloppe croûteuse d’un jaune orangé, . blanchâtre dans les premiers temps, de quelques lignes de longueur et quelquefois d’un pouce. Cette croûte, examinée de près, est blanche en dessous et sur les bords et couverte de petits tubercules safranés qui sont les indices d'autant de loges séminales. Je les ai vues s'ouvrir au centre et donner passage à un petit tubercule noir un peu pédiculé. Je n'ai point trouvé dans l’intérieur la larve dont parle M. Berger.
Sphérie lichenoïde. Dec. FL. FR., Il, 200.
Cette plante est annoncée à la simple vue par des taches blanches ou rousses qu'on aperçoit sur la surface des feuilles mourantes de quelques plantes, comme le lierre, le sceau de Salomon, etc. Ces taches paraissent formées par la simple décoloration de l’épiderme aminci, par la destruction du parenchyme de la feuille. Elles sont chargées de petits points noirs tuberculeux, qui m'ont paru percés au milieu et qui imitent les tubercules des patellaires avant leur évasement. C'est donc sans fondement que M. de Candolle affirme qu'ils sont dépourvus d'orifice. C’est sur les feuilles du lierre que je les ai observées avec une bonne loupe.
Sphérie brune. DicT. BOT.
Sphæria fusca. Dec. FL. FR., Il, 287.
Boutons fongueux, convexes, confluents, d’un brun rougeätre en dehors et en dedans, ayant la surface raboteuse par la saillie des petites loges, dont les orifices sont peu visibles.
a. Sphæria coryle. Dec. FL. FR., Il, 287.
Cette espèce croît sur le hêtre, le coudrier et autres arbres, dont elle perce l’épiderme ; elle forme de gros tubercules d’une à deux lignes de diamètre, semblables à de petites fraises. Je l'ai observée sur le hêtre ; j'ai remarqué que les tubercules étaient globuleux, sans rides et aussi grands que ceux qui viennent sur le coudrier. C’est donc avec raison que M. Poiret a réuni les deux espèces de M. de Candolle en une seule sous le nom de sphérie brune.
PEZIZE (1). Fongosité concave, sans capsules ou semences visibles.
Espèces sessiles ou presque sessiles.
Pezize lacérée.
Peziza lacera. SYST. NAT., 1455.
Pezize campanulée, sessile, blanchâtre, à bord déchiré.
Fongosité coriace, mince, campaniforme, sessile, lisse et blanchâtre en dessus, noirâtre dans l'intérieur, ayant le bord entier dans la jeunesse, plus ou moins ondulé ou déchiré dans la vieillesse. Sept ou huit lignes de diamètre.
Ce petit champignon croît sur la terre et sous les arbres vers la fin de l’automne. Je l'ai trouvé à Bernadets dans le canton de Morlaäs.
Pesise en cupule. FL. FR., 1287, IV.
Peziza cupularis. LIN. sP., 1651.
Pezize globuleuse, campaniforme, jaunâtre, crénulée dans son bord, a pédoncule très court.
Fongosité coriace ou cartilagineuse, fragile, d’un brun clair ou jaunâtre, globuleuse, cam-
panulée, ayant le bord crénelé, presque sessile, n'ayant qu’un pédicule très court ou presque nul, paraissant modelée sur une cupule de gland.
On trouve cette petite plante sur la terre ou sur les bois pourris.
Pezize en écusson. Dec. FL. FR., I], 77.
Peziza scutellata.
Légèrement concave ou plane, enfin un peu bombée en dessus et sur le bord.
Cette pezize croît sur les vieilles souches et souvent sur la terre. Elle est petite, sessile et ressemble beaucoup aux scutelles de quelques lichens. Sa couleur est d'un rouge écarlate, tirant sur l’orangé en dessus. Lenticulaire et hérissée de poils noirs en dessous et sur le bord. Sa consistance est un peu charnue et fragile. Son diamètre est d’une à deux lignes.
Je l'ai trouvée dans plusieurs cantons de l'arrondissement de Pau.
Espèces distinctement pédiculées.
Pezize fongoïde.
Peziza fongoïdaster. SYST. NAT., 1452.
Pédicule grêle, allongé, blanchâtre, terminé par un chapeau en forme d'écuelle brunâtre.
Chapeau coriace et fragile, brun avec une nuance purpurine, ayant la forme d'une petite écuelle unie ou très finement grenue, ayant quelquefois les deux bords opposés connivents for-
mant une espèce de fente. Pédicule blanchâtre, anguleux, plein, allongé, ayant jusqu'à deux et trois travers de doigt de longueur.
On trouve cette plante sur la terre dans les endroits couverts.
1, — rcËt4ds, à terre. Les principales espèces sont sessiles.
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Peziza chrysocoma.
Chapeau sessile, légèrement concave, orbiculaire et régulier dans la jeunesse, d’un jaune safrané en dessus, un peu plus pâle en dessous, devenant plan, plus ou moins convexe et difforme dans la vieillesse, ayant la surface supérieure très lisse, de la consistance de la cire, de l'épaisseur d’une feuille d’oseille, le diamètre variant d’une à deux lignes et demie.
Plusieurs individus forment des groupes sur la terre, à l'ombre des arbres et des fossés. J'ai trouvé cette espèce aux environs de Morlaas vers le milieu de l’automne, pendant la recolte du maïs.
Pezize polymorphe. ;
Peziza polymorpha. SYST. NAT., 1450.
Pezize noire. Dec. FL. FR., I], 89.
Pezize noire, ridée à l'extérieur, inégale, concave et visqueuse.
Corps gélatineux, turbiné, sessile, concave au sommet, d’un noir luisant et onctueux dans la jeunesse ; noir et terne, convexe, à bord tranchant, ondulé ou lobé dans son développement parfait ; ayant la surface supérieure plus ou moins froncée ou plissée dans la vieillesse. La surface inférieure ou postérieure est toujours plus inégale, d'un noir roussätre et couverte de petites aspérités écailleuses ou granuleuses. Le diamètre varie entre un et plus de deux pouces. Substance intérieure gélatineuse, d’un brun roussâtre, élastique et très épaisse.
On trouve cette plante en agrégations nombreuses sur les troncs des arbres coupés depuis longtemps. Elle se montre surtout pendant l'automne et pendant l'hiver.
Pezize oreillette.
Peziza auricula. SYST., NAT., 1450.
Pezize ridee, en forme d'oreille, concave.
Fongosité gélatineuse, concave, très évasée et contournée en forme d'oreille, épaisse à la base, rétrécie vers le bord, ayant la surface intérieure d’une couleur brune ou livide, l’extérieure grisâtre et remarquable par des nervures rameuses et anastomosées entr'elles comme les ramifications des veines cutanées. La substance intérieure est une pulpe gélatineuse, renfermée entre deux membranes qui forment les deux surfaces.
Cette plante singulière croît sur les vieux bois pourris et sur les racines des vieux arbres. Elle est très commune dans les Pyrénées. On peut la rapporter facilement aux trémelles, aux mérules, aux pezizes, même aux lichens.
CLAVAIRE (1). Fongosité allongée, subsolide, glabre.
Fongosité sans tige et sans division.
Clavaire en pilon. FL. FR., 1288, 1.
Clavaria pistillaris. LIN. sP., 1651.
Clavaire en forme de pilon, très simple, glabre et solide.
Corps fongueux, simple, d’un blanc sale ou jaunâtre, creux en dedans, aminci vers la base, élargi vers le sommet obtus, semblable à un pilon, ayant jusqu’à un pouce et demi de longueur.
On trouve cette petite plante dans les bois et autres lieux couverts.